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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 11:21

Ce lundi porte la date du 19 kislev, qui est la date du départ de ce monde-ci pour un monde de vérité de Rabbi 'Haï Taïeb Lo Met. L'anniversaire de sa disparition est largement commémoré par les communautés juives étant passées par la Tunisie. Le saint rabbin est décédé en 5597, il y a de cela 176 ans. Ce grand sage du judaïsme, d'un niveau exceptionnel, fut reconnu par d'imminents auteurs et exégètes, dont notamment l'illustre Hida, Rabbi Haïm David Azoulay.  

L'érudition et les aptitudes exceptionnelles de Rabbi Haï Taïeb ont été remarquées par ses contemporains dès son plus jeune âge, et il excellait aussi bien dans la Torah révélée que dans la Kabbale.

Rabbi Yossef Hacohen Tanugi, auteur du livre Histoire des Sages de Tunisie, publié voici une centaine d'années et réédité par le Rav Mazouz de Bené-Berak, relate la rencontre entre le 'Hida et Rabbi 'Haï Taïeb Lo Met, alors que ce dernier n'avait que quatorze ans: «Lors de la venue du Hida à Tunis, la ville était habitée par de nombreux savants (en 1774), et lorsqu'il les eut contrôlés, il le qualifia d' "exception de la génération"».

Les œuvres écrites de Rabbi 'Haï Taïeb n'ont pas été conservées. Une tradition orale veut que ses écrits auraient été détruits par mégarde à son domicile. Il ne reste qu'un ouvrage sur la Mishna, 'Helev 'Hitim. Les textes qui composent ce livre ont été conservés par les héritiers de l'auteur pendant soixante ans avant d'être retranscrits et publiés. C'est ce que rapporte Rabbi Moshé Chetroug dans la préface du livre, qui, imprimé à Livourne,  avait vu jadis le jour en 1896.

Un chant a été composé à la mémoire de cet éminent grand rabbin. Il est chanté chaque année par les communautés qui célèbrent son départ pour le monde d'en-haut, et il célèbre la sagesse du rabbin. Le refrain comporte la phrase suivante: «Rabbi 'Haï Taïeb n'est pas mort, il est dans le monde de la vérité.» Le Rav Meir Mazouz considère que l'auteur de ce poème est le poète liturgique contemporain de Rabbi Haï, du nom d'Eliahou Sidbon, de Tunis.

La tradition populaire rapporte pourquoi on ajoute au nom du Rav la formule Lo Met («n'est pas mort»). La stèle recouvrant le tombeau aurait été détruite à plusieurs reprises, juste après avoir été mise en place. Elle fut plusieurs fois réparée, alors qu'il semblait bien que personne n'y avait touché, jusqu'au jour où le tailleur des pierres tombales eut un songe. Rabbi Haï lui apparut furieux, lui disant: «Mon nom est Haï, vivant, retourne et corrige ce que tu as gravé».

Le Rav Meir Mazouz ajoute que le graveur, en ayant ce songe, avait eu l'impression qu'on était en train de l'étrangler. Il aurait en outre manqué de respect en écrivant que Rabi Haï était mort, sans aucune périphrase respectueuse du défunt, comme «nous a quittés, a été rappelé etc.» De nombreux actes surnaturels lui sont attribués et ont été divulgués de bouche à oreille, de génération en génération. Des soirées et journées d'études sont organisées chaque année en son souvenir, et un pèlerinage rassemble des fidèles au cimetière du Borgel, à Tunis. Des repas sont organisés dans les synagogues et des dons sont offerts en faveur des membres de la communauté les plus démunis.

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 10:56

Voici une réaction de la presse israélienne religieuse à l'opération Colonne de Nuée à Gaza. Elle est tirée de l'hebdomadaire Sihat Hachavoua*, (Le discours de la semaine), feuillet en quatre pages distribué depuis près de trente ans dans les synagogues dans tout Israël, et dont le rédacteur est le rabbin Menahem Brod.

L'opération militaire contre le nid de guêpes de Gaza révèle la noblesse d'âme du peuple d'Israël. Voyez les habitants du Sud, qui ne grognent ni ne se plaignent; et qui accordent aux forces de sécurité tout le temps qu'il faut. Voyez les soldats réservistes, qui ont répondu comme un seul homme à l'appel et qui sont venus de leur plein gré, déterminés à exécuter les tâches qui s'imposaient.

Comment serait-il possible de ne pas s'émerveiller du professionnalisme et du travail d'une incroyable précision de l'armée de l'air, ainsi que des informations très appréciables que fournit le Shin Beth? Et le miracle technologique, le Dôme de fer, qui parvient à intercepter 90% des missiles lancés contre les villes d'Israël? Essayez seulement de vous imaginer ce qui serait arrivé si toutes ces centaines de missiles lancés avaient atteint leur but, D. préserve!

 Encore une occasion manquée?

Malgré tout, quand nous avons appris la nouvelle du cessez-le-feu, la forte sensation d'une occasion manquée nous a envahi le cœur. Nous n'arrêtons pas de répéter la même erreur. Nous obtenons un calme relatif pour un délai plus ou moins conséquent, pendant lequel l'ennemi se renforce et augmente ses capacités, et le temps n'est pas long avant que nous soyons confrontés à une réalité encore plus dure.

On nous dit: «Il n'y a pas de solution», «Nous avons déjà tout essayé». C'est faux! Dans la bande de Gaza, nous n'avons pas essayé de terminer le travail. Nous l'avons fait à moitié. C'est pourquoi il ne faut pas s'étonner que nous n'ayons pas réussi. Par contre, en Judée-Samarie, nous avons été jusqu'au bout. Nous avons nettoyé les nids du terrorisme. Et nous sommes constamment sur nos gardes pour prévenir toute réorganisation. Voyez le calme qui y règne.

Certes, entrer à Gaza et y détruire les nids de guêpes n'est pas une mince affaire. Cette tâche exige une guerre difficile, de faire face au monde entier, et de toucher des civils. Mais il est préférable d'exécuter cette opération chirurgicale douloureuse en une fois, que de s'engouffrer sans arrêt dans de nouveaux rounds de combats. La souffrance qu'endurent les deux côtés, en raison de ces périodes de guerre à répétition, est bien plus terrifiante qu'une seule guerre, dure mais en profondeur.

Nous nous souvenons très bien de l'appel déchirant du Rabbi de Loubavitch, au moment de la guerre «Paix en Galilée», quant à de l'impossibilité imposée aux soldats d'achever leur tâche et au danger qu'ils encouraient, en raison de l'hésitation et du manque de détermination à aller jusqu'au bout. C'est la même erreur qui s'est répétée lors de la seconde guerre du Liban et de l'opération «Plomb coulé».

Il faut prier

S'il s'avère en effet qu'il n'y a pas suffisamment de courage spirituel pour écraser totalement les nids de la terreur – car il ne faut pas se contenter de ramener la dissuasion puisqu'il faut les arracher à la racine – il serait regrettable dans ce cas de mettre en danger la vie de nos soldats en ordonnant une opération terrestre. Il est possible de continuer à pilonner d'en-haut, dans l'espoir que la destruction et les ruines permettront d'obtenir un certain degré de dissuasion, qui tiendra bon pendant un certain temps.

Mais tout homme prévoyant comprend que, tôt ou tard, on n'aura pas d'autre alternative que d'affronter le travail difficile, exactement de la même façon que nous l'avons fait pendant l'opération «Rempart» en Judée-Samarie. Pourrons-nous vivre indéfiniment avec une base terroriste iranienne suintante de haine d'Israël à nos côtés?

La réalité dans laquelle nous vivons n'est pas simple, et nous avons besoin de beaucoup de pitié du Ciel. Que le Saint béni soit-Il mette dans le cœur des dirigeants le bon sens et le courage qui leur permettront de prendre les bonnes décisions, qu'Il donne la force à nos soldats et leur accorde Sa protection, qu'Il préserve tous les enfants d'Israël. Prions et renforçons-nous autour de la Torah et des commandements pour la réussite du peuple d'Israël et pour la totale délivrance.

*Article de première page du périodique Sihat Hachavoua, n° 1351, traduit par Yéochoua Sultan.

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 18:19

La conception des dirigeants politiques israéliens est perdue quelque part vers le début du 19ème siècle de l'ère courante. Mais pourquoi pas avant, me diriez-vous? Parce que les questions où vient s'ancrer leur pensée ne pouvaient sortir du cadre des suppositions dénuées d'incidence sur la réalité de leur quotidien. Si l'émancipation des Juifs a effectivement vu le jour en Europe, ceux-ci ne pouvaient auparavant, bon gré mal gré, que continuer à vivre comme ils avaient toujours vécu, séparés de leur environnement non juif, et dans la fidélité naturelle et inconditionnelle à leur D.

Avant les grandes révolutions culturelles, leurs traditions n'avaient pas encore été ébranlées par les illusions que leur firent miroiter alors les trompeuses paillettes d'une toute nouvelle liberté. Après des siècles d'une tolérance jamais totalement débarrassée d'un avilissement plus que certain dans le meilleur des cas, quand les Juifs n'étaient pas atrocement martyrisés, la philosophie des Lumières n'a pas manqué d'exercer un effet éblouissant et déconcertant.

Dans leur emballement, nombreux parvinrent à la conclusion que la haine vouée aux Juifs n'était autre que la résultante de leurs distinctions, vestimentaires, religieuses et culturelles. D'autant qu'ils usaient de langues intermédiaires, avec le préfixe judéo. Le contrecoup des droits civiques et de la protection accordés aux Juifs, en 1791 dans toute la France, ou en 1869 en Allemagne, s'est traduit dans les faits par un relâchement de la fidélité au judaïsme. C'est à partir de ces grands phénomènes sociopolitiques qu'une équation de base s'est greffée au bon sens et à l'intelligence. L'aversion ressentie pour les Juifs dans la société en général ne devait plus être dès lors la fonction d'accusations calomnieuses de crimes rituels, mais de leur propre attitude.

Donc, la cause de l'antisémitisme pouvait alors être annihilée, voire remplacée par une vive sympathie, pourvu que les Juifs acceptent de sacrifier leur identité et leur tradition. Si cette analyse fut répandue à l'extérieur des milieux juifs, et défendue aussi bien par Napoléon que Robespierre, en passant par Mirabeau ou Clermont Tonnerre, elle a été largement adoptée à l'intérieur des communautés.

Or, si un penseur comme le grand rabbin Moses Mendelssohn a su faire la part des choses, en admettant que les Juifs devaient apprendre l'allemand et s'acquitter de devoirs envers la société tout en s'y intégrant et en apprenant des métiers, il n'en a pas moins fait aucune concession sur le plan de la ferveur et de l'observance religieuses. Mais, dans l'emballement, la tendance voulut que tout ce qui se rattachait à la religion, qui distinguait Israël en tant que nation, fût définitivement abandonné. La porte ouverte à l'assimilation était intimement liée au sentiment que la victime séculaire devenait désormais, puisque la liberté lui en était donnée, responsable des persécutions auxquelles elle pouvait mettre enfin un terme, et que l'antisémitisme était dû au fait qu'il y avait des Juifs.

S'il n'y a pas de Juifs, si tout le monde s'assimile et se dilue jusqu'à ce que sa couleur disparaisse, il n'y aura logiquement plus aucune haine contre les Juifs. On était encore loin de l'acceptation de la différence, de la tolérance envers un tiers qu'on est prêt à accepter même avec ses particularités, en faisant surtout attention de ne pas exiger qu'il y renonce. Quoi qu'il en soit, cette dernière tendance, inconnue à l'époque, a montré qu'elle cachait aussi des excès, quand les Européens, trop contents de faire preuve d'un amour sans conditions envers les immigrés, leur ont non seulement fourni du travail et un niveau de vie respectable, contrairement à ce à quoi ils pouvaient espérer aspirer dans les contrées où ils vivaient (voir Les cigales et les fourmis), mais ont fermé les yeux sur leurs mœurs avec un grand sourire qui commence seulement à se crisper.

Donc, le Juif, par son attachement aux valeurs intrinsèques à son identité, a été considéré comme seul capable de modifier son image en se transformant. On sait aujourd'hui, deux siècles plus tard, que les partisans du renoncement total au judaïsme ont eu raison à condition de faire vite. Ils ont eu droit à un délai de cinq générations pour échapper à l'apocalyptique machine nazie, qui a détruit tout être humain qui avait au moins un ascendant juif dans les quatre générations qui l'ont précédé. En règle générale, cependant, l'histoire a montré qu'aucun de tous les renoncements concédés par les Juifs n'a été utile. En Russie, le régime communiste a poursuivi jusqu'aux membres de la communauté les plus attachés au parti. Quant à la France des trente dernières années, on peut y voir un nouveau souffle de cette doctrine. La différence qu'elle a voulu établir entre l'antisémitisme et l'antisionisme peut signifier que le Juif ne sera pas inquiété tant qu'il renoncera, même seulement partiellement, à toute la mesure de son identité. Il pourra même être religieux sur le sol français, mais on n'admettra pas qu'il revendique son droit de vivre en tant que nation, avec ses semblables, en un Etat souverain, sur sa Palestine de toujours. Le virus de l'auto-culpabilité n'a pas fini de sévir avec l'avènement de l'Etat d'Israël, ni après ses miraculeuses victoires, aidé par la Providence, contre des ennemis bornés, acharnés et surarmés, et plus de cent fois supérieurs en nombre. Loin d'être archaïque, l'Egypte était armée par l'URSS et il est regrettable qu'Israël se soit montré tellement conciliant envers les Américains pour ne pas vendre plus cher, diplomatiquement et stratégiquement parlant, les connaissances mises à jour sur un armement soviétique que tout l'investissement occidental n'avait pas réussi à se procurer. Les politiciens et autres penseurs de l'Etat d'Israël d'aujourd'hui ne peuvent plus se reprocher un vêtement typiquement juif, ni un attachement inconditionnel aux prescriptions du judaïsme. Depuis près d'un demi-siècle, pourtant, la haine contre Israël et les Juifs en général, n'a pas été pour eux imputable à des tendances criminelles des antisémites, surtout pas s'il s'agissait des terroristes arabes friands de victimes juives innocentes et de préférence désarmées, mais à de grands principes humanitaristes que les Israéliens n'auraient pas respectés: le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, rien que ça, et son pendant, l'occupation. Pourtant, Israël n'a jamais été le Rideau de fer, et les peuples indisposés ont toujours eu la totale liberté de disposer – d'eux-mêmes – et de s'en aller sous des contrées plus douces. Mais voilà, certaines populations préfèrent accuser Israël la bouche pleine, nourries par le niveau de vie que ce pays leur fournit, à tel point que tous les mouvements migratoires, dont les regroupements familiaux ou mariages, vont toujours dans le sens du rassemblement sous la tutelle israélienne, là où il fait bon vivre et où on ne gagne pas tout au plus deux dollars par jour, comme sous d'autres horizons pas très éloignés. Cette tendance aux déplacements s'est encore accentuée quand, certains pourparlers qui devaient mettre une partie de Jérusalem sous le joug de l'Olp ou du Fatah assassins aidant, des dizaines d'habitants arabes qui se sont retrouvés derrière le mur de sécurité ont loué ou même acheté des appartements dans les quartiers juifs de la ville, notamment à la Guiva HaTsarfatit et à Pisgat-Zéev. On ne peut par conséquent s'empêcher de voir dans cette tendance à l'auto-accusation un phénomène qui est loin d'être adapté à la réalité. Et s'il était encore naïvement pensable, comme il m'est arrivé de m'y prendre à la veille de la signature des accords d'Oslo, quand la catastrophe était devenue inévitable, que cette doctrine allait voler en éclats suite à la recrudescence des attentats, il a fallu se rendre à la réalité, quand des politiciens et autres propagandistes ont expliqué les attentats en prétendant qu'ils étaient dus au fait qu'Israël n'avait pas fait assez de cadeaux à ses ennemis. Et à ceux qui défendaient avec logique que le problème de l'occupation était mal posé, on rétorquait qu'il fallait se préserver d'une marée démographique qui n'allait pas tarder à mettre les Juifs en minorité dans leur propre Etat. Certains penseurs, qu'il est difficile de reconnaître comme des amis de la sagesse, allait jusqu'à se déclarer très pessimistes sur l'avenir, et osaient avancer qu'il ne fallait pas que l'Etat d'Israël puisse servir de contexte dans lequel les Juifs viendraient à faire subir à sa minorité arabe ce que les Allemands ont fait subir à leur minorité juive. Ces propos scandaleux (voir Y. Leibowitz) ont été tenus en ignorant totalement que les populations musulmanes ont été les alliées du nazisme, aussi bien en terre d'Israël, avec les innombrables attaques contre la présence juive, qu'en Europe orientale, avec la mise sur pied des brigades pour porter main forte aux Allemands en Croatie. (Voir le documentaire: la croix gammée et le turban). Les victimes juives innocentes étaient assassinées pendant la seconde guerre mondiale par les nazis, les Polonais ou les Ukrainiens. Aujourd'hui, elles tombent sous les coups de musulmans fanatisés, ce qui rend d'autant plus abjects des propos décrivant les Juifs comme des bourreaux, quand les victimes juives se comptent par milliers depuis qu'Israël a suivi une politique insensée en armant et accordant l'autonomie à des tueurs sur ses propres terres, le tout dans l'intention de montrer au monde entier son intention de respecter plus que de raison les grands principes humanitaristes. La situation qui fait de la vie des habitants du sud d'Israël un cauchemar, alors qu'ils vivaient en paix jusqu'à il y a quelques années, et qu'une menace de bombardements semblait aussi impensables que grotesque, est elle aussi la conséquence directe de cette volonté de montrer au monde à quel point il n'a aucune raison de nous détester. Et il en est de même pour la mesure de la réaction israélienne qui, au lieu de bombarder l'ennemi globalement, frappe avec une précision chirurgicale les positions des terroristes qui actionnent les missiles, ou les bureaux des têtes de l'organisation qui porte trop bien son nom, le Hamas, de préférence quand ils sont vides. Pourtant, le monde ne semble pas majoritairement s'en soucier. Une autre attitude, bien qu'elle semble radicalement différer de celle des gouvernements qui se sont succédé en Israël depuis les gouvernements Shamir puis Rabin, souffre du même défaut. Il s'agit des explications et des solutions proposées par le professeur Mordekhaï Kedar. Il est vrai que sa connaissance de la langue et des cultures du monde arabe doit être saluée, ainsi que sa prestation sur la radio intégriste du Katar, quand il avait remis à leur place ceux qui se mêlent un peu trop des affaires intérieures d'Israël. Cependant, sa connaissance de l'arabe ne lui donne pas plus raison dans les solutions qu'il propose que la connaissance de l'allemand, le français ou le russe n'avait aidé les intellectuels juifs des siècles passés à mieux comprendre le fonctionnement de la motivation des ennemis des Juifs. En effet, selon Kedar, la situation serait calme parmi les populations arabes qui occupent la Judée-Samarie si Israël avait l'intelligence de les placer non pas sous l'autorité d'une administration où on leur impose des dirigeants qui leur sont étrangers mais sous l'égide de personnalités de l'intérieur, chefs des grandes familles locales. Cette position n'a rien de révolutionnaire dans la pensée du moment qu'elle ne présente qu'une variante de l'idée plus couramment répandue. Elle ignore au même titre que le pouvoir politique la nécessité d'affirmer l'identité d'Israël et son droit à se rétablir à Sichem ou à Beth-Lehem. Dans son cas, la nuance exige que ce ne serait plus l'autorité israélienne qui fait que les non-Juifs haïssent Israël, mais l'autorité d'Arabes de l'extérieur, cette autorité étant imposée indirectement par l'autorité israélienne. Autrement dit, c'est toujours Israël qui est responsable de la haine des populations où grandissent ses bourreaux. En revanche, l'argument de Shimon Pérès, qu'il a avancé pour se montrer rassurant après les terribles attentats qui ont suivi l'application des accords d'Oslo, est vide de sens du moment que la propagande du pouvoir mis en place dans les régions cédées à l'autorité terroriste distille la haine du Juif et de l'Israélien dès l'âge du biberon. Pérès soutenait que l'idée le la paix n'allait pas être admise en un jour, et qu'il faudrait du temps, une génération peut-être, pour que la normalisation soit admise dans les consciences, si consciences il y a. On aurait pu lui donner raison si les médias qui touchent ces populations leur avaient vanté les mérites et les avantages de la civilisation israélienne, montré des habitants arabes heureux de leur niveau de vie et de leurs libertés précisément lorsqu'ils travaillent avec Israël, et ainsi de suite. Or, Israël est plus que jamais présenté comme une nation illégitime assoiffée de sang non-juif, et son élimination, D. préserve, serait un devoir. Il serait temps qu'Israël se délie de cette mentalité qui le poursuit depuis l'émancipation. Il faut peut-être porter des lunettes de soleil pour ne plus être aveuglé par cette lumière du siècle du même nom et de ses conséquences politiques égalitaires, car elle a bien faibli depuis. Israël a été défini dans la célèbre bénédiction que lui a accordée le non-Juif Bilam, comme un peuple qui séjourne seul et qui ne tient pas compte des nations. C'est à ce prix qu'Israël pourra enfin accéder à la paix et à la liberté, et en commençant par cesser de toujours se considérer fautif de la haine que lui portent les autres, car c'est en effet, paradoxalement peut-être, cette trop grande responsabilisation de soi-même qui attise une haine encore plus grande qui se propage d'une manière inquiétante, et qui convainc à grande échelle que les plus grands terroristes ne tuent qu'en raison du désespoir que leur inspirent leurs proies.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 23:54

בהתייחסותו אודות המהלך של אויבנו באו"ם, ראש הממשלה לא סותר את הצעד שננקט עד היסוד. הוא למעשה אומר שאם האויב יענה על מספר דרישות, ולא משנה אם הן ניתנות להשגה או לא, אז הוא מוכן להסכים להקמת מדינה ערבית מוסלמית עוינת נוספת, שהפעם תשב בלב ארצנו.

זאת אומרת שאם השאיפה של עם ישראל, היונקת את השראתה החל ממקורות התנ"ך וכלה מהציונות, היא חזרתו לארצו, שממנה יצא לגלות ואליה הוא התפלל ופעל לשוב, הרי שהאוחזים במושכות השלטון כבר לא מאמינים בה, לא במישור הפיזי מעשי ולא במישור הרוחני. עובדה שרה"מ אינו אומר שלא תקום מדינה ערבית ביהודה ושומרון משום שהארץ הזאת שלנו, ומשום שלא חזרנו אליה אחרי גלות כל כך מרה וארוכה על מנת לתת אותה לזולתנו שבאומות, או לעזוב אותה לשממה. מבחינתו, אילו היה האויב עונה על כמה דרישות, הוא היה מקבל את המדינה שלו על מגש של כסף.

שוב סותר ראש הממשלה את עקרונות המפלגה שהוא עומד בראשה, ומאשר את הדברים שהוא נשא בנאום בר-אילן. לגזול את ארץ ישראל לדורותיו ולהעביר אותה לאויבנו, שמטרתם שאינם מסתירים היא להמשיך את פעולתם של האנטישמיים של העבר, שתפיסתם קובעת שאין ליהודי ארץ ושהוא נטול מולדת, זוהי עמדה פוליטית שלא מעוררת נקיפות מצפון אצל אף אחד מכל ראשי הממשלה שעמדו לנו מאז מלחמת ששת הימים.

האויב הנוכחי, שמשום מה נותנים לו עדיין חשיבות מדינית אחרי שהוא וקודמו הפרו אלפי פעמים את ההסכמים שהרשות המכונה "פלשתינאית" חתומה עליהם (טבח ביהודיים על ידי פיגועי התאבדות, ירי, חטיפות, עינויים, רצח חייל בסיור המשותף, וכו'), ושבעקבות שנאתם לישראל מתעוררת כל האיבה שהייתה נראית כנחלת התקופות האפילות של תולדות האנושות, מתנגד לכל נוכחות יהודית בארץ ישראל, אך בשלב ראשון הוא מכריז שהוא מתנגד לה "רק" באזור שיוקנה לו כמדינה, כפי שהוא אמר בנאומו למצריים. כמוסלמי, יש לו היתר ואף "מצווה" לנקוט בטקטיקת ה"תקיה", שיטה פוליטית-דתית שנותנת זכות לשקר או לחתום על הסכמים בשקר כדי לקדם אינטרסים אסטרטגיים, קרי התפשטות האיסלם. אולם, רה"מ מסתפק בכך שהוא דורש הצהרות בעל פה או בכתב, ולוותר על אלפי שנות כיסופים תמורת הסכמה שאכן מדינת ישראל היא מדינה יהודית. האם ירדנו לרמה כה ירודה כדי שניתן את לב ארצנו לאויב אחד רק אם הוא יגיד שהוא מכיר בזכותנו למדינה משלנו? ועוד אחרי שמדינות גדולות כבר נתנו לנו את הגושפנקה? אך בעצם, מה שמשדר השלטון שלנו, הוא שהכרזת האויב על הקמת מדינה משלו מקובלת עליו. כל מה שראינו עד כה הוא ברמת הדיבור.

כעת, נראה איך ההסכמה הזאת בולטת גם בשטח, במישור המעשי. ראש הממשלה מראה לכל תושבי רמאללה שהוא מצדד בעד הקמת מדינה ערבית-מוסלמית שבירתה... רמאללה. אכן, כל התושבים שם רואים במו עיניהם את פירוק הבניינים בבית-אל שנבנו ואוכלסו חלקם כבר מלפני עשור בהר הגבוה ביותר של האזור – כשהמקום הוא, ע"פ מומחים רבים ותלמידי חכמים, לא פחות מאשר ההר שבו יעקוב אבינו חלם את החלום המוזכר בפרשת וייצא ובו חזר הקב"ה על ההבטחה לצאצאיו על הארץ.  ואויבנו מתחזקים עוד יותר כשהם רואים את הבניין השלישי (הכוונה לבניין השלישי מתוך חמשת בנייני שכונת האולפנה האמורים לעבור העתקה למרכז היישוב) – שלא נראה בזה רמז לבניין השלישי של כל האומה כולה שטרם נבנה – עומד הרוס כאילו פגע בו מטח של טילים ארוכי טווח שנורו מעזה. וגם אם נסכים שראש הממשלה שלנו נחמד, אמפאטי, מתחשב, אחרי שהעביר את התושבים בלי מכות לקראבילות חדישות, וגם התחייב לשלם מכסו (של הציבור), את העתקתם, וכן הפעיל את סמכותו כדי לאפשר בנייה של שלוש מאות דירות חדשות, פי עשר ממה שנהרס, האויב מבין שהממשלה מצמצמת את עוצמתה והקף פריסתה של הנוכחות היהודית לטובתו.

ושלא יבואו בטענה שהעניין לא קשור לדעות פוליטיות, או לכיבוד או התנכרות למצע של הליכוד, או לנטייה לפעול לטובת היהודים או הערבים, בטענה שיש כאן החלטה של בית-משפט ושיש לכבד אותה. כי ידוע שבנידון דדן, הפסיקות נקבעות על פי הדעות. אם רוצים שיהודים יישארו במקומם, מנמקים החלטות משפטיות המצדיקות את הימצאותם בשטח, וכן להיפך. למשל, אם רוצים ששני בתים ערבים ימשיכו לעמוד במקומם בין מעבר קרני לנצרים, קובעים פסק דין בהתאם ; ואם רוצים שכל בתי היהודים יפונו מתושביהם וייהרסו, קובעים פסק דין בהתאם. אם מחליטים שסומכים על החוק העותומאני כדי להשאיר בתים, אז סומכים ; ואם יש צורך להוסיף חוק להסדרה, אז מחוקקים.

הבה נדון אפוא בקצרה בסוגיה המשפטית, ברמה הבינלאומית, בקשר לזכויותינו על כל ארץ ישראל, כולל לב מולדתנו שעלייה מדביקה תקשורת מסוימת תווית שכתוב בה "שטחים", כאילו מדובר באיזו סחורת נדל"נית. באתרי אינטרנט בשפות זרות שקמו למען האיזון וההסברה בעד ישראל והעם היהודי, לא מבינים מדוע הן הממשלה והן התקשורת בישראל לא משתמשים בטענות הכל כך פשוטות שנזכיר אותן כעת. ראשית כל, יש לדעת או להיזכר שבמשפט הבינלאומי, בדיוק כמו בדת ובתרבות הישראליות- יהודיות בת אלפי השנים, אין קו ירוק ואין שום הבדל בין חברון לנתניה. עצם העובדה שלא הצלחנו להחיל את הריבות שלנו ולהתיישב בכל ארץ ישראל, בתום מלחמת העצמאות, לא מונע מאיתנו לעשות זאת בנסיבות עתידיות. ובכן: הועידה שהתכנסה בסן רמו שבאיטליה, אחרי מלחמת העולם הראשונה כדי לדון בעתיד שרידי הממלכה העותומאנית, בשנת תר"פ (אפריל 1920), הכירה בצעד בלתי הפיך בזכויותיו של העם היהודי בא"י, אחרי שנשמעו הטענות של הצדדים, של היהודים והערבים, שנה קודם, בוועידת פריס.  

באותו הקשר, הפרופסור ז'אק גוטיה, משפטן מקנדה, סיים עבודת דוקטורט במכון ההשכלה הגבוהה של אוניברסיטת ג'נבה ב2006, הדן בסוגיית הריבונות הישראלית על ירושלים, כולל העיר העתיקה. הוא מתבסס על שלושה אירועים עיקרים כדי להוכיח את הזכות המלאה שלא ניתן לערער אחריה והם: הצהרת בלפור ב1917, ההחלטה פה אחד של מדינות ההסכמה (צרפת, בריטניה, איטליה ויפן) להכיר בחיוניות שבייום ההצרה, באפריל 1920 , והעובדה שבוועידת פריס, כשנה קודם, הוגדרה ירושלים כעיר הבירה של הבית הלאומי לעם היהודי, בעוד שהערבים לא התעניינו בה. לעומת זאת, להחלטה מספר 181 של הכ"ט בנובמבר, יש משקל משפטי פחות שאין לו סמכות לגרוע מההסכמה של וועידת סן רמו. ז'אק גוטיה נטל חלק בכנס שהתקיים במלון המלך דוד בירושלים, בחודש יוני האחרון והעביר הרצאה בנושא.

על ממשלות ישראל להפסיק לבחול בארץ ישראל ולנסות לתת אותה בכל מחיר ובעיקר בחינם לכל מאן דבעי, העיקר שהנמען לא יהיה יהודי, שהרי לא חזרנו מהגלות כדי להעניש את עצמנו ולתת למצב הזה להימשך לעד, או בלשון אחרת, לא הפסקנו לקבל מהגויים מכות על הראש כדי שנהיה אנחנו המכים על ראשינו. ניסו להתל בעם ישראל בטענות מגוחכות שוויתור על מורשתנו- מולדתנו ארץ ישראל יביא לנו שלום לדורי דורות. כעת, אחרי שנפקחו עיני כולנו, אין שום סיבה להתעקש ולסרב לצאת מהגלות ולהתיישב בכל רוחב ארצנו. ולא זו בלבד, אלא שאין גם מרידה באומות על ידי מעשה ההתיישבות מאז אותה הוועידה שנתקיימה בין ראשי המדינות המערביות.

למסקנה, אם יש לאויב הכובש את לב שטחנו תעוזה לדרוש מדינה על חשבוננו ועל חורבותינו, ח"ו, אין זה אלא משום שהאויב מבין שהשלטון הישראלי נוטה להשלים עם המהלך. לו היו הממשלות משקיעות בבניה מסיבית לאוכלוסייה הישראלית יהודית ביהודה ושומרון, גם עם הסתפקות במגרשים שהושארו בשליטה ישראלית מלאה, לא היו אויבנו מרימים ראש. אבל אם יש פוליטיקאים שיודעים שאינם מסוגלים לעמוד מול הלחץ הבינלאומי ושהם יעשו מעשי התאבדות לאומית, עדיף להם שלא להציע את עצמם להנהגת עמנו.

 

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 15:10

De nouveau, la France encourage la demande de l'organisation terroriste du Fatah de la reconnaissance d'un Etat arabo-musulman interdit aux Juifs en Judée-Samarie. Officiellement, les différents pays soutiennent qu'ils cherchent par cette attitude à motiver les parties à revenir à la table des négociations. Pour Dore Gold, ancien ambassadeur d'Israël à l'Onu, la prise de position exigée par les terroristes ferait tout simplement de l'Union Européenne un ensemble de pays qui trahissent leurs engagements.

Interrogé pour le documentaire intitulé Donner une chance à la paix, l'ancien ambassadeur israélien cite un extrait des accords d'Oslo, ou plus précisément des accords dits intérimaires du 28 septembre 1995: «Aucune des deux parties ne prendra l'initiative ni n'adoptera de mesures qui modifieraient le statut de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza dans l'attente du résultat des négociations sur le statut permanent.» Il affirme alors que si la partie arabo-musulmane décide d'entreprendre la démarche de la proclamation unilatérale d'un Etat, ce sera une violation pure et simple des engagements prévus par les accords. Sans entrer dans d'autres violations qui auraient dû donner le droit à Israël de reprendre manu militari tous les territoires cédés, comme les attaques à l'arme automatique des soldats de l'armée de l'Olp qui ont fait des morts chez  Tsahal, notamment à Sichem, au tombeau de Joseph, et à Ramallah, il explique en quoi les accords, et tout particulièrement cette clause, représente un problème de taille pour l'Europe:

«Lorsque l'accord intérimaire a été signé à la Maison Blanche en présence du président Bill Clinton, l'Union Européenne a contresigné l'accord, en tant que témoin. De la sorte, si l'UE décide de soutenir le projet "palestinien" à l'Onu, en opposition au projet "palestinien" à Oslo, elle prêterait main forte à la violation d'un accord écrit dont ses membres sont également signataires. La question qui fuserait alors immédiatement en Israël serait: "Qui pourra à l'avenir encore faire confiance à l'Union Européenne, si elle veut s'impliquer dans le processus de paix, et si elle viole les accords qu'elle a elle-même signés?"»

Dore Gold déplore le manque d'impartialité à laquelle s'est habituée l'opinion étrangère sur le conflit qui oppose les organisations terroristes à la légitimité et la sécurité de l'Etat d'Israël: «Le monde entier dit à Israël: "Pourquoi ne reconnaissez-vous pas les droits des "Palestiniens" à un Etat?" Cela paraît évident, et les Israéliens y sont confrontés sans arrêt. Mais voyez-vous qui que ce soit exiger des "Palestiniens": "Vous devez reconnaître au peuple juif le droit de vivre dans son propre Etat, dont l'origine est ancrée dans une légitimité internationale et des accords internationaux remontant à San Remo et au mandat britannique de la Société des Nations"? Malheureusement, les mêmes demandes ne sont pas formulées à l'intention de l'autre partie, ce qui révèle peut-être les vraies intentions».

En effet, la conférence internationale de San Remo, et qui est d'une manière surprenante totalement absente des manuels d'histoire de pays libres et démocratiques qui considèrent que l'histoire du renouveau juif en Palestine ne daterait que de 1947, avec la résolution 181 de l'Assemblé générale des Nations Unie et sa carte tronquée, a consisté en des décisions des grandes puissances et de la Société Des Nations à l'issue de la première guerre mondiale, quant à l'avenir des territoires ennemis, à savoir les restes de l'ancien empire ottoman. Pour Howard Grief, un juriste en droit international qui étudie les aspects de cette conférence depuis 1966, c'est la conférence de San Remo, qui s'est tenue en Italie en 1920, dans la villa Devachan – et  non pas le vote de 1947, qui n'est pas contraignant, comme selon lui toutes les décisions de l'Assemblée constituante – qui reconnait et attribue un droit et une légitimité irréversiblement reconnus au peuple juif, à la renaissance et au caractère irrévocable de son Etat sur sa Palestine ancestrale. Les droits juridiques ont alors été accordés au peuple juif et au peuple arabe. Un autre juriste, le docteur Jacques Gauthier, s'est penché pendant vingt-cinq ans sur le statut de Jérusalem, qui représente la thèse de son doctorat. Il déclare: «C'est ici (à San Remo, ndlr) que les grandes puissances ayant un pouvoir juridique irrévocable à l'égard des territoires ottomans ont délibéré et pris la décision, après avoir entendu les revendications de l'organisation sioniste à Paris lors de la conférence de paix en 1919, après avoir entendu les demandes des délégations arabes, au sujet de leurs desideratas concernant les territoires ottomans. (…) Après des décisions juridiquement contraignantes et définitives, du point de vue international, il a été décidé qui obtiendrait quoi».

Quant aux différentes parties en jeu, qui ont été représentées par des délégations devant les grandes puissances, la région a été globalement répartie en trois grandes régions: la Syrie et le Liban, qui dépendaient alors de la France, la Mésopotamie, c'est-à-dire l'Irak dans ce contexte, et la Palestine, dont les contours ont été reportés sur l'emblème du mouvement de jeunesse du Betar.

Pour Dore Gold, ce n'est pas une affaire exclusivement britannique, malgré le début promettant avec la déclaration Balfour en 1917, qui a suivi l'entrée en Palestine d'Allenby ; c'est une affaire internationale, qui a reconnu les droits anciens et renouvelés du peuple juif sur sa terre, la Palestine. 

Source http://www.youtube.com/watch?v=jiI9wnoBSKc

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 11:39

Le Rav Eliézer Melamed, grand rabbin et recteur de l'école talmudique d'Har Berakha, en Samarie, est connu du grand public. Le contrat avec l'armée signé par l'école qu'il dirige avait été rompu par le ministre de la Défense, Ehoud Barak, lorsqu'il a refusé d'affirmer qu'un soldat devrait obéir à un ordre qui le retournerait contre des Juifs, dans le cadre d'une éventuelle expulsion. Des centaines de soldats dévoués pour la cause d'Israël, dont de nombreux officiers, se sont engagés en passant par son institution. Mais malheureusement, on sait critiquer les religieux auxquels on reproche à tort de ne pas faire l'armée, mais, à l'heure de vérité, on s'en dédit et résilie un important contrat.

Nous vous rapportons, traduits en français, l'article du Rav Eliézer Melamed publié sur sa page du journal B7.

«Nous avons dit au moment des accords d'Oslo que toute parcelle de terrain de laquelle nous reculerions servirait à nous attaquer. Nous avons prévenu que la bande de Gaza allait se transformer en base de lancement de missiles sur Ashkelon. Et toutes les personnalités de la gauche, les "hallucinés" de la paix, ont prétendu que nous cherchions à effrayer le peuple. Or, aujourd'hui, les bombardements frappent jusqu'au Goush Dan (région de Tel-Aviv). Nous avions prévenu que le retrait de Goush Katif renforcerait nos ennemis, mais les responsables du gouvernement ont répondu avec orgueil que c'était le contraire qui était vrai, que le retrait renforcerait la sécurité. Nous avons mis en garde que l'abandon de l'axe de Philadelphie (frontière entre la bande de Gaza et le Sinaï, ndt) allait provoquer un flux d'approvisionnement en armes et en missiles dans la bande de Gaza, et ils ont rétorqué qu'il y avait des accords avec les "Palestiniens" et les Egyptiens pour que rien ne filtre, alors que ça fait maintenant des années que l'approvisionnement se fait d'une manière ininterrompue, que les missiles et les autres formes d'armement sont acheminés du Sinaï à Gaza.

Nous avons prévenu que le retrait ferait monter le Hamas au pouvoir, mais ils ont soutenu le contraire, que l'Olp serait renforcé. Nous les avons prévenus que si nous aurions à faire la guerre contre eux, ce serait bien plus compliqué, qu'il nous faudrait nous battre en milieu urbain, et que notre situation sur la scène internationale serait bien plus précaire. Ils ont soutenu le contraire. Ils ont dit que si, après le retrait, les Arabes venaient à nous tirer dessus, nous pourrions les frapper sans retenue.

Nous avons posé la question: "Mais savez-vous qu'ils vont envoyer des missiles en tirant depuis des habitations de civils?" Ils nous ont donné toutes sortes de solutions: "Pour commencer, ils ne disposent pas de missiles. Ensuite, s'ils tirent à partir de maisons, nous feront tomber les maisons desquelles ils auront tiré". Or, aujourd'hui, ils tirent abondamment, et il s'avère que du point de vue international, on ne nous reconnait aucune légitimité de tirer sur des habitations (…)

Si les médias institutionnalisés étaient équilibrés, ils diffuseraient les enregistrements de tous les dirigeants politiques responsables des accords d'Oslo et du retrait de Gaza, afin que le public dans son ensemble puisse écouter leurs promesses insensées et qu'il constate à quel point leurs capacités d'analyse de la réalité sont déformées.

Si les médias étaient honnêtes, ils auraient exigé de tous ceux qui ont soutenu le retrait de présenter leurs plus plates excuses au public israélien, qu'ils reconnaissent le mal qu'ils lui ont fait, et qu'ils disparaissent de la vie politique. Au lieu de ça, ils leur offrent une large tribune, et ils les font parler comme si rien de terrible n'était arrivé par leur faute, et comme s'ils étaient encore dignes d'être considérés comme des dirigeants politiques. Il semble que malgré tous les griefs que nous pourrions exprimer contre l'institution médiatique, nous serions encore loin de toute la mesure des critiques qu'elle mérite (…)

La seule explication que nous pourrions apporter sur ce phénomène douloureux, c'est que les gens qui imposent leur autorité aux médias institutionnalisés sont étrangers à leur propre peuple et à leur propre héritage. Certes, ils n'ont pas l'outrecuidance de s'exprimer contre les soldats ou les habitants du Sud bombardés. Mais, au fond de leur cœur, ils adoptent le point de vue qui donne raison aux ennemis, et ils espèrent que si nous admettons leurs arguments, à savoir que cette terre leur appartiendrait, alors les Arabes seraient prêts à reconnaître le droit de l'Etat d'Israël à l'existence dans la limite des frontières déterminées par la ligne verte.

C'est la raison pour laquelle ils pensent qu'aucune autre solution ne peut être envisagée que l'arrangement politique favorable aux Arabes, autrement dit les retraits territoriaux. Toute opinion qui s'oppose à cette perception, et qui soutient notre droit légitime de vivre sur la terre d'Israël, leur semble réfutable, car ils rejettent ses fondements moraux.

Nous pouvons toutefois nous réjouir d'un certain processus de réveil du grand public. Beaucoup sont conscients de l'orientation effarante des "spécialistes" de la gauche et des médias, et de leur méconnaissance de leur peuple, leur terre et leur patrie. Beaucoup comprennent que les analyses des commentateurs de l'actualité sont une sorte de farce, dont le lien avec la réalité et la logique est faible. Afin d'encourager cet heureux processus, et bien que ce soit irritant et ennuyeux, il faut revenir sans relâche sur la culpabilité des gens de la gauche, et répéter mille fois: "On vous avait prévenus!". Il faut continuer à diffuser sur les réseaux sociaux les extraits de films qui étalent au grand jour leur stupidité.»

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 09:41

L'information qui suit a été diffusée notamment sur le site Ynet, du quotidien Yédi'ot Aharonot, l'un des plus grands de l'information en Israël, le 20 novembre, à 18h. Des photos sont en ligne sur http://www.ynet.co.il/articles/0,7340,L-4309327,00.html

C'est la deuxième fois depuis le début de l'opération Amoud Anan, que les terroristes du Hamas ont procédé à des exécutions sommaires publiques de «coopérateurs avec Israël». L'un des corps a été attaché à une corde et traîné dans les rues de Gaza derrière une moto.

Des hommes armés ont exécuté six condamnés, mardi (20 novembre), selon la radio Aksa, du Hamas. D'après cette dépêche, ils auraient été pris en flagrant délit d'espionnage. Les photos publiées par le Hamas ont nettement montré les corps déchiquetés des victimes.

La radio terroriste s'est expliquée: «Ils disposaient d'un matériel de haute technologie et de matériel photographique pour prendre les images des positions.» Le Hamas soutient que les six hommes travaillaient pour Israël. Ils ont été exécutés à bout portant par balle. C'est l'agence Reuters qui a rapporté que l'un des corps a été attelé à une moto et traîné dans les rues principales de la ville de Gaza.

C'est la deuxième fois, depuis le début de l'opération de défense, qu'on apprend que des habitants de la bande de Gaza soupçonnés d'informer Israël ont été exécutés. Vendredi dernier, des médias ont fait savoir que des individus cagoulés ont abattu un homme dans la ville de Gaza et ont abandonné sa dépouille sous une affiche montrant un terroriste en train d'actionner un lance-roquette. Autour du cou du cadavre, identifié sous le nom de Sharaf Oueyda, un collier a été attaché. Il portait la mention: «Coopérateur avec Israël, responsable de la mort de 15 personnalités "palestiniennes".»  

Un témoin oculaire, Wall Mouhmad, a raconté au New York Time qu'une jeep s'est arrêtée dans la rue Al-Djala du quartier Sheik Radouan et que deux hommes cagoulés en sont sortis en extirpant du véhicule le dénommé Ouyeda. «Il avait les mains menottées derrière le dos. Ils l'ont poussé sous la pancarte et lui ont tiré à trois reprises derrière la tête. Il était encore vivant. Ils l'ont libéré de ses menottes, ils l'ont retourné et ils ont recommencé à tirer.» Le témoin a ajouté que les tueurs ont déposé un tract à côté de leur victime, selon lequel les brigades El-Aksa, la branche armée du Hamas, ont revendiqué le meurtre.

L'article, signé Elior Levy, poursuit par un bref historique des exécutions sommaires perpétrées par le Hamas depuis 2007. Le Monde n'a plus besoin d'affabuler, il peut constater de quelle manière sont traités chez le Hamas ceux qui sont soupçonnés de trahison.

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 17:02

Ayant travaillé comme rédacteur sur un site d'informations en continu d'Israël, et alors qu'excepté deux ou trois réunions annuelles du bureau, toute la communication passait par des mails, j'ai été un jour appelé de toute urgence au téléphone par le directeur. Il m'a demandé d'arrêter de trop mettre en relief les Juifs des régions libérées à la suite de la guerre des Six jours. «Israël, ce n'est pas que la Judée-Samarie et le Goush Katif. Israël est un pays plus grand que ça, il faut ouvrir les yeux. Il n'y a pas qu'eux qui ont des problèmes», m'avait-il reproché. Je lui avais alors répondu que cette population idéaliste qui refuse de s'endormir et de se laisser anesthésier par les médias et les loisirs était l'indicateur de ce que tout Israël est en train de vivre. Il m'a rétorqué que je ne devais visiblement pas comprendre le but de sa conversation.

Pourtant, aujourd'hui, avec l'intensification des bombardements contre Israël, et avec de nouvelles victimes des fautes politiques d'Oslo et de l'expulsion antisémite des Juifs de Gaza, nous sommes bien obligés, que nous le voulions ou non, car ce n'est pas une affaire d'opinion, de reconnaître que la pensée du public défini comme sioniste religieux est déterminante.

[Il est vrai qu'il est malheureusement très mal représenté et toujours trahi par ceux qui sont censés le défendre politiquement, et c'est la principale raison qui fait qu'il n'est pas influent sur le plan des décisions. Seul le rabbin Hanan Porat avait un jour fait tomber un gouvernement qui s'apprêtait à offrir le Golan sur un plateau à Assad, en grand secret et avant de faire accepter la catastrophe par l'ensemble du gouvernement puis la Knesset. Or, au lieu de le féliciter, ou même de le comprendre, certains piliers du public de Samarie l'ont vivement critiqué pour son prétendu manque de maturité politique qui ferait que le public sioniste religieux serait incapable de se maintenir au pouvoir. Pourtant, on l'a vu, cette capacité d'être stable dans un gouvernement nuit à l'efficacité des partis politiques concernés, qui non seulement n'ont aucun pouvoir ni aucune influence sur les décisions, mais en fait les otages des dirigeants. Avec les accords de Hébron, suite dangereuse des accords plus euphorisants qu'euphoriques d'Oslo, le principal parti sioniste religieux, le Mafdal, a perdu sa crédibilité, et sa prétendue volonté de ne pas perdre le contrôle et de mieux prévenir les prochains coups durs l'a réduite à trois mandats.]

Jeudi, deux premiers missiles ont été tirés sur Tel-Aviv. L'un d'eux n'est tombé qu'à 700 m de la plage. Quand la sirène a retenti, beaucoup se sont dits qu'il s'agissait probablement d'une erreur, avant de se rendre à l'évidence… Et ce n'était qu'un début. S'il est vrai que Tel-Aviv fait effectivement partie de la terre sainte, de notre Palestine chérie (la Palestine est à nous, les autres sont des imposteurs), beaucoup s'imaginent qu'on y vit sur une autre planète. Quand l'expulsion des Juifs de Gaza battait son plein, les cafés et le bord de mer étaient tranquillement remplis. L'opinion est endormie gentiment et le sommeil de la population est protégé par des paroles douces et inappropriées, ou par des sarcasmes servant à tourner en bourrique tout individu sensé mais indésirable parce qu'il fait peur et vient troubler le sommeil des justes.

L'abrutissement de l'opinion se fait sur trois volets: minimiser le danger réel, mépriser et enfin isoler les gens clairvoyants qui tirent sur la sonnette d'alarme. Tout d'abord, on s'attache à rassurer le citoyen en lui disant qu'en Israël, il n'y a plus de victimes de l'antisémitisme. Ce travail est tellement bien fait que plus personne ne s'en rend compte. Les attentats et autres actes hostiles ont des motifs non pas racistes et antisémites, d'après l'ensemble des médias, mais nationalistes. Les terroristes ne sont pas des musulmans haineux, mais des «Palestiniens», car, bien entendu, il ne peut pas s'agir d'un nationalisme pan arabique insatiable qui considère toute région du monde et toute parcelle de terrain non soumis à l'i-slam comme attaquables, idéologie intolérante par excellence et invivable pour les autres.

D'ailleurs, le «Palestinien» ne veut pas s'emparer de toute la Palestine, mais juste de ce qui a été repris par les Juifs en 67. Il suffit d'être un tout petit peu attentif au langage de la gauche, qui va des médias à la Cour suprême en passant par le Parquet, pour comprendre que ce sont les Juifs de Judée-Samarie qui spolient la terre des soi-disant spoliés, et certainement pas ceux de la planète Tel-Aviv. Et, des paroles aux actes, on a bien vu qu'un Juif de la région de Benyamin peut être réveillé à 4h du matin et expulsé à coups de matraques de son domicile, parce qu'un Arabe a des prétentions sur le terrain où est bâtie sa maison, mais que des revendications semblables, même soutenues devant les Etats-Unis par Abbas, n'ont pas de prise quand les plans présentés s'attaquent à Tel-Aviv. Non, le «Palestinien» ne veut pas renvoyer les Juifs de Tel-Aviv, et s'il le soutient pourtant mordicus, c'est uniquement pour ne pas être attaqué par les extrémistes de son bord. On connaît la rengaine. Le bouchon est poussé encore plus loin quand l'exotique «nakba», à savoir la catastrophe ressentie par les Arabes suite à leur défaite en 48, est incorporée aux programmes scolaires, parce qu'il faut comprendre ce qui sert de motif à ses ennemis. Heureusement, cette absurdité, qui voudrait nous obliger à avoir de la peine pour ceux qui ne sont pas parvenus à nous anéantir, a été rectifiée récemment.

La deuxième méthode, pour rassurer les futures victimes d'un danger réel, consiste à se moquer de ceux qui mettent en garde. «Mais où sont donc les salves de Katiouchas que nous promettaient les opposants à la paix», s'emportait Pérès dans un grand rire sarcastique et gras dans les jours qui ont suivi le premier retrait de Tsahal de la bande de Gaza. Mais surtout, on reprochera aux sionistes religieux de manquer totalement de déontologie et d'honnêteté intellectuelle, parce qu'ils se servent de la peur pour mettre en avant leurs idées politiques. Par la même occasion, on les mettra au pied du mur dans des débats en les accusant d'immoralité: «Comment, vous êtes contre la paix! Aucune idéologie religieuse ou nationaliste du "grand Israël" n'a de valeur comparée à la paix!»

Et cependant, la paix, nous l'avions avant ce processus vicié à la racine mensongèrement masqué sous le nom de «processus de paix». Et ce n'est pas une question d'opinion. Avant Oslo, aucune roquette n'avait été tirée contre les agglomérations juives, pas même sur Goush Katif. Mais la malhonnêteté est soutenue par la mauvaise foi. N'a-t-on pas avancé que les tirs de roquettes sur Sdéroth étaient antérieurs à l'expulsion des Juifs de Gaza pour mieux relativiser la gravité de cette expulsion?

La troisième méthode consiste à minimiser l'importance du bon sens général, en n'en faisant l'affaire que des Juifs des implantations juives de Judée Samarie, et jusqu'à il y a huit ans, de Gaza. «Mais ils nous fatiguent avec leurs problèmes. Quels égocentriques. Ils ne sont pas tous seuls dans ce pays.» Or, le problème des habitants des implantations juives est celui de l'ensemble du pays d'Israël, et par extension de tout le peuple juif.

Quand le symbole du judaïsme de Goush Katif est représenté par un père de famille qui pleure, (voir la photo apposée sur les troncs de collecte diffusés pour venir en aide aux expulsés) c'est tout le peuple d'Israël qui est représenté via cet homme. Il est navrant et regrettable que ceux qui ont quitté leur travail et leur foyer, se sont fait arrêter et ficher pour tenter d'empêcher l'expulsion de Goush Katif n'aient été que les Juifs de Judée-Samarie, ou les Juifs d'autres villes identifiés au sionisme religieux. Quand une portion impressionnante de ce public s'est rassemblée à Kfar Maïmon, et qu'elle aurait pu empêché le redéploiement, comme le disait en personne Sharon qui suivait de près le moindre développement, avant que cette opération n'échoue lamentablement à cause d'un prétendu accord conclu entre le gouvernement et le Conseil de Yésha (Judée-Samarie-Gaza), à quoi étaient occupées les populations où se nettement supérieures en nombre de Sdéroth, Ashkelon, Ashdod, Béer-Chéva, et bien entendu Tel-Aviv? Que l'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit. Toute cette population est la chair de ma chair, et je souffre qu'elle soit la cible des plus grands antisémites actifs de notre époque, mais j'aurais aimé marcher avec eux main dans la main au barrage de Kissoufim. Non seulement je n'aurais pas été arrêté, mais nous aurions eu la force de renverser la situation. Remarquez, ils n'ont pas été méchants, ils ont même distribué des bouteilles d'eau minérale fraiche. En effet, les longues marches à travers la campagne (les routes étaient barrées) ont vidé les gourdes que portaient les opposants à l'expulsion.

Cette leçon ne revient pas à pleurer sur le passé, mais à envisager un avenir bien plus alarmant si on continue à se dire: «Ils nous embêtent, ces habitants des implantations juives». Et à ceux qui voudraient encore répondre que de toute façon, ils ne font pas ça pour l'ensemble du peuple d'Israël mais pour leurs propres intérêts, il convient d'expliquer qu'ils auraient tout à gagner en s'informant des causes qu'ils défendent afin d'éviter qu'elles se révèlent être les leurs. Quand des politiciens et autres juristes qui détiennent des postes clés déclarent qu'ils sont favorables à la fondation d'un Etat terroriste sur les hauteurs de la terre d'Israël, le bon peuple doit comprendre, et le plus tôt sera le mieux, que ce n'est pas l'affaire de quelques familles, trois ou trente selon le lieu concerné, ni de quelques centaines de milliers d'Israéliens qui pourraient très bien vivre de l'autre côté de la ligne verte, mais qu'ils sont directement concernés. Nous sommes tous sur le même bateau, et percer la coque à Netzarim ou à Bet-El ne peut qu'inonder tout le pays de bombes en tous genres. Les gouvernements s'efforcent depuis des décennies à offrir un Etat sur un plateau d'argent à ses ennemis, au détriment de l'avenir d'Israël, et certainement pas en échange de la paix. Donc, regardons bien ce que veulent les sionistes religieux, car ils sont le baromètre de notre avenir et de notre présent.

 

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 18:38

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[Illustration. Trop compter sur l'aide extérieure ne conduit qu'à la ruine]

Le nouveau président américain, dès le début de son premier mandat, s'est rendu très impopulaire auprès de l'opinion israélienne et des pays libéraux. En se rangeant du côté de la religion de l'Arabie, il s'est fait passer, en s'inclinant devant le roi saoudien, pour le vassal de cette force sous la pression de laquelle la face de l'Occident change à grands pas. La mise en exergue de son prénom Hussein, qui l'a d'un seul coup fait ressembler au dictateur moyen oriental capturé par ses prédécesseurs, dont il est l'homonyme par le prénom, a plongé dans le désarroi bon nombre de ses électeurs, dont beaucoup pourtant ne lui ont pas tenu rigueur en lui refaisant confiance.

Mais la frayeur inspirée par sa réélection est peut-être exagérée. Il suffit de ne pas oublier quelle était la nuance subtile qui le distinguait du dernier Bush, - car c'est bien d'une nuance qu'il est question et non pas d'une différence fondamentale. Cette nuance veut qu'il a cherché alors à démarrer son mandat en se concentrant sur l'Etat juif, qu'il rêvait de voir diminué et privé de sa capitale, tandis que son prédécesseur considérait cet objectif comme l'élément final de son service à la tête des EU. Il n'est pas à exclure que le nouveau président ait fait alors une fixation sur les paroles quasi prophétiques de Georges Bush II, qui avait décrété, un an avant son investiture, (voir Un nouveau prophète), que la soumission d'Israël à ses fantasmagoriques prévisions pseudo prophétiques se réaliseraient dans la dernière année de son mandat. En bon disciple et en bon exégète du prophète Bush, Obama a dû interpréter ses dires et comprendre que cette prédiction, puisqu'elle ne s'était pas réalisée avant la passation de pouvoir, n'allait pas tarder à se réaliser peu après pour le plus grand bien de sa propre gloire.

Si ce qui distingue les deux derniers présidents n'est qu'une question de vitesse ou de patience, comment se fait-il que le dernier, selon un sondage effectué en Israël, n'avait inspire confiance qu'à 4% de ses citoyens, alors que le précédent passait pour l'apôtre de la paix auprès, toujours si on se fie aux sondages, d'une tranche nettement plus importante de l'opinion ?

Avant le premier mandat d'un président dont la couleur ressuscite bien des peurs et des phobies, une campagne visant à sensibiliser la conscience américaine avait traduit les exigences d'Obama en termes d'épuration ethnique, la pression exercée par ce dernier ayant pour but de «nettoyer» Jérusalem, la Judée et la Samarie de leur présence juive. De son côté, pour bien dénoncer le déséquilibre de la volonté politique d'éradiquer les Juifs de la région, le porte-parole du gouvernement israélien avaient rendus publics les résultats d'un rapport faisant état des récentes acquisitions par des Arabes d'appartements dans la partie Ouest de la capitale israélienne, fuyant à l'avance la possible mise en place d'un pouvoir arabo-musulman totalitaire censé les représenter depuis les accords d'Oslo, dans le but de montrer que, contrairement à la déjudaïsation exigée par les nations dites libérales, les instances de l'Etat Juif n'avaient jamais exigé l'équivalent dans les régions que l'Occident concédait à reconnaître comme israéliennes.

Cette effarante déclaration de guerre contre la vie juive caractérisait pourtant tout autant des gens paisibles tels que Clinton, Bush 1 et Bush 2, Reagan, etc. Comment Clinton a-t-il pu être tellement populaire en Israël alors que des Juifs étaient occis par dizaines dans des bus ou des restaurants, et alors que les accords entre Rabin, Pérès, et Arafat, au bas desquels il avait lui-même apposé sa signature, avaient été le déclencheur de la situation la plus catastrophique jamais subie par le pays ?

La réponse, et sans allusion à connotation raciste allant à l'encontre des Blancs ou des Noirs, c'est que les présidents auxquels on nous avait habitués jusqu'à l'année qui a précédé le premier mandat d'un élu de couleur, montraient tous patte blanche. Le partenaire d'Israël s'avançait, les bras en avant, les mains tournées vers le haut, bien en évidence, un grand sourire carnassier supposé transpirer la fraternité, mû par un élan de bonne volonté et la ferme résolution d'établir la paix américaine dans le monde, parvenant ainsi à transmettre à ses «amis», alliés et autres interlocuteurs, un sentiment coupable. «Nous somme de grands amis, et nous allons réaliser ensemble de grands projets. Alors pourquoi nous fâcher pour des broutilles en raison d'un entêtement dépassé et puéril de votre part?» La suite est bien connue. Si le président de la grande puissance est si sympathique, pourquoi le froisser? Et c'est pour ne pas froisser de si grands amis qu'Israël a cédé le Sinaï à L'Egypte, Sinaï aujourd'hui infesté de groupuscules bédouins armés par Al-Qaïda et l'ex arsenal de Kadhafi, le Sud-Liban au Hezbollah, ou encore Gaza au Hamas.

N'oublions pas que l'Amérique excelle dans le commerce et le cinéma. Ces deux matières ont plus de points communs qu'on ne se l'imagine. Le commerçant, l'acteur, mais aussi le politicien, travaillent de la même façon ; ils vantent et vendent tout, à commencer par ce qui est creux: le premier vante un produit, le second un héros, le troisième un ordre nouveau.   

Leur habileté est si grande qu'un homme de bonne foi peut se faire empoisonner par un produit tout en étant persuadé qu'il est tombé à pic pour le soigner d'un mal qui s'est déclaré au moment de son acquisition ; un autre peut voir son caractère se transformer pour devenir irrespectueux et vindicatif en pensant bien faire, sur le modèle d'un personnage commercialisé par une série ; un autre encore pourra détruire une oasis bâtie sur un ancien désert pour en faire une base de tir de roquettes contre son propre pays, pensant apporter la paix car on l'a convaincu qu'il suffit de faire plaisir aux ennemis pour les rendre gentils, comme dans les contes …

La différence entre le président classique et le nouveau, c'est la manière de présenter la chose. Un individu menaçant armé d'un bâton éveillera la vigilance de la personne visée, qui, prévenue, pourra se protéger du mieux qu'elle peut. Mais si un agresseur, muni d'un sécateur, qui est une arme bien plus terrible qu'un simple bout de bois, s'avance avec un grand sourire, et explique qu'une amputation douloureuse sera salutaire pour le « patient » qui risquerait sans cette intervention de périr, et qu'il faille l'endurer pour que le reste du corps survive, il représentera, par son pouvoir de persuasion, un danger bien plus terrible.

Si un individu en menace un autre de le tuer en lui faisant ingurgiter une amanite phalloïde, ce dernier a de fortes chances de se défendre et de s'en tirer sain et sauf ; mais si on lui dit que ce champignon serait innocent et dangereux uniquement dans les idées reçues, et que la force de son poison puisse au contraire le débarrasser de tous les microbes qui le menacent bien plus sérieusement, sa vie est en péril dès qu'il est sur le point de se laisser convaincre.

Ces deux dernières paraboles symbolisent les « concessions douloureuses » qui amputent le pays d'Israël de ses régions les plus vitales, aussi bien spirituellement que matériellement, et qui sont consignées à l'encre coagulée pat toutes sortes d'accords et de décrets, qui n'ont fait qu'apporter désastre et désolation. Le nombre des victimes des conséquences de la persuasion américaine ont dépassé en nombre celui des victimes des véritables guerres.

Le président américain fait passer un message clair, ainsi que le diplomate Solana, qui se faisait l'écho de ses ambitions politiques au moins au début de son premier mandat: « Je veux que vous renonciez à vos possessions parce que je ne vous aime pas. Et, combien même vous vous plieriez à mes exigences, vous n'en tireriez aucun profit pour l'avenir. Bien au contraire, vous vous en sortiriez diminués et affaiblis. »  

A moins d'un président ami d'Israël, sans guillemets, qui inciterait les Arabes présents sur son territoire à rejoindre les pays avec lesquels ils s'identifient, le nouveau vaut bien mieux a priori que les anciens, ceux qui exhibaient leurs « sabots fendus », signes extérieurs de leur prétendue loyauté. Mais l'avantage de cette effrayante franchise se perd en raison de l'incroyable complaisance mal-placée du gouvernement de Netanyahou, qui, s'il a affaire à un président prétendu ami, fera des concessions douloureuses pour préserver cette amitié, et ne défendra pas plus les véritables intérêts d'Israël que s'il a affaire à un président américain ouvertement hostile.

Dans ce dernier cas, et qui est celui qui nous intéresse, il se justifiera auprès du peuple d'Israël de deux façons. Ou bien il s'excusera de ne pas avoir le choix, la pression étant trop forte, ou bien il tentera de se persuader et de persuader les autres que les concessions ou le sabordage d'Israël amadoueront à la longue un président américain admirateur des dictatures musulmanes et le rendront plus magnanime envers le pauvre petit Etat juif – puisque c'est en effet cette façon des dirigeants de se sentir inférieurs qui met Israël en position d'infériorité. («Nous étions à nos yeux comme des sauterelles, et c'est comme ça qu'ils nous voyaient» Nombres XIII, 33).

 A ceux qui rétorqueront que le résultat escompté est plus qu'hypothétique, il répondra que, justement, c'est la preuve qu'il faut faire de plus en plus de concessions pour qu'il n'ait plus aucune raison de douter de notre bonne foi. Aujourd'hui, après cette réélection, rien n'est moins sûr que de supposer que Netanyahou ait atteint la maturité à même de lui permettre d'agir en chef d'Etat indépendant. Quoi qu'il en soit, la différence ne dépend pas de la couleur blanche ou noire du locataire de la maison blanche dont l'adjectif qui la qualifie reste de toute façon constant quelle que soit la couleur de celui-là, mais des capacités et de la mesure du courage et de la détermination d'un Premier ministre israélien qui soit capable d'agir selon ce qui est bon pour son pays, et non pas désolé de saborder l'avenir de son peuple parce qu'il a trop peur de faire les bons choix. Or, depuis ses débuts au pouvoir, Netanyahou a été par excellence l'homme qui a baissé la tête, et a accepté toutes les concessions: Hébron, les dix mois de gel total de la construction juive y compris à Jérusalem, le vote apocalyptique pour l'anéantissement de Goush Katif et indirectement des bombardements qui pour l'instant ne touchent que le Sud, jusqu'aux prochaines concessions douloureuses. L'horizon semble bouché, car plus personne ne peut se dire que les déclarations du type de celles tenues lors du discours de Bar Ilan ne seraient que des paroles stratégiques destinées à détourner l'attention. Mais le peuple juif, fidèle à son optimisme, s'en remettra. Souhaitons que les dégâts soient jugulés au mieux et que D. nous préserve des effets douloureux des concessions politiciennes.

Cette réélection américaine conforte le gouvernement israélien dans son manque de détermination à défendre les intérêts du pays car il pourra continuer à prétexter que la pression américaine est incontournable, alors qu'avec un Blanc plus complaisant, mais en apparence seulement, il         aurait honte de capituler pour une pression si faible en apparence. Quoi qu'il en soit, elle sert de leurre et détourne l'attention du public en Israël du manque de charisme de ses dirigeants.

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 09:10

Certaines questions doivent indubitablement rester à l'état de question. Il est interdit d'y répondre. Elles servent à alimenter des articles, animer des débats, mais il est interdit de ne pas tourner autour du pot. Par exemple, vous n'avez pas le droit, dans la fameuse incertitude existentialiste au possible qui fait se demander qui, entre la poule et l'œuf, a été le premier sur terre, de démontrer disons que la poule a été la première. Vous seriez irrévocablement exclu du débat.

En l'occurrence, je veux parler ici d'un phénomène observé en Europe, et notamment en France. Il est relativement nouveau, puisqu'il est dérivé d'une situation nouvelle. Il relève indéniablement d'une anomalie ou d'une injustice ; il s'agit de la variabilité du traitement de l'antisémitisme. Cette lutte orchestrée par les pouvoirs n'est pas une valeur absolue. Aussi, un antisémitisme «classique», si l'on peut dire, d'origine autochtone, sera pris très au sérieux. Politiquement, les mouvements ou partis de droite seront étroitement surveillés, et qualifiés d'extrême droit avant d'être poursuivis par la justice, au moindre dérapage, réel ou même sujet à une interprétation, pas toujours justifiée, d'un mot qui peut parfois être pris pour une allusion.

En revanche, un antisémitisme marquant des ressortissants souvent de provenance ex territoriale, ou descendants non intégrés de ces populations, sera toujours minimisé, excusé, considéré comme isolé de son contexte ; que ce soit une phrase isolée d'un discours, ou un discours isolé du contexte de la guerre totale menée contre Israël par les pays d'où ces antisémites sont originaires, et «comme les Juifs soutiennent indéfectiblement Israël, que voulez-vous que nous fassions?».

J'ai donc proposé une explication en deux points, pas sous la forme d'un article mais d'une réaction en quelques lignes, sur un site dont je tairai le nom. Et j'ignore s'il s'agissait d'un problème technique ou d'un acte conscient: l'article qui approfondissait et dénonçait ce déséquilibre du traitement de l'antisémitisme a été, pendant quelques heures, non disponible. Le lien internet conduisait à un court texte expliquant que l'article n'existait plus. Le problème technique a donc été réparé quelques heures plus tard, excepté le fait que ma réaction n'y figurait plus.

En voici approximativement les termes, puisque je ne l'ai pas conservée:

La différence entre le traitement de l'antisémitisme «normal» et l'antisémitisme musulman s'explique pour deux raisons:

1.        Les pouvoirs locaux ne se sentent pas moralement responsables d'une haine contre les Juifs qui est le fait de personnes qui ne sont pas de leur provenance.

2.      Les pouvoirs sont tellement respectueux du droit à la liberté de culte qu'ils ont du mal à réprimer cette haine, parce qu'elle fait tout simplement partie des devoirs religieux de la religion musulmane.

On peut expliquer le premier point par une parabole. Si votre fils chaparde les cerises de l'arbre de votre voisin et que celui-ci s'en plaigne, vous prendrez des mesures pour éviter que ça ne se reproduise. Mais si, en revanche, le fils d'un autre voisin s'est servi, et qu'on vous le reproche, vous répondrez: «Le coupable n'est pas mon fils.»

Pour ma part, je ne trouve que deux explications plausibles à la non-réapparition de mon explication en bas de l'article évoqué plus haut. Ou bien le problème est purement technique, seul l'article ayant pu être récupéré ; ou bien la question générale, en raison de son rôle dénonciateur qui en conserve l'aspect exclusivement rhétorique, ne doit pas être solutionnée afin de pouvoir être fréquemment posée.

Une autre explication à ce laxisme des pouvoirs vis-à-vis de l'antisémitisme musulman, que je n'avais pas proposée, consiste précisément dans le racisme inavoué de ceux qui s'affichent ouvertement comme ses opposants. Pour beaucoup d'Européens moyens, les agresseurs musulmans des agressés juifs seraient tout simplement des sémites. Par conséquent, nul n'est besoin d'intervenir dans des querelles «de clochers» entre antagonistes d'une même obédience.  En d'autres termes, on parle d'une «importation de conflit», et en d'autres termes encore: «Allez laver votre linge sale en famille chez vous». Supposons par exemple qu'un Copte se fasse agresser à Paris par un autochtone d'extrême-droite. Les médias et le pouvoir feront le nécessaire pour le dénoncer à lui infliger la peine la plus forte que la loi prévoit. Mais supposons à présent que ce même Copte se fasse agresser par un Egyptien qui n'est pas copte. Le cas n'intéressera personne, car il sera traité comme de l'«importation de conflit».

Pourtant, si nous revenons au cas qui nous intéresse, les adeptes de l'i-slam, qui se réclament de l'ascendance d'Ismaël, sont selon leurs propres revendications les descendants de la servante Agar de Sarah, comme l'atteste le texte. Ce sont donc des Chamites, fils de Cham, et non pas des Sémites. D'autant qu'Agar choisit pour son fils une épouse égyptienne. Mais pour les racistes, la nuance est trop subtile.

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