Réflexion sur Israël et la civilisation occidentale
Campagne de calomnie contre les pionniers juifs de notre temps
La lutte pionnière d'Israël évolue et se métamorphose en passant par diverses incarnations.
Environ un demi-siècle avant l'indépendance, elle se caractérise par les assèchements de marais insalubres et le renouveau de l'exploitation agricole. La culture générale est alors marquée par l'héroïque travailleur de la terre, souvent membre d'un kibboutz. Une autre forme de vie collective travailleuse répond au nom de mochava, terme moins connu et non identifié par le correcteur automatique. L'une des plus illustres reste encore aujourd'hui Mazkéret Batya, épaulée par le Baron de Rothschild et qui porte aussi le nom biblique d'Ekron, l'une des cinq citées occupées jadis par les non moins célèbres hordes d'envahisseurs philistins sédentarisés, cités qu'Israël avait déjà reçu l'ordre de libérer dans les antiques temps bibliques. A noter que sur les cinq, une seule pose encore problème, car si Ashkelon, Gath (actuellement Kiryat Gath), Ashdod et Ekron sont bien israéliennes, Gaza répond encore provisoirement à la définition des aiguillons dans vos flancs. Espérons que ce provisoire expirera bientôt. Fondée en 1883, Mazkéret Batya fut en son temps visitée par Rothschild et le grand Rabbin de France Zadoc Kahn qui l'accompagnait, dont la traduction française qu'il dirigea rehausse encore de nos jours bien des bibliothèques juives francophones.
En parallèle, une autre forme d'action pionnière consiste dans la création de villes nouvelles, avec notamment la fondation de Tel-Aviv, en 1908, quand le défi de remplacer les dunes sèches par la vie et la verdure est relevé.
Plus tard, dans les années 1930/40, quand les Anglais se dédisent de leurs engagements intrinsèquement liés au mandat qu'ils ont reçu sur la Palestine, terre du peuple juif, naît le mouvement de la Muraille et de la Tour, car la provisoire présence anglaise tend à limiter la présence juive autant en quantité qu'en surface. Entre 1936 et 1939, pas moins de 52 nouvelles localités voient le jour. Le principe de leur avènement exige qu'elles ne soient mises sur pied qu'en l'espace d'une nuit. Le premier point de cette incarnation de la vie pionnière juive fut le kibboutz Nir David[1].
Avec la libération de Jérusalem Est-Nord-Sud, de la Judée et Samarie et de Gaza et du Sinaï, la relève du défi pionnier passe dans les mains du peuple, le pouvoir ayant oublié sa vocation première de dirigeant du retour d'Israël en ses frontières ; ou du moins de cette partie avisée du peuple qui en exige le repeuplement. Une sénilité improbable met des œillères au gouvernement qui croit voir dans cette nouvelle étape de la réinstallation géopolitique de sa nation la prise d'atouts stratégiques monnayables avec un rêve inouï sans précédent : l'illusion hallucinogène de la paix contre les territoires, conception qui fait que la paix est toujours absente. La première localité du renouvellement de cette partie de la terre d'Israël interdite aux Juifs depuis l'invasion jordanienne est Ofra (1974). Beth El suivra en 77, après une première installation dans la base militaire BAD 4. Ce qui est extraordinaire, c'est qu'après avoir dû lutter contre des forces non-juives tant qu'il n'y avait pas d'Etat juif, la population juive désireuse de se réinstaller chez elle doit négocier avec un pouvoir juif. Il est vrai qu'il est soumis à de fortes pressions étrangères, depuis que l'Etat juif est devenu le Juif des Etats (non juifs). L'une des luttes les plus épiques fut certainement celle qui mena à la fondation d'Elon Moré, en 79[2]. Il aura fallu sept tentatives avant que les autorités ne surmontent leurs craintes et valident la présence juive dans la région de Sichem. On n'oubliera pas le combat de Hanan Porat, l'un des enfants rescapés du massacre des habitants de Kfar Etsion, 19 ans plus tôt, dont les doléances seront plus perceptibles auprès du pouvoir.
Avec le temps, la réussite globale, grâce à D., de cette première étape de l'implantation juive qui démarre au niveau du peuple et dont l'épopée s'étend sur une dizaine d'années (Talmon, avec sa vue imprenable sur le tout Tel-Aviv, et fondée en fév. 89, donnant naissance à tout un bloc d'implantations qui incluent entre autres Nériya et 'Harécha), provoque un certain embourgeoisement et une forme de normalisation. Si, il fut un temps, vous obteniez dans une cité pionnière, à Beth El par exemple, un véritable pied à terre, moyennant d'abord zéro puis trois mille puis dix mille shekels, et deviez une ou deux fois par mois monter la garde la nuit en patrouillant avec un fusil (les terroristes ne sont jamais très loin), vous n'y aurez droit aujourd'hui qu'à un pied-à-air, soit un appartement loin au-dessus du sol, dans une tour plus proche de l'hlm que d'une saine vie pionnière, et vous devrez débourser, tenez-vous bien, pas moins d'un million et demi de shekels (à partir de). Quant à la nécessité de monter la garde, elle est toujours de vigueur (et oui, la présence ennemie n'a pas encore disparu), mais vous ne la sentez plus que dans votre feuille d'impôts.
Donc, de l'assèchement des marais, en passant par les villes nouvelles désormais plus ou moins centenaires, puis par l'opération de la Muraille et de la Tour de Garde, puis encore par l'implantation juive devenue bourgade ou ville, nous arrivons aujourd'hui à la reprise du drapeau de l'expansion de notre réinstallation à cette nouvelle incarnation, j'ai nommé : les jeunes des collines. Car la lutte contre la montre ne s'est jamais enraillée. Aujourd'hui encore, sur une grande partie du territoire, il faut redoubler de vigilance pour assurer la continuité territoriale, contre la construction illégale et sauvage de délinquants arabo-musulmans encore et toujours affiliés à l'autorité cédée à Arafat et relayée par Abbas, connu par ailleurs sous son nom de guerre d'Abou Mazen, autorité terroriste toujours présente malgré le non-sens définitivement avéré des accords d'Oslo, dits de paix.
A la différence de leurs prédécesseurs, les jeunes des collines n'incarnent plus une transposition de mode de vie citadin, où même les villages les plus petits achètent leur litre de lait dans un sachet étanche de production industrielle, appauvri, écrémé etc., à la supérette locale. Ils ne se contentent plus de sécuriser le terrain de leur présence. Ils ouvrent de véritables exploitations agricoles. D'autres habitants suivent leur modèle, quand des habitants anciennement au cœur de l'engagement pionnier se mettent eux aussi à travailler la terre. L'excellence de l'huile d'olives et des vins locaux dont certains sont primés à l'internationale, se retrouvent sur la table de nombreux foyers. Des produits rares dans le commerce peuvent être achetés chez le petit exploitant, comme le lait de chèvre garanti sans produits chimiques, par exemple.
Le journal B-7 a publié, l'avant-veille de la fête de Chavouoth[3], qui porte aussi le nom de fête des moissons, un supplément informatif sur l'extraordinaire entreprise sioniste principalement agricole qui va en se renforçant au cœur de la terre d'Israël, sachant qu'en contrepartie la puérile et naïve légende des territoires contre la paix trouve de moins en moins de nigauds gobeurs. Le titre de cette annexe du journal en dit long sur le formidable espoir du renouveau : «Nous étions comme rêveurs», car il cite le Psaume[4] – cantique des degrés – évoquant le Retour d'Israël.
Le gouvernement israélien s'est enfin attelé à la tâche de la reconnaissance officielle de ces vastes points de repeuplement. Cette opération s'intitule : «le projet des fermes agricoles». Benny Katzover est un vieux de la vieille. Il a compté par les meneurs de l'exigence de repeuplement juif, notamment en faveur de la localité précitée d'Elon Moré. Pour lui, les officiers de Tsahal s'alignent avec le revirement opéré au sein de la direction politique : «J'entends aujourd'hui des officiers qui s'adressent à leurs soldats : "Ces fermes sont nos yeux. Là où se trouvent ces fermes, il n'y a pas de contrebande, ni d'armes, ni de biens ou de voitures volés". Il est clair que sans l'aval d'Israël Katz ou Betsalel Smotritch[5], ils ne se seraient pas exprimés de cette façon.»
Eliav Libi est un membre actif de cette forme de repeuplement. Défini comme jeune des collines parti de Chilo en Samarie pour fonder la ferme de Gal Yossef, il a fondé plus tard avec une autre famille la ferme des Anges de la Paix. Cette ferme est devenue le passage de formation d'autres personnes intéressées avant d'établir onze autres fermes. Il se félicite de la prise de conscience du gouvernement : «Nous avons progressé géographiquement et fondé la ferme Harachach, et ce n'est qu'après une série d'expulsions que le gouvernement a, avec l'aide de D., accordé à ce lieu un statut règlementaire.»
Le nombre des fermes est passé de 60 à 140 en moins de trois ans. Il y a un an, elles sécurisaient une superficie globale de six cent mille dounam, soit trois fois plus que toutes les implantations juives en Judée-Samarie. Aujourd'hui, elle est cinq fois plus grande.
Israël Gantz est le président du Conseil de Judée-Samarie et de Gaza[6]. Il estime que l'électrochoc du 7 oct. 23 a fait comprendre qu'un énième Etat arabo-musulman au cœur de la terre d'Israël serait un danger critique : «Nous aurions eu l'équivalent de trente fois Gaza au-dessus de Modiin, de l'aéroport Ben-Gourion, de Netanya et de Kfar-Saba… Le coup de pouce que le parti sioniste-religieux à donné à l'implantation juive a mis un frein à l'expansion arabe, et a ainsi endigué la menace d'extermination qui pesait sur l'Etat d'Israël.»
D'aucuns privilégient l'appellation : «la jeune implantation», à cause de la connotation négative qui colle au concept des «jeunes des collines», connotation sur laquelle nous nous pencherons plus loin. Il est plus que révoltant de voir nos propres forces saccager des points de peuplement de nos propres frères. C'est d'autant plus révoltant qu'un peu partout, nos ennemis s'emparent de terrains dans l'illégalité la plus absolue, sans que cela ne génère la moindre réaction. Imaginez que des individus issus de minorités désormais un peu partout majoritaires, en France, trouvent le champ de Mars tout à fait approprié pour la construction d'une casbah, où des muézins modernisés à coups de mélodieux mégaphones berceraient le tout Paris.
Le gouvernement s'est mis au travail et près de 70 points de peuplement sont entrés dans un processus de normalisation.
Et le dénigrement
Néanmoins, le travail de dénigrement persiste. Une radio qui depuis 81 défend à peu près les Juifs et Israël, Radio J, interroge un certain Dahan, présenté comme colonel réserviste. Après un aperçu de la situation au Liban, où il signifie que le Hezbollah ne respecte aucun cessez-le-feu, et bien qu'il minimise l'accusation de violence qui cherche à faire des jeunes des collines, ou de la nouvelle implantation, selon, une sorte de mouvement extrémiste venu rejoindre la vaste famille des gens violents qui s'en prennent sans raison aux vecteurs de la religion toujours victime, où qu'elle se trouve, il se sent obligé de se sentir honteux et morveux, comme s'il vivait dans un lieu reculé de l'exil de subventions académiques de pseudo-philosophe adulé[7]. Il est vrai que la journaliste l'y incite assez : « Je voudrais vous faire réagir… Ce sont des déclarations de Tsahal… Jusqu'à 80% des incidents, en Judée-Samarie, seraient liés à des habitants juifs des implantations. (minute 10).» Donc, au départ, il refuse de se laisser entraîner : «Non, y a pas beaucoup, y a pas beaucoup, dit-il. Mais un seul, est trop. Ya pas beaucoup, mais une seule attaque est trop.» Puis ça se gâte : «Mais vraiment j'ai honte, j'ai honte, etc.» Ce qui suit immédiatement est à peu près inaudible.
Ce n'est pas un cas isolé. Cette accusation calomnieuse toute honte bue s'inscrit dans un mouvement de dénigrement où des personnalités surmédiatisées comme le président Herzog[8], qui, peu avant Pessah, s'écriait : «Je suis d'accord avec vous (il est vrai que cet emballement caresseur s'est inscrit dans une réponse à des accusations venues d'Angleterre) bien entendu, de tels actes sont en contradiction avec les valeurs de l'Etat d'Israël et de la tradition d'Israël sur toutes ses générations etc. etc. » Quelle indignité, lamentable[9]…
Une autre offensive provient d'une source inattendue a priori. L'hebdomadaire Chevi'i, dans son numéro 685, du 21 mai 26, gonfle la rumeur. Il titre : «Frein sur la droite». Il se penche sur un nouveau mouvement au nom de slogan : «Pour l'implantation juive ; contre la violence». Certes, il y a redite. Il marche sur les pas de Chalom Akhchav, derrière le slogan «Oui à la paix ; contre la violence». Cette formule publicitaire, qui date du gouvernement qui importa l'Olp en terre d'Israël et autorisa de facto la vague d'attentats-suicides qui s'ensuivit, fut diffusé sous forme d'autocollants. Certains tentèrent bien de répondre : «Oui à la paix, non à Oslo», mais ils avaient nettement moins de moyens.
Ce Frein sur la droite reprend en fait les sempiternelles inversions accusatoires, faisant toujours du pionnier juif le violent par excellence, et il se pose en moralisateur intellectuel qui s'en prend de préférence à de véritables jeunes non exercés aux ruses de la dialectique. Le fomenteur du mouvement se flatte : «Des gens se sont demandés comment ça se fait que nous nous occupions de la violence juive et non pas du terrorisme arabe. J'ai demandé là-bas à un jeune : "Tu es contre le fait de brûler une maison d'Arabes?" Il m'a répondu : "Evidemment". Alors je lui ai dit : "Tu sais qu'il y en a qui publient de tels actes et en sont fiers?" » On reconnaît bien les méthodes de terrorisme intellectuel de la gauche désormais moribonde. Il ne s'agit pas seulement de mettre en doute l'authenticité de l'allégation de l'extrême-gauchiste de droite. Quoique, dans l'affaire du village arabe de Douma, en Samarie, on sait que le jeune Juif Amiram Ouliel avait été accusé et condamné injustement d'avoir brûlé une maison, que des aveux avaient été soustraits sous la torture, et il se peut qu'il fasse comme si l'affaire était vraie. L'auteur du mouvement «pour l'implantation juive etc.» soumet le jeune interrogé à un chantage d'un silence des plus violents, en d'autres termes : «Méfie-toi, si tu oses me contredire, je t'accuserai de brûler des maisons arabes.»
Non, le problème, c'est que cette menace de droite, ce frein, donc, provient d'un certain Yéhiam Porat, qui n'est autre que le fils de feu le Rav Hanan Porat, précité, et qu'il semble faire profiter la gauche la plus radicale de sa filiation, comme si son père dont l'œuvre de la vie avait consisté dans le renouveau juif en terre d'Israël pourrait après coup être recyclé en militant de Chalom Akhchav. Quelle indignité. Lamentable.
Et le pire, c'est qu'il se place à gauche de l'extrême-gauche. Souvenez-vous. Le porte-parole de Tsahal, Daniel Hagari, en poste à l'ouverture de Harvot Barzel, bien qu'issu d'une gauche plutôt décomplexée, s'inquiétait pour le sort des «non-impliqués». On se souvient aussi des témoignages entre autres de la rescapée Maya Chem, kidnappée pendant le pogrom, pour qui la notion de non-impliqués est un pieux mensonge, toute la population, tous âges confondus, ayant jubilé de la curée, ce qui avait au passage fait bondir et affabuler un certain immortel en France dont il serait impoli de citer le nom en ces chastes lignes. Eh bien, cet Hagari, donc, a eu la décence de ne plus employé la terminologie jusque là coutante dans son milieu. Il a eu la correction de ne plus parler d'innocents. Or, voilà que notre Yéhiam le fait, se plaçant donc à la gauche de l'extrême-gauche : «Il est clair pour moi que mon père pensait qu'attaquer les innocents était au-delà des limites.»
Notre néo-penseur, comme les prisonniers de la conception, refuse aveuglément de voir qu'il n'est pas question de particuliers qui ne nous ont rien fait, mais d'un vaste groupe en guerre d'extermination contre Israël. Et voilà qu'il s'exprime comme si le 7 oct. n'avait pas eu lieu. Son père doit s'en retourner dans sa tombe.
Car cet homme ne manque pas de moyens (qui paie?) il a réussi à réunir un colloque de 200 participants à Alon Chevout, tous dirigeants ou penseurs issus des implantations juives. Il est vrai qu'il a tout de même eu fort à faire, surtout quand un certain Dov Daniel a diffusé le message suivant : «Les organisateurs oublient de préciser que 95% des cas de violences sont provoqués par des Arabes. Malheureusement, il y a dans le Gouch Etsion un groupe non négligeable qui déclare la guerre à l'implantation juive. Ils relaient des "informations" chez des Arabes sur des actes violents qu'auraient commis des Juifs, et certains vont même jusqu'à harceler et intimider des habitants des fermes pour aider les Arabes. Ces trois derniers mois, 23 plaintes ont été déposées contre des Juifs, elles se sont toutes avérées mensongères.» Heureusement, tout le monde n'est pas dupe.
Voyons d'un peu plus près ce qu'il se passe réellement. Outre les accusations mensongères contre la légitimité de la réalité mais aussi de la vie de Juifs présentés comme des criminels dont la terre ne demanderait qu'à être débarrassée, tous les médias qui de par le monde focalisent sur les Juifs des nouvelles fermes agricoles mentent par omission. Ils ne peuvent citer aucun nom de victime arabe qui aurait été tuée par des Juifs. Par contre, ils peuvent citer des noms de victimes juives du terrorisme arabe en Judée-Samarie. Mais silence. Vous n'entendrez pas parler chez eux de Haïm Yéhouda Scherman, 18 ans, ni de Benyamin Ahimeir, encore moins de Elicha Antman, 17 ans, Harel Massoud, 21 ans, Schmouel Mordof, 17 ans, ni de Ofer Feirman, 63 ans, assassinés près de la localité de Eli.
Vous n'entendrez pas non plus parler de faits très inquiétants, mettant en cause certains policiers dans la violence contre les jeunes des collines.
Ahouvia Sandak[10], 16 ans, a été tué dans une course poursuite. Le véhicule de police qui était aux trousses d'une voiture qui fuyait un contrôle l'a percutée et envoyée dans le fossé. Les autres jeunes s'en sont tirés avec des blessures légères. Bon, ils étaient suspects de conduire sans permis, mais ils étaient surtout jeunes des collines qu'une propagande rendait détestable au point de nourrir un sentiment de haine au sein de l''opinion, sans épargner certains policiers. Il n'y a pas eu d'intention de donner la mort, les véhicules se sont heurtés fortuitement, peut-être. Les policiers incriminés savent très bien qu'on n'est pas condamné à mort pour une conduite illégale, mettons.
Plus récemment, un fait beaucoup plus grave s'est produit. Un jeune homme de dix-sept, Hillel Lanski, a été pris pour cible à bout portant par un policier[11]. C'était au cours d'une manifestation dans la ferme de Guilad. A dix-neuf ans, paralysé, sur un siège roulant, il raconte : «L'incident était terminé. Mais le policier garde son pistolet dégainé, pointé sur moi. J'entends une forte détonation, le souffle me fait faire un prodigieux bond en arrière. Je me retrouve jeté sur le sol. J'entends une voix crier : "Ils ont tiré sur des Juifs". » Sa mère déplore : «Alors que mon fils est endormi et relié à des appareils respiratoires, un policier est venu à l'hôpital pour l'interroger. Nous lui avons dit que c'était impossible. Mais le policier qui lui a tiré dessus, lui, travaille toujours dans la police. Il a été muté ailleurs, mais il est toujours détenteur d'une arme…»
Nous suggérerions à la gentille journaliste de Radio J, la prochaine fois, au lieu d'extorquer l'expression d'un sentiment de honte, même si c'est à la mode de Paris, ou si quelque responsable sécuritaire était tenté de verser son fiel sur les jeunes des collines, de poser cette question pertinente : «Ne craignez-vous pas, en prenant position contre le vôtres, de faire le jeu de vos ennemis qui, non seulement ne se sentiront aucunement redevables de votre aide, continueront à vous faire la guerre, que vous soyez habitant d'une ferme de Judée ou d'une rue de Tel-Aviv, tandis que vous rendez légitime leur haine contre Israël, si pour vous c'est le Juif le coupable?»
Nous avons vu succinctement comment tout cet Etat profond s'accroche de ses griffes aux angles de l'autel, exemptant les ennemis d'Israël de l'intérieur, comme cette Procureure de l'Armée, qui a propagé des rumeurs mensongères contre la force 101, redonnant un fantastique coup de fouet super-vitaminé à l'antisémitisme classique partout en Occident, mais qui a juste été démise de ses fonctions et n'a eu en aucun cas eu à répondre devant les tribunaux du préjudice causé à son pays.
Et c'est à ce système judiciaire que le gouvernement doit faire face dans toutes ses actions pourtant ô combien bénéfiques pour Israël.
Souhaitons que ce que nous scandions dans notre jeunesse dans nos manifs parisiennes se réalise : Et Israël vaincra, et Israël vivra!
[2] https://www.kedumim.org.il/%D7%A1%D7%99%D7%A4%D7%95%D7%A8-%D7%94%D7%94%D7%AA%D7%99%D7%99%D7%A9%D7%91%D7%95%D7%AA/
[3] Le 4 sivan 5786, 20 mai 2026.
[4] CXXVI, 1. «Au retour de Sion, nous étions comme rêveurs.»
[5] Ministres de la Défense et des Finances.
[6] C'est le nom complet du titre, l'espoir n'étant jamais perdu.
[8] https://www.srugim.co.il/1301034-%D7%94%D7%A8%D7%A6%D7%95%D7%92-%D7%A0%D7%92%D7%93-%D7%A0%D7%95%D7%A2%D7%A8-%D7%94%D7%92%D7%91%D7%A2%D7%95%D7%AA-%D7%A2%D7%95%D7%9E%D7%93%D7%99%D7%9D-%D7%91%D7%A0%D7%99%D7%92%D7%95%D7%93-%D7%9C%D7%A2%D7%A8%D7%9B%D7%99-%D7%94%D7%9E%D7%93%D7%99%D7%A0%D7%94
[9] Selon que vous suiviez plutôt Sarkozy ou les deux vieux du Muppet Show.
[10] https://www.youtube.com/watch?v=rsEqZJNoMmE Ce fait remonte à déc. 2020.