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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 11:39

Le Rav Eliézer Melamed, grand rabbin et recteur de l'école talmudique d'Har Berakha, en Samarie, est connu du grand public. Le contrat avec l'armée signé par l'école qu'il dirige avait été rompu par le ministre de la Défense, Ehoud Barak, lorsqu'il a refusé d'affirmer qu'un soldat devrait obéir à un ordre qui le retournerait contre des Juifs, dans le cadre d'une éventuelle expulsion. Des centaines de soldats dévoués pour la cause d'Israël, dont de nombreux officiers, se sont engagés en passant par son institution. Mais malheureusement, on sait critiquer les religieux auxquels on reproche à tort de ne pas faire l'armée, mais, à l'heure de vérité, on s'en dédit et résilie un important contrat.

Nous vous rapportons, traduits en français, l'article du Rav Eliézer Melamed publié sur sa page du journal B7.

«Nous avons dit au moment des accords d'Oslo que toute parcelle de terrain de laquelle nous reculerions servirait à nous attaquer. Nous avons prévenu que la bande de Gaza allait se transformer en base de lancement de missiles sur Ashkelon. Et toutes les personnalités de la gauche, les "hallucinés" de la paix, ont prétendu que nous cherchions à effrayer le peuple. Or, aujourd'hui, les bombardements frappent jusqu'au Goush Dan (région de Tel-Aviv). Nous avions prévenu que le retrait de Goush Katif renforcerait nos ennemis, mais les responsables du gouvernement ont répondu avec orgueil que c'était le contraire qui était vrai, que le retrait renforcerait la sécurité. Nous avons mis en garde que l'abandon de l'axe de Philadelphie (frontière entre la bande de Gaza et le Sinaï, ndt) allait provoquer un flux d'approvisionnement en armes et en missiles dans la bande de Gaza, et ils ont rétorqué qu'il y avait des accords avec les "Palestiniens" et les Egyptiens pour que rien ne filtre, alors que ça fait maintenant des années que l'approvisionnement se fait d'une manière ininterrompue, que les missiles et les autres formes d'armement sont acheminés du Sinaï à Gaza.

Nous avons prévenu que le retrait ferait monter le Hamas au pouvoir, mais ils ont soutenu le contraire, que l'Olp serait renforcé. Nous les avons prévenus que si nous aurions à faire la guerre contre eux, ce serait bien plus compliqué, qu'il nous faudrait nous battre en milieu urbain, et que notre situation sur la scène internationale serait bien plus précaire. Ils ont soutenu le contraire. Ils ont dit que si, après le retrait, les Arabes venaient à nous tirer dessus, nous pourrions les frapper sans retenue.

Nous avons posé la question: "Mais savez-vous qu'ils vont envoyer des missiles en tirant depuis des habitations de civils?" Ils nous ont donné toutes sortes de solutions: "Pour commencer, ils ne disposent pas de missiles. Ensuite, s'ils tirent à partir de maisons, nous feront tomber les maisons desquelles ils auront tiré". Or, aujourd'hui, ils tirent abondamment, et il s'avère que du point de vue international, on ne nous reconnait aucune légitimité de tirer sur des habitations (…)

Si les médias institutionnalisés étaient équilibrés, ils diffuseraient les enregistrements de tous les dirigeants politiques responsables des accords d'Oslo et du retrait de Gaza, afin que le public dans son ensemble puisse écouter leurs promesses insensées et qu'il constate à quel point leurs capacités d'analyse de la réalité sont déformées.

Si les médias étaient honnêtes, ils auraient exigé de tous ceux qui ont soutenu le retrait de présenter leurs plus plates excuses au public israélien, qu'ils reconnaissent le mal qu'ils lui ont fait, et qu'ils disparaissent de la vie politique. Au lieu de ça, ils leur offrent une large tribune, et ils les font parler comme si rien de terrible n'était arrivé par leur faute, et comme s'ils étaient encore dignes d'être considérés comme des dirigeants politiques. Il semble que malgré tous les griefs que nous pourrions exprimer contre l'institution médiatique, nous serions encore loin de toute la mesure des critiques qu'elle mérite (…)

La seule explication que nous pourrions apporter sur ce phénomène douloureux, c'est que les gens qui imposent leur autorité aux médias institutionnalisés sont étrangers à leur propre peuple et à leur propre héritage. Certes, ils n'ont pas l'outrecuidance de s'exprimer contre les soldats ou les habitants du Sud bombardés. Mais, au fond de leur cœur, ils adoptent le point de vue qui donne raison aux ennemis, et ils espèrent que si nous admettons leurs arguments, à savoir que cette terre leur appartiendrait, alors les Arabes seraient prêts à reconnaître le droit de l'Etat d'Israël à l'existence dans la limite des frontières déterminées par la ligne verte.

C'est la raison pour laquelle ils pensent qu'aucune autre solution ne peut être envisagée que l'arrangement politique favorable aux Arabes, autrement dit les retraits territoriaux. Toute opinion qui s'oppose à cette perception, et qui soutient notre droit légitime de vivre sur la terre d'Israël, leur semble réfutable, car ils rejettent ses fondements moraux.

Nous pouvons toutefois nous réjouir d'un certain processus de réveil du grand public. Beaucoup sont conscients de l'orientation effarante des "spécialistes" de la gauche et des médias, et de leur méconnaissance de leur peuple, leur terre et leur patrie. Beaucoup comprennent que les analyses des commentateurs de l'actualité sont une sorte de farce, dont le lien avec la réalité et la logique est faible. Afin d'encourager cet heureux processus, et bien que ce soit irritant et ennuyeux, il faut revenir sans relâche sur la culpabilité des gens de la gauche, et répéter mille fois: "On vous avait prévenus!". Il faut continuer à diffuser sur les réseaux sociaux les extraits de films qui étalent au grand jour leur stupidité.»

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vu-sous-cet-angle Yéochoua Sultan - dans Analyses en français
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