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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 12:16

«Le mont du Temple est entre nos mains». Cette phrase, prononcée lors de la libération des parties orientale, septentrionale et méridionale de Jérusalem, en dit long sur le profond attachement du peuple d'Israël au cœur de sa capitale éternelle, en dépit de toutes les modes et de toutes les influences. Elle montre que cet éminent lieu saint n'est pas pris pour le fief d'un autre culte, ni que l'aspiration profonde du peuple juif se limiterait au Cotel ou Mur Occidental – revenu lui aussi, après plusieurs siècles, à son légitime propriétaire – mais qu'il est la pierre angulaire de l'édification du monde. Nous vous proposons ici le propos d'une personnalité centrale de la vie spirituelle en Israël, traduits de l'hébreu.

Proposé par Yéochoua Sultan

Le mont du Temple (n') est (pas encore) entre nos mains

Cette réflexion du Rav Dov Lior, grand rabbin de Kiryat-Arba-Hébron et recteur d'une école talmudique, est parue dans l'hebdomadaire Guilouï Da'at (Opinion révélée) n°155, l'un des feuillets distribués le vendredi.

Notre section hebdomadaire se penche sur l'un des thèmes fondamentaux de la doctrine du judaïsme: les bénédictions et les malédictions prononcées au Mont Sinaï. Elles renferment l'un des piliers de la foi, celui de la Providence divine individuelle, et, bien entendu, collective. Tout ce qui advient à l'individu d'Israël, et a fortiori à l'ensemble de la communauté d'Israël, provient de la providence divine, et dépend des actes.

Dans la section de la Torah intitulée «Si vous suivez mes lois», Moshé déclare: «Si vous agissez hostilement à mon égard (Lévitique 26, 21), je procèderai à votre égard avec une exaspération d'hostilité (id., id. 28)»1. Ce qui signifie: «Si je vous fait subir un châtiment afin de vous interpeler au repentir, mais que vous pensiez qu'ainsi va le monde et qu'il ne s'agit que d'une coïncidence, je me comporterai avec vous avec une exaspération d'hostilité: vous serez châtiés pour ce raisonnement.» Ces paroles nous concernent tout autant aujourd'hui.

Dans peu de temps, nous célèbrerons si D. veut le jour de la libération de Jérusalem. C'est un événement d'une importance primordiale, car le peuple d'Israël a mérité de libérer du joug étranger le cœur de sa terre: la Judée, la Samarie et la région de Gaza, et tout particulièrement l'emplacement du Sanctuaire.

Il semble cependant qu'il n'y ait pas assez de prise de conscience au sein du grand public, en ce qui concerne l'obligation de louanges concernant la grandeur de l'événement. En plus du sauvetage d'une mort certaine, qui ressemble à ce qui s'était produit au cours de la guerre d'Indépendance, le peuple d'Israël a réussi à libérer l'emplacement du Temple, mais il n'a pas été suffisamment conscient de la grandeur de l'instant. De ce fait, nous avons laissé passer une occasion en or de ramener le Mont du Temple à la propriété du peuple d'Israël, avec toutes les conséquences négatives que cela implique encore aujourd'hui.

Quoi qu'il en soit, du point de vue de la Providence divine, la libération de Jérusalem a consisté en la deuxième étape, après la proclamation de l'indépendance de l'Etat. Jérusalem inclut intrinsèquement l'aspiration à la spiritualité, la sainteté, au Temple et au sacerdoce, qui sont primordiaux pour le monde du judaïsme. Quand ces événements ont commencé, personne ne s'était imaginé comment ils se termineraient. On pensait que toute la guerre se limiterait au front égyptien, et qu'elle ne s'étendrait certainement pas à la Jordanie qui exerçait son autorité sur Jérusalem et la Judée-Samarie.

La Providence a fait en sorte que nos ennemis contractent une alliance avec l'ensemble des pays arabes, et nous avons été contraints de nous battre contre tous. A ce propos nous pouvons invoquer l'adage de nos Sages, qui veut que la rédemption survienne au moment où on s'y attend le moins.

Nous pouvons constater que notre rédemption se déroule étape après étape.

Dans un premier temps, l'Etat a été proclamé sur une petite partie de la terre d'Israël. Puis, dans un second temps, Jérusalem, qui représente le niveau spirituel, a été reconquise. Le peuple d'Israël doit savoir que l'emplacement du Temple, d'où émane la lumière qui éclaire le monde et d'où la Torah se propage, doit être libéré et redevenir la propriété du peuple d'Israël.

C'est une véritable honte, que d'avoir laissé ce lieu, qui est tellement saint, retomber sous la domination de nos ennemis. Le peuple d'Israël n'en possède pas d'autre, excepté celui-ci, sanctifié et consacré par le roi Salomon ; il s'agit de l'emplacement du Sanctuaire sur le Mont du Temple. Même s'il existe actuellement un empêchement halakhique touchant à sa reconstruction, la propriété du lieu et sa préservation doivent obligatoirement se trouver dans les mains du peuple d'Israël. De la même façon, le roi David, bien qu'il n'eût pas le droit de construire le Temple, n'en établit pas moins les plans et n'en rassembla pas moins les matériaux, afin que, l'heure venue, Salomon fût en mesure d'en entamer immédiatement les travaux.

Nos Sages stipulent que toute génération qui n'a pas vu la reconstruction du Temple en son temps doit considérer qu'il a été détruit en son temps. Chaque génération a un rôle à jouer pour en approcher l'avènement. Lors de la précédente génération, alors que nous étions très loin de l'emplacement du Temple, il fallait au moins en étudier les principes, comme le souligne le Hafez Haïm dans son ouvrage Likouté Halakhot (Recueil de lois) sur l'ordre Kodachim. De même, il incombe à notre génération, par ordre divin, d'en libérer l'emplacement et de le ramener sous notre autorité.

Certes, Jérusalem est réunifiée, mais le lieu saint est piétiné par les terroristes qui détruisent et annihilent tout souvenir de son passé juif. Il ne fait aucun doute que cette faiblesse, qui fait que le lieu ne se trouve pas entre nos mains, est l'une des raisons pour lesquelles il n'y a pas de paix dans notre région et le terrorisme se déchaîne dans le pays. La clé de la paix consiste en la libération de notre terre en général et du Mont du Temple en particulier. Si seulement nous voulions le faire, il ne fait aucun doute qu'il y aurait aussi une aide du Ciel pour le réaliser. Nous relèverions alors le prestige du peuple d'Israël et de toute sa terre, nous obtiendrions une paix véritable, et une sécurité réelle dans toutes les régions de notre pays.

1 En hébreu, le terme hostilité, hostilement (traduction du grand rabbinat de Paris) est désigné par kéri, de la même racine que le mot mikré, hasard.

Voir: Le mont du Temple est entre nos mains

Yéochoua Sultan effectue vos traductions (livres saints, kodesh, récits, autobiographies, actualité…) de l'hébreu au français et vice versa. Contactez-le par courrier: TD 1166, DN Mizrah Benyamin, 90628 Israël, ou par téléphone: 054-2628237.

 

 

 

 

 

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