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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 20:54

Il est indéniable que les arrangements de paix imposés aux Israéliens par leurs dirigeants résultent de l'influence étrangère sur une politique intérieure très malléable et influençable. Très soucieux de l'image d'Israël sur la scène internationale, les gouvernements israéliens, les uns après les autres, ont accepté un nombre incalculable de concessions, l'essentiel étant moins de bien vivre en Israël que de s'attirer la sympathie et l'admiration de l'opinion mondiale et des dirigeants étrangers.

L'une des solutions adaptées au terrain depuis les accords avec les terroristes de l'Olp et du Fatah préconise une imitation de l'apartheid, dans une version imposable aux Juifs. Or, contre toute attente, il faut bien reconnaître que les attentats les plus atroces contre les Juifs, avec mutilations, dépeçage et défenestrations, peuvent être évités le plus simplement du monde.

L'idée était simple mais géniale. Il suffisait de placer un panneau à l'entrée de points chauds pour en interdire l'accès aux Juifs. Pourquoi en effet provoquer la haine des paisibles populations de Ramallah? C'est à se demander comment on n'y avait pas pensé plus tôt.

Voyons un peu ce panneau:

 

Ce qui donne en français:

Cette route conduit en zone A

Qui se trouve sous le contrôle de l'AP.

Entrée strictement interdite aux Israéliens.

Le contrevenant s'expose à un danger de mort et enfreint la loi.

 

Il ne manque plus qu'à appliquer ce même principe aux Européens, afin d'assurer leur sécurité. Proposons pour la France le panneau suivant, dont la version n'est donnée qu'à titre indicatif:

Cette route conduit dans l'une des 700 zones abandonnées par les pouvoirs administratifs.

Elle se trouve sous le contrôle de la charia.

Accès strictement interdit à tout Français qui s'exposerait à un danger de mort ou à des poursuites s'il en réchappe.

 

Bien entendu, les termes Israéliens du premier panneau et Français du second ne sont pas une question de nationalité, mais désignent dans le premier cas les membres du peuple d'Israël et dans le second les Français de souche locale. Car sur le plan pratique, là où la méthode fonctionne depuis longtemps, les Arabes israéliens circulent librement sur ces routes sans être menacés, ni par la mort, ni par la loi. Il ne reste plus à la France qu'à s'imposer l'auto-discrimination, comme quoi l'apartheid a du bon. En tout cas, en ce qui nous concerne, il est approuvé par les Etats-Unis, l'Union Européenne et l'Onu.

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 16:41

L'opération militaire, Colonne de nuée, destinée à faire taire la menace des missiles n'a pas mis fin au pouvoir terroriste à Gaza, et c'est assurément ce qui a donné à l'ennemi une sensation de victoire si forte que beaucoup se sont sentis décontenancés. Si l'ennemi est exulte au plus haut point, et si, de surcroît, un large mouvement mondial, allant du Fatah aux pays démocratiques européens, l'épaule, cela veut-il dire que l'on aurait de sérieuses raisons de douter? Pourtant, il ne faut pas s'y tromper. Non pas qu'Israël ait mis fin à la menace venant de la ville où tout souvenir d'un judaïsme florissant a été effacé, mais il faut comprendre d'où vient se sentiment de l'ennemi, dont il est difficile de dire que la joie ait été feinte pour les caméras.

Le cas du terroriste à la tête de la bande de Gaza ressemble de près à celui d'Agag, roi d'Amalek, dans la guerre qui l'opposa à Israël. Amalek avait certes essuyé de lourdes pertes, mais il avait été épargné par le roi Saül et son armée. Quand il a réellement cru un instant qu'il allait définitivement s'en sortir, il a vite retrouvé son outrecuidance habituelle, en s'écriant, heureux et ironique: «Quoi? Ce monsieur de la mort s'est donc retiré?» (I Samuel 15). Si le prophète ne lui a pas donné l'occasion de se réjouir très longtemps, cela n'empêche pas d'établir un rapprochement avec les événements encore brûlants de novembre pour comprendre la réaction d'un archi terroriste qui s'apprêtait à être écrasé comme une punaise, et qui sentait que le sort de son bras armé allait être le sien, que ce n'était qu'une question d'heures. La réaction hilare du criminel n'a donc aucune relation avec le principe qui oppose la victoire à la défaite. Il ne ressent aucune pitié pour ses acolytes, ni pour aucun des habitants fanatisés de Gaza, qu'il utilise comme chair à canon. Seule sa peau compte, et il l'a en l'occurrence sauvée. D'où sa joie sans bornes.

En revanche, Netanyahou ne pourrait soutenir, s'il avait des comptes à rendre à un prophète, que le peuple aurait eu cette fois pitié des Amalécites et qu'il l'aurait approuvé. Au contraire, le peuple israélien voulait cette fois en découdre. Par contre, dans le contexte actuel où tout le monde se mêle de tout, contexte de mondialisation, ce sont les chancelleries étrangères qui ont eu pitié des criminels, et qui auraient vu d'un très mauvais œil qu'Israël récupère la ville de Gaza et répare la faute de l'expulsion de ses Juifs en les réinstallant et en en chassant cette fois à bon escient ses ennemis.

Oui, Gaza est juive. N'oublions pas que c'est à Gaza que vécut le grand Rabbin Israël Nadjara, décédé en 1626 et dont le tombeau serait certainement très difficile à retrouver. Les occupants de Gaza sont connus pour la délectation qu'ils trouvent à profaner tout souvenir juif, à commencer par les synagogues somptueuses des Juifs expulsés en 2005. Pour les familiers de la liturgie shabbatique, le grand rabbin Nadjara est l'auteur de nombreux chants, dont le plus connu reste celui de «Ya Ribon Alam», éloge adressée au Maître du Monde en araméen. Si la présence de ce grand rabbin et poète ne remonte qu'à un peu moins de quatre cents ans, le livre des Juges atteste que la présence juive remonte à quelque trente-trois siècles.

«Yéhouda s'empara de Gaza et de son district, d'Ashkelon et de son district, et d'Ekron». (Juges, I, 18). Un habitant de Kfar Yam, l'un des villages juifs détruits il y a huit ans, l'historien Arié Its'haki, interrogé pour le site d'Aroutz 7, a rapporté que des fouilles archéologiques dans son jardin avaient permis d'exhumer des ustensiles en usage chez les tribus d'Israël, qui étaient de conception différente de ceux des Cananéens et autres peuplades. Mais où sont les synagogues, les lieux saints, la vie épanouie de Gaza la juive, dont le souvenir est effacé par des négationnistes qui lui nient toute vérité historique liée au destin d'Israël? Ce n'est donc pas la pression israélienne qui a poussé le gouvernement à renoncer à récupérer Gaza, et il a été d'autant plus désarçonné sur la scène internationale que les prétendus analystes et stratèges de service dans les médias officiels avaient rassuré la population en soutenant que si des missiles venaient à l'avenir à être réellement catapultés depuis la bande de Gaza, Israël serait approuvé et appuyé par la communauté internationale dans son entreprise de récupération du terrain abandonné, ne l'oublions pas, pour la paix, même non signée.

Or, chaque cessez-le-feu présage une situation de guerre de plus en plus grave, et il est permis de penser que le ras-le-bol israélien aura la prochaine fois plus de poids sur les décisions politiques. Au premier cycle d'agressions, les roquettes, dites artisanales, atteignaient le Goush Katif, les Juifs de Gaza, et la ville de Sdéroth. Au suivant, quelques tirs tombaient sporadiquement dans les terrains vagues entre Gaza et Ashkelon. Puis, alors que beaucoup trouvaient «normal» qu'Ashkelon soit bombardée, un premier jet a touché Ashdod, faisant une victime. Encore plus tard, au cours des dernières agressions en date, Jérusalem et Tel-Aviv étaient déjà dans la ligne de mire. Si ces deux villes n'ont essuyé qu'un nombre de missiles n'excédant pas le nombre des doigts de la main, on peut présager, sans être doué de prédispositions divinatoires, que la «pluie» de missiles qui a touché tout dernièrement Ashkelon, avec trente à quarante alertes toutes les vingt-quatre heures, touchera dans la même ampleur les deux métropoles.

Sans vouloir accuser le pouvoir politique d'établir des distinctions entre ses administrés, où Tel-Aviv serait peuplée de citoyens de première classe, Ashkelon de deuxième et troisième, ceux de Gaza ayant été de dernière zone – puisque déplacés, leur situation n'ayant pas justifié une guerre – il ne faut pas oublier que, dans un passé encore récent, certaines personnalités avaient déclaré que des tirs de missiles sur Tel-Aviv constitueraient un dépassement de la ligne rouge, autrement dit une déclaration de guerre. Le tollé provoqué par ces déclarations les avait fait retomber dans l'oubli.

Cependant, si cette considération n'a jamais été officielle, l'attitude gouvernementale a largement donné l'impression que seule une attaque massive sur la région de Tel-Aviv pousserait les décideurs à opter pour une autre politique et à faire changer la situation à la racine. Il est donc probable qu'au prochain round, la tête du criminel Hanié soit écrasée. En revanche, il soit moins aisé de se représenter un retour d'Israël dans sa ville de Gaza, les dirigeants du Likoud considérant comme normale leur trahison constance de sa charte. Il a suffi de voir la réaction de Netanyahou, qui a sans le oindre problème déclaré vouloir rapprocher Begin et Meridor du pouvoir, alors que le vote interne du Likoud les a écartés de la tête de la liste, en raison de leurs positions en contradiction avec les idéaux de l'électorat qui lui, n'a pas peur de rester fidèle aux idéaux sionistes ou tout simplement au droit d'Israël à vivre dans ses frontières légitimes.

En outre, l'attitude frileuse de Netanyahou en vigueur depuis le début de la 18ème Knesset est peut-être à l'origine de l'incroyable soutien de l'Europe au mouvement terroriste du Fatah, voire du Hamas, et dont les pays qu'on prenait pour les plus éclairés ont convoqué les ambassadeurs israéliens pour leur reprocher la décision d'Israël de vouloir construire sur une partie de sa terre libérée, entre Jérusalem et Ma'alé Adoumim. Si Netanyahou avait mis en œuvre ces chantiers dès sa seconde accession au pouvoir, au lieu de lancer un gel injuste et discriminatoire de la construction, les descendants d'Edom n'auraient pas à l'heure actuelle lancé une vaste offensive diplomatique de prise de position pour la cause islamique globale.

L'Angleterre, la France, la Suède et la Hollande ont en effet convoqué pour les tancer de haut les représentants diplomatiques israéliens. Il est vrai qu'on n'en est pas encore à la situation qui a sévi en Egypte, quand le personnel de l'ambassade a dû être évacué d'urgence dans des circonstances miraculeuses. Pour ceux qui pensaient que le danger ne se trouvait que dans la tête des assiégés du Caire, l'atroce assassinat de l'ambassadeur américain en Lybie, survenu peu après, a confirmé ce que les partisans de la religion de l'antipaix sont capables de faire.

La position de la diplomatie Netanyahou-Barak, qui se disait prête à montrer de quel bois elle se chaufferait si les terroristes du Fatah venaient à proclamer un Etat terroriste à la place de l'Etat d' Israël, qui irait du littoral au Jourdain, ne peut être comprise du monde occidental après tant de servilité vis-à-vis du président américain. N'oublions pas que les Etats-Unis sont la fille de l'Occident, et qu'hormis certains aspects améliorés, ils restent fondamentalement identiques à leurs nations originelles et représentées selon la tradition par le prince d'Esaü. Les concessions consenties par le gouvernement Netanyahou, sans précédent dans l'histoire de la politique israélienne, ont redonné à Israël le visage masqué et abaissé de la synagogue face à l'église fière et vindicative, d'où l'extrême difficulté qu'éprouve l'Europe à admettre qu'Israël opère un revirement et puisse de nouveau revendiquer et appliquer ses droits. L'élève qui a obtenu plusieurs mauvaises notes consécutives a du mal à faire admettre sa remontée fantastique et se fait voler des points quand il mérite un dix-huit ou un vingt. Espérons toutefois que ce revirement tiendra la route, comme l'a confirmé ce matin Netanyahou en affirmant qu'il ne ferait pas machine arrière dans son intention d'autoriser la construction.

En ce qui concerne les rapports de la communauté internationale, de la fin des années quarante au début des années quatre-vingt, il était difficile de comprendre les prophéties de l'envergure de celles qui ont été lues dans toutes les synagogues il y a trois jours (shabbat Vayichla'h, 20 kislev ou 1 décembre), comme par hasard juste après le fatidique vote qui soutient la formation d'un Etat terroriste sur notre terre et qui n'a rien de reluisant et de très prometteur pour l'Onu. Dans le livre d'Obadia, la maison d'Esaü est assimilée à de la paille alors qu'Israël est fait de feu. Il est dit qu'il ne restera pas de souvenir d'Esaü. En effet, comment des nations repenties pourraient être encore passibles d'un châtiment, pouvait-on se demander au lendemain de la deuxième guerre mondiale, après que les nations les plus dures ont été pilonnées, leurs gouvernements éteints et qu'elles ont-elles-mêmes voté alors en faveur de l'indépendance d'Israël? La réponse vient de se profiler. Elles reviendront à leurs intentions premières, et l'évidence est déjà apparue au grand jour lors du vte en faveur d'une organisation qui se veut exterminatrice et remplaçante de l'Etat d'Israël. Il suffit, pour comprendre que cette idée est loin d'être exagérée de faire un tout petit peu attention à la carte représentée sur les écussons des organisations terroristes comme l'Olp, le Fatah, le Hamas et j'en passe. Ce ne sont pas la Judée, la Samarie et Gaza, qu'ils se contentent d'y représenter, mais toute la largeur de la bande côtière allant de la méditerranée à la vallée du Jourdain.

Le Rav Chabtaï Sabato, auteur d'une colossale explication du Talmud qui s'étend sur plus de mille cassettes audio et à présent numérisées, a établi un parallèle entre le dernier vote des nations contre Israël et la requête d'Abraham pour tenter de sauver de l'anéantissement de Sodome. Comme on le sait, Abraham s'est résigné quand il a compris que cette ville n'abritait pas même dix justes. Or, il n'y a eu que neuf nations qui se sont opposées à la supercherie onusienne. Le rabbin a relevé que les nations qui se sont abstenues ont laissé faire, et que l'Allemagne, qui a anéanti le tiers du peuple juif, ne s'est pas sentie obligée envers le peuple juif. Les médias israéliens ont soutenu que l'Europe avait trahi Israël. Mais il faudra bien un jour se mettre à l'évidence que l'Europe ne fait que reprendre une très ancienne tradition, avec une rémission qui a laissé entendre qu'elle aurait changé, de 1947 à 67. Pourtant, qui ne connait pas les expressions consacrées du genre: «Plus jamais ça»?

Il faut donc bien comprendre que la guerre menée contre Israël n'est pas limitée aux bombardements en provenance de la bande de Gaza. De nombreux Etats et organisations en tous genres soutiennent le Hamas, à tel point que certains ont même été choqués d'apprendre que des joueurs de foot l'ont soutenu et condamné Israël d'avoir voulu mettre un terme aux bombardements sur ses civils, prétextant le bombardement d'un terrain de foot. Pourtant, il est franchement difficile de trouver cette attitude surprenante, donc choquante. Cette catégorie socioprofessionnelle n'a jamais brillé par son esprit. Et il faut être footballeur pour donner avec sa tête un violent coup sur un ballon qui arrive à une vitesse prodigieuse après avoir effectué une longue parabole. Tout individu non footballer qui tient à sa santé et à ses neurones n'aurait pas suivi des yeux la trajectoire d'un ballon pour mieux le recevoir sur sa tête mais pour mieux s'en écarter. D'une certaine manière, on peut excuser l'attitude de ces joueurs pour leur accusation. Peut-être en effet qu'une déformation professionnelle les aurait poussés, s'ils avaient été à Ashkelon pendant les alertes, à tenter de suivre la trajectoire des missiles pour mieux les retourner à l'envoyeur en se servant de la solidité de leur crâne. Mais il ne faut pas désespérer ; on vient d'apprendre ce matin que d'autres footballers ont condamné la prise de position des premiers.

Les Israéliens, avec leur volonté exacerbée de faire la paix avec le monde entier, ont, au lieu d'amadouer les Etats les plus féroces, réveillé de leur torpeur les Etats les plus conciliants à son égard. Et les cadeaux incompréhensibles qu'ils ont fait aux ennemis de leur nation, du maintien des populations hostiles qui les ont attaqués dès leur indépendance puis à la suite de la guerre des Six jours, au gel de la construction imposé uniquement à ses propres citoyens, en passant par les concessions dérivées des accords censés être de paix, du Sinaï à la majeur partie de la ville de Hébron, puis au cadeaux totalement désintéressés sans aucune promesse de paix, fût-elle mensongère, en retour, ont réussi pour finir à réveiller toutes les haines et sans doute à accélérer le processus des temps futurs dont l'une des composantes de taille n'est autre que la guerre connue sous le nom de guerre de Gog et Magog.

Or, cette hostilité de plus en plus affichée semble être montée d'un cran cette semaine, en passant des accusations démagogiques à une menace de l'annulation des relations diplomatiques et économiques. Le temps n'est peut-être pas loin où les rescapés des nations monteront à Jérusalem à Souccot, après s'être remis de tous les débordements de leurs dirigeants et de leurs semblables.

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 16:32

L'information qui va suivre est passée totalement inaperçue dans la presse francophone. Bien que le fait se soit produit la semaine dernière, il gagne à être porté à la connaissance du grand public, qui est en droit de disposer de suffisamment d'éléments pour se faire une opinion.

Ça s'est passé la semaine dernière, dans la nuit de dimanche à lundi, soit le 26 novembre, dans une maison du mochav Sedé Abraham, situé sur les terres du Conseil régional Eshkol, l'un des plus touché par la hargne des terroristes qui occupent la bande de Gaza. La distance qui sépare les lanceurs de missiles n'est que de 4.5 km, tandis que celle qui sépare le mochav de la frontière égyptienne est de 1.5 km.

Un terroriste arabe a franchi la barrière de sécurité, et a passé plusieurs heures dans les parages avant de s'introduire dans le domicile de la famille Matsfon.

Le responsable de l'équipe de secours, Zadok Admon Edri témoigne: «Le terroriste est arrivé au mochav à 3h40. Il l'a fait après avoir franchi la barrière du secteur de Hével Shalom, qui est équipée de détecteurs. Ensuite, il s'est introduit à l'intérieur de l'enceinte de Sedé Abraham. Il a enfin fait irruption dans la maison de Yaël Matsfon. La mère était seule avec ses quatre enfants. Son mari est à l'armée dans le nord du pays. le terroriste était armé d'un grand couteau et d'une barre de fer. il l'a frappée au visage et à l'épaule. Pourtant, malgré ses blessures, elle s'est battue. Elle a lutté contre lui comme une lionne. C'est une femme forte et courageuse, qui travaille en tant que monitrice qui apprend aux novices à monter à cheval. Elle s'occupe aussi de courses de chevaux. Elle a réussi à le mettre en fuite. Nous sommes heureux que l'incident ne se soit pas transformé en un Itamar 2.»

A titre de rappel, la famille Vogel a été sauvagement assassinée par deux jeunes terroristes arabes à son domicile, dans le repos et la quiétude du shabbat. Les terroristes n'avaient pas épargné jusqu'au bébé de quatre mois.

Le responsable de l'équipe chargée de la sécurité intérieure du mochav Sedé Abraham considère que cette intrusion est un échec pour l'armée: «Nous espérons que l'armée en tirera les leçons qui s'imposent. Dans le cas contraire, nous tirerons nos propres conclusions, qui se traduiront entre autres par des manifestations et des prises de contacts avec les ministères. Il est impensable que nous nous levions le matin en ayant l'amère impression de ne pas être protégés.

Les habitants s'attendent à la reprise des combats et sont très mécontents de la manière à laquelle la guerre s'est terminée. Tout le monde sait très bien que, même après l'opération Colonne de nuée, la situation va aller en empirant.»

L'armée a réagi et a annoncé qu'une enquête était en cours, et qu'elle leur fournirait les éléments nécessaires pour la suite.

Par ailleurs, des soldats ou civils chargés de surveiller les frontières, des localités civiles ou des campements militaires dont le grillage est équipé de détecteurs, sont souvent dérangés par de fausses alertes. Le déplacement d'un animal peut en effet déclencher le système d'alarme. Dans le passé, des terroristes avaient déjà déjoué ce genre de dispositif de surveillance en déclenchant sciemment et à plusieurs reprises les détecteurs pour faire croire à un mauvais fonctionnement à l'origine de fausses alertes.

Traduit de la presse israélienne par Yéochoua Sultan

Illustration: un village du Conseil régional Eshkol

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 11:21

Ce lundi porte la date du 19 kislev, qui est la date du départ de ce monde-ci pour un monde de vérité de Rabbi 'Haï Taïeb Lo Met. L'anniversaire de sa disparition est largement commémoré par les communautés juives étant passées par la Tunisie. Le saint rabbin est décédé en 5597, il y a de cela 176 ans. Ce grand sage du judaïsme, d'un niveau exceptionnel, fut reconnu par d'imminents auteurs et exégètes, dont notamment l'illustre Hida, Rabbi Haïm David Azoulay.  

L'érudition et les aptitudes exceptionnelles de Rabbi Haï Taïeb ont été remarquées par ses contemporains dès son plus jeune âge, et il excellait aussi bien dans la Torah révélée que dans la Kabbale.

Rabbi Yossef Hacohen Tanugi, auteur du livre Histoire des Sages de Tunisie, publié voici une centaine d'années et réédité par le Rav Mazouz de Bené-Berak, relate la rencontre entre le 'Hida et Rabbi 'Haï Taïeb Lo Met, alors que ce dernier n'avait que quatorze ans: «Lors de la venue du Hida à Tunis, la ville était habitée par de nombreux savants (en 1774), et lorsqu'il les eut contrôlés, il le qualifia d' "exception de la génération"».

Les œuvres écrites de Rabbi 'Haï Taïeb n'ont pas été conservées. Une tradition orale veut que ses écrits auraient été détruits par mégarde à son domicile. Il ne reste qu'un ouvrage sur la Mishna, 'Helev 'Hitim. Les textes qui composent ce livre ont été conservés par les héritiers de l'auteur pendant soixante ans avant d'être retranscrits et publiés. C'est ce que rapporte Rabbi Moshé Chetroug dans la préface du livre, qui, imprimé à Livourne,  avait vu jadis le jour en 1896.

Un chant a été composé à la mémoire de cet éminent grand rabbin. Il est chanté chaque année par les communautés qui célèbrent son départ pour le monde d'en-haut, et il célèbre la sagesse du rabbin. Le refrain comporte la phrase suivante: «Rabbi 'Haï Taïeb n'est pas mort, il est dans le monde de la vérité.» Le Rav Meir Mazouz considère que l'auteur de ce poème est le poète liturgique contemporain de Rabbi Haï, du nom d'Eliahou Sidbon, de Tunis.

La tradition populaire rapporte pourquoi on ajoute au nom du Rav la formule Lo Met («n'est pas mort»). La stèle recouvrant le tombeau aurait été détruite à plusieurs reprises, juste après avoir été mise en place. Elle fut plusieurs fois réparée, alors qu'il semblait bien que personne n'y avait touché, jusqu'au jour où le tailleur des pierres tombales eut un songe. Rabbi Haï lui apparut furieux, lui disant: «Mon nom est Haï, vivant, retourne et corrige ce que tu as gravé».

Le Rav Meir Mazouz ajoute que le graveur, en ayant ce songe, avait eu l'impression qu'on était en train de l'étrangler. Il aurait en outre manqué de respect en écrivant que Rabi Haï était mort, sans aucune périphrase respectueuse du défunt, comme «nous a quittés, a été rappelé etc.» De nombreux actes surnaturels lui sont attribués et ont été divulgués de bouche à oreille, de génération en génération. Des soirées et journées d'études sont organisées chaque année en son souvenir, et un pèlerinage rassemble des fidèles au cimetière du Borgel, à Tunis. Des repas sont organisés dans les synagogues et des dons sont offerts en faveur des membres de la communauté les plus démunis.

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 10:56

Voici une réaction de la presse israélienne religieuse à l'opération Colonne de Nuée à Gaza. Elle est tirée de l'hebdomadaire Sihat Hachavoua*, (Le discours de la semaine), feuillet en quatre pages distribué depuis près de trente ans dans les synagogues dans tout Israël, et dont le rédacteur est le rabbin Menahem Brod.

L'opération militaire contre le nid de guêpes de Gaza révèle la noblesse d'âme du peuple d'Israël. Voyez les habitants du Sud, qui ne grognent ni ne se plaignent; et qui accordent aux forces de sécurité tout le temps qu'il faut. Voyez les soldats réservistes, qui ont répondu comme un seul homme à l'appel et qui sont venus de leur plein gré, déterminés à exécuter les tâches qui s'imposaient.

Comment serait-il possible de ne pas s'émerveiller du professionnalisme et du travail d'une incroyable précision de l'armée de l'air, ainsi que des informations très appréciables que fournit le Shin Beth? Et le miracle technologique, le Dôme de fer, qui parvient à intercepter 90% des missiles lancés contre les villes d'Israël? Essayez seulement de vous imaginer ce qui serait arrivé si toutes ces centaines de missiles lancés avaient atteint leur but, D. préserve!

 Encore une occasion manquée?

Malgré tout, quand nous avons appris la nouvelle du cessez-le-feu, la forte sensation d'une occasion manquée nous a envahi le cœur. Nous n'arrêtons pas de répéter la même erreur. Nous obtenons un calme relatif pour un délai plus ou moins conséquent, pendant lequel l'ennemi se renforce et augmente ses capacités, et le temps n'est pas long avant que nous soyons confrontés à une réalité encore plus dure.

On nous dit: «Il n'y a pas de solution», «Nous avons déjà tout essayé». C'est faux! Dans la bande de Gaza, nous n'avons pas essayé de terminer le travail. Nous l'avons fait à moitié. C'est pourquoi il ne faut pas s'étonner que nous n'ayons pas réussi. Par contre, en Judée-Samarie, nous avons été jusqu'au bout. Nous avons nettoyé les nids du terrorisme. Et nous sommes constamment sur nos gardes pour prévenir toute réorganisation. Voyez le calme qui y règne.

Certes, entrer à Gaza et y détruire les nids de guêpes n'est pas une mince affaire. Cette tâche exige une guerre difficile, de faire face au monde entier, et de toucher des civils. Mais il est préférable d'exécuter cette opération chirurgicale douloureuse en une fois, que de s'engouffrer sans arrêt dans de nouveaux rounds de combats. La souffrance qu'endurent les deux côtés, en raison de ces périodes de guerre à répétition, est bien plus terrifiante qu'une seule guerre, dure mais en profondeur.

Nous nous souvenons très bien de l'appel déchirant du Rabbi de Loubavitch, au moment de la guerre «Paix en Galilée», quant à de l'impossibilité imposée aux soldats d'achever leur tâche et au danger qu'ils encouraient, en raison de l'hésitation et du manque de détermination à aller jusqu'au bout. C'est la même erreur qui s'est répétée lors de la seconde guerre du Liban et de l'opération «Plomb coulé».

Il faut prier

S'il s'avère en effet qu'il n'y a pas suffisamment de courage spirituel pour écraser totalement les nids de la terreur – car il ne faut pas se contenter de ramener la dissuasion puisqu'il faut les arracher à la racine – il serait regrettable dans ce cas de mettre en danger la vie de nos soldats en ordonnant une opération terrestre. Il est possible de continuer à pilonner d'en-haut, dans l'espoir que la destruction et les ruines permettront d'obtenir un certain degré de dissuasion, qui tiendra bon pendant un certain temps.

Mais tout homme prévoyant comprend que, tôt ou tard, on n'aura pas d'autre alternative que d'affronter le travail difficile, exactement de la même façon que nous l'avons fait pendant l'opération «Rempart» en Judée-Samarie. Pourrons-nous vivre indéfiniment avec une base terroriste iranienne suintante de haine d'Israël à nos côtés?

La réalité dans laquelle nous vivons n'est pas simple, et nous avons besoin de beaucoup de pitié du Ciel. Que le Saint béni soit-Il mette dans le cœur des dirigeants le bon sens et le courage qui leur permettront de prendre les bonnes décisions, qu'Il donne la force à nos soldats et leur accorde Sa protection, qu'Il préserve tous les enfants d'Israël. Prions et renforçons-nous autour de la Torah et des commandements pour la réussite du peuple d'Israël et pour la totale délivrance.

*Article de première page du périodique Sihat Hachavoua, n° 1351, traduit par Yéochoua Sultan.

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 18:19

La conception des dirigeants politiques israéliens est perdue quelque part vers le début du 19ème siècle de l'ère courante. Mais pourquoi pas avant, me diriez-vous? Parce que les questions où vient s'ancrer leur pensée ne pouvaient sortir du cadre des suppositions dénuées d'incidence sur la réalité de leur quotidien. Si l'émancipation des Juifs a effectivement vu le jour en Europe, ceux-ci ne pouvaient auparavant, bon gré mal gré, que continuer à vivre comme ils avaient toujours vécu, séparés de leur environnement non juif, et dans la fidélité naturelle et inconditionnelle à leur D.

Avant les grandes révolutions culturelles, leurs traditions n'avaient pas encore été ébranlées par les illusions que leur firent miroiter alors les trompeuses paillettes d'une toute nouvelle liberté. Après des siècles d'une tolérance jamais totalement débarrassée d'un avilissement plus que certain dans le meilleur des cas, quand les Juifs n'étaient pas atrocement martyrisés, la philosophie des Lumières n'a pas manqué d'exercer un effet éblouissant et déconcertant.

Dans leur emballement, nombreux parvinrent à la conclusion que la haine vouée aux Juifs n'était autre que la résultante de leurs distinctions, vestimentaires, religieuses et culturelles. D'autant qu'ils usaient de langues intermédiaires, avec le préfixe judéo. Le contrecoup des droits civiques et de la protection accordés aux Juifs, en 1791 dans toute la France, ou en 1869 en Allemagne, s'est traduit dans les faits par un relâchement de la fidélité au judaïsme. C'est à partir de ces grands phénomènes sociopolitiques qu'une équation de base s'est greffée au bon sens et à l'intelligence. L'aversion ressentie pour les Juifs dans la société en général ne devait plus être dès lors la fonction d'accusations calomnieuses de crimes rituels, mais de leur propre attitude.

Donc, la cause de l'antisémitisme pouvait alors être annihilée, voire remplacée par une vive sympathie, pourvu que les Juifs acceptent de sacrifier leur identité et leur tradition. Si cette analyse fut répandue à l'extérieur des milieux juifs, et défendue aussi bien par Napoléon que Robespierre, en passant par Mirabeau ou Clermont Tonnerre, elle a été largement adoptée à l'intérieur des communautés.

Or, si un penseur comme le grand rabbin Moses Mendelssohn a su faire la part des choses, en admettant que les Juifs devaient apprendre l'allemand et s'acquitter de devoirs envers la société tout en s'y intégrant et en apprenant des métiers, il n'en a pas moins fait aucune concession sur le plan de la ferveur et de l'observance religieuses. Mais, dans l'emballement, la tendance voulut que tout ce qui se rattachait à la religion, qui distinguait Israël en tant que nation, fût définitivement abandonné. La porte ouverte à l'assimilation était intimement liée au sentiment que la victime séculaire devenait désormais, puisque la liberté lui en était donnée, responsable des persécutions auxquelles elle pouvait mettre enfin un terme, et que l'antisémitisme était dû au fait qu'il y avait des Juifs.

S'il n'y a pas de Juifs, si tout le monde s'assimile et se dilue jusqu'à ce que sa couleur disparaisse, il n'y aura logiquement plus aucune haine contre les Juifs. On était encore loin de l'acceptation de la différence, de la tolérance envers un tiers qu'on est prêt à accepter même avec ses particularités, en faisant surtout attention de ne pas exiger qu'il y renonce. Quoi qu'il en soit, cette dernière tendance, inconnue à l'époque, a montré qu'elle cachait aussi des excès, quand les Européens, trop contents de faire preuve d'un amour sans conditions envers les immigrés, leur ont non seulement fourni du travail et un niveau de vie respectable, contrairement à ce à quoi ils pouvaient espérer aspirer dans les contrées où ils vivaient (voir Les cigales et les fourmis), mais ont fermé les yeux sur leurs mœurs avec un grand sourire qui commence seulement à se crisper.

Donc, le Juif, par son attachement aux valeurs intrinsèques à son identité, a été considéré comme seul capable de modifier son image en se transformant. On sait aujourd'hui, deux siècles plus tard, que les partisans du renoncement total au judaïsme ont eu raison à condition de faire vite. Ils ont eu droit à un délai de cinq générations pour échapper à l'apocalyptique machine nazie, qui a détruit tout être humain qui avait au moins un ascendant juif dans les quatre générations qui l'ont précédé. En règle générale, cependant, l'histoire a montré qu'aucun de tous les renoncements concédés par les Juifs n'a été utile. En Russie, le régime communiste a poursuivi jusqu'aux membres de la communauté les plus attachés au parti. Quant à la France des trente dernières années, on peut y voir un nouveau souffle de cette doctrine. La différence qu'elle a voulu établir entre l'antisémitisme et l'antisionisme peut signifier que le Juif ne sera pas inquiété tant qu'il renoncera, même seulement partiellement, à toute la mesure de son identité. Il pourra même être religieux sur le sol français, mais on n'admettra pas qu'il revendique son droit de vivre en tant que nation, avec ses semblables, en un Etat souverain, sur sa Palestine de toujours. Le virus de l'auto-culpabilité n'a pas fini de sévir avec l'avènement de l'Etat d'Israël, ni après ses miraculeuses victoires, aidé par la Providence, contre des ennemis bornés, acharnés et surarmés, et plus de cent fois supérieurs en nombre. Loin d'être archaïque, l'Egypte était armée par l'URSS et il est regrettable qu'Israël se soit montré tellement conciliant envers les Américains pour ne pas vendre plus cher, diplomatiquement et stratégiquement parlant, les connaissances mises à jour sur un armement soviétique que tout l'investissement occidental n'avait pas réussi à se procurer. Les politiciens et autres penseurs de l'Etat d'Israël d'aujourd'hui ne peuvent plus se reprocher un vêtement typiquement juif, ni un attachement inconditionnel aux prescriptions du judaïsme. Depuis près d'un demi-siècle, pourtant, la haine contre Israël et les Juifs en général, n'a pas été pour eux imputable à des tendances criminelles des antisémites, surtout pas s'il s'agissait des terroristes arabes friands de victimes juives innocentes et de préférence désarmées, mais à de grands principes humanitaristes que les Israéliens n'auraient pas respectés: le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, rien que ça, et son pendant, l'occupation. Pourtant, Israël n'a jamais été le Rideau de fer, et les peuples indisposés ont toujours eu la totale liberté de disposer – d'eux-mêmes – et de s'en aller sous des contrées plus douces. Mais voilà, certaines populations préfèrent accuser Israël la bouche pleine, nourries par le niveau de vie que ce pays leur fournit, à tel point que tous les mouvements migratoires, dont les regroupements familiaux ou mariages, vont toujours dans le sens du rassemblement sous la tutelle israélienne, là où il fait bon vivre et où on ne gagne pas tout au plus deux dollars par jour, comme sous d'autres horizons pas très éloignés. Cette tendance aux déplacements s'est encore accentuée quand, certains pourparlers qui devaient mettre une partie de Jérusalem sous le joug de l'Olp ou du Fatah assassins aidant, des dizaines d'habitants arabes qui se sont retrouvés derrière le mur de sécurité ont loué ou même acheté des appartements dans les quartiers juifs de la ville, notamment à la Guiva HaTsarfatit et à Pisgat-Zéev. On ne peut par conséquent s'empêcher de voir dans cette tendance à l'auto-accusation un phénomène qui est loin d'être adapté à la réalité. Et s'il était encore naïvement pensable, comme il m'est arrivé de m'y prendre à la veille de la signature des accords d'Oslo, quand la catastrophe était devenue inévitable, que cette doctrine allait voler en éclats suite à la recrudescence des attentats, il a fallu se rendre à la réalité, quand des politiciens et autres propagandistes ont expliqué les attentats en prétendant qu'ils étaient dus au fait qu'Israël n'avait pas fait assez de cadeaux à ses ennemis. Et à ceux qui défendaient avec logique que le problème de l'occupation était mal posé, on rétorquait qu'il fallait se préserver d'une marée démographique qui n'allait pas tarder à mettre les Juifs en minorité dans leur propre Etat. Certains penseurs, qu'il est difficile de reconnaître comme des amis de la sagesse, allait jusqu'à se déclarer très pessimistes sur l'avenir, et osaient avancer qu'il ne fallait pas que l'Etat d'Israël puisse servir de contexte dans lequel les Juifs viendraient à faire subir à sa minorité arabe ce que les Allemands ont fait subir à leur minorité juive. Ces propos scandaleux (voir Y. Leibowitz) ont été tenus en ignorant totalement que les populations musulmanes ont été les alliées du nazisme, aussi bien en terre d'Israël, avec les innombrables attaques contre la présence juive, qu'en Europe orientale, avec la mise sur pied des brigades pour porter main forte aux Allemands en Croatie. (Voir le documentaire: la croix gammée et le turban). Les victimes juives innocentes étaient assassinées pendant la seconde guerre mondiale par les nazis, les Polonais ou les Ukrainiens. Aujourd'hui, elles tombent sous les coups de musulmans fanatisés, ce qui rend d'autant plus abjects des propos décrivant les Juifs comme des bourreaux, quand les victimes juives se comptent par milliers depuis qu'Israël a suivi une politique insensée en armant et accordant l'autonomie à des tueurs sur ses propres terres, le tout dans l'intention de montrer au monde entier son intention de respecter plus que de raison les grands principes humanitaristes. La situation qui fait de la vie des habitants du sud d'Israël un cauchemar, alors qu'ils vivaient en paix jusqu'à il y a quelques années, et qu'une menace de bombardements semblait aussi impensables que grotesque, est elle aussi la conséquence directe de cette volonté de montrer au monde à quel point il n'a aucune raison de nous détester. Et il en est de même pour la mesure de la réaction israélienne qui, au lieu de bombarder l'ennemi globalement, frappe avec une précision chirurgicale les positions des terroristes qui actionnent les missiles, ou les bureaux des têtes de l'organisation qui porte trop bien son nom, le Hamas, de préférence quand ils sont vides. Pourtant, le monde ne semble pas majoritairement s'en soucier. Une autre attitude, bien qu'elle semble radicalement différer de celle des gouvernements qui se sont succédé en Israël depuis les gouvernements Shamir puis Rabin, souffre du même défaut. Il s'agit des explications et des solutions proposées par le professeur Mordekhaï Kedar. Il est vrai que sa connaissance de la langue et des cultures du monde arabe doit être saluée, ainsi que sa prestation sur la radio intégriste du Katar, quand il avait remis à leur place ceux qui se mêlent un peu trop des affaires intérieures d'Israël. Cependant, sa connaissance de l'arabe ne lui donne pas plus raison dans les solutions qu'il propose que la connaissance de l'allemand, le français ou le russe n'avait aidé les intellectuels juifs des siècles passés à mieux comprendre le fonctionnement de la motivation des ennemis des Juifs. En effet, selon Kedar, la situation serait calme parmi les populations arabes qui occupent la Judée-Samarie si Israël avait l'intelligence de les placer non pas sous l'autorité d'une administration où on leur impose des dirigeants qui leur sont étrangers mais sous l'égide de personnalités de l'intérieur, chefs des grandes familles locales. Cette position n'a rien de révolutionnaire dans la pensée du moment qu'elle ne présente qu'une variante de l'idée plus couramment répandue. Elle ignore au même titre que le pouvoir politique la nécessité d'affirmer l'identité d'Israël et son droit à se rétablir à Sichem ou à Beth-Lehem. Dans son cas, la nuance exige que ce ne serait plus l'autorité israélienne qui fait que les non-Juifs haïssent Israël, mais l'autorité d'Arabes de l'extérieur, cette autorité étant imposée indirectement par l'autorité israélienne. Autrement dit, c'est toujours Israël qui est responsable de la haine des populations où grandissent ses bourreaux. En revanche, l'argument de Shimon Pérès, qu'il a avancé pour se montrer rassurant après les terribles attentats qui ont suivi l'application des accords d'Oslo, est vide de sens du moment que la propagande du pouvoir mis en place dans les régions cédées à l'autorité terroriste distille la haine du Juif et de l'Israélien dès l'âge du biberon. Pérès soutenait que l'idée le la paix n'allait pas être admise en un jour, et qu'il faudrait du temps, une génération peut-être, pour que la normalisation soit admise dans les consciences, si consciences il y a. On aurait pu lui donner raison si les médias qui touchent ces populations leur avaient vanté les mérites et les avantages de la civilisation israélienne, montré des habitants arabes heureux de leur niveau de vie et de leurs libertés précisément lorsqu'ils travaillent avec Israël, et ainsi de suite. Or, Israël est plus que jamais présenté comme une nation illégitime assoiffée de sang non-juif, et son élimination, D. préserve, serait un devoir. Il serait temps qu'Israël se délie de cette mentalité qui le poursuit depuis l'émancipation. Il faut peut-être porter des lunettes de soleil pour ne plus être aveuglé par cette lumière du siècle du même nom et de ses conséquences politiques égalitaires, car elle a bien faibli depuis. Israël a été défini dans la célèbre bénédiction que lui a accordée le non-Juif Bilam, comme un peuple qui séjourne seul et qui ne tient pas compte des nations. C'est à ce prix qu'Israël pourra enfin accéder à la paix et à la liberté, et en commençant par cesser de toujours se considérer fautif de la haine que lui portent les autres, car c'est en effet, paradoxalement peut-être, cette trop grande responsabilisation de soi-même qui attise une haine encore plus grande qui se propage d'une manière inquiétante, et qui convainc à grande échelle que les plus grands terroristes ne tuent qu'en raison du désespoir que leur inspirent leurs proies.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 23:54

בהתייחסותו אודות המהלך של אויבנו באו"ם, ראש הממשלה לא סותר את הצעד שננקט עד היסוד. הוא למעשה אומר שאם האויב יענה על מספר דרישות, ולא משנה אם הן ניתנות להשגה או לא, אז הוא מוכן להסכים להקמת מדינה ערבית מוסלמית עוינת נוספת, שהפעם תשב בלב ארצנו.

זאת אומרת שאם השאיפה של עם ישראל, היונקת את השראתה החל ממקורות התנ"ך וכלה מהציונות, היא חזרתו לארצו, שממנה יצא לגלות ואליה הוא התפלל ופעל לשוב, הרי שהאוחזים במושכות השלטון כבר לא מאמינים בה, לא במישור הפיזי מעשי ולא במישור הרוחני. עובדה שרה"מ אינו אומר שלא תקום מדינה ערבית ביהודה ושומרון משום שהארץ הזאת שלנו, ומשום שלא חזרנו אליה אחרי גלות כל כך מרה וארוכה על מנת לתת אותה לזולתנו שבאומות, או לעזוב אותה לשממה. מבחינתו, אילו היה האויב עונה על כמה דרישות, הוא היה מקבל את המדינה שלו על מגש של כסף.

שוב סותר ראש הממשלה את עקרונות המפלגה שהוא עומד בראשה, ומאשר את הדברים שהוא נשא בנאום בר-אילן. לגזול את ארץ ישראל לדורותיו ולהעביר אותה לאויבנו, שמטרתם שאינם מסתירים היא להמשיך את פעולתם של האנטישמיים של העבר, שתפיסתם קובעת שאין ליהודי ארץ ושהוא נטול מולדת, זוהי עמדה פוליטית שלא מעוררת נקיפות מצפון אצל אף אחד מכל ראשי הממשלה שעמדו לנו מאז מלחמת ששת הימים.

האויב הנוכחי, שמשום מה נותנים לו עדיין חשיבות מדינית אחרי שהוא וקודמו הפרו אלפי פעמים את ההסכמים שהרשות המכונה "פלשתינאית" חתומה עליהם (טבח ביהודיים על ידי פיגועי התאבדות, ירי, חטיפות, עינויים, רצח חייל בסיור המשותף, וכו'), ושבעקבות שנאתם לישראל מתעוררת כל האיבה שהייתה נראית כנחלת התקופות האפילות של תולדות האנושות, מתנגד לכל נוכחות יהודית בארץ ישראל, אך בשלב ראשון הוא מכריז שהוא מתנגד לה "רק" באזור שיוקנה לו כמדינה, כפי שהוא אמר בנאומו למצריים. כמוסלמי, יש לו היתר ואף "מצווה" לנקוט בטקטיקת ה"תקיה", שיטה פוליטית-דתית שנותנת זכות לשקר או לחתום על הסכמים בשקר כדי לקדם אינטרסים אסטרטגיים, קרי התפשטות האיסלם. אולם, רה"מ מסתפק בכך שהוא דורש הצהרות בעל פה או בכתב, ולוותר על אלפי שנות כיסופים תמורת הסכמה שאכן מדינת ישראל היא מדינה יהודית. האם ירדנו לרמה כה ירודה כדי שניתן את לב ארצנו לאויב אחד רק אם הוא יגיד שהוא מכיר בזכותנו למדינה משלנו? ועוד אחרי שמדינות גדולות כבר נתנו לנו את הגושפנקה? אך בעצם, מה שמשדר השלטון שלנו, הוא שהכרזת האויב על הקמת מדינה משלו מקובלת עליו. כל מה שראינו עד כה הוא ברמת הדיבור.

כעת, נראה איך ההסכמה הזאת בולטת גם בשטח, במישור המעשי. ראש הממשלה מראה לכל תושבי רמאללה שהוא מצדד בעד הקמת מדינה ערבית-מוסלמית שבירתה... רמאללה. אכן, כל התושבים שם רואים במו עיניהם את פירוק הבניינים בבית-אל שנבנו ואוכלסו חלקם כבר מלפני עשור בהר הגבוה ביותר של האזור – כשהמקום הוא, ע"פ מומחים רבים ותלמידי חכמים, לא פחות מאשר ההר שבו יעקוב אבינו חלם את החלום המוזכר בפרשת וייצא ובו חזר הקב"ה על ההבטחה לצאצאיו על הארץ.  ואויבנו מתחזקים עוד יותר כשהם רואים את הבניין השלישי (הכוונה לבניין השלישי מתוך חמשת בנייני שכונת האולפנה האמורים לעבור העתקה למרכז היישוב) – שלא נראה בזה רמז לבניין השלישי של כל האומה כולה שטרם נבנה – עומד הרוס כאילו פגע בו מטח של טילים ארוכי טווח שנורו מעזה. וגם אם נסכים שראש הממשלה שלנו נחמד, אמפאטי, מתחשב, אחרי שהעביר את התושבים בלי מכות לקראבילות חדישות, וגם התחייב לשלם מכסו (של הציבור), את העתקתם, וכן הפעיל את סמכותו כדי לאפשר בנייה של שלוש מאות דירות חדשות, פי עשר ממה שנהרס, האויב מבין שהממשלה מצמצמת את עוצמתה והקף פריסתה של הנוכחות היהודית לטובתו.

ושלא יבואו בטענה שהעניין לא קשור לדעות פוליטיות, או לכיבוד או התנכרות למצע של הליכוד, או לנטייה לפעול לטובת היהודים או הערבים, בטענה שיש כאן החלטה של בית-משפט ושיש לכבד אותה. כי ידוע שבנידון דדן, הפסיקות נקבעות על פי הדעות. אם רוצים שיהודים יישארו במקומם, מנמקים החלטות משפטיות המצדיקות את הימצאותם בשטח, וכן להיפך. למשל, אם רוצים ששני בתים ערבים ימשיכו לעמוד במקומם בין מעבר קרני לנצרים, קובעים פסק דין בהתאם ; ואם רוצים שכל בתי היהודים יפונו מתושביהם וייהרסו, קובעים פסק דין בהתאם. אם מחליטים שסומכים על החוק העותומאני כדי להשאיר בתים, אז סומכים ; ואם יש צורך להוסיף חוק להסדרה, אז מחוקקים.

הבה נדון אפוא בקצרה בסוגיה המשפטית, ברמה הבינלאומית, בקשר לזכויותינו על כל ארץ ישראל, כולל לב מולדתנו שעלייה מדביקה תקשורת מסוימת תווית שכתוב בה "שטחים", כאילו מדובר באיזו סחורת נדל"נית. באתרי אינטרנט בשפות זרות שקמו למען האיזון וההסברה בעד ישראל והעם היהודי, לא מבינים מדוע הן הממשלה והן התקשורת בישראל לא משתמשים בטענות הכל כך פשוטות שנזכיר אותן כעת. ראשית כל, יש לדעת או להיזכר שבמשפט הבינלאומי, בדיוק כמו בדת ובתרבות הישראליות- יהודיות בת אלפי השנים, אין קו ירוק ואין שום הבדל בין חברון לנתניה. עצם העובדה שלא הצלחנו להחיל את הריבות שלנו ולהתיישב בכל ארץ ישראל, בתום מלחמת העצמאות, לא מונע מאיתנו לעשות זאת בנסיבות עתידיות. ובכן: הועידה שהתכנסה בסן רמו שבאיטליה, אחרי מלחמת העולם הראשונה כדי לדון בעתיד שרידי הממלכה העותומאנית, בשנת תר"פ (אפריל 1920), הכירה בצעד בלתי הפיך בזכויותיו של העם היהודי בא"י, אחרי שנשמעו הטענות של הצדדים, של היהודים והערבים, שנה קודם, בוועידת פריס.  

באותו הקשר, הפרופסור ז'אק גוטיה, משפטן מקנדה, סיים עבודת דוקטורט במכון ההשכלה הגבוהה של אוניברסיטת ג'נבה ב2006, הדן בסוגיית הריבונות הישראלית על ירושלים, כולל העיר העתיקה. הוא מתבסס על שלושה אירועים עיקרים כדי להוכיח את הזכות המלאה שלא ניתן לערער אחריה והם: הצהרת בלפור ב1917, ההחלטה פה אחד של מדינות ההסכמה (צרפת, בריטניה, איטליה ויפן) להכיר בחיוניות שבייום ההצרה, באפריל 1920 , והעובדה שבוועידת פריס, כשנה קודם, הוגדרה ירושלים כעיר הבירה של הבית הלאומי לעם היהודי, בעוד שהערבים לא התעניינו בה. לעומת זאת, להחלטה מספר 181 של הכ"ט בנובמבר, יש משקל משפטי פחות שאין לו סמכות לגרוע מההסכמה של וועידת סן רמו. ז'אק גוטיה נטל חלק בכנס שהתקיים במלון המלך דוד בירושלים, בחודש יוני האחרון והעביר הרצאה בנושא.

על ממשלות ישראל להפסיק לבחול בארץ ישראל ולנסות לתת אותה בכל מחיר ובעיקר בחינם לכל מאן דבעי, העיקר שהנמען לא יהיה יהודי, שהרי לא חזרנו מהגלות כדי להעניש את עצמנו ולתת למצב הזה להימשך לעד, או בלשון אחרת, לא הפסקנו לקבל מהגויים מכות על הראש כדי שנהיה אנחנו המכים על ראשינו. ניסו להתל בעם ישראל בטענות מגוחכות שוויתור על מורשתנו- מולדתנו ארץ ישראל יביא לנו שלום לדורי דורות. כעת, אחרי שנפקחו עיני כולנו, אין שום סיבה להתעקש ולסרב לצאת מהגלות ולהתיישב בכל רוחב ארצנו. ולא זו בלבד, אלא שאין גם מרידה באומות על ידי מעשה ההתיישבות מאז אותה הוועידה שנתקיימה בין ראשי המדינות המערביות.

למסקנה, אם יש לאויב הכובש את לב שטחנו תעוזה לדרוש מדינה על חשבוננו ועל חורבותינו, ח"ו, אין זה אלא משום שהאויב מבין שהשלטון הישראלי נוטה להשלים עם המהלך. לו היו הממשלות משקיעות בבניה מסיבית לאוכלוסייה הישראלית יהודית ביהודה ושומרון, גם עם הסתפקות במגרשים שהושארו בשליטה ישראלית מלאה, לא היו אויבנו מרימים ראש. אבל אם יש פוליטיקאים שיודעים שאינם מסוגלים לעמוד מול הלחץ הבינלאומי ושהם יעשו מעשי התאבדות לאומית, עדיף להם שלא להציע את עצמם להנהגת עמנו.

 

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 15:10

De nouveau, la France encourage la demande de l'organisation terroriste du Fatah de la reconnaissance d'un Etat arabo-musulman interdit aux Juifs en Judée-Samarie. Officiellement, les différents pays soutiennent qu'ils cherchent par cette attitude à motiver les parties à revenir à la table des négociations. Pour Dore Gold, ancien ambassadeur d'Israël à l'Onu, la prise de position exigée par les terroristes ferait tout simplement de l'Union Européenne un ensemble de pays qui trahissent leurs engagements.

Interrogé pour le documentaire intitulé Donner une chance à la paix, l'ancien ambassadeur israélien cite un extrait des accords d'Oslo, ou plus précisément des accords dits intérimaires du 28 septembre 1995: «Aucune des deux parties ne prendra l'initiative ni n'adoptera de mesures qui modifieraient le statut de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza dans l'attente du résultat des négociations sur le statut permanent.» Il affirme alors que si la partie arabo-musulmane décide d'entreprendre la démarche de la proclamation unilatérale d'un Etat, ce sera une violation pure et simple des engagements prévus par les accords. Sans entrer dans d'autres violations qui auraient dû donner le droit à Israël de reprendre manu militari tous les territoires cédés, comme les attaques à l'arme automatique des soldats de l'armée de l'Olp qui ont fait des morts chez  Tsahal, notamment à Sichem, au tombeau de Joseph, et à Ramallah, il explique en quoi les accords, et tout particulièrement cette clause, représente un problème de taille pour l'Europe:

«Lorsque l'accord intérimaire a été signé à la Maison Blanche en présence du président Bill Clinton, l'Union Européenne a contresigné l'accord, en tant que témoin. De la sorte, si l'UE décide de soutenir le projet "palestinien" à l'Onu, en opposition au projet "palestinien" à Oslo, elle prêterait main forte à la violation d'un accord écrit dont ses membres sont également signataires. La question qui fuserait alors immédiatement en Israël serait: "Qui pourra à l'avenir encore faire confiance à l'Union Européenne, si elle veut s'impliquer dans le processus de paix, et si elle viole les accords qu'elle a elle-même signés?"»

Dore Gold déplore le manque d'impartialité à laquelle s'est habituée l'opinion étrangère sur le conflit qui oppose les organisations terroristes à la légitimité et la sécurité de l'Etat d'Israël: «Le monde entier dit à Israël: "Pourquoi ne reconnaissez-vous pas les droits des "Palestiniens" à un Etat?" Cela paraît évident, et les Israéliens y sont confrontés sans arrêt. Mais voyez-vous qui que ce soit exiger des "Palestiniens": "Vous devez reconnaître au peuple juif le droit de vivre dans son propre Etat, dont l'origine est ancrée dans une légitimité internationale et des accords internationaux remontant à San Remo et au mandat britannique de la Société des Nations"? Malheureusement, les mêmes demandes ne sont pas formulées à l'intention de l'autre partie, ce qui révèle peut-être les vraies intentions».

En effet, la conférence internationale de San Remo, et qui est d'une manière surprenante totalement absente des manuels d'histoire de pays libres et démocratiques qui considèrent que l'histoire du renouveau juif en Palestine ne daterait que de 1947, avec la résolution 181 de l'Assemblé générale des Nations Unie et sa carte tronquée, a consisté en des décisions des grandes puissances et de la Société Des Nations à l'issue de la première guerre mondiale, quant à l'avenir des territoires ennemis, à savoir les restes de l'ancien empire ottoman. Pour Howard Grief, un juriste en droit international qui étudie les aspects de cette conférence depuis 1966, c'est la conférence de San Remo, qui s'est tenue en Italie en 1920, dans la villa Devachan – et  non pas le vote de 1947, qui n'est pas contraignant, comme selon lui toutes les décisions de l'Assemblée constituante – qui reconnait et attribue un droit et une légitimité irréversiblement reconnus au peuple juif, à la renaissance et au caractère irrévocable de son Etat sur sa Palestine ancestrale. Les droits juridiques ont alors été accordés au peuple juif et au peuple arabe. Un autre juriste, le docteur Jacques Gauthier, s'est penché pendant vingt-cinq ans sur le statut de Jérusalem, qui représente la thèse de son doctorat. Il déclare: «C'est ici (à San Remo, ndlr) que les grandes puissances ayant un pouvoir juridique irrévocable à l'égard des territoires ottomans ont délibéré et pris la décision, après avoir entendu les revendications de l'organisation sioniste à Paris lors de la conférence de paix en 1919, après avoir entendu les demandes des délégations arabes, au sujet de leurs desideratas concernant les territoires ottomans. (…) Après des décisions juridiquement contraignantes et définitives, du point de vue international, il a été décidé qui obtiendrait quoi».

Quant aux différentes parties en jeu, qui ont été représentées par des délégations devant les grandes puissances, la région a été globalement répartie en trois grandes régions: la Syrie et le Liban, qui dépendaient alors de la France, la Mésopotamie, c'est-à-dire l'Irak dans ce contexte, et la Palestine, dont les contours ont été reportés sur l'emblème du mouvement de jeunesse du Betar.

Pour Dore Gold, ce n'est pas une affaire exclusivement britannique, malgré le début promettant avec la déclaration Balfour en 1917, qui a suivi l'entrée en Palestine d'Allenby ; c'est une affaire internationale, qui a reconnu les droits anciens et renouvelés du peuple juif sur sa terre, la Palestine. 

Source http://www.youtube.com/watch?v=jiI9wnoBSKc

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 11:39

Le Rav Eliézer Melamed, grand rabbin et recteur de l'école talmudique d'Har Berakha, en Samarie, est connu du grand public. Le contrat avec l'armée signé par l'école qu'il dirige avait été rompu par le ministre de la Défense, Ehoud Barak, lorsqu'il a refusé d'affirmer qu'un soldat devrait obéir à un ordre qui le retournerait contre des Juifs, dans le cadre d'une éventuelle expulsion. Des centaines de soldats dévoués pour la cause d'Israël, dont de nombreux officiers, se sont engagés en passant par son institution. Mais malheureusement, on sait critiquer les religieux auxquels on reproche à tort de ne pas faire l'armée, mais, à l'heure de vérité, on s'en dédit et résilie un important contrat.

Nous vous rapportons, traduits en français, l'article du Rav Eliézer Melamed publié sur sa page du journal B7.

«Nous avons dit au moment des accords d'Oslo que toute parcelle de terrain de laquelle nous reculerions servirait à nous attaquer. Nous avons prévenu que la bande de Gaza allait se transformer en base de lancement de missiles sur Ashkelon. Et toutes les personnalités de la gauche, les "hallucinés" de la paix, ont prétendu que nous cherchions à effrayer le peuple. Or, aujourd'hui, les bombardements frappent jusqu'au Goush Dan (région de Tel-Aviv). Nous avions prévenu que le retrait de Goush Katif renforcerait nos ennemis, mais les responsables du gouvernement ont répondu avec orgueil que c'était le contraire qui était vrai, que le retrait renforcerait la sécurité. Nous avons mis en garde que l'abandon de l'axe de Philadelphie (frontière entre la bande de Gaza et le Sinaï, ndt) allait provoquer un flux d'approvisionnement en armes et en missiles dans la bande de Gaza, et ils ont rétorqué qu'il y avait des accords avec les "Palestiniens" et les Egyptiens pour que rien ne filtre, alors que ça fait maintenant des années que l'approvisionnement se fait d'une manière ininterrompue, que les missiles et les autres formes d'armement sont acheminés du Sinaï à Gaza.

Nous avons prévenu que le retrait ferait monter le Hamas au pouvoir, mais ils ont soutenu le contraire, que l'Olp serait renforcé. Nous les avons prévenus que si nous aurions à faire la guerre contre eux, ce serait bien plus compliqué, qu'il nous faudrait nous battre en milieu urbain, et que notre situation sur la scène internationale serait bien plus précaire. Ils ont soutenu le contraire. Ils ont dit que si, après le retrait, les Arabes venaient à nous tirer dessus, nous pourrions les frapper sans retenue.

Nous avons posé la question: "Mais savez-vous qu'ils vont envoyer des missiles en tirant depuis des habitations de civils?" Ils nous ont donné toutes sortes de solutions: "Pour commencer, ils ne disposent pas de missiles. Ensuite, s'ils tirent à partir de maisons, nous feront tomber les maisons desquelles ils auront tiré". Or, aujourd'hui, ils tirent abondamment, et il s'avère que du point de vue international, on ne nous reconnait aucune légitimité de tirer sur des habitations (…)

Si les médias institutionnalisés étaient équilibrés, ils diffuseraient les enregistrements de tous les dirigeants politiques responsables des accords d'Oslo et du retrait de Gaza, afin que le public dans son ensemble puisse écouter leurs promesses insensées et qu'il constate à quel point leurs capacités d'analyse de la réalité sont déformées.

Si les médias étaient honnêtes, ils auraient exigé de tous ceux qui ont soutenu le retrait de présenter leurs plus plates excuses au public israélien, qu'ils reconnaissent le mal qu'ils lui ont fait, et qu'ils disparaissent de la vie politique. Au lieu de ça, ils leur offrent une large tribune, et ils les font parler comme si rien de terrible n'était arrivé par leur faute, et comme s'ils étaient encore dignes d'être considérés comme des dirigeants politiques. Il semble que malgré tous les griefs que nous pourrions exprimer contre l'institution médiatique, nous serions encore loin de toute la mesure des critiques qu'elle mérite (…)

La seule explication que nous pourrions apporter sur ce phénomène douloureux, c'est que les gens qui imposent leur autorité aux médias institutionnalisés sont étrangers à leur propre peuple et à leur propre héritage. Certes, ils n'ont pas l'outrecuidance de s'exprimer contre les soldats ou les habitants du Sud bombardés. Mais, au fond de leur cœur, ils adoptent le point de vue qui donne raison aux ennemis, et ils espèrent que si nous admettons leurs arguments, à savoir que cette terre leur appartiendrait, alors les Arabes seraient prêts à reconnaître le droit de l'Etat d'Israël à l'existence dans la limite des frontières déterminées par la ligne verte.

C'est la raison pour laquelle ils pensent qu'aucune autre solution ne peut être envisagée que l'arrangement politique favorable aux Arabes, autrement dit les retraits territoriaux. Toute opinion qui s'oppose à cette perception, et qui soutient notre droit légitime de vivre sur la terre d'Israël, leur semble réfutable, car ils rejettent ses fondements moraux.

Nous pouvons toutefois nous réjouir d'un certain processus de réveil du grand public. Beaucoup sont conscients de l'orientation effarante des "spécialistes" de la gauche et des médias, et de leur méconnaissance de leur peuple, leur terre et leur patrie. Beaucoup comprennent que les analyses des commentateurs de l'actualité sont une sorte de farce, dont le lien avec la réalité et la logique est faible. Afin d'encourager cet heureux processus, et bien que ce soit irritant et ennuyeux, il faut revenir sans relâche sur la culpabilité des gens de la gauche, et répéter mille fois: "On vous avait prévenus!". Il faut continuer à diffuser sur les réseaux sociaux les extraits de films qui étalent au grand jour leur stupidité.»

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 09:41

L'information qui suit a été diffusée notamment sur le site Ynet, du quotidien Yédi'ot Aharonot, l'un des plus grands de l'information en Israël, le 20 novembre, à 18h. Des photos sont en ligne sur http://www.ynet.co.il/articles/0,7340,L-4309327,00.html

C'est la deuxième fois depuis le début de l'opération Amoud Anan, que les terroristes du Hamas ont procédé à des exécutions sommaires publiques de «coopérateurs avec Israël». L'un des corps a été attaché à une corde et traîné dans les rues de Gaza derrière une moto.

Des hommes armés ont exécuté six condamnés, mardi (20 novembre), selon la radio Aksa, du Hamas. D'après cette dépêche, ils auraient été pris en flagrant délit d'espionnage. Les photos publiées par le Hamas ont nettement montré les corps déchiquetés des victimes.

La radio terroriste s'est expliquée: «Ils disposaient d'un matériel de haute technologie et de matériel photographique pour prendre les images des positions.» Le Hamas soutient que les six hommes travaillaient pour Israël. Ils ont été exécutés à bout portant par balle. C'est l'agence Reuters qui a rapporté que l'un des corps a été attelé à une moto et traîné dans les rues principales de la ville de Gaza.

C'est la deuxième fois, depuis le début de l'opération de défense, qu'on apprend que des habitants de la bande de Gaza soupçonnés d'informer Israël ont été exécutés. Vendredi dernier, des médias ont fait savoir que des individus cagoulés ont abattu un homme dans la ville de Gaza et ont abandonné sa dépouille sous une affiche montrant un terroriste en train d'actionner un lance-roquette. Autour du cou du cadavre, identifié sous le nom de Sharaf Oueyda, un collier a été attaché. Il portait la mention: «Coopérateur avec Israël, responsable de la mort de 15 personnalités "palestiniennes".»  

Un témoin oculaire, Wall Mouhmad, a raconté au New York Time qu'une jeep s'est arrêtée dans la rue Al-Djala du quartier Sheik Radouan et que deux hommes cagoulés en sont sortis en extirpant du véhicule le dénommé Ouyeda. «Il avait les mains menottées derrière le dos. Ils l'ont poussé sous la pancarte et lui ont tiré à trois reprises derrière la tête. Il était encore vivant. Ils l'ont libéré de ses menottes, ils l'ont retourné et ils ont recommencé à tirer.» Le témoin a ajouté que les tueurs ont déposé un tract à côté de leur victime, selon lequel les brigades El-Aksa, la branche armée du Hamas, ont revendiqué le meurtre.

L'article, signé Elior Levy, poursuit par un bref historique des exécutions sommaires perpétrées par le Hamas depuis 2007. Le Monde n'a plus besoin d'affabuler, il peut constater de quelle manière sont traités chez le Hamas ceux qui sont soupçonnés de trahison.

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