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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 11:33

En principe, un criminel, et surtout de ceux qui tuent des innocents par haine ou en raison de tout autre déséquilibre mental, est emprisonné à vie ; s'il ne l'est pas, un mandat de recherche est délivré ; s'il peut se trouver dans un autre pays, Interpol s'en mêle; s'il s'enfuit, on le traque et on aggrave sa peine ou ses conditions de détention dès qu'il est repris. On ne se dit certainement pas que, puisqu'il a déjà été en prison, alors peu importe qu'il se soit enfui.

Rappelons à titre d'illustration un fait divers survenu en France qui a tenu en haleine tous les services de sécurité et de la police. Cette affaire, qui remonte à environ trois ans, a fait les titres de la presse, et pas seulement à sensation, pendant tout un trimestre. Un certain Treiber s'était évadé de prison, en se cachant dans un carton. Son crime, certes effarant, fut le meurtre de deux femmes à la chloropicrine. En novembre 04, il était simplement suspect, et comme il n'avait cessé de clamer son innocence, ce qui avait semé la confusion auprès des enquêteurs, d'autres recherches furent lancées, jusqu'à l'évidence de sa culpabilité, confirmée par la découverte des corps dans sa propriété. L'assassin évadé le 8 septembre 09, fut après d'importants efforts, rattrapé le 21 novembre. La police était sur les dents, et ne retrouva un sommeil serein qu'après l'avoir rattrapé, ce qui lui permit d'être jugé, le procès ayant été prévu pour avril 2010.

En quoi cette affaire nous intéresse-t-elle ? En rien, justement, si ce n'est qu'elle nous permet aux honnêtes gens de dormir sur leurs deux oreilles. Dormez tranquilles, braves gens ! La police et la justice veillent ! A fortiori, nous dirions-nous, un criminel ayant commandité un méga-assassinat, dix fois plus dévastateur que le meurtre précité, via la planification du massacre d'écoliers et le recrutement organisé de tueurs, sans lésiner ni sur leur entraînement  ni sur leur fanatisation en vue de commettre des crimes de haine, et en leur remettant des armes et des explosifs, ne se verrait attribuer par les autorités compétentes aucun répit, qui exploiteraient toutes les pistes afin de l'appréhender et de le mettre sous haute surveillance.

Et surtout, la pensée qu'un tel monstre sanguinaire non seulement ne serait pas inquiété, mais qu'il recevrait de surcroît les honneurs des médias et de l'ensemble du monde politique à l'échelle mondiale, y compris du pays des victimes, ne nous effleurerait certainement pas. Qu'il soit honoré comme un chef d'Etat et qu'il  voie converger dans ses poches des sommes fabuleuses ? Impossible, cette supposition est grotesque, totalement absurde, révoltante… et pourtant, la réalité dépasse cette élucubration qui n'en est pas une, car c'est le cas du boucher de Ma'aloth.

Ma'aloth, ça vous dit quelque chose? L'affaire aurait-elle été ignorée ou étouffée pour que personne ne s'en souvienne?  Le 15 mai 1974, des terroristes armés du dit Front démocratique pour la libération de la Palestine, l'une des branches de l'Olp, s'étant infiltrés en Israël depuis le Liban, font irruption dans l'appartement d'une jeune famille dans la paisible ville de Ma'aloth. Ils massacrent froidement le père, la mère et n'ont pas plus de sentiment humain pour leur enfant de quatre ans. Poursuivant leur course meurtrière, ils prennent en otage, dans l'école Nétiv Meir de la ville, cent cinq adolescents et dix enseignants en provenance de la ville de Safed, en villégiature et de passage dans la région pour une excursion et des activités éducatives. Vingt-deux adolescents et trois adultes sont assassinés par les terroristes de l'Olp. Sans l'élimination des tueurs assoiffés de sang par la Sayereth Matcal, commando de Tsahal, ils auraient anéanti l'ensemble des Juifs qu'ils séquestraient. Soixante-huit personnes sont blessées dans cette attaque immonde et innommable.

Le responsable de ce carnage n'est autre que le « modéré » Mahmoud Abbas, soutenu aujourd'hui hypocritement par le monde libre qui fait des pieds et des mains pour le maintenir « au pouvoir » dans cette autonomie attribuée à son criminel prédécesseur par la corruption et l'iniquité. Un ministre des Affaires étrangères européen se couche à ses pieds pour le supplier de rester quand il recourt à la ruse orientale bien connue du « retenez-moi sinon… » et ses nerfs le lâchent à l'idée que les yeux d'Israël se dessillent enfin et qu'il refuse une bonne foi pour toutes de « traiter » avec des criminels dont la traduction en justice pourrait faire changer la face du monde avant qu'il ne la perde. Mais ils peuvent faire confiance au gentil Netanyahou, qui ne voudrait pour rien au monde froisser cette opinion qui soutient mordicus les ennemis d'Israël. C'est à s'imaginer que ses conseillers le confortent dans cette position. Alors, où sont les mandats d'arrêts et les poursuites lancées contre le boucher de Ma'aloth?   

Le seul homme politique, ou l'un des rares peut-être, à refuser la supercherie de la fanfaronnade et de la fausse modération, reste le maire de Safed, Ychaï Maïmon, personnellement rescapé du massacre de Ma'aloth, alors qu'il était élève en classe de première. L'excursion extrascolaire qui a tourné au cauchemar il y a 39 ans restera définitivement gravée dans sa mémoire. Quand la terrifiante nouvelle rapporta qu'un groupe de terroristes armés et animés de haine gratuite  avait infesté la région, on décida de suspendre les excursions et de laisser les promeneurs dormir à l'intérieur de l'école. « Il n'est venu à l'idée de personne qu'ils s'en prendraient à une école et qu'ils abattraient froidement vingt-deux élèves », avait rapporté le maire de Safed. Les coups de feu et les cris déchirants de ses camarades résonnent encore dans sa mémoire.

De temps en temps, toutes les quelques années, le «modéré» boucher de Ma'aloth parle de son désir de se rendre à Safed. Mais Ychaï a toujours été vigilant et protesté contre cette injustice  flagrante, déclarant toujours qu'il faudrait d'abord lui passer sur le corps. « Le sang de mes amis hurle des entrailles de la terre ». Ce fut le cas notamment en 2005 et 1995. Déjà, l'archi terroriste s'était heurté à une manifestation de protestation des habitants.

Heureusement, il reste cinquante justes pour sauver la ville. Mais que dire du monde politique qui a perdu la tête et s'affole ?  Les « analystes » sont aux abois et prévoient comme apocalyptique et catastrophique un possible départ à la retraite politique que fait miroiter de temps à autres le boucher de Ma'aloth, ce « modéré » – départ que les règles du jeu du « retenez-moi » ne permettraient pas, bien entendu –, car  cela pourrait bien signifier la fin de ce que l'on s'évertue à maintenir artificiellement, la tristement célèbre « l'Autorité palestinienne ». Mais quand bien même ne partirait-il pas, en bon maître qui sait faire chanter les autres, est-ce que son maintien perdurera définitivement ? Jusqu'à quel âge va-t-il encore persister, malgré une peau dure imposée par sa condition de crapule ? Sans compter les révolutions du monde arabe qui feront avancer ce dernier jusqu'aux portes de Jérusalem, de Tel-Aviv et de toute  la région côtière d'Israël. Laisser se maintenir cette occupation sur les monts de la terre d'Israël est un non-sens qui, à plus ou moins court terme, feront avancer une sorte de califat qui s'étend déjà de l'océan atlantique à la mer Rouge.

Pour le monde occidental en général et pour Israël en particulier, l'horreur syrienne est un double avertissement,. Tout d'abord, l'anti-corrosivité d'Assad, qui a tenu bien plus longtemps que Ben-Ali, Moubarak et Kadhafi, a fait tomber la couverture d'une supposée révolution populaire avide de démocratie et de liberté. L'Occident, si prompt en son temps à faire tomber le dictateur libyen, alors encore sous l'emprise du parfum d'un jasmin hallucinatoire, semble s'être relativement désintoxiqué et guéri de cette dépendance.

Sa circonspection qui l'a empêché de se précipiter sur la Syrie lui a permis de voir que les principaux instigateurs ne sont autres que les dirigeants du mouvement Al-Qaïda, qui ne connaît pas de frontière, et qui fait avancer les pions de la mondialisation islamique. Instaurer un nouvel Etat arabe totalitaire, antisémite, antisioniste, etc., mais également faible, sans monnaie,  sans une véritable industrie,  au cœur d'Israël ne peut déboucher que sur deux possibilités: ou bien il se fait renverser et devient province d'une vaste entité islamique, ou bien il se maintient comme aujourd'hui, protégé par Israël de la première solution. En tout état de cause, seul le maintient d'Israël, interrompu par les accords d'Oslo et remis en place pendant l'opération Rempart (חומת מגן  ), garantira la sécurité des Juifs redevenus Judéens. Que l'occupant islamique se nomme Abbas ou Al-Qaïda, ça ne fait pas une grande différence.

Ce jeu de l'hypocrisie, qui empêche la justice d'exister, non seulement laisse un dangereux criminel en liberté dans un palais, mais réclame constamment son lot de victimes innocentes, qui tombent sous les coups de couteaux ou sous les balles d'assassins encouragés par leur modèle, aussi bien en raison de l'iniquité dont il jouit, que de l'incitation au meurtre diffusée continuellement à la télévision de Ramallah, la seule chaîne à ne pas faire l'objet de poursuites ou de restrictions.

Le gouvernement frileux de Netanyahou se contente d'affirmer mollement que le Fatah d'Abbas ne fait pas preuve de volonté de paix en glorifiant les assassins et en incitant à la haine et qu'il devrait prouver qu'il veut la paix. Cette dialectique de l'impasse, doublée d'un frein impitoyable et intransigeant envers les citoyens israéliens dont le seul tort est de vouloir vivre sur leur patrie retrouvée, contribue largement à faire retarder un aboutissement heureux au conflit qui oppose le totalitarisme à la bonne marche de la planète.

En cette veille de la fête de Shavouoth, accomplissement spirituel de la sortie physique de l'Egypte, où nous écouterons les Dix Commandements, debout dans le plus grand recueillement, il convient de ne pas perdre de vue que la vérité passe par l'accomplissement de la justice, que le référentiel des lois immuables de la Torah sont la seule garantie contre les égarements les plus iniques et les plus absurdes.

Yéochoua Sultan traite vos traductions (livres saints, kodesh, récits, autobiographies, actualité…) de l'hébreu au français et vice versa. Contactez-le par courrier: TD 1166, DN Mizrah Benyamin, 90628 Israël, ou par téléphone: 054-2628237.

 

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