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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 11:26

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Marcher entre un éboulement, une paroi et un précipice

Les promoteurs de la laïcité ont dû se rendre à l'évidence qu'une société ne peut se passer totalement de valeurs morales. Nous verrons de quelle façon, à l'instar du génie génétique qui isole un gène de sa chaîne pour le placer dans un autre milieu, elle arrache de son contexte un grand principe religieux ; ou comment fabrique-t-on des montres.

La laïcité est un curieux phénomène. Rejette-telle l'idée de D. ? Ou alors est-ce la tyrannie de systèmes qui prétextent l'attachement à sa foi pour diriger et soumettre les hommes qu'elle refuse ? Sur ce dernier plan, même les tyrans qui se servaient de systèmes religieux n'en n'ont plus besoin: en effet, si la religion était par excellence le moyen exploité pour contenir ou canaliser le peuple, la télévision l'a depuis longtemps remplacée. Quelle meilleure garderie pourrait-on trouver pour obliger les gens à se tenir tranquilles, qu'une suite d'émissions apaisantes et neutralisantes, qui occupent et neutralisent tout le temps restant entre le retour du boulot et l'heure de se coucher? Le cas échéant, si le peuple veut s'énerver, on lui montrera contre qui il faut s'indigner, du moment que l'indignation ne se tourne pas contre le pouvoir.

On peut donc affirmer que la laïcité, dans les contextes où elle sert de socle, n'est plus confrontée à une caste qui a besoin de la religion pour garantir son propre maintien au pouvoir, puisque d'autres moyens, plus modernes, sont exploitables.

Pourtant, le plus curieux, alors que tout semble pouvoir se passer de religion, il semble qu'un principe religieux reste le guide et le fondement de la laïcité. Laissons un instant de côté l'idée de la religion. Beaucoup d'honnêtes Européens se disent croyant mais non pratiquant ; ce qui veut dire qu'ils doutent du bienfondé des préceptes et principes de culte imposés par des êtres humains à différentes époques, surtout lorsqu'il est question de religions ne découlant pas directement d'une révélation au plus grand nombre, mais qu'ils retiennent l'idée d'un Créateur impliqué dans la direction des destinées individuelles et collectives, aussi bien que de l'avenir de la planète et du genre humain.

Une société débarrassée, si l'on peut dire, de la religion, sur les deux plans que nous venons d'invoquer, c'est-à-dire dans la mesure où elle n'est ni croyante, ni pratiquante, devra tout de même s'imposer un système de valeurs. Or, nous allons voir tout de suite qu'elle procède de la méthode qui sert à fabriquer des monstres. Celle-ci est en phase de passer de la fiction à la réalité: on prend un gène, que l'on isole d'un chromosome, et on s'en sert, certes en l'introduisant dans un autre caryotype, pour provoquer la création d'un être transfiguré. Une méthode plus primitive, qui n'exigeait pas l'intervention de manipulations génétiques, produisait des animaux très puissants mais stériles par le croisement d'équidés d'espèces différentes.

La société laïque, ne pouvant se passer totalement de valeurs morales, a repris un principe religieux primordial, énoncé par Hillel l'Ancien, et l'a isolé de l'ensemble du son système. Dans le traité du Talmud, Shabbat, 31a, nous pouvons lire de quelle manière Hillel répond à un païen désireux de se convertir au judaïsme alors qu'il se tenait «sur un pied», autrement dit en un temps très court. Si Hillel lui répond: «Ce que tu hais, ne le fais pas à ton prochain», c'est pour lui permettre non pas d'isoler ce principe de l'ensemble du judaïsme, mais de lui donner une ouverture pour lui offrir la possibilité de s'intégrer dans le contexte de la Torah.

Et c'est précisément ce principe qui est récupéré par la laïcité, qui affirme que la liberté de l'individu s'arrête là où commence celle de son prochain. Tout en limitant le principe de l'acceptation de la compréhension subjective de la liberté en excluant d'emblée la tranche de la société âgée de moins de dix-huit ans, qui ne pourra pas voter, acheter les boissons alcoolisées, conduire une voiture, etc., elle accorde une liberté illimitée dès que cet âge est dépassé, pourvu que rien ne soit imposé par la contrainte à son voisin.

La porte est ouverte à toutes les aberrations ; et la société, forte de ce principe, ne protègera pas non plus l'individu de l'autodestruction. Le plus dur, c'est qu'elle définit la liberté d'une manière épicurienne, à savoir qu'il faut laisser à l'individu le droit de faire absolument tout ce qu'il veut, sans lui imposer de jugement de valeur. Et, bien que le commerce et la consommation de la drogue restent interdits par la loi, l'individu pourra s'enfoncer dans l'oisiveté, en travaillant de moins en moins ou en ne travaillant pas, ne pas s'impliquer dans la société, consommer sans limite de l'alcool, des euphorisants et autres drogues porteuses de noms légalisés de médicaments, contracter une union improductive, telle celle de l'âne et de la jument, s'enfermer dans un carton pendant quarante jours pour participer à un programme de télé réalité, ce dernier phénomène étant, en plus des tribunes où s'étripent des supporters de matchs de foot, la version moderne des combats de gladiateurs, désormais aussi inutiles qu'interdits.

Pour ce qui est du «mariage» entre deux individus du même sexe, la société enfreint ses principes de la protection de la tranche mineure. Sachant que chacun fait ce qui lui plait, et que les mariages homosexuels risquent de remplacer les mariages de sexes opposés qui peuvent à la longue devenir effrayants, puisque qui dit opposés dit conflit, la société comprend qu'elle risque à plus ou moins court terme de disparaître.

Les progrès de la science ne suivant pas assez vite les changements des mœurs, on n'est pas encore capable de mettre un homme enceint. Et c'est précisément la solution envisagée pour ne pas que la société disparaisse qui viole la protection de l'enfance. Pour être fidèle au principe de cette protection, la loi en voie d'amendement ou déjà entérinée un peu partout, ne devrait permettre aux mariés d'un seul sexe que l'adoption d'enfants majeurs, seuls habilités à faire n'importe quel choix, comme nous l'avons vu plus haut.

On ne peut en effet obliger un enfant à se soumettre qu'à ce qui est naturel, ou comme on à l'habitude de le définir: ce qui bon pour lui. On le contraindra à prendre son biberon, à aller dormir à une heure décente, à aller à l'école même s'il n'a pas envie, ou encore à faire ses devoirs. Si un enfant doit se faire adopter, les services sociaux seront extrêmement pointilleux quant au choix de la famille. En un mot, elle doit être équilibrée, «normale», dans le sens traditionnel du terme. Dans cette optique, elle ne pourra donc pas le placer chez une paire de pères ou une paire de mères. Les règles de la langue française obligent à formuler le concept ainsi, et à parler d'une paire d'homos et non d'un couple. Dans une paire, les deux éléments sont semblables, comme dans la paire de babouches. On parle d'un couple lorsqu'il y a assemblage de deux éléments différents qui se correspondent.

Les abus et le déni des droits de l'homme par les grandes religions prosélytes qui permettaient ou permettent encore dans certains pays de mutiler et lapider à grande échelle, de condamner au bûcher ou à la roue, ou de maintenir les peuples dans l'inculture et la servitude, ont fait que la société moderne refuse de s'intéresser aux attentes morales du Créateur, puisque les grandes religions prétendaient parler en son Nom.

Le monde moderne n'a pas su faire un juste tri et distinguer le vrai du faux, le bon pour l'homme et ce qui est mauvais. Il subit donc une perte de valeurs et de repères qui risque de le conduire à sa perte, à saper le sol sous son pied, non pas à cause d'une intervention miraculeuse de l'extérieur, mais simplement en s'autorisant des actes suicidaires.

Pourtant, ce n'est pas après qu'une personne psychologiquement faible a absorbé un tube de comprimés qu'il faut tenter désespérément de la ranimer. Il faut intervenir avant que l'irréparable ne soit commis. La religion non prosélyte dit pourtant à ceux qui veulent la rejoindre: pour être juste aux yeux de l'Eternel, nul n'est besoin de vous imposer tout ce qu'elle implique. Il suffit d'être bon, honnête, et de se plier aux sept lois noahides, qui n'empêcheront pas les justes des nations de consommer leur nourriture habituelle et d'aller à la pêche le shabbat.

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 11:07

Nous parlerons des points communs et des divergences entre deux sociétés profondément démocratiques, des différentes façons d'exprimer l'exaspération, par le choix de personnages perçus comme des «mollassons» ou des «animateurs.»

Parfois, si un peuple veut se libérer d'un élu qui agit un peu trop comme bon lui semble, il lui faut être déterminé. Il arrive en effet qu'un dirigeant démocratiquement élu se prenne pour un dictateur mais qu'il ne s'en soucie guère, conscient qu'il tient son peuple bien en main, et qu'il a trop peur des candidats qui pourraient être pires s'ils prenaient à leur tour le pouvoir.

L'élection en France de F. Hollande montre qu'un dirigeant qui se montre trop méprisant et trop présomptueux vis-à-vis de ses concitoyens n'est pas immunisé contre un démenti cinglant de ce principe qui le pousse à l'arrogance, la nonchalance et le laisser-aller.

En dépit du spectre hollandais, s'il est permis de s'exprimer ainsi, et des avertissements d'une partie des politiciens et de l'opinion quant à un chaos sans précédent qui suivrait l'élection du candidat de gauche, les grandes et moyennes formations qui auraient pu naturellement, par certaines affinités, se rabattre au second tour sur la droite, les dirigeants ont eu le courage – certains diront la folie – d'appeler leur public à ne pas voter, sachant pourtant qu'en pénalisant le président sortant, ils feraient entrer un rival bien plus éloigné a priori de leurs propres positions.

Hollande menaçait de laisser, selon ses détracteurs, toute la misère du monde submerger ce qui reste de la France, et de poursuivre l'assistanat de masse souvent pour des individus multigames  ou plurigames assis au café, et d'être trop conciliant envers des régimes menaçant l'Occident. Or, en quelques mois, les faits ont montré que les frayeurs étaient exagérées. Les ressortissants de nombreux pays n'affluent pas plus vite qu'avant, et les riches qui auraient dû être encore plus taxés n'ont pas permis à Hollande de tenir ses promesses: qu'ils soient noirs ou blancs, ou anciens présidents, ils se sont expatriés et ont pris avec eux la malle de manne qui lui a filé entre les doigts, et peu importe que le pouvoir doublé trouve cela minable ou admirable.

Un jour, le président français pourra s'excuser le simplement du monde: «C'est vrai, je vous avais promis de prendre encore plus aux riches pour que vous ne deveniez pas pauvres, mais que voulez-vous que je fasse? Ils sont partis avec l'argent que je pensais leur prendre. Vous ne voudriez quand même pas que je m'en aille pour ça?»

Quant à une politique extérieure que certains avaient peur de trouver trop molle, elle s'inscrit dans la logique de la précédente. Là où il y a des intérêts, des gisements, des raffineries, il n'y a plus de droits de l'homme ; c'est la guerre, avec tous ses dommages dit collatéraux. On peut même constater que celui qu'on croyait mou prend encore moins de pincettes au Mali que son prédécesseur en Lybie, puisqu'il se passe de l'aval de l'Onu ou du conseil de Sécurité.

Toujours en France, certaines méthodes ou formes d'abus de pouvoir – outre le fait qu'aucune ville ou banlieue n'ait été sécurisée, les populations autochtones continuant à fuir dès qu'elles le peuvent – ont poussé à bout un pays qui a, à l'actif de sa culture, deux siècles de démocratie. Si la poursuite de l'image et le travail investi par Sarkozy pour paraître devant les caméras peut faire sourire au départ, quand un président affirme que son métier s'apparente à celui d'un acteur, elle finit par excéder, dès lors qu'un journaliste risque son emploi pour une question posée qui risque de déplaire au souverain qui ne supporte pas le choc d'une image ternie de sa réputation, ou le poids des légendes qui révèlent un changement peu flatteur de sa situation familiale.

Il n'aime pas non plus qu'un professeur en économie, de surcroît directeur de la Banque mondiale, lui fasse de l'ombre et ose lui tenir tête en lui lançant que ses erreurs d'appréciation en notions d'économie n'auraient pas été faites par ses élèves. Cette trop forte tête, qui aurait pu être à la présidence aujourd'hui, sera attaquée par son point faible, situé à la base du corps humain, quitte à ce qu'elle risque de finir dans les geôles américaines. Mais le bon peuple a attendu son tour, après cinq ans de patience, pendant lesquels il a donné maintes occasions à son président de faire ses preuves, et il préfère finalement laisser passer le politicien qui passe pour le plus mou qui soit.

Peut-être l'affirmation qui veut que le peuple ne comprenne jamais rien et qu'il reprenne «toujours les mêmes pour recommencer», est-elle un peu hâtive. En Israël, il se pourrait fort que le même ras-le-bol ait en réalité sanctionné les grands partis. Kadima, tout d'abord, qui est un parti champignon qui aurait dû être effacé, mais qui est passé de la formation la plus grande en députés à deux mandats. Il faut dire que c'est un parti qui a été créé pour contourner la loi. Le comité central du Likoud ayant refusé l'expulsion de Gaza préconisée par Sharon, celui-ci n'a pas démissionné pour reprendre à zéro sa carrière politique, en se présentant aux électeurs comme celui qui veut affaiblir Israël. Il a travesti son poste de député défenseur des droits d'Israël sur son sol, garantis par la charte du Likoud, en député d'un parti improvisé pour lui permettre d'exécuter le projet le plus dangereux pour Israël depuis le retrait du Liban ou les accords d'Oslo. Ce parti, qui avait attiré bon nombre de membres arrivistes et non idéalistes du Likoud, peut à présent disparaître, le but pour lequel il a été imposé avant d'être une seule fois élu, ayant été atteint.

Quant au Likoud, la manière de gouverner de son dirigeant a fait beaucoup de mécontents. Avec son associé, Liebermann, il a perdu le quart de sa force. Plus sérieusement, il peut s'estimer heureux de ne pas avoir été balayé, et se rassurer après avoir cédé à la panique pendant la journée des élections. Il est même allé jusqu'à me téléphoner pour me demander de voter pour lui. Je lui ai répondu qu'avant de  me parler d'élections, il devrait d'abord répondre à mes lettres ouvertes. Mais c'était peine perdue, son coup de fil était «en différé», préenregistré, fraichement cependant, et lancé par un système informatisé. Sûrement une erreur.

Ce qui a permis à Netanyahou de ne pas avoir éjecté de son siège, c'est la possibilité donnée par le système électoral israélien de rendre des voix inaudibles. C'est lui qui a peut-être fait qu'il ne se soit pas fait descendre davantage. La puissance d'Israël (Otsma Leyisraël), le parti d'Israël Eldad et de Michael Ben Ari, n'a pas obtenu, malgré ses 66840 électeurs, les sièges des deux députés qu'il aurait dû introduire à la Knesset, car le seuil d'éligibilité est fixé à 72338 voix. Le Rav Emsallem, pour la même raison, n'a pu entrer lui non plus à la Knesset, bien qu'il ait obtenu une fois et demie les 29826 voix qui correspondent à un siège à la Knesset. Il a obtenu 45691 voix, selon le document des résultats définitifs en ligne sur le site de la Knesset.

Une autre figure religieuse, le rabbin Amnon Isaac, a obtenu un peu moins de l'équivalent d'un siège, avec un peu plus de 28048 voix. Il y a d'autres voix qui n'ont pas pu se faire entendre, comme La feuille verte, parti écologiste, avec 43726 voix, et le parti des verts, avec 8190 électeurs.

Certains partis montent en flèche, nés de nulle part, et expriment la désapprobation du public. On se rappellera le parti Tsomet, de Raphaël Ethan, celui des retraités, et aujourd'hui, celui de Yaïr Lapid, fils de Yossef Lapid, à l'époque député et figure de proue de la politique de la gauche. Sans se perdre en conjectures, on peut supposer que plus de démocratie aurait peut-être/sans doute/sûrement (biffer les mentions inutiles) fait que Lapid serait passé, de sorte que le peuple israélien aurait fait à Netanyahou ce que les Français ont fait à Sarkozy.

Le suffrage universel direct, comme nous l'avons évoqué tantôt, n'a été attribué qu'à trois reprises dans l'histoire récente d'Israël. Mais, comme trop de démocratie tue la dictature, ce droit lui a été retiré.

Lapid est le type parfait du chef d'un parti né pour exprimer le mécontentement du peuple vis-à-vis des partis qui représentent des mouvances plus traditionnelles, politiquement parlant. A priori, son cheval de bataille consiste dans l'exigence d'obliger les étudiants en yéchiva de faire l'armée. Or, c'est déjà le cas de beaucoup d'entre eux, comme le montre d'une part l'existence de la brigade du Nahal HaHarédi, et, d'autre part, les difficultés qui existent au cœur de Tsahal pour en ouvrir une seconde, ne pouvant donc pas satisfaire la demande d'enrôlement de plus en plus forte. De plus, le Rav Emsallem, dont il a été question ci-dessus, rabbin orthodoxe sous toutes les coutures, a lui aussi exigé que n'étudient dans les yéchivot en bénéficiant d'une exemption uniquement ceux qui étudient réellement à temps complet et intensivement. Lapid a d'ailleurs placé assez haut dans sa liste un rabbin.

Le nombre croissant de députés religieux dans la Knesset en formation, montre qu'il n'est plus nécessairement question d'une opposition entre religieux et non religieux.

Ce qui est sûr en ce qui concerne Lapid, c'est sa notoriété acquise auprès du grand public par sa célébrité, puisqu'il est connu en tant que présentateur de journaux télévisés. Il a quitté son poste il y a à peu près un an pour se lancer dans la politique. Avec les mimiques de son visage qui viennent appuyer tout ce qu'il peut affirmer, et son expression de mannequin qui pose pour une lotion antipelliculaire, il jouit d'une grande crédibilité auprès du public. Si vous vivez en France, qui diriez-vous de voter pour M. journal télévisé ou M. météo, s'ils venaient à se présenter aux élections?

En seconde place, juste derrière l'animateur télé, vient l'animatrice radio. Cette dame a elle aussi quitté son micro pour se lancer dans la politique. L'image, avantage de la télé, a plus d'impact que la radio, où il n'y a que le son, et elle rapporte comme nous le constatons quatre mandats de plus: 19 sièges pour l'animateur télé contre 15 pour l'animatrice radio. C'est un peu comme si, en France, on demandait à des électeurs dégoutés par les socialisto-capitalisto-communistes etc., de choisir entre Ménie Grégoire et Ppda. A croire que l'électeur n'aime pas les nouveaux visages.

Quoi qu'il en soit, on ne peut pas vraiment parler de front de gauche. Le Ppda israélien a en effet adressé une fin de non recevoir à son homologue de la radio, lui faisant comprendre par une phrase cinglante qu'il n'était pas à classer avec la gauche ou la droite: «Je ne forme pas de front de refus avec Zouabi*.» Et toc! (*Militante pro terroriste ou terroriste tout court défendue par la Cour suprême qui a annulé la décision de la Commission des élections d'invalider sa candidature).

Revenons au cas du Premier ministre, qui, les circonstances du régime politique aidant, n'a pas été suffisamment désapprouvé pour rentrer chez lui et penchons-nous sur les raisons de la désapprobation. On peut affirmer sans prendre de risque de se tromper que le mécontentement qu'il a suscité dans le grand public se place sous le signe du logement.

Le plus grand facteur de pauvreté en Israël, bien avant le prix des produits alimentaires de base, c'est le problème du logement. Les constructions, à Jérusalem, dans les secteurs les plus abordables, et qui présentent la plus grande surface constructible possible, ont été stoppées par le chef du gouvernement. Les questions de géographie politique qui motivent la pression internationale contre Israël n'intéressent pas les familles de condition modeste, ou les jeunes couples en quête d'un appartement, et qui voient leur détresse s'accroitre parce que le pouvoir est plus sensible aux intentions étrangères d'ingérence qu'aux besoins du peuple.

Si le Premier ministre ignore le peuple et fait comme s'il se trouvait dans la peau d'une sorte de gouverneur, le peuple l'attendra au tournant. Certains, pourtant, parmi le peuple, ne comprennent pas que le logement à Modi'in Illit ou à Ariel, dans les hauteurs qui se trouvent à moins de cinquante kilomètres de la mer méditerranée, est le même qu'à Tel-Aviv ou Netanya. Si les milliers de logements avaient été construits en Samarie, à Jérusalem et en Judée, un trois pièces dans un appartement ancien jusqu'à la vétusté n'atteindrait pas les 1 500 000 shekels, et un studio en location à Tel-Aviv ne coûterait pas 6000 shekels par mois.

Il ne faut pas perdre de vue que le salaire minimum n'est que de 4100 shekels par mois, et que les smicards sont beaucoup plus nombreux qu'on le pense. Tous les Israéliens sont liés un peu comme le principe des vases communicants, et il est erroné de s'insurger contre les revendications des Juifs de Judée-Samarie au droit de construire, sous le fallacieux prétexte que l'argent public serait gaspillé dans des secteurs où vit une partie relativement peu importante de la population.

Si Israël n'a pas mis son dirigeant à la porte comme l'a fait récemment la France, c'est certainement dû aux conditions limitatives du système démocratique. Non seulement il n'y a pas de second tour, mais il n'y a pas non plus de premier tour. Fatigués par la confrontation entre la gauche et la droite, qui ne veut plus rien dire, les électeurs ont opté pour des candidats plus préoccupés, au moins sur le plan des déclarations, des problèmes de la société que d'accords internationaux incapables d'apporter la moindre amélioration au quotidien. Mais, quoi qu'il en soit, il ne faut pas se voiler la face: un Israélien sur trois ne se donne pas la peine de voter, puisque seuls 66,6% des électeurs se sont déplacés jusqu'aux urnes. Les gens ne sont pas dupes

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 15:09

Les-coulisses-du-meeting.jpgIl semble approprié ici de reproduire sans le modifier le compte-rendu d'un meeting du Likoud, datant du dimanche 22 avril 2012, et qui montre l'impuissance des députés du parti face à leur chef. La sincérité et l'engagement pour les idéaux de ce parti qui revendique les droits du peuple juif à réintégrer son territoire, ainsi que les principes fondamentaux de la charte du parti, ne peuvent influer sur les décisions du pouvoir, quand celui qui dirige ce parti impose par abus de pouvoir la politique voulue par l'extrême gauche. Cet article avait été publié le soir même sur le site Israël 7 zl, qui n'est malheureusement plus en ligne.

Réunion du Comité central du Likoud à Bet-El

La mairie de Bet-El a reçu ce dimanche une délégation importante de députés du Likoud. Ils ont tous exprimé leur détermination à défendre la ligne politique authentique du Likoud et ont rappelé que le peuple les avait désignés pour être représenté par eux et pour qu'ils mettent en œuvre les chantiers de développement qu'il attend d'eux, en agissant selon sa volonté. Plusieurs centaines de membres du Bureau central se sont déplacés, venus de Tel-Aviv, Haïfa, Netanya, et de bien d'autres localités encore.

Le représentant du Comité de la résidence de Guivat Haoulpena, Harel Cohen, a été invité  à prendre la parole, sur le podium où s'étaient installés les députés invités par le Conseil local de Bet-El. Il a affirmé qu'il allait certainement surprendre l'auditoire, en annonçant qu'il y a douze ans, il avait reçu du Premier ministre Ehoud Barak une aide gouvernementale de l'équivalent de 12000 dollars pour faire l'acquisition de son appartement.

Le député Zeev Elkin, qui a pris la parole après lui, a en effet confirmé que la planification de la résidence a été supervisée par Netanyahou, qu'une importante aide au financement est venue du gouvernement d'Ehoud Barak, et que le chef d'état major qui avait à l'époque signé les autorisations n'avait été autre que Saül Mofaz. Il a invoqué le danger que représenterait une victoire d'individus qui n'ont pas été élus et qui cherchent à supplanter le pouvoir légitime et représentatif du peuple. Alors que la région avait toujours été désertique, et après l'installation des familles dans leur foyer, un Arabe s'est présenté devant les tribunaux israéliens muni d'un papier signé de l'AP en prétendant que le terrain lui appartenait, et que la personne chez qui il avait été acquis n'en était pas le véritable propriétaire. Sans la moindre enquête, la Cour suprême a donné raison au plaignant et exigé du gouvernement, sans autre forme de procès, la destruction de cinq immeubles dans lesquels logent 30 familles. Elkin met en garde que si le Premier ministre ne fait pas preuve d'autorité, le précédent encouragerait les ennemis d'Israël à se présenter avec des documents semblables et à revendiquer la propriété non seulement des lieux situés de l'autre côté de la ligne verte (sic), mais également des terrains à Jérusalem, Tel-Aviv, etc., avec le sentiment de se trouver en pays conquis, grâce au soutien du Bagatz (Cour suprême). «C'est ici que se trouve la ligne du front; explique-t-il. Et nous sommes obligés de veiller à ce qu'il ne tombe pas. Qui est au pouvoir ici, le Parquet ou le peuple? Il ne s'agit pas de cinq immeubles, mais du sort de millions de civils. La lutte pour l'installation en terre d'Israël ne doit pas se trouver entre les mains du pouvoir pénal. Nous sommes obligés de l'emporter. Celui qui commande ici, c'est nous, c'est le peuple.»

Le maire, Moshé Rosenbaum, a ensuite informé le public qu'une réunion extraordinaire du Likoud devait se tenir lundi, avant le pont du jour de l'Indépendance. La députée Miri Réguev a exigé que la législation israélienne soit appliquée à toutes les localités juives de Judée-Samarie. Pour elle, la terre d'Israël n'est pas une question politique. Elle a invoqué le droit du peuple juif hérité de ses Patriarches. «Il est impensable que des citoyens qui comptent parmi les meilleurs éléments de la société israélienne, dont un divisionnaire de Tsahal, doivent se demander si on ne va pas frapper à leur porte en pleine nuit pour leur dire qu'ils n'ont plus de maison.» Elle a rappelé le contenu des deux lois que la centrale du parti a exigé du Premier ministre. Elle compte personnellement en faire avancer la réalisation. Il s'agit de faire passer tous les points de peuplement juifs sous le coup de la loi de l'Etat d'Israël et non plus sous celle de l'administration civile, qui dépend directement du ministre de la Défense, d'une part ; et de la loi sur la règlementation, qui veut que tout quartier ou localité juifs construits avec l'aval et l'encouragement du gouvernement ne puisse plus faire l'objet d'un anéantissement.

Elle a en outre rappelé, en s'adressant en apposition au président de la Knesset, Zeev Elkin, présent à cette réunion, qu'il est possible de faire passer une loi dans un délai de deux jours seulement. Cette affirmation a été confirmée également par le président du Conseil de Ma'alé Adoumim, Benny Kashriel, qui a rappelé le contenu d'un entretien avec le Premier ministre, dans lequel ce dernier lui avait rappelé que Ma'alé Adoumim était l'un de groupes d'implantation juive qu'il n'est pas question de toucher, avant de lui demander pourquoi il se mobilisait pour l'ensemble de la région. Il lui avait alors répondu que la route de sa ville, dont il est maire depuis vingt ans, passait par Kedoumim, au Nord. Il a affirmé que rien n'avait changé dans la situation du pays ou internationale. «Les pays étrangers se sont toujours opposés à nos droits légitimes de vivre ici. La différence, c'est qu'avant on avait du courage, de la détermination. Il faut à nouveau montrer au monde entier que les 320 mille habitants de Judée-Samarie sont capables de descendre dans la rue et de remplir toute la Place des Rois d'Israël, comme nous l'avons fait au temps de Shamir et de Rabin. Netanyahou en sortirait renforcé. Il ne faut plus que le débat public porte sur la destruction ou la non-destruction, mais sur la construction et sur son ampleur. Nous ne devons plus regarder la rangée d'immeubles qui est devant nous mais les travaux qui doivent reprendre au plus vite en haut de la colline, au-dessus de nous.»

Les caméras de la télévision israélienne ainsi que de nombreux cameramen ont saisi le discours de Yoël Tzour, qui a rappelé que le quartier avait été construit pour immortaliser le souvenir de son épouse, Ita ayad, et Ephraïm, ayad, son fils âgé alors de onze ans, tués par des arabo-musulmans qui les avaient assassinés à bout portant d'une voiture qui avait dépassé la sienne avant de se réfugier à Ramallah, en pleine autonomie terroriste. La gorge nouée, il a rappelé au Premier ministre: «Voici quinze ans, vous êtes venus accompagner Ita et Ephraïm… J'avais dit en désignant cette colline depuis le cimetière qu'il fallait y construire une grande résidence. Vous nous avez approuvés et répondu qu'il fallait réagir à chaque massacre par la vie. Vous avez promis et vous avez tenu votre promesse.» Il lui a demandé de ne pas l'oublier.

 Danny Danon a pris à son tour la parole. Il s'est adressé au public venu de tout le pays. Il a rappelé que les membres du Likoud, au même titre que les électeurs, étaient très contrariés par les décisions du ministre de la Défense bafouant la volonté de la majorité, mais il a tenu à mettre l'accent sur le fait que le véritable décideur restait en tout état de cause le Premier ministre. Il a alors dit une phrase qui a surpris et ravi l'auditoire: «Nous sommes pour l'expulsion, pour l'expulsion de Barak du poste de ministre de la Défense. Il y a suffisamment de personnes compétentes pour ce poste à l'intérieur du Likoud. S'il faut choisir entre la destruction et l'expulsion de Juifs de leur maison d'une part et l'expulsion de Barak de son poste d'autre part, alors il faut se défaire de Barak.» IL s'est ensuite adressé à Begin (absent de ce rassemblement), le fils de feu Menahem, en demandant au public de ne pas le huer. Les plus mécontents parmi le public s'étant déplacé venaient de Tel-Aviv pour le congrès à Bet-El. Il a tenu à lui rappeler en public que son père respectait l'autorité de la loi mais savait aussi reconstruire la terre d'Israël. Il a en outre rendu hommage aux «véritables héros de l'histoire moderne d'Israël: Levi Eshkol, qui avait établi la souveraineté israélienne sur les zones libérées de Jérusalem ; et Menahem Begin, qui en avait fait de même pour le Golan.» Il a exigé de Netanyahou d'être le troisième en nationalisant Be-El, Eli, et toutes les autres localités juives.

Tzippi Hotoboli a pour sa part affirmé que le souci du respect de la loi chez les partisans de la destruction et de l'expulsion n'était qu'un prétexte fallacieux, puisque que les membres de l'association Yesh Din et Shalom Akhchav avaient sauté sur l'occasion et exigé l'expulsion des Juifs alors que l'affaire n'avait pas encore fini d'être traitée par le tribunal de district, et que même si la revendication était reconnue, le propriétaire lésé serait alors dédommagé financièrement, cette démarche ne manquant pas de précédents. 

Yariv Levin a rappelé que le parti travailliste s'était réuni ce dimanche pour une conférence où ils traiteraient d'idées. Il leur a demandé de venir constater non pas des idées mais des actes sur le terrain en venant à Bet-El. Il a rappelé que pour se maintenir au pouvoir, un parti politique devait respecter ses engagements pour gagner la confiance du peuple. Il a parlé d'un coup de force sans précédent dans aucune démocratie occidentale des dirigeants des tribunaux, et accusé un «groupuscule de juges qui se nomment les uns les autres» de chercher à imposer leurs vues. Il a parlé de l'urgence de ramener leur influence à de justes proportions. «Les autorités pénales doivent reconnaître que l'installation des habitants s'est faite et se fera en vertu de la loi et qu'elle représente la concrétisation de nos droits historiques. Nous devons voir ici la réalisation de projets de construction massifs qui répondent à la volonté du peuple.»

Parmi les derniers députés à prendre la parole, Ofir Akonis a raconté qu'il revenait de l'inauguration à Petah-Tikva d'un monument érigé à la mémoire des membres du Lehi tombés au combat. Il a rappelé le premier principe du mouvement, qui fait partie aujourd'hui de la charte du Likoud: «Nos droits sur la Palestine n'ont pas expiré et n'expireront jamais.» Il a parlé des milliers de chantiers sauvages visibles sur les abords de la route, en pleine zone C, sous administration israélienne exclusive, mais qui n'intéressent absolument pas le Parquet ni la Cour suprême, et encore moins les ONG.

Shevah Stern, président du secteur Judée-Samarie au Likoud, a mis un bémol à cette ambiance bon enfant: «Nous sommes rassasiés de déclarations. Nous voulons des actes. Quand vous rentrerez de ce congrès, vous retrouverez les ministres du Likoud qui ont majoritairement le point de vue que vous avez revendiqué et défendu, et vous leur direz que si la moindre pierre ou le moindre grain de sable sont déplacés ici dans un but destructeur, il n'y aura plus de gouvernement.»

Yariv-Levin-homme-de-bonne-volonte.jpg

Notre journaliste a posé la question en dehors des projecteurs à Yariv Levin: «Si Netanyahou décide de passer outre et de mettre la machine destructrice en route, en dépit de la volonté du peuple et de la charte du Likoud, que va-t-il se passer?» «Je ne veux pas parler de ce qui ne se produira pas.» «On a pourtant vu pour la Maison de Mahpella ce qui s'est passé malgré les visites rassurantes des députés et des ministres?!» Il a répondu agacé: «Il n'y aura plus de gouvernement.» «Avant ou après?» «Ni avant, ni après.»

Voilà, l'histoire de ces derniers mois nous a ouvert les yeux.

 

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 12:11

IMG_0838.JPGL'avènement de l'Etat d'Israël n'a absolument pas inversé les données. La victime, le peuple juif, ne s'est pas transformée en bourreau, et les bourreaux ne sont pas devenus des victimes, ni réelles ni potentielles. La seule différence, bien sûr non négligeable, c'est qu'Israël peut aujourd'hui se défendre et faire subir de lourdes pertes à ses agresseurs à l'heure où sévit l'islam, ce qui n'a malheureusement pas été le cas à l'heure où sévissait le nazisme.

L'Etat juif ne doit pas faire attention de ne pas faire subir aux arabes ce que les nazis leur ont fait. Il doit faire attention de ne pas laisser les arabes achever le travail des nazis qui avaient juré d'anéantir tout le peuple juif. Ce n'est pas pour rien que le mufti des musulmans était l'allié d'Hitler pendant la seconde guerre mondiale.

Et ce n'est pas un hasard si les populations arabes ne fuient pas l'Etat juif et si les populations juives ont fui en masse les pays arabes. Aujourd'hui encore, la trop grande tolérance d'Israël vis-à-vis de ses «minorités» permet trop souvent au cauchemar de se répéter. Ces quelques images montrent mieux que de longs discours toute l'actualité d'une problématique inchangée, bien que l'antisémitisme s'habille différemment selon les époques.

Il importe de ne pas se bercer de l'illusion d'une trop grande puissance qui serait censée nous rendre indulgents envers ceux qui ne vivent que par leur haine du Juif, en cette avant-veille d'élections.

http://www.youtube.com/watch?v=mFTOzaJVnII&sns=tw   

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 11:10

Le-croissant-s-etend-jusqu-a-la-limite-de-l-Euro-copie-1.JPGEn rouge, les pays islamiques, ou en voie de le devenir, ou qui, en tout cas, soutiennent les thèses hégémoniques et expansionnistes de ce camp. En rose, ceux qui ne sont pas encore rouge. Couleur azure, seule une lueur d'espoir, avec la République Tchèque, brille sur l'Europe. Mais est-ce bien suffisant? Impossible de ne pas remarquer le renforcement du croissant musulman dont l'écarlate coule jusqu'à la pointe du Raz, à l'extrême nord-est de l'Europe. Mais ont-ils conquis tout le pourtour méditerranéen, en raflant le plus largement possible? Non, car une irréductible étoile à six branches brille sur le monde, au beau milieu de ce croissant soumis.

L'argent n'a pas d'odeur, dit-on. On ne peut pas en dire autant pour le pétrole, et l'Europe se laisse envahir par la religion des pays de l'or noir. Ce parfum ne laisse plus personne indifférent, puisque même la Suisse s'est colorée en rouge, elle qui se demandait si les minarets la gênaient sans n'avoir rien à redire sur la multiplication des mosquées, édifices aussi neutres que peut l'être le soutien de l'islamisation de tout le pourtour de la méditerranée. Tout le pourtour? Tout! Quant à l'Angleterre, il semble qu'elle est encore rose, encore à mi-chemin entre la blancheur et la couleur du sang. Il faut croire qu'elle s'abstient dès qu'un vote se présente un 29 novembre.

Quant aux dirigeants européens, observez bien leur expression. Voyez le Français Hollande qui revient d'un voyage en Algérie. Ils se sentent coupables, et ils ont des remords. Nous ne nous attarderons pas ici sur l'indiscutable apport économique, culturel, civilisationnel, de l'Europe dans ses anciennes colonies ; ni du dépit des populations locales et autochtones délaissées, trahies, abandonnées, dont une bonne partie a suivi et continue de suivre ses tuteurs en Europe. Nous ne considérerons ici que les remords. Mais nous allons voir tout de suite qu'ils sont bien plus graves et omniprésents que ce que l'on s'imagine.

Le président français ne se sent pas mal à l'aise parce que son pays a fait de l'Algérie une de ses provinces pendant un peu plus d'un siècle, mais parce qu'il impose aujourd'hui son autorité à une population arabe. Au fond, il s'excuse de s'imposer d'une façon tout à fait illégitime, en tant que dirigeant étranger, à une population d'où il n'est pas issu. Pour lui, et pour les autres, de l'Assemblée au Sénat, députés, préfets ou ministres, la colonisation française ne représente pas un passé sur lequel, avec un petit effort, on peut tirer un trait, mais le présent dans toute l'acuité de son actualité. Et c'est terriblement déshonorant pour des anticolonialistes qui se respectent que d'imposer leur pouvoir à des gens qui n'aspirent qu'à être libres.

Regardez! Qui s'est promené en France, récemment? Qui a marché une bonne demi-heure, d'un bon pas, dans les rues de Paris, de Lille, de Lyon ou de Marseille, et j'en passe? Peut-être avez-vous rencontré quelques Français de souche. Mais en majorité, vous avez surtout croisé la route d'une population originaire du continent africain. Les Israéliens, majoritairement grands admirateurs de la France et de sa culture, ont déchanté. Moshé B, de Kiryat Gat, raconte: «Mon fils, après son service militaire, est parti avec quelques amis visiter Paris. Ils ont été encerclés par des Arabes qui avaient la haine dans le regard. Ils ont été frappés. Remis de leur stupeur, ils ont bien rendu quelques coups, mais ils ont dû décamper en vitesse. Je lui ai reproché de ne pas avoir fait attention, d'être allé dans des quartiers à risques. "Mais, non, papa", qu'il m'a dit. "C'était au Trocadéro".» Mme Péled, de Tel-Aviv: «J'aime les rues de Paris. Mais je dois dire que je rencontre de moins en moins cette culture française quand je flâne dans la capitale des lumières. On dirait que la lumière faiblit.»

Depuis plus d'une décennie, les Israéliens, pour ceux qui sont avides de voyages et de dépaysement, préfèrent depuis longtemps l'Extrême-Orient, de l'Inde au Japon, en passant par la Thaïlande.

Il ne faut donc pas en vouloir à ces pauvres Hollande et Fabius. Ils n'y peuvent rien, et sont obligés de mettre en veilleuse leurs aspirations – loin de nous de les soupçonner de ne plus vibrer pour elles – aux droits de l'homme, au droit des peuples, y compris Israël, à disposer d'eux-mêmes et à se défendre. Ce n'est pas de leur faute, ils ne sont pas coupables s'ils ont reconnu comme membre de l'Onu un Etat qui veut en effacer un autre, puisqu'il s'agit d'un Etat arabe contre un autre qui ne l'est pas. En tant que Français qui dirigent une population arabo-musulmane, ils étaient bien obligés de se montrer démocratiques et de répondre aux aspirations de leurs administrés.

On comprendra donc bien qu'il est inutile d'argumenter ; ni d'expliquer qu'il s'agit de la terre multimillénaire du peuple juif qui est en exil dès qu'il est ailleurs ; ni que les accords d'Oslo empêchent logiquement et déontologiquement l'Europe d'accepter une démarche unilatérale ne découlant pas de pourparlers ; ni que l'approbation ou le silence face à des nations qui veulent effacer un petit pays qui ne fait pas le centième de ce qu'elles occupent en surface rappelle le silence ou l'approbation des pays libres face à la machine nazie.

Et de la même façon qu'aucun pays arabo-musulman n'admet pour reconnaître Israël des arguments qui pourraient pourtant leur être vitaux, comme la coopération économique, l'irrigation, la lutte contre l'avancée du désert, les nouveaux pays musulmans sont obligés de s'aligner sur les positions des plus anciens.

Si l'Europe a reconnu, ou s'est en partie abstenue, l'Etat arabo-musulman de substitution, c'est qu'elle est en phase de devenir elle-même la suite du continent musulman. Le-croissant-s-etend-jusqu-a-la-limite-de-l-Europe-JPG

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 14:29

On entend souvent sinon dire, du moins insinuer, que les Juifs seraient responsables des problèmes de l'humanité. Nous aborderons ici la question sous une perspective radicalement différente des attentes provoquées par les idées reçues.

IMG_0469-copie-1.JPG

A la lecture du l'article suivant, d'aucuns s'insurgeront: «On avait fini par s'habituer aux allégations qui accusent les Juifs et Israël d'être la cause de tous les maux de la terre, mais on ne s'attendait certainement pas retrouver ces mêmes assertions sur un site qui nous procurait un peu de sérénité et de paix intérieure!» Si le développement qui va suivre peut provoquer un tel étonnement, la cause de la responsabilité qui leur est attribuée se trouve aux antipodes des idées reçues. Nous allons donc voir que le Juif n'est pas à l'origine des problèmes de la planète parce qu'il revendique sa terre, sa foi, sa culture, mais parce que, à contrario, en voulant trop faire plaisir à toute la planète tout en obtenant toujours les résultats inverses, il se montre, même sans que la demande ne lui soit explicitement adressée, prêt à tous les renoncements, ce qui rend le chemin de la paix d'autant plus sinueux.

Nous reprendrons pour commencer une affaire tirée de l'actualité, qui abonde dans le sens de la non-revendication d'Israël de ses droits les plus légitimes.  Nous passerons ensuite à des éléments permanents dont les hésitations israéliennes qu'ils révèlent sont tellement courantes qu'elles n'attirent même plus l'attention, avant de voir ce qu'en dit une très vieille source de la littérature rabbinique.

Bien entendu, dans cette perspective, le non événement, puisqu'il est plus symbolique – dans la mesure où l'antisionisto-sémitisme possède ses propres symboles – que concret, de la proclamation d'un Etat ennemi par des ennemis sur notre terre, et surtout aussi sa large acceptation par les nations, n'est que la face apparente de l'iceberg.

Dans sa réaction à la nouvelle de cette proclamation, le Premier ministre israélien s'est attaqué aux aspects superficiels et non au fond du problème. Les motifs invoqués pour justifier son opposition à cette démarche montrent que son opposition n'est pas catégorique. Sa réponse est toute relative car elle dépend à première vue de quelques conditions qui, une fois respectées, transformeront son refus en approbation. Cet Etat doit être le résultat de négociations et non pas d'une décision unilatérale, il doit respecter des accords sécuritaires non encore établis garantissant que les habitants d'Israël ne seront pas en danger etc.

Il faut bien comprendre que le caractère à première vue théorique et irréalisable de ces conditions ne change rien au problème. Même si on peut miser sur la supposition que le pari raté de Begin (quand il avait invité Sadat à la Knesset et que celui-ci avait répondu «chiche!» contre toute attente, la suite étant connue) ne se reproduira plus, on s'expose par de telles considérations à un blocage de la situation.

A quoi cela ressemble-t-il? Il existe une expression qui montre le degré d'attachement à des valeurs reconnues comme sûres, solides, irrévocables. Elle est introduite par la proposition: «Même pour tout l'or du monde!», la suite étant «jamais je n'accepterais, ne ferais, renoncerais…» Ici, le chef du gouvernement semble dire: «Sans rien en échange, je suis contre, mais en échange de certains arrangements vitaux, on peut discuter». Même si l' «or du monde», ce qui est peut-être méritant pour le Premier ministre, représente la vie de ses citoyens.

(On ne peut sur la forme dénier à Netanyahou le souci qui le préoccupe vis-à-vis de la santé physique de son pays, mais cette ténacité qui renie le fond risque à la longue de rendre précaire la défense de la forme.)

  Or, le Premier ministre ne refuse pas la fondation d'une énième dictature arabo-musulmane, en l'occurrence en Judée-Samarie (ce qui n'est qu'une première étape pour une organisation terroriste qui revendique «toute la Palestine»), en se fondant sur le principe irrévocable qui exige tout simplement que le peuple juif n'a pas subi un long et éprouvant exil afin de faire cadeau de sa patrie à un tiers, ou pour la laisser désertique et inhospitalière, ou tout simplement que cette terre est la nôtre et qu'il n'y a pas à discuter. Malheureusement, ces discussions, ou négociations, le Premier ministre les appelle de tous ses vœux.

On est loin de la clairvoyance politique qui avait jadis banni toute discussion avec des organisations terroristes, ce qui avait fermé la porte à la surenchère et au chantage. Aujourd'hui, si ceux qui nient à Israël le droit à la vie acceptent de parlementer, on est prêt à leur offrir un Etat sur un plateau d'argent. Cette analyse n'est pas déplacée, exagérée ou trop dure. Elle va dans le sens qui consiste à relever que la politique, depuis le désengagement de Gaza imposé par Sharon, fait peu de cas des principes érigés dans les chartes des partis candidats.

Ce n'est qu'en cas de problème technique, quand les agissements politiques sont extrêmes, que leurs auteurs quittent le parti de départ, mais pas en rendant aux lecteurs leur mandat. Lorsque les membres du bureau central du Likoud avaient voté contre le retrait de Gaza, le Premier ministre avait alors fondé un nouveau parti de transfuges. Le dysfonctionnement du système fait comme si les députés, dont certains deviennent ministres à la suite de chaque élection, étaient désignés nominalement, ou comme si l'orientation des idées et des combats politiques justifiant leur accession au pouvoir n'avait aucune importance.

De plus, le contenu de la critique du présent Premier ministre de la «proclamation» terroriste rejoint le message de son discours de Bar-Ilan, quand il se disait favorable à la formation d'un tel Etat, dont le principe consiste à priver le peuple d'Israël du cœur de sa terre, aussi bien pour les générations actuelles et à venir, qui ont pourtant vécu cet extraordinaire retour, que pour les deux milles ans de générations qui ont prié, risqué leur vie et œuvré pour cette aspiration.

Ce renoncement aux idéaux religieux, nationaux, historiques et sionistes touche tous les gouvernements israéliens depuis la guerre des Six jours, en supposant que les précédents ne l'étaient pas. Ceci est d'autant plus incompréhensible que le but avoué des organisations terroristes, Fatah, Olp et affiliés, n'est pas de se contenter de priver Israël du cœur de sa terre en lui laissant une bande côtière qui représenterait un compromis permettant aux Juifs de vivre enfin en paix, comme se bornent à faire semblant d'y croire les dirigeants politiques, mais bel et bien de vouloir remettre en exergue la bannière qui porte bien haut la considération d'Israël comme un peuple apatride.

L'ennemi actuel, ou son représentant de service, Abbas, est maintenu dans un statut d'importance contre toute logique, hormis celle de sauver les apparences des prétendus résultats positifs de trente ans de négociations, malgré les innombrables violations des accords (attentats à la bombe, suicides, au poignard, à l'arme à feu, attaques contre les civils et les soldats de Tsahal)

A présent, considérons le manque de détermination du pouvoir à affirmer le droit inéluctable du peuple juif sur toute la surface de sa terre non pas à travers le prisme des déclarations, discours et autres réactions, mais à travers les actes, dont certains montrent à s'y méprendre que le Premier ministre israélien abonde dans le sens de la proclamation onusienne. La destruction, au lendemain du vote interne du Likoud, d'un immeuble de trois étages appartenant à des Juifs, confirme en effet aux yeux de tous les habitants de Ramallah comment le pouvoir encourage ce processus. Pendant plusieurs jours, l'immeuble, éventré par une pelleteuse, n'a plus été touché, offrant un spectacle à se demander si des missiles tirés de Gaza ne s'étaient pas abattus sur lui. Jeudi dernier (6 déc. 12), les ruines ont enfin été hardiment rasées jusqu'au sol.

La situation topographique de la colline la rend visible à des dizaines de kilomètres à la ronde. Il est vrai que le Premier ministre peut être considéré comme modéré, empathique, puisque l'évacuation de cet immeuble s'est faite après qu'il eut promis d'autoriser la construction de trois cents nouveaux logements en compensation, et après le déménagement dans des logements provisoires et de qualité respectable de tous ces habitants. Certes, ces maisons auraient dû être découpées et remontées plus loin, mais nous n'insisterons pas sur cette variation de style, l'idée de reconstruire des immeubles viables à partir de morceaux découpés n'étant pas très sérieuse pour beaucoup. En outre, la solution «à l'amiable», qui crève en principe l'abcès, révèle la gangrène. Le Likoud aurait dû naturellement promouvoir la construction par centaines d'unités de logements dès le début de son mandat, et non pas travestir ce droit et n'en faire qu'une entorse à une politique d'immobilisme imposée arbitrairement.  

Bien entendu, les politiciens censés promouvoir le développement juif de la Judée-Samarie ont prévu une réponse, puisqu'ils ne font qu'appliquer la décision de la Cour suprême relative à ces mêmes immeubles. Ils nous diront donc qu'étant donné qu'il s'agit d'une affaire qui se trouve dans les mains de la justice, le pouvoir exécutif ne peut que s'exécuter. Mais il faut savoir que ce sont les idées politiques qui créent les décisions de justice, et non pas une justice absolue et abstraite qui impose sa réalité. Si on veut que les Juifs se développent en Judée-Samarie, on promulgue des lois ou on applique les lois existantes en ce sens. Si on veut les étouffer, voire, à D. ne plaise, les chasser, on prend d'autres décisions.

A titre d'exemple, si on veut que deux maisons arabes qui servent de base pour tirer sur les voyageurs juifs soient maintenues, on prendra la décision juridique de les laisser, comme ce fut le cas sur l'axe routier Karni-Netsarim. Mais si on veut que toutes les maisons de tous les Juifs d'une région donnée soient évacuées et détruites, on prendra la décision adéquate. Pareillement, on peut se déclarer prêt à suivre la vieille loi ottomane, ou prêt à faire voter un amendement, si on veut préserver un quartier juif israélien. Dans le cas contraire, on peut contraindre les ministres à voter contre l'amendement. Evidemment, on peut aussi plus simplement se référer aux conclusions de la conférence de San Remo (voir l'article en page précédente sur Israël-flash).

Passons à présent à l'un des piliers de la culture qui a défini l'identité juive pour les millénaires suivants. Le Midrash explique qu'il existe trois endroits en Palestine dont les nations ne pourront jamais contester au peuple d'Israël la propriété. Il s'agit du terrain de Makhpella à Hébron, acquis en bonne et due forme par Abraham Avinou, il y a plus de 3600 ans pour la postérité ; de la région de Sichem, achetée par le Patriarche hébreu Jacob lors de son retour ; et de l'emplacement du Temple, ou Mont Moria, acheté par le roi David (II Samuel, XXIV ; I Chroniques, XXI) des mains d'Arvana le Jébuséen. Dans ces trois cas, non seulement il est question de lieux qui font partie intégrante de la terre promise aux Patriarches Abraham, Isaac, et Jacob, pour leur postérité, mais la propriété y est rendue d'autant plus évidente par le rachat de mains étrangères confirmé et garanti par le droit international.

Pourtant, ces mêmes lieux saints font sans aucun doute partie des lieux les plus contestés. Peut-être faut-il comprendre paradoxalement que c'était précisément en prévision de cette forte opposition qu'il était indispensable de prévenir en renforçant la connaissance universelle de la propriété d'Israël par un acte juridique connu et reconnu internationalement. Mais il est indéniable que l'attitude de gouvernements qui ne sont pas fondamentalement opposés à la fondation d'un Etat terroriste sur ses terres aiguillonne des adversaires qui pourraient le cas échéant admettre la réalité du retour d'Israël chez lui.

Noam Arnon, porte-parole des Juifs de Hébron, expose sur le site Machpela.com la primordialité de la première ville qui a abrité la royauté de David.  Très sioniste, mais sans complaisance, il n'oublie pas ce faisant de mentionner les difficultés que rencontrent les Juifs pour se rendre sur le tombeau des Patriarches:

«En novembre 94, le gouvernement a décidé de partager le bâtiment qui se situe au-dessus de la caverne de Makhpella entre les habitants juifs et msulmans. A ces derniers, 82% de la surface ont été remis, alors que les Juifs n'ont eu droit qu'à 18%. Cette situation est à l'origine d'une grande promiscuité et de difficultés pénibles pour les fidèles et les visiteurs juifs. Afin de les protéger sommairement de la pluie, une toiture légère a été placée au-dessus de la surface en plein air. La surface concédée à l'islam comporte quant à elle la salle d'Isaac, la plus grande, mais qui est aussi celle qui contient le passage à la caverne en soi, et c'est cet endroit qui était traditionnellement choisi pour la prière et le recueillement. Selon les restrictions en cours, les Juifs s'en voient interdire l'accès presque totalement, hormis pendant dix jours répartis sur toute l'année. En contrepartie, il y a dix autres jours pendant lesquels l'accès reste réservé aux seuls visiteurs musulmans. D'autres restrictions frappent les Juifs. Alors que leur présence est strictement interdite dans une grande partie de ce lieu saint, les représentants musulmans du Waqf peuvent circuler dans les zones réservées aux Juifs, même pendant la prière, et le muézin continue de vociférer à partir du haut-parleur qui se trouve dans la salle où les Juifs se rendent pour prier.»

 On est en droit de se demander quel pourrait être le lien qui unirait Abraham, Sarah, Isaac, Rebecca, Jacob et Léa aux adeptes de l'islam. Même en reconnaissant une filiation possible à Abraham via Ismaël, on ne devrait logiquement leur accorder qu'un douzième de la surface et du temps de visite. (Seule une sommité sur six les concernerait, et il faudrait donc la partager avec les Juifs.) Mais cette discrimination étonnante  ne décourage pas le peuple d'Israël, et des dizaines de milliers de fidèles se rendent régulièrement à Hébron, obligeant les pouvoirs à assurer leur sécurité.

Si cette réalité a été imposée par le gouvernement de Rabin, aucun gouvernement qui a pris le pouvoir par la suite n'a changé quoi que ce soit au tragique de la situation. Le dernier gouvernement a même expulsé avant Pessah de l'année dernière les habitants juifs d'une maison, Beth HaShalom, acquise en bonne et due forme quelques jours avant Pessah. Ils ont été pris au dépourvu et n'ont pas pu appeler à leur secours une résistance massive, puisque le Premier ministre les avait appelés pour les rassurer qu'un délai leur serait accordé quelle qu'en serait l'issue.

Aujourd'hui encore, une affaire risque de noircir la réputation du gouvernement, à quelques mois des élections: Beth-Ezra. Il s'agit d'une maison qui a toujours appartenu à des Juifs. Ses anciens habitants avaient survécu au pogrom de 1929, qui avait fait 62 morts, ainsi qu'à l'expulsion des survivants ordonnée et commanditée par les forces mandataires. Ils avaient été dépossédés cependant de leur maison par les Jordaniens. Aujourd'hui, donc, le dénouement du sort de cette maison et de ses habitants dépend d'une décision juridique qui doit tomber dans les jours qui suivent. Mais déjà, il semble qu'en cas de décret défavorable, le gouvernement risque une fois encore de s'exécuter et de nuire une fois encore aux droits légitimes du peuple d'Israël.

Il ne faut donc pas s'étonner outre mesure que des ennemis du peuple juif et de ses droits multimillénaires aient l'outrecuidance de se proclamer propriétaires de la terre d'Israël. C'est déjà la quatrième fois que des gouvernements Likoud bernent leurs électeurs en prétextant qu'ils ne peuvent rien changer aux décisions prises par leurs prédécesseurs dès le lendemain du dépouillement des scrutins. Netanyahou a occupé des postes prépondérants dans trois d'entre eux, deux fois en tant que Premier ministre. Il ne représente donc plus la droite dans le sens où on l'entend, tandis que la charte du Likoud ne vaut plus même le papier sur lequel elle est écrite. Netanyahou est un politicien de gauche qui porte le masque d'un homme de droite.

Toutefois, certains pensent qu'un vent nouveau souffle sur la politique, et qu'une véritable droite pourrait surprendre pour la 19ème Knesset. Mais d'autres voix se font entendre dans l'opinion. Elles prévoient que l'évolution de la situation, avec le nouveau Moyen-Orient, plus fanatique, plus pauvre, plus instable et plus dangereux que le précédent, ramènera inéluctablement Israël non seulement à Gaza mais dans le Sinaï, voire plus loin encore… L'avenir nous le dira, puisque, en attendant, «Il n'y a plus de prophète » (Psaumes, 74, 9), cependant que les très anciennes prophéties ne se démentiront pas. «La victoire d'Israël ne sera ni démentie ni sujette au renoncement…» (I Samuel XV, 29).

Et si des Juifs sont, sans le vouloir, à l'origine d'une colère internationale qu'ils pensaient au contraire apaiser par tous leurs renoncements et les souffrances qu'ils infligent à leurs frères, il ne faut pas qu'ils oublient qu'en redevenant fidèles aux préceptes de leur tradition, et en aimant les promesses divines quant à leur restauration nationale, au lieu de mépriser tout ce qui dans les textes affirme le droit d'Israël, ils apporteraient une grande bénédiction à l'ensemble de la planète. Si les nations savaient le bien qu'elles en retireraient, elles feraient pression sur Israël pour l'obliger à respecter sa tradition et s'empresseraient de reconstruire le Temple dans les matériaux les plus nobles comme l'or, nous dit le Midrash.

Un texte de Yéochoua Sultan

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 11:40

La dialectique de la gauche s'attache à des principes, qu'elle met en valeur en les isolant du contexte général et qu'elle grossit caricaturalement à la loupe pour délégitimer et effrayer ceux à qui elle s'attaque. Chacun de ces principes, choisi pour être mis en avant, est formulé le plus simplement du monde. Il se compose d'un mot ou d'une phrase courte. Celle-ci est moins percutante par sa teneur et son sens que par la manière arrogante et méprisante d'être employée. Quand elle est contestée, la résistance sera vite étouffée dans l'œuf car la gauche, ou l'extrême-gauche, empoigne de force les rênes du dialogue. Quant à ceux qui refusent de se battre sur son terrain, le jugeant miné et truqué, ils seront encore plus simplement diabolisés.

Par conséquent, pour échapper à la diabolisation, ils auront le choix entre se taire et éviter de penser, d'une part, ou être montrés du doigt jusqu'à ce qu'ils soient définitivement pestiférés et mis au ban de la société. S'ils parviennent malgré tout à résister jusqu'à se faire une place à la Knesset, ils en seront rayés. Cependant, ce cas reste rare et, en général, les gens préfèrent s'aligner et ne pas se mettre sous les feux de la démagogie. Pire, ils finissent pour la plupart à réagir selon la volonté des censeurs de la pensée et de la morale.

Quelques exemples illustreront ce phénomène. Le premier que nous avons choisi expliquera comment on est arrivés à un tel problème démographique en Israël, où la présence islamique est devenue une véritable menace. Les seules solutions envisagées viseront à rendre cette menace moins prépondérante. L'une des plus remarquées a été celle de l'immigration d'un million de  ressortissant de l'ex Union soviétique. S'il est vrai que l'Etat d'Israël a pour vocation de rassembler les exilés du peuple juif dispersés à travers le monde, il n'en est pas moins vrai que les responsables politiques y voyaient une solution à la menace démographique, et qu'ils sont allés jusqu'à se montrer très indulgents vis-à-vis des preuves souvent légères de la judéité des candidats à l'immigration. Car dans la pratique, de nombreux non-juifs ont été amenés ici, et c'est la raison pour laquelle il ne faut pas s'étonner de voir périodiquement s'afficher des coutumes qui n'ont aucun rapport avec le judaïsme.

Pour parer au problème démographique, on a aussi proposé de faire profiter les Arabes de la modernité pour les pousser à diminuer leur taux de natalité. Il est vrai que cette idée apporte certains résultats. Mais, se dirait un observateur neutre, comment se fait-il que dans tout le spectre politique, il n'y ait pas la moindre formation qui exige d'encourager le départ des populations non-juives dont l'hostilité à l'Etat d'Israël et la haine vouée à ses Juifs, au lieu de diminuer, devient de plus en plus virulente? La réponse à cette question se trouve dans notre premier paragraphe. Il y a environ trente ans, ce débat existait pourtant, et opposait les partisans d'un transfert des populations qui ne s'identifient pas à l'Etat d'Israël, à ceux qui prônaient une occidentalisation qui les rendrait plus tolérants à la longue et les amènerait à considérer leur religion comme une liberté privée, sans aucune ostentation.

Donc, le débat ne s'est par terminé parce que les partisans de leur maintien ont trouvé des arguments plus convaincants que ceux qui préféraient les voir partir, mais parce que ceux-là ont opté pour une attitude vindicative. Des censeurs se sont dressés pour crier l'immoralité, l'inhumanité, le manque de sensibilité juive, etc., de ceux-ci. Mais ils n'ont pas eu à subir en échange une indignation à la hauteur de la leur. Aucun parti ne s'est vraiment indigné du fait que des Juifs puissent être encore les victimes de l'antisémitisme alors qu'ils vivent enfin dans leur pays souverain. L'une des formules disait ceci:

«Pour les expulser, il faudra d'abord nous passer sur le corps. Nous sous coucherons sous les roues des autobus!». Ce qu'il faut retenir de cette formule, ce n'est pas l'abnégation ou le courage de celui qui la prononça, mais l'association entre l'idée du déplacement de populations et celle d'un prétendu appel au meurtre de cette personne. Déplacer les populations hostiles implique donc la volonté d'assassiner ceux qui veulent leur maintien. Cette affirmation sous-entend: «Comment? Y aurait-il des gens suffisamment fanatiques et haineux pour condamner à mort des gens pour leurs idées? Mais où sont la liberté d'expression, la démocratie?» Ce terrorisme de la parole a bien fonctionné, et il ne se trouve plus aucun parti, ni aucun penseur, qui vous dira que tout irait mieux si les plus gênés partaient. S'il y a vingt-cinq ans, Guéoula Cohen disait encore: «On aimerait tellement se lever le matin, et constater qu'ils sont partis, mais…», aujourd'hui, vous pourrez même tomber sur un habitant du sud de la région d'Hébron vous répondra: «Mais pourquoi voudriez-vous qu'ils s'en aillent?» Dans tous les cas, mêmes les gens les plus menacés par l'antisémitisme ne diront plus ouvertement que les populations génératrices d'attentats et de haine devraient être dirigées vers des pays où ils se retrouveront à tous les niveaux.

Voyons à présent comment ce type de débat s'est répété lorsqu'il fut question d'armer les terroristes. L'un des arguments avancés à l'intention du grand public voulait que l'Olp assure la sécurité d'Israël, aussi aberrant que cela puisse paraître. Une expression idiomatique répandue en Israël veut en effet que l'on ne fasse par «surveiller le lait par le chat». En outre, un principe israélien bien connu avait toujours consisté jusque là à ne pas compter sur des étrangers pour nous défendre.  La première petite phrase percutante qui allait bousculer cet équilibre énonçait avec une implacable logique: «sans Cour suprême et sans "Betselem"», sous-entendu que la répression antiterroriste censée être menée par l'Olp n'allait pas se heurter au véto de la haute cour de justice de tendance extrême-gauchiste ou des organisations extrémistes soucieuses du bienêtre de l'ennemi.

Cette considération n'était pas dénuée de bon sens. Il faut bien reconnaître que quand des arabo-musulmans poursuivent des arabo-musulmans, personne ne s'en mêle. Les événements récents nous ont montré comment les instances internationales restent indifférentes aux massacres en Syrie ou aux tirs sur la foule en Egypte. Rabin avait vu juste puisque, bien après lui, Tzippi Livni a été menacée d'être arrêtée en Angleterre suite à l'opération Plomb coulé, sans compter la manière à laquelle tout son gouvernement a été condamné par le rapport Goldstone, même s'il s'est rétracté par la suite.

C'est vrai, les dictateurs arabo-musulmans n'ont pas de comptes à rendre. Ils ont le droit de massacrer en masse. Par contre, Israël est poursuivi quand il écrase des lanceurs de missiles. Mais de là à introduire un dictateur terroriste à nos portes, en le laissant encercler Jérusalem sur trois côtés, il n'y a qu'un pas. Or, il a été franchi et Israël a été plongé dans l'horreur, jusqu'à l'opération Rempart (חומת מגן  ). Les terroristes n'ont pas eu à craindre les tribunaux, et c'est peut-être ce qui ne les a pas dérangés pour lancer des attentats-suicides contre les enfants israéliens.

Une petite phrase vindicative et assassine avait pris l'habitude de dire: «On ne peut rien faire contre un attentat-suicide», pendant qu'un peu partout, les bus et les cafés bondés explosaient. Et les citoyens excédés à juste titre manquaient de la plus élémentaire des patiences. Ils ont eu droit à l'appellation peu flatteuse d'«opposants à la paix», ce qui les a sensiblement mis dans le même sac que les «ennemis de la paix», à savoir les auteurs des attentats. Avec ces petites phrases assassines, les nouveaux défis consistaient alors à essayer de calmer les impatients et à ne pas laisser les «chances à la paix» échouer en se laissant décourager par les «ennemis de la paix». Et l'Olp dans tout ça? Mais ce groupe était entretemps devenu un ami! Puisque, n'oublions pas la petite phrase sentencieuse, «C'est avec ses ennemis qu'on fait la paix.» Que de petites phrases piquantes qui nous font nager dans l'absurde le plus absolu tout en croyant être dirigés par la logique la plus implacable!

Quant à ceux qui se sont opposés dès le début du processus aux négociations, ils ont été neutralisés, critiqués et diabolisés. On leur a tout simplement reproché de ne pas accorder d'importance à la vie humaine. La teneur hautement péjorative du concept du «grand Israël» s'est accentuée pendant toute la période des accords d'Oslo. La tendance naturelle du peuple d'Israël à s'établir sur toute sa terre devenait un crime. Ceux qui défendaient leurs droits devenaient presque des bourreaux. Ils préféraient la poussière du sol à la vie humaine. Ils étaient tout simplement sanguinaires, «contre la paix». Certes, les événements survenus ultérieurement à cette propagande ont montré de quelle manière les accords avec les terroristes ont servi la cause de la vie et de la paix.

Le dernier exemple de phrase passe-partout que nous rapporterons ici sert à mépriser la valeur de la vie humaine des pionniers en Judée-Samarie. Au lieu de condamner d'une manière univoque les terroristes qui sèment le malheur en s'attaquant le plus souvent à des innocents désarmés, on s'en prend aux victimes: «Mais qu'est-ce qu'ils vont faire là-bas?» Il est vrai que cette phrase n'a rien présagé de bon, quand, à différentes occasions, les endroits réputés comme sûrs sont devenus dangereux. (Missiles irakiens lors de la guerre du Golfe, du Hezbollah sur Haïfa, tirs à la mitrailleuse sur le quartier de Guilo à Jérusalem, etc.)

Quand Ilan Mizrahi a été kidnappé, assassiné et brûlé, vers le début de l'ère d'Oslo, et que ses restes calcinés n'ont pu être identifiés dans le coffre de la voiture où les terroristes arabes l'avaient enfermé que d'après la forme de sa dentition, la réaction du gouvernement lui avait reproché d'avoir cherché à se procurer des œufs à bon marché. En effet, Ilan, jeune marié, avait trouvé près de Ramallah un élevage de poules en batterie et s'était arrangé avec l'éleveur. Il revendait une partie de la marchandise dans son quartier. Un vendredi, les assassins l'ont attrapé. Peut-être avait-il fait confiance aux espoirs distillés par le gouvernement et les médias sur un avenir de paix qui venait alors tout juste de s'ouvrir? N'avait-il pas trouvé le moyen de travailler avec un individu du camp des «partenaires de la paix?»

Sur une route qui a été fermée et interdite aux Juifs depuis, la famille Tzour revenait d'une réception chez le frère de la mère, Ita. Le véhicule familial roulait sur la route Wallerstein, entre les villages de Dolev et de Bet-El. Portant le nom du président du Conseil régional de Benyamin, cet axe permettait de rejoindre la région de Tel-Aviv sans faire des dizaines de km de détours. A mi-chemin, une voiture les a doublés. Ses occupants ont ouvert le feu, touchant d'abord le moteur pour immobiliser leur proie. Ils ont eu le temps de bien viser, même si l'attaque a duré moins d'une minute, d'assassiner Ita et son fils, Ephraïm, âgé de dix ans. Les tueurs ont trouvé refuge à Ramallah.

Des dizaines de pages ne suffiraient pas pour rappeler tous les actes meurtriers de la haine contre les Israéliens, contre les Juifs en général. Les réactions gauchisantes et méprisantes sont un bourrage de crâne qui finit par insensibiliser aussi le cœur. Ce type de réaction, toujours en train de demander ce que «ces gens font là-bas», alors qu'elle provient d'une catégorie de raisonneurs qui se veulent humanistes et défendeurs du droit universel qui reconnaît à l'homme le choix de vivre où bon lui semble, s'est fait plus silencieux chaque fois que les événements ont révélé la précarité de la sécurité dans les grandes villes. Mais il n'en demeure pas moins que cette attitude recèle un contagieux mépris de la vie.

Les tremblements de terre en Turquie, les grands raz-de-marée en Thaïlande, ont fait des victimes israéliennes. Voici à peu près deux mois, un attentat a touché des Israéliens… en Bulgarie. L'épreuve de l'âme sensée consiste en pareilles situations à ne pas tomber dans ce travers, celui de la petite phrase assassine: «Mais qu'allaient-ils donc faire là-bas», ou, dans le langage de Molière, «Qu'allait-il faire dans cette galère?», question bien fourbe de la part de ses auteurs.

Il faut savoir rester sensible et échapper à cette influence, même pour ceux qui ont subi ces railleries. Et il est possible d'aller plus loin, en ne se contentant pas seulement de se souhaiter à soi-même un cœur de chair et non de pierre, mais en espérant que ce public de gauche, qui affectionne plus que tous les autres les voyages aux quatre coins du monde, et qui est donc capable de se sentir solidaire de compatriotes touchés par le danger à des milliers de kilomètres, se défasse des petites phrases tueuses et ressente à son tour de la compassion pour ses frères, qui non seulement veulent vivre le rêve du retour d'Israël, mais protègent ces gens de gauche en agissant avec leur corps comme un bouclier réellement humain.

En outre, les petites phrases tueuses tomberont un jour et cesseront de voiler les différents objectifs du peuple d'Israël. Sa présence sur toute sa terre est non seulement légitime et plus que souhaitable, mais doit également aspirer à réparer les dégâts de l'exil. La célébration de la restauration du Second Temple, dont le service avait été momentanément interrompu pour être renouvelé le 25 kislev 3597, avec toute la profondeur de sa signification exprimée par les lumières de Hanoukka, montre et présage que le Troisième Temple et son inauguration consistent en une aspiration inaltérable du peuple juif qui en verra la réalisation.

Bonne fête

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 20:54

Il est indéniable que les arrangements de paix imposés aux Israéliens par leurs dirigeants résultent de l'influence étrangère sur une politique intérieure très malléable et influençable. Très soucieux de l'image d'Israël sur la scène internationale, les gouvernements israéliens, les uns après les autres, ont accepté un nombre incalculable de concessions, l'essentiel étant moins de bien vivre en Israël que de s'attirer la sympathie et l'admiration de l'opinion mondiale et des dirigeants étrangers.

L'une des solutions adaptées au terrain depuis les accords avec les terroristes de l'Olp et du Fatah préconise une imitation de l'apartheid, dans une version imposable aux Juifs. Or, contre toute attente, il faut bien reconnaître que les attentats les plus atroces contre les Juifs, avec mutilations, dépeçage et défenestrations, peuvent être évités le plus simplement du monde.

L'idée était simple mais géniale. Il suffisait de placer un panneau à l'entrée de points chauds pour en interdire l'accès aux Juifs. Pourquoi en effet provoquer la haine des paisibles populations de Ramallah? C'est à se demander comment on n'y avait pas pensé plus tôt.

Voyons un peu ce panneau:

 

Ce qui donne en français:

Cette route conduit en zone A

Qui se trouve sous le contrôle de l'AP.

Entrée strictement interdite aux Israéliens.

Le contrevenant s'expose à un danger de mort et enfreint la loi.

 

Il ne manque plus qu'à appliquer ce même principe aux Européens, afin d'assurer leur sécurité. Proposons pour la France le panneau suivant, dont la version n'est donnée qu'à titre indicatif:

Cette route conduit dans l'une des 700 zones abandonnées par les pouvoirs administratifs.

Elle se trouve sous le contrôle de la charia.

Accès strictement interdit à tout Français qui s'exposerait à un danger de mort ou à des poursuites s'il en réchappe.

 

Bien entendu, les termes Israéliens du premier panneau et Français du second ne sont pas une question de nationalité, mais désignent dans le premier cas les membres du peuple d'Israël et dans le second les Français de souche locale. Car sur le plan pratique, là où la méthode fonctionne depuis longtemps, les Arabes israéliens circulent librement sur ces routes sans être menacés, ni par la mort, ni par la loi. Il ne reste plus à la France qu'à s'imposer l'auto-discrimination, comme quoi l'apartheid a du bon. En tout cas, en ce qui nous concerne, il est approuvé par les Etats-Unis, l'Union Européenne et l'Onu.

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 16:41

L'opération militaire, Colonne de nuée, destinée à faire taire la menace des missiles n'a pas mis fin au pouvoir terroriste à Gaza, et c'est assurément ce qui a donné à l'ennemi une sensation de victoire si forte que beaucoup se sont sentis décontenancés. Si l'ennemi est exulte au plus haut point, et si, de surcroît, un large mouvement mondial, allant du Fatah aux pays démocratiques européens, l'épaule, cela veut-il dire que l'on aurait de sérieuses raisons de douter? Pourtant, il ne faut pas s'y tromper. Non pas qu'Israël ait mis fin à la menace venant de la ville où tout souvenir d'un judaïsme florissant a été effacé, mais il faut comprendre d'où vient se sentiment de l'ennemi, dont il est difficile de dire que la joie ait été feinte pour les caméras.

Le cas du terroriste à la tête de la bande de Gaza ressemble de près à celui d'Agag, roi d'Amalek, dans la guerre qui l'opposa à Israël. Amalek avait certes essuyé de lourdes pertes, mais il avait été épargné par le roi Saül et son armée. Quand il a réellement cru un instant qu'il allait définitivement s'en sortir, il a vite retrouvé son outrecuidance habituelle, en s'écriant, heureux et ironique: «Quoi? Ce monsieur de la mort s'est donc retiré?» (I Samuel 15). Si le prophète ne lui a pas donné l'occasion de se réjouir très longtemps, cela n'empêche pas d'établir un rapprochement avec les événements encore brûlants de novembre pour comprendre la réaction d'un archi terroriste qui s'apprêtait à être écrasé comme une punaise, et qui sentait que le sort de son bras armé allait être le sien, que ce n'était qu'une question d'heures. La réaction hilare du criminel n'a donc aucune relation avec le principe qui oppose la victoire à la défaite. Il ne ressent aucune pitié pour ses acolytes, ni pour aucun des habitants fanatisés de Gaza, qu'il utilise comme chair à canon. Seule sa peau compte, et il l'a en l'occurrence sauvée. D'où sa joie sans bornes.

En revanche, Netanyahou ne pourrait soutenir, s'il avait des comptes à rendre à un prophète, que le peuple aurait eu cette fois pitié des Amalécites et qu'il l'aurait approuvé. Au contraire, le peuple israélien voulait cette fois en découdre. Par contre, dans le contexte actuel où tout le monde se mêle de tout, contexte de mondialisation, ce sont les chancelleries étrangères qui ont eu pitié des criminels, et qui auraient vu d'un très mauvais œil qu'Israël récupère la ville de Gaza et répare la faute de l'expulsion de ses Juifs en les réinstallant et en en chassant cette fois à bon escient ses ennemis.

Oui, Gaza est juive. N'oublions pas que c'est à Gaza que vécut le grand Rabbin Israël Nadjara, décédé en 1626 et dont le tombeau serait certainement très difficile à retrouver. Les occupants de Gaza sont connus pour la délectation qu'ils trouvent à profaner tout souvenir juif, à commencer par les synagogues somptueuses des Juifs expulsés en 2005. Pour les familiers de la liturgie shabbatique, le grand rabbin Nadjara est l'auteur de nombreux chants, dont le plus connu reste celui de «Ya Ribon Alam», éloge adressée au Maître du Monde en araméen. Si la présence de ce grand rabbin et poète ne remonte qu'à un peu moins de quatre cents ans, le livre des Juges atteste que la présence juive remonte à quelque trente-trois siècles.

«Yéhouda s'empara de Gaza et de son district, d'Ashkelon et de son district, et d'Ekron». (Juges, I, 18). Un habitant de Kfar Yam, l'un des villages juifs détruits il y a huit ans, l'historien Arié Its'haki, interrogé pour le site d'Aroutz 7, a rapporté que des fouilles archéologiques dans son jardin avaient permis d'exhumer des ustensiles en usage chez les tribus d'Israël, qui étaient de conception différente de ceux des Cananéens et autres peuplades. Mais où sont les synagogues, les lieux saints, la vie épanouie de Gaza la juive, dont le souvenir est effacé par des négationnistes qui lui nient toute vérité historique liée au destin d'Israël? Ce n'est donc pas la pression israélienne qui a poussé le gouvernement à renoncer à récupérer Gaza, et il a été d'autant plus désarçonné sur la scène internationale que les prétendus analystes et stratèges de service dans les médias officiels avaient rassuré la population en soutenant que si des missiles venaient à l'avenir à être réellement catapultés depuis la bande de Gaza, Israël serait approuvé et appuyé par la communauté internationale dans son entreprise de récupération du terrain abandonné, ne l'oublions pas, pour la paix, même non signée.

Or, chaque cessez-le-feu présage une situation de guerre de plus en plus grave, et il est permis de penser que le ras-le-bol israélien aura la prochaine fois plus de poids sur les décisions politiques. Au premier cycle d'agressions, les roquettes, dites artisanales, atteignaient le Goush Katif, les Juifs de Gaza, et la ville de Sdéroth. Au suivant, quelques tirs tombaient sporadiquement dans les terrains vagues entre Gaza et Ashkelon. Puis, alors que beaucoup trouvaient «normal» qu'Ashkelon soit bombardée, un premier jet a touché Ashdod, faisant une victime. Encore plus tard, au cours des dernières agressions en date, Jérusalem et Tel-Aviv étaient déjà dans la ligne de mire. Si ces deux villes n'ont essuyé qu'un nombre de missiles n'excédant pas le nombre des doigts de la main, on peut présager, sans être doué de prédispositions divinatoires, que la «pluie» de missiles qui a touché tout dernièrement Ashkelon, avec trente à quarante alertes toutes les vingt-quatre heures, touchera dans la même ampleur les deux métropoles.

Sans vouloir accuser le pouvoir politique d'établir des distinctions entre ses administrés, où Tel-Aviv serait peuplée de citoyens de première classe, Ashkelon de deuxième et troisième, ceux de Gaza ayant été de dernière zone – puisque déplacés, leur situation n'ayant pas justifié une guerre – il ne faut pas oublier que, dans un passé encore récent, certaines personnalités avaient déclaré que des tirs de missiles sur Tel-Aviv constitueraient un dépassement de la ligne rouge, autrement dit une déclaration de guerre. Le tollé provoqué par ces déclarations les avait fait retomber dans l'oubli.

Cependant, si cette considération n'a jamais été officielle, l'attitude gouvernementale a largement donné l'impression que seule une attaque massive sur la région de Tel-Aviv pousserait les décideurs à opter pour une autre politique et à faire changer la situation à la racine. Il est donc probable qu'au prochain round, la tête du criminel Hanié soit écrasée. En revanche, il soit moins aisé de se représenter un retour d'Israël dans sa ville de Gaza, les dirigeants du Likoud considérant comme normale leur trahison constance de sa charte. Il a suffi de voir la réaction de Netanyahou, qui a sans le oindre problème déclaré vouloir rapprocher Begin et Meridor du pouvoir, alors que le vote interne du Likoud les a écartés de la tête de la liste, en raison de leurs positions en contradiction avec les idéaux de l'électorat qui lui, n'a pas peur de rester fidèle aux idéaux sionistes ou tout simplement au droit d'Israël à vivre dans ses frontières légitimes.

En outre, l'attitude frileuse de Netanyahou en vigueur depuis le début de la 18ème Knesset est peut-être à l'origine de l'incroyable soutien de l'Europe au mouvement terroriste du Fatah, voire du Hamas, et dont les pays qu'on prenait pour les plus éclairés ont convoqué les ambassadeurs israéliens pour leur reprocher la décision d'Israël de vouloir construire sur une partie de sa terre libérée, entre Jérusalem et Ma'alé Adoumim. Si Netanyahou avait mis en œuvre ces chantiers dès sa seconde accession au pouvoir, au lieu de lancer un gel injuste et discriminatoire de la construction, les descendants d'Edom n'auraient pas à l'heure actuelle lancé une vaste offensive diplomatique de prise de position pour la cause islamique globale.

L'Angleterre, la France, la Suède et la Hollande ont en effet convoqué pour les tancer de haut les représentants diplomatiques israéliens. Il est vrai qu'on n'en est pas encore à la situation qui a sévi en Egypte, quand le personnel de l'ambassade a dû être évacué d'urgence dans des circonstances miraculeuses. Pour ceux qui pensaient que le danger ne se trouvait que dans la tête des assiégés du Caire, l'atroce assassinat de l'ambassadeur américain en Lybie, survenu peu après, a confirmé ce que les partisans de la religion de l'antipaix sont capables de faire.

La position de la diplomatie Netanyahou-Barak, qui se disait prête à montrer de quel bois elle se chaufferait si les terroristes du Fatah venaient à proclamer un Etat terroriste à la place de l'Etat d' Israël, qui irait du littoral au Jourdain, ne peut être comprise du monde occidental après tant de servilité vis-à-vis du président américain. N'oublions pas que les Etats-Unis sont la fille de l'Occident, et qu'hormis certains aspects améliorés, ils restent fondamentalement identiques à leurs nations originelles et représentées selon la tradition par le prince d'Esaü. Les concessions consenties par le gouvernement Netanyahou, sans précédent dans l'histoire de la politique israélienne, ont redonné à Israël le visage masqué et abaissé de la synagogue face à l'église fière et vindicative, d'où l'extrême difficulté qu'éprouve l'Europe à admettre qu'Israël opère un revirement et puisse de nouveau revendiquer et appliquer ses droits. L'élève qui a obtenu plusieurs mauvaises notes consécutives a du mal à faire admettre sa remontée fantastique et se fait voler des points quand il mérite un dix-huit ou un vingt. Espérons toutefois que ce revirement tiendra la route, comme l'a confirmé ce matin Netanyahou en affirmant qu'il ne ferait pas machine arrière dans son intention d'autoriser la construction.

En ce qui concerne les rapports de la communauté internationale, de la fin des années quarante au début des années quatre-vingt, il était difficile de comprendre les prophéties de l'envergure de celles qui ont été lues dans toutes les synagogues il y a trois jours (shabbat Vayichla'h, 20 kislev ou 1 décembre), comme par hasard juste après le fatidique vote qui soutient la formation d'un Etat terroriste sur notre terre et qui n'a rien de reluisant et de très prometteur pour l'Onu. Dans le livre d'Obadia, la maison d'Esaü est assimilée à de la paille alors qu'Israël est fait de feu. Il est dit qu'il ne restera pas de souvenir d'Esaü. En effet, comment des nations repenties pourraient être encore passibles d'un châtiment, pouvait-on se demander au lendemain de la deuxième guerre mondiale, après que les nations les plus dures ont été pilonnées, leurs gouvernements éteints et qu'elles ont-elles-mêmes voté alors en faveur de l'indépendance d'Israël? La réponse vient de se profiler. Elles reviendront à leurs intentions premières, et l'évidence est déjà apparue au grand jour lors du vte en faveur d'une organisation qui se veut exterminatrice et remplaçante de l'Etat d'Israël. Il suffit, pour comprendre que cette idée est loin d'être exagérée de faire un tout petit peu attention à la carte représentée sur les écussons des organisations terroristes comme l'Olp, le Fatah, le Hamas et j'en passe. Ce ne sont pas la Judée, la Samarie et Gaza, qu'ils se contentent d'y représenter, mais toute la largeur de la bande côtière allant de la méditerranée à la vallée du Jourdain.

Le Rav Chabtaï Sabato, auteur d'une colossale explication du Talmud qui s'étend sur plus de mille cassettes audio et à présent numérisées, a établi un parallèle entre le dernier vote des nations contre Israël et la requête d'Abraham pour tenter de sauver de l'anéantissement de Sodome. Comme on le sait, Abraham s'est résigné quand il a compris que cette ville n'abritait pas même dix justes. Or, il n'y a eu que neuf nations qui se sont opposées à la supercherie onusienne. Le rabbin a relevé que les nations qui se sont abstenues ont laissé faire, et que l'Allemagne, qui a anéanti le tiers du peuple juif, ne s'est pas sentie obligée envers le peuple juif. Les médias israéliens ont soutenu que l'Europe avait trahi Israël. Mais il faudra bien un jour se mettre à l'évidence que l'Europe ne fait que reprendre une très ancienne tradition, avec une rémission qui a laissé entendre qu'elle aurait changé, de 1947 à 67. Pourtant, qui ne connait pas les expressions consacrées du genre: «Plus jamais ça»?

Il faut donc bien comprendre que la guerre menée contre Israël n'est pas limitée aux bombardements en provenance de la bande de Gaza. De nombreux Etats et organisations en tous genres soutiennent le Hamas, à tel point que certains ont même été choqués d'apprendre que des joueurs de foot l'ont soutenu et condamné Israël d'avoir voulu mettre un terme aux bombardements sur ses civils, prétextant le bombardement d'un terrain de foot. Pourtant, il est franchement difficile de trouver cette attitude surprenante, donc choquante. Cette catégorie socioprofessionnelle n'a jamais brillé par son esprit. Et il faut être footballeur pour donner avec sa tête un violent coup sur un ballon qui arrive à une vitesse prodigieuse après avoir effectué une longue parabole. Tout individu non footballer qui tient à sa santé et à ses neurones n'aurait pas suivi des yeux la trajectoire d'un ballon pour mieux le recevoir sur sa tête mais pour mieux s'en écarter. D'une certaine manière, on peut excuser l'attitude de ces joueurs pour leur accusation. Peut-être en effet qu'une déformation professionnelle les aurait poussés, s'ils avaient été à Ashkelon pendant les alertes, à tenter de suivre la trajectoire des missiles pour mieux les retourner à l'envoyeur en se servant de la solidité de leur crâne. Mais il ne faut pas désespérer ; on vient d'apprendre ce matin que d'autres footballers ont condamné la prise de position des premiers.

Les Israéliens, avec leur volonté exacerbée de faire la paix avec le monde entier, ont, au lieu d'amadouer les Etats les plus féroces, réveillé de leur torpeur les Etats les plus conciliants à son égard. Et les cadeaux incompréhensibles qu'ils ont fait aux ennemis de leur nation, du maintien des populations hostiles qui les ont attaqués dès leur indépendance puis à la suite de la guerre des Six jours, au gel de la construction imposé uniquement à ses propres citoyens, en passant par les concessions dérivées des accords censés être de paix, du Sinaï à la majeur partie de la ville de Hébron, puis au cadeaux totalement désintéressés sans aucune promesse de paix, fût-elle mensongère, en retour, ont réussi pour finir à réveiller toutes les haines et sans doute à accélérer le processus des temps futurs dont l'une des composantes de taille n'est autre que la guerre connue sous le nom de guerre de Gog et Magog.

Or, cette hostilité de plus en plus affichée semble être montée d'un cran cette semaine, en passant des accusations démagogiques à une menace de l'annulation des relations diplomatiques et économiques. Le temps n'est peut-être pas loin où les rescapés des nations monteront à Jérusalem à Souccot, après s'être remis de tous les débordements de leurs dirigeants et de leurs semblables.

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 16:32

L'information qui va suivre est passée totalement inaperçue dans la presse francophone. Bien que le fait se soit produit la semaine dernière, il gagne à être porté à la connaissance du grand public, qui est en droit de disposer de suffisamment d'éléments pour se faire une opinion.

Ça s'est passé la semaine dernière, dans la nuit de dimanche à lundi, soit le 26 novembre, dans une maison du mochav Sedé Abraham, situé sur les terres du Conseil régional Eshkol, l'un des plus touché par la hargne des terroristes qui occupent la bande de Gaza. La distance qui sépare les lanceurs de missiles n'est que de 4.5 km, tandis que celle qui sépare le mochav de la frontière égyptienne est de 1.5 km.

Un terroriste arabe a franchi la barrière de sécurité, et a passé plusieurs heures dans les parages avant de s'introduire dans le domicile de la famille Matsfon.

Le responsable de l'équipe de secours, Zadok Admon Edri témoigne: «Le terroriste est arrivé au mochav à 3h40. Il l'a fait après avoir franchi la barrière du secteur de Hével Shalom, qui est équipée de détecteurs. Ensuite, il s'est introduit à l'intérieur de l'enceinte de Sedé Abraham. Il a enfin fait irruption dans la maison de Yaël Matsfon. La mère était seule avec ses quatre enfants. Son mari est à l'armée dans le nord du pays. le terroriste était armé d'un grand couteau et d'une barre de fer. il l'a frappée au visage et à l'épaule. Pourtant, malgré ses blessures, elle s'est battue. Elle a lutté contre lui comme une lionne. C'est une femme forte et courageuse, qui travaille en tant que monitrice qui apprend aux novices à monter à cheval. Elle s'occupe aussi de courses de chevaux. Elle a réussi à le mettre en fuite. Nous sommes heureux que l'incident ne se soit pas transformé en un Itamar 2.»

A titre de rappel, la famille Vogel a été sauvagement assassinée par deux jeunes terroristes arabes à son domicile, dans le repos et la quiétude du shabbat. Les terroristes n'avaient pas épargné jusqu'au bébé de quatre mois.

Le responsable de l'équipe chargée de la sécurité intérieure du mochav Sedé Abraham considère que cette intrusion est un échec pour l'armée: «Nous espérons que l'armée en tirera les leçons qui s'imposent. Dans le cas contraire, nous tirerons nos propres conclusions, qui se traduiront entre autres par des manifestations et des prises de contacts avec les ministères. Il est impensable que nous nous levions le matin en ayant l'amère impression de ne pas être protégés.

Les habitants s'attendent à la reprise des combats et sont très mécontents de la manière à laquelle la guerre s'est terminée. Tout le monde sait très bien que, même après l'opération Colonne de nuée, la situation va aller en empirant.»

L'armée a réagi et a annoncé qu'une enquête était en cours, et qu'elle leur fournirait les éléments nécessaires pour la suite.

Par ailleurs, des soldats ou civils chargés de surveiller les frontières, des localités civiles ou des campements militaires dont le grillage est équipé de détecteurs, sont souvent dérangés par de fausses alertes. Le déplacement d'un animal peut en effet déclencher le système d'alarme. Dans le passé, des terroristes avaient déjà déjoué ce genre de dispositif de surveillance en déclenchant sciemment et à plusieurs reprises les détecteurs pour faire croire à un mauvais fonctionnement à l'origine de fausses alertes.

Traduit de la presse israélienne par Yéochoua Sultan

Illustration: un village du Conseil régional Eshkol

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