Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 11:33

En principe, un criminel, et surtout de ceux qui tuent des innocents par haine ou en raison de tout autre déséquilibre mental, est emprisonné à vie ; s'il ne l'est pas, un mandat de recherche est délivré ; s'il peut se trouver dans un autre pays, Interpol s'en mêle; s'il s'enfuit, on le traque et on aggrave sa peine ou ses conditions de détention dès qu'il est repris. On ne se dit certainement pas que, puisqu'il a déjà été en prison, alors peu importe qu'il se soit enfui.

Rappelons à titre d'illustration un fait divers survenu en France qui a tenu en haleine tous les services de sécurité et de la police. Cette affaire, qui remonte à environ trois ans, a fait les titres de la presse, et pas seulement à sensation, pendant tout un trimestre. Un certain Treiber s'était évadé de prison, en se cachant dans un carton. Son crime, certes effarant, fut le meurtre de deux femmes à la chloropicrine. En novembre 04, il était simplement suspect, et comme il n'avait cessé de clamer son innocence, ce qui avait semé la confusion auprès des enquêteurs, d'autres recherches furent lancées, jusqu'à l'évidence de sa culpabilité, confirmée par la découverte des corps dans sa propriété. L'assassin évadé le 8 septembre 09, fut après d'importants efforts, rattrapé le 21 novembre. La police était sur les dents, et ne retrouva un sommeil serein qu'après l'avoir rattrapé, ce qui lui permit d'être jugé, le procès ayant été prévu pour avril 2010.

En quoi cette affaire nous intéresse-t-elle ? En rien, justement, si ce n'est qu'elle nous permet aux honnêtes gens de dormir sur leurs deux oreilles. Dormez tranquilles, braves gens ! La police et la justice veillent ! A fortiori, nous dirions-nous, un criminel ayant commandité un méga-assassinat, dix fois plus dévastateur que le meurtre précité, via la planification du massacre d'écoliers et le recrutement organisé de tueurs, sans lésiner ni sur leur entraînement  ni sur leur fanatisation en vue de commettre des crimes de haine, et en leur remettant des armes et des explosifs, ne se verrait attribuer par les autorités compétentes aucun répit, qui exploiteraient toutes les pistes afin de l'appréhender et de le mettre sous haute surveillance.

Et surtout, la pensée qu'un tel monstre sanguinaire non seulement ne serait pas inquiété, mais qu'il recevrait de surcroît les honneurs des médias et de l'ensemble du monde politique à l'échelle mondiale, y compris du pays des victimes, ne nous effleurerait certainement pas. Qu'il soit honoré comme un chef d'Etat et qu'il  voie converger dans ses poches des sommes fabuleuses ? Impossible, cette supposition est grotesque, totalement absurde, révoltante… et pourtant, la réalité dépasse cette élucubration qui n'en est pas une, car c'est le cas du boucher de Ma'aloth.

Ma'aloth, ça vous dit quelque chose? L'affaire aurait-elle été ignorée ou étouffée pour que personne ne s'en souvienne?  Le 15 mai 1974, des terroristes armés du dit Front démocratique pour la libération de la Palestine, l'une des branches de l'Olp, s'étant infiltrés en Israël depuis le Liban, font irruption dans l'appartement d'une jeune famille dans la paisible ville de Ma'aloth. Ils massacrent froidement le père, la mère et n'ont pas plus de sentiment humain pour leur enfant de quatre ans. Poursuivant leur course meurtrière, ils prennent en otage, dans l'école Nétiv Meir de la ville, cent cinq adolescents et dix enseignants en provenance de la ville de Safed, en villégiature et de passage dans la région pour une excursion et des activités éducatives. Vingt-deux adolescents et trois adultes sont assassinés par les terroristes de l'Olp. Sans l'élimination des tueurs assoiffés de sang par la Sayereth Matcal, commando de Tsahal, ils auraient anéanti l'ensemble des Juifs qu'ils séquestraient. Soixante-huit personnes sont blessées dans cette attaque immonde et innommable.

Le responsable de ce carnage n'est autre que le « modéré » Mahmoud Abbas, soutenu aujourd'hui hypocritement par le monde libre qui fait des pieds et des mains pour le maintenir « au pouvoir » dans cette autonomie attribuée à son criminel prédécesseur par la corruption et l'iniquité. Un ministre des Affaires étrangères européen se couche à ses pieds pour le supplier de rester quand il recourt à la ruse orientale bien connue du « retenez-moi sinon… » et ses nerfs le lâchent à l'idée que les yeux d'Israël se dessillent enfin et qu'il refuse une bonne foi pour toutes de « traiter » avec des criminels dont la traduction en justice pourrait faire changer la face du monde avant qu'il ne la perde. Mais ils peuvent faire confiance au gentil Netanyahou, qui ne voudrait pour rien au monde froisser cette opinion qui soutient mordicus les ennemis d'Israël. C'est à s'imaginer que ses conseillers le confortent dans cette position. Alors, où sont les mandats d'arrêts et les poursuites lancées contre le boucher de Ma'aloth?   

Le seul homme politique, ou l'un des rares peut-être, à refuser la supercherie de la fanfaronnade et de la fausse modération, reste le maire de Safed, Ychaï Maïmon, personnellement rescapé du massacre de Ma'aloth, alors qu'il était élève en classe de première. L'excursion extrascolaire qui a tourné au cauchemar il y a 39 ans restera définitivement gravée dans sa mémoire. Quand la terrifiante nouvelle rapporta qu'un groupe de terroristes armés et animés de haine gratuite  avait infesté la région, on décida de suspendre les excursions et de laisser les promeneurs dormir à l'intérieur de l'école. « Il n'est venu à l'idée de personne qu'ils s'en prendraient à une école et qu'ils abattraient froidement vingt-deux élèves », avait rapporté le maire de Safed. Les coups de feu et les cris déchirants de ses camarades résonnent encore dans sa mémoire.

De temps en temps, toutes les quelques années, le «modéré» boucher de Ma'aloth parle de son désir de se rendre à Safed. Mais Ychaï a toujours été vigilant et protesté contre cette injustice  flagrante, déclarant toujours qu'il faudrait d'abord lui passer sur le corps. « Le sang de mes amis hurle des entrailles de la terre ». Ce fut le cas notamment en 2005 et 1995. Déjà, l'archi terroriste s'était heurté à une manifestation de protestation des habitants.

Heureusement, il reste cinquante justes pour sauver la ville. Mais que dire du monde politique qui a perdu la tête et s'affole ?  Les « analystes » sont aux abois et prévoient comme apocalyptique et catastrophique un possible départ à la retraite politique que fait miroiter de temps à autres le boucher de Ma'aloth, ce « modéré » – départ que les règles du jeu du « retenez-moi » ne permettraient pas, bien entendu –, car  cela pourrait bien signifier la fin de ce que l'on s'évertue à maintenir artificiellement, la tristement célèbre « l'Autorité palestinienne ». Mais quand bien même ne partirait-il pas, en bon maître qui sait faire chanter les autres, est-ce que son maintien perdurera définitivement ? Jusqu'à quel âge va-t-il encore persister, malgré une peau dure imposée par sa condition de crapule ? Sans compter les révolutions du monde arabe qui feront avancer ce dernier jusqu'aux portes de Jérusalem, de Tel-Aviv et de toute  la région côtière d'Israël. Laisser se maintenir cette occupation sur les monts de la terre d'Israël est un non-sens qui, à plus ou moins court terme, feront avancer une sorte de califat qui s'étend déjà de l'océan atlantique à la mer Rouge.

Pour le monde occidental en général et pour Israël en particulier, l'horreur syrienne est un double avertissement,. Tout d'abord, l'anti-corrosivité d'Assad, qui a tenu bien plus longtemps que Ben-Ali, Moubarak et Kadhafi, a fait tomber la couverture d'une supposée révolution populaire avide de démocratie et de liberté. L'Occident, si prompt en son temps à faire tomber le dictateur libyen, alors encore sous l'emprise du parfum d'un jasmin hallucinatoire, semble s'être relativement désintoxiqué et guéri de cette dépendance.

Sa circonspection qui l'a empêché de se précipiter sur la Syrie lui a permis de voir que les principaux instigateurs ne sont autres que les dirigeants du mouvement Al-Qaïda, qui ne connaît pas de frontière, et qui fait avancer les pions de la mondialisation islamique. Instaurer un nouvel Etat arabe totalitaire, antisémite, antisioniste, etc., mais également faible, sans monnaie,  sans une véritable industrie,  au cœur d'Israël ne peut déboucher que sur deux possibilités: ou bien il se fait renverser et devient province d'une vaste entité islamique, ou bien il se maintient comme aujourd'hui, protégé par Israël de la première solution. En tout état de cause, seul le maintient d'Israël, interrompu par les accords d'Oslo et remis en place pendant l'opération Rempart (חומת מגן  ), garantira la sécurité des Juifs redevenus Judéens. Que l'occupant islamique se nomme Abbas ou Al-Qaïda, ça ne fait pas une grande différence.

Ce jeu de l'hypocrisie, qui empêche la justice d'exister, non seulement laisse un dangereux criminel en liberté dans un palais, mais réclame constamment son lot de victimes innocentes, qui tombent sous les coups de couteaux ou sous les balles d'assassins encouragés par leur modèle, aussi bien en raison de l'iniquité dont il jouit, que de l'incitation au meurtre diffusée continuellement à la télévision de Ramallah, la seule chaîne à ne pas faire l'objet de poursuites ou de restrictions.

Le gouvernement frileux de Netanyahou se contente d'affirmer mollement que le Fatah d'Abbas ne fait pas preuve de volonté de paix en glorifiant les assassins et en incitant à la haine et qu'il devrait prouver qu'il veut la paix. Cette dialectique de l'impasse, doublée d'un frein impitoyable et intransigeant envers les citoyens israéliens dont le seul tort est de vouloir vivre sur leur patrie retrouvée, contribue largement à faire retarder un aboutissement heureux au conflit qui oppose le totalitarisme à la bonne marche de la planète.

En cette veille de la fête de Shavouoth, accomplissement spirituel de la sortie physique de l'Egypte, où nous écouterons les Dix Commandements, debout dans le plus grand recueillement, il convient de ne pas perdre de vue que la vérité passe par l'accomplissement de la justice, que le référentiel des lois immuables de la Torah sont la seule garantie contre les égarements les plus iniques et les plus absurdes.

Yéochoua Sultan traite vos traductions (livres saints, kodesh, récits, autobiographies, actualité…) de l'hébreu au français et vice versa. Contactez-le par courrier: TD 1166, DN Mizrah Benyamin, 90628 Israël, ou par téléphone: 054-2628237.

 

Repost 0
vu-sous-cet-angle Yéochoua Sultan - dans Actualité
commenter cet article
9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 21:56

L'intense ténacité du peuple juif l'a propulsé à travers les âges, et le fera tenir jusqu'à sa complète rédemption. Personne n'en connait le terme exact. Les événements sont connus depuis l'aurore de l'histoire, mais non le jour ou l'heure où la clarté éblouissante ne sera plus mâtinée d'obscurité. Tout attachement à un calendrier supposé est sujet à l'erreur. Dans les instants qui ont suivi la réunification de Jérusalem, débarrassée du joug jordanien, des élèves d'éminentes figures du sionisme qui s'abreuve directement au puits de la foi d'Israël, ont posé la question suivante:

Puisque l'emplacement du Temple a été libéré, et qu'il est revenu entre les mains du peuple juif, ce qui ne s'était jamais produit depuis l'occupation romaine, allons-nous continuer à nous endeuiller et à jeûner le jour du 9 av? Cette question sous-entend qu'un deuil qui a tellement duré renferme l'espoir en la restauration, contrairement à un deuil qui, s'il avait marqué uniquement l'anéantissement, aurait été oublié après une année, voire un peu plus. Or, le 28 yar 5727, cela faisait 1899 que cette coutume durait. Donc, puisque le peuple juif reprenait en main les commandes de son destin, le moment était-il venu de considérer, comme l'avait énoncé le prophète Ezra, mais toujours sans en préciser la date exacte, que le moment était venu de changer les quatre jours d'affliction et de privations, dont le jeûne du 9 av, en jours d'allégresse?

Le Rav Zwi Yéhouda Kook, figure de proue du mouvement spirituel sioniste, leur fit part de sa réponse. Peu de temps avant la guerre des Six jours, soit environ trois semaines plus tôt, comme par prémonition, lors des cérémonies de la fête de l'indépendance, exprimé sa profonde amertume en s'écriant: «Où se trouve notre Hébron? Où se trouve notre Sichem? Où se trouve notre Bet-Lehem?» Il refroidit toutefois le trop fort empressement de ses élèves, et, bien que n'espérant pas moins qu'eux en la rédemption parfaite, il leur répondit que rien ne serait pour l'instant modifié dans le rituel de l'année. Unanimement, les rabbins ne se laissèrent donc pas outre mesure perturber par la déclaration qui ne perd rien de son historicité: «Le mont du Temple est entre nos mains.»

Halakhiquement, si l'emplacement du Temple reste interdit d'accès aux Juifs, cela ne signifie pas pour autant que d'autres seraient autorisés à s'y rendre. «Le lieu pour qui le texte dit: "Et l'étranger (qui n'est pas un prêtre descendant des Cohanim) qui s'en approchera sera mis à mort", est piétiné par des renards, et nous ne pleurerions pas? » (Traité Macoth). Les règles de purification préliminaire sont strictes, certaines zones sont réservées exclusivement aux Cohanim (les prêtres), tandis que le Saint des Saints ne peut être approché qu'une fois l'an par le Cohen Gadol, le grand pontife, à Kippour, qui y dépose en habits blancs la pelle d'or contenant les encens. Cependant, une étude très précise des sources mishniques et bibliques, illustrée par des plans architecturaux de haut niveau, a permis de définir les lieux sur lesquels il est permis de se tenir, et qui ne font pas partie de l'enceinte du Beit-haMikdach.

Il faut néanmoins porter des chaussures en toile, et se plonger dans un bassin purificateur au préalable, quoique la véritable purification nécessite les cendres de la vache rousse (section hebdomadaire Houkat).

Depuis quelques années, le nombre des groupes qui le visitent va en s'intensifiant. Mais, concrètement aujourd'hui, contrairement aux adeptes de l'islam, les Juifs doivent obtenir une autorisation préalable et ne sont autorisés qu'à venir en comité restreint, accompagnés de la police et, suprême horreur, de gardiens musulmans d'un organisme répondant au nom effarant de Waqf.

Cet intérêt pour le mont du Temple auprès du peuple d'Israël est d'une importance considérable. Il est indéniable qu'un tournant décisif est survenu à la libération de Jérusalem. L'absence de Juifs sur le mont du Temple ne revêt absolument plus la même signification qu'avant la réunification. Jusqu'à sa libération, si les Juifs ne s'y rendaient pas, pas plus qu'ils ne se rendaient d'ailleurs au Kotel, c'était parce que les ennemis qui occupaient le terrain ne leur permettaient pas d'y approcher.

En revanche, depuis, l'opinion générale a tendance à s'imaginer que si les Juifs n'y vont pas, c'est parce qu'ils ne le vénèreraient pas. Cette même opinion profite de l'occasion pour redonner de l'énergie au mensonge qui cherche à imposer à la conscience collective que Jérusalem serait sainte à un niveau égal aussi bien pour les Juifs que pour d'autres: que les Juifs vénèrent l'esplanade du Mur Occidental uniquement, alors que les adeptes de l'islam en vénèrent l'autre côté. Pourtant, les initiés savent très bien que si l'esplanade du Mur Occidental est tellement respectée, c'est précisément parce qu'elle représente le lieu le plus proche du Saint des Saints, et que toute prosternation ne se fait qu'en raison de la proximité du lieu le plus saint du judaïsme.

Certes, se rendre sur le mont du Temple est un défi très difficile à relever pour un Juif. Ceux qui s'y rendent sont soumis à des interdictions et subissent maintes humiliations. Le jour de Jérusalem, qui vient fêter la libération de la totalité de la superficie de la ville, six personnes ont été arrêtées pour s'être prosternées ou parce que les sinistres gardiens du Waqf ont signalé aux policiers que certains fidèles remuaient les lèvres, ce qui a été interprété, à tort ou à raison, comme une tentative de prier.

Mercredi matin, le site d'Aroutz 7 en a rapporté les faits. Les personnes appréhendées ont été suspectées  (arrestations pour cause de prière) de n'avoir pas respecté les directives de la police. Celle-ci a indiqué aux fidèles que la prière leur était interdite sur le mont du Temple, ainsi que tout acte s'y rapportant. Les civils incriminés ont été amenés et retenus au poste de police Kichla. L'association Honénou, qui défend les victimes d'arrestations abusives, a pris leur dossier en charge. Ses responsables ont rapporté que plusieurs groupes s'étaient rendus en état de pureté sur le Mont du Temple et que, comme d'habitude, la police a mis en garde le public de l'interdiction de prier. L'association a signalé au passage qu'en ce qui concerne les adeptes musulmans, aucune restriction ne leur est imposée par la police, et aucun discours ne leur est adressé avant leur montée sur le Mont du Temple.

L'un des membres du groupe qui s'est rendu sur les lieux à 9h30, s'est prosterné sur le sol. Les gardiens du Waqf l'ont signalé aux policiers qui l'ont arrêté. Un peu plus tard, un groupe de vingt personne s'est prosterné au moment de quitter le lieu saint, et ont prononcé quelques paroles. Des témoins ont rapporté à Honénou que les policiers ont eu recours à la force alors que les fidèles étaient déjà en train de sortir. Le porte-parole de l'association de défense du citoyen a communiqué: «Il est question d'une injustice flagrante qui n'a nulle part d'équivalent. Précisément le jour de la libération de Jérusalem, et sur l'emplacement du Temple, la police "israélienne" choisit son moment pour appliquer ses lois raciales contre les Juifs sur le lieu qui est pour eux le plus saint. Durant de nombreuses années, les Juifs avaient l'habitude de ne pas s'élever au-delà de la sixième marche, et il faut qu'aujourd'hui ce soient les dirigeants de l'Etat juif qui imposent une telle politique.»

Récemment, le député Moshé Feiglin s'est vu interdire l'accès sur le Mont du Temple malgré son immunité parlementaire. En effet, l'ordre est venu directement du Premier ministre. Pour protester contre cette décision, mardi, c'est-à-dire la veille du jour de Jérusalem, quelques dizaines de membres de la plateforme du Likoud s'y sont rendus. Le conseil général des mouvements associatifs pour le Temple ont rapporté que les visiteurs avaient été répartis en groupes de vingt-cinq personnes, accompagnés de dix policiers. De plus, la surveillance a été renforcée pour protéger les fidèles de toute provocation ou émeute en provenance de musulmans stationnés non loin de la mosquée «de l'Extrémité». Le rabbin Yéhouda Glick a félicité la police pour ses efforts qui ont permis d'éviter que des situations pénibles ne se produisent, comme ce fut le cas de par le passé.

Les responsables de la branche nationale du Likoud, Nathan Anglesman et David Zwiel ont appelé les membres du parti à se rendre sur le mont du Temple. Ils ont déclaré: «Il est impératif d'exprimer notre souveraineté sur le Mont du Temple, et de nous laver de l'opprobre due à l'abandon de l'autorité israélienne du lieu le plus saint de tout le monde juif… En cette période, où l'accès au vice-président de la Knesset, le député Moshé Feiglin a été interdit sous l'injonction directe du Premier ministre, M. Benyamin Netanyahou, nous sommes appelés, nous les membres actifs centraux du mouvement Likoud-Beitenou, à manifester l'autorité juive sur le Mont du Temple, et d'y venir en pèlerinage en état de pureté.» (lire)

La problématique des difficultés posées par l'accès au lieu le plus saint de la planète n'interpelle pas uniquement le monde des rabbins ou, par extension, le monde religieux. L'importance du mont du Temple s'étend à toutes les couches de la société israélienne. Shahar Ilan, sur Kol Israël, une semaine avant le jour de la réunification de Jérusalem, a déclaré que les principes exigés par le droit de pratiquer sa religion exigent que les Juifs puissent se rendre sur le mont du Temple. Shahar Ilan est le directeur adjoint de l'association Liberté de culte et égalité: «Le principe qui voudrait qu'il soit interdit à un Juif de prier sur le Mont du Temple est inadmissible.»

En revanche, des dizaines de milliers de visiteurs ont célébré le jour de la réunification. L'esplanade du Kotel débordait de fidèles venus des quatre coins du pays dès le petit matin. Quant à la marche des drapeaux, dans l'après-midi, elle a attiré quelque soixante mille jeunes. L'ambiance de liberté et de bonheur retrouvé pouvait se voir dans toute la ville, et les axes routiers empruntant les rues Betsalel et King George ont été fermées à la circulation automobile. Les marcheurs sont arrivés au Kotel en fin d'après-midi, pour se répartir en des danses accompagnées par un orchestre traditionnel.

Si les jours commémoratifs de la destruction du Temple sont maintenus encore à ce jour, la réunification est très fortement ancrée dans la conscience collective. Si la montée sur le Mont du Temple ne fait pas l'unanimité aujourd'hui, en raison des risques de se rapprocher par inadvertance des zones réellement interdites, elle la fera bientôt, quand le Temple sera reconstruit et que tout Israël sera appelé à y monter trois fois l'an. La fête de Chavouoth, que nous célèbrerons la semaine prochaine, attire dans l'enceinte de Jérusalem d'ores et déjà de très nombreux pèlerins.

 

Repost 0
vu-sous-cet-angle Yéochoua Sultan - dans Actualité
commenter cet article
5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 12:16

«Le mont du Temple est entre nos mains». Cette phrase, prononcée lors de la libération des parties orientale, septentrionale et méridionale de Jérusalem, en dit long sur le profond attachement du peuple d'Israël au cœur de sa capitale éternelle, en dépit de toutes les modes et de toutes les influences. Elle montre que cet éminent lieu saint n'est pas pris pour le fief d'un autre culte, ni que l'aspiration profonde du peuple juif se limiterait au Cotel ou Mur Occidental – revenu lui aussi, après plusieurs siècles, à son légitime propriétaire – mais qu'il est la pierre angulaire de l'édification du monde. Nous vous proposons ici le propos d'une personnalité centrale de la vie spirituelle en Israël, traduits de l'hébreu.

Proposé par Yéochoua Sultan

Le mont du Temple (n') est (pas encore) entre nos mains

Cette réflexion du Rav Dov Lior, grand rabbin de Kiryat-Arba-Hébron et recteur d'une école talmudique, est parue dans l'hebdomadaire Guilouï Da'at (Opinion révélée) n°155, l'un des feuillets distribués le vendredi.

Notre section hebdomadaire se penche sur l'un des thèmes fondamentaux de la doctrine du judaïsme: les bénédictions et les malédictions prononcées au Mont Sinaï. Elles renferment l'un des piliers de la foi, celui de la Providence divine individuelle, et, bien entendu, collective. Tout ce qui advient à l'individu d'Israël, et a fortiori à l'ensemble de la communauté d'Israël, provient de la providence divine, et dépend des actes.

Dans la section de la Torah intitulée «Si vous suivez mes lois», Moshé déclare: «Si vous agissez hostilement à mon égard (Lévitique 26, 21), je procèderai à votre égard avec une exaspération d'hostilité (id., id. 28)»1. Ce qui signifie: «Si je vous fait subir un châtiment afin de vous interpeler au repentir, mais que vous pensiez qu'ainsi va le monde et qu'il ne s'agit que d'une coïncidence, je me comporterai avec vous avec une exaspération d'hostilité: vous serez châtiés pour ce raisonnement.» Ces paroles nous concernent tout autant aujourd'hui.

Dans peu de temps, nous célèbrerons si D. veut le jour de la libération de Jérusalem. C'est un événement d'une importance primordiale, car le peuple d'Israël a mérité de libérer du joug étranger le cœur de sa terre: la Judée, la Samarie et la région de Gaza, et tout particulièrement l'emplacement du Sanctuaire.

Il semble cependant qu'il n'y ait pas assez de prise de conscience au sein du grand public, en ce qui concerne l'obligation de louanges concernant la grandeur de l'événement. En plus du sauvetage d'une mort certaine, qui ressemble à ce qui s'était produit au cours de la guerre d'Indépendance, le peuple d'Israël a réussi à libérer l'emplacement du Temple, mais il n'a pas été suffisamment conscient de la grandeur de l'instant. De ce fait, nous avons laissé passer une occasion en or de ramener le Mont du Temple à la propriété du peuple d'Israël, avec toutes les conséquences négatives que cela implique encore aujourd'hui.

Quoi qu'il en soit, du point de vue de la Providence divine, la libération de Jérusalem a consisté en la deuxième étape, après la proclamation de l'indépendance de l'Etat. Jérusalem inclut intrinsèquement l'aspiration à la spiritualité, la sainteté, au Temple et au sacerdoce, qui sont primordiaux pour le monde du judaïsme. Quand ces événements ont commencé, personne ne s'était imaginé comment ils se termineraient. On pensait que toute la guerre se limiterait au front égyptien, et qu'elle ne s'étendrait certainement pas à la Jordanie qui exerçait son autorité sur Jérusalem et la Judée-Samarie.

La Providence a fait en sorte que nos ennemis contractent une alliance avec l'ensemble des pays arabes, et nous avons été contraints de nous battre contre tous. A ce propos nous pouvons invoquer l'adage de nos Sages, qui veut que la rédemption survienne au moment où on s'y attend le moins.

Nous pouvons constater que notre rédemption se déroule étape après étape.

Dans un premier temps, l'Etat a été proclamé sur une petite partie de la terre d'Israël. Puis, dans un second temps, Jérusalem, qui représente le niveau spirituel, a été reconquise. Le peuple d'Israël doit savoir que l'emplacement du Temple, d'où émane la lumière qui éclaire le monde et d'où la Torah se propage, doit être libéré et redevenir la propriété du peuple d'Israël.

C'est une véritable honte, que d'avoir laissé ce lieu, qui est tellement saint, retomber sous la domination de nos ennemis. Le peuple d'Israël n'en possède pas d'autre, excepté celui-ci, sanctifié et consacré par le roi Salomon ; il s'agit de l'emplacement du Sanctuaire sur le Mont du Temple. Même s'il existe actuellement un empêchement halakhique touchant à sa reconstruction, la propriété du lieu et sa préservation doivent obligatoirement se trouver dans les mains du peuple d'Israël. De la même façon, le roi David, bien qu'il n'eût pas le droit de construire le Temple, n'en établit pas moins les plans et n'en rassembla pas moins les matériaux, afin que, l'heure venue, Salomon fût en mesure d'en entamer immédiatement les travaux.

Nos Sages stipulent que toute génération qui n'a pas vu la reconstruction du Temple en son temps doit considérer qu'il a été détruit en son temps. Chaque génération a un rôle à jouer pour en approcher l'avènement. Lors de la précédente génération, alors que nous étions très loin de l'emplacement du Temple, il fallait au moins en étudier les principes, comme le souligne le Hafez Haïm dans son ouvrage Likouté Halakhot (Recueil de lois) sur l'ordre Kodachim. De même, il incombe à notre génération, par ordre divin, d'en libérer l'emplacement et de le ramener sous notre autorité.

Certes, Jérusalem est réunifiée, mais le lieu saint est piétiné par les terroristes qui détruisent et annihilent tout souvenir de son passé juif. Il ne fait aucun doute que cette faiblesse, qui fait que le lieu ne se trouve pas entre nos mains, est l'une des raisons pour lesquelles il n'y a pas de paix dans notre région et le terrorisme se déchaîne dans le pays. La clé de la paix consiste en la libération de notre terre en général et du Mont du Temple en particulier. Si seulement nous voulions le faire, il ne fait aucun doute qu'il y aurait aussi une aide du Ciel pour le réaliser. Nous relèverions alors le prestige du peuple d'Israël et de toute sa terre, nous obtiendrions une paix véritable, et une sécurité réelle dans toutes les régions de notre pays.

1 En hébreu, le terme hostilité, hostilement (traduction du grand rabbinat de Paris) est désigné par kéri, de la même racine que le mot mikré, hasard.

Voir: Le mont du Temple est entre nos mains

Yéochoua Sultan effectue vos traductions (livres saints, kodesh, récits, autobiographies, actualité…) de l'hébreu au français et vice versa. Contactez-le par courrier: TD 1166, DN Mizrah Benyamin, 90628 Israël, ou par téléphone: 054-2628237.

 

 

 

 

 

Repost 0
vu-sous-cet-angle Yéochoua Sultan - dans Actualité
commenter cet article
18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 21:23

Jonathan Pollard n'a tué personne. Il n'a pas non plus mis des personnes en danger. Et pourtant, il purge une peine de prison depuis plus d'un quart de siècle. Ce qui a propulsé de nouveau cette affaire en haut de l'affiche, c'est précisément la visite d'Obama en Israël. Une pétition pour sa libération, en ligne sur le site Atzuma (http://www.atzuma.co.il/presidentobama) appelle le président américain à venir avec Pollard. Des personnalités politiques et des artistes connus l'ont signée. Une manifestation, entre autres expressions populaires de soutien, est prévue mardi soir près de la résidence présidentielle, à Jérusalem. Même aux Etats-Unis, le New York Time a consacré un dossier en titrant que le courant central israélien est uni pour demander sa libération.

En revanche, le président américain, qui s'est prononcé sur la question, a annoncé il y a trois jours qu'il ne libèrerait pas Pollard à ce stade. A titre de rappel, Jonathan Pollard est emprisonné aux États-Unis depuis novembre 1985. Accusé d'espionnage, il a en effet fourni des renseignements à Israël sur l'armement, les contrats et les positions de pays ennemis comme l'Iran, l'Irak, ou encore la Syrie, informations qui auraient dû en principe être communiquées par le grand «allié» d'Israël. Le poids du châtiment est non seulement démesuré, les conditions de détentions sont extrêmement pénibles et dégradantes. L'opinion israélienne ne comprend pas l'opiniâtreté des dirigeants américains successifs, qui ont pourtant tout à fait le droit de le gracier.

En outre, le président américain devrait se rendre jeudi à Ramallah. Moshé Rosenbaum, le maire de la commune toute proche de Bet-El, fait part de l'impression amère laissée par les «deux poids, deux mesures» qui caractérise l'attitude de l'invité américain: «J'ai rencontré Dan Shapiro, l'ambassadeur des Etats-Unis en Israël. Je lui ai dit qu'il serait temps qu'un représentant officiel de son gouvernement visite les implantations juives et qu'il écoute directement notre position sur le sujet des "colonies". Il y a environ deux semaines, je lui ai envoyé une invitation officielle à l'intention du président des États-Unis, Barack Obama, afin qu'il se rende à Bet-El lors de sa prochaine visite, puisqu'il compte se rendre à Ramallah.

Je lui ai fait savoir qu'il y a à Bet-El des dizaines, voire des centaines d'habitants détenteurs de la nationalité américaine, et qu'il ne paraît pas impensable qu'Obama les écoute eux aussi. Je lui ai signifié également que nous avons un terrain d'atterrissage pour les hélicoptères, ce qui est à même de faciliter sa venue, aussi bien sur le plan technique que sécuritaire. » Le maire a ajouté, dubitatif, qu'il ne se faisait aucune illusion sur les véritables intentions du «grand ami» d'Israël concernant l'itinéraire de sa visite, mais que la question valait la peine d'être soulevée:

«Je sais, en tout état de cause, que l'invitation a été transmise à la Maison Blanche, et que quelqu'un là-bas est en train de lire nos doléances et nos arguments quant à nos droits nationaux et exclusifs sur la terre d'Israël, qui émanent de l'authenticité et de la validité de la Promesse divine accordée à Abraham, Isaac et Jacob.»  

Le maire, mais aussi les habitants, ont une autre raison d'être mécontents. En ces derniers jours de préparatifs en vue de la fête de Pessah qui approche à grands pas, Bet-El va se retrouver comme en situation de couvre-feu, puisque les routes seront «stériles» ce jeudi, de 8h30 à 10h30 et de 12h30 à 15h. Personne n'aura le droit de circuler, pas même les ambulances. S'il faut s'attendre à des similitudes avec la visite de Clinton pour qui la route 1, de Tel-Aviv à Jérusalem, avait été réquisitionnée pour l'honorer, il se pourrait que des décalages avec l'emploi du temps initialement prévu bloquent la route pour presque toute la journée. Par contre, en cas d'urgence, les habitants assiégés pourront toujours – c'est prévu – emprunter la voie des airs et se servir de l'aire de décollage et d'atterrissage citée plus haut.

  

Et pour finir, quelle différence y a-t-il entre le président américain Obama et une chute de neige? Aucune, dans les deux cas la circulation sur les routes est bloquée.

Repost 0
vu-sous-cet-angle Yéochoua Sultan - dans Actualité
commenter cet article