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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 10:56

Voici une réaction de la presse israélienne religieuse à l'opération Colonne de Nuée à Gaza. Elle est tirée de l'hebdomadaire Sihat Hachavoua*, (Le discours de la semaine), feuillet en quatre pages distribué depuis près de trente ans dans les synagogues dans tout Israël, et dont le rédacteur est le rabbin Menahem Brod.

L'opération militaire contre le nid de guêpes de Gaza révèle la noblesse d'âme du peuple d'Israël. Voyez les habitants du Sud, qui ne grognent ni ne se plaignent; et qui accordent aux forces de sécurité tout le temps qu'il faut. Voyez les soldats réservistes, qui ont répondu comme un seul homme à l'appel et qui sont venus de leur plein gré, déterminés à exécuter les tâches qui s'imposaient.

Comment serait-il possible de ne pas s'émerveiller du professionnalisme et du travail d'une incroyable précision de l'armée de l'air, ainsi que des informations très appréciables que fournit le Shin Beth? Et le miracle technologique, le Dôme de fer, qui parvient à intercepter 90% des missiles lancés contre les villes d'Israël? Essayez seulement de vous imaginer ce qui serait arrivé si toutes ces centaines de missiles lancés avaient atteint leur but, D. préserve!

 Encore une occasion manquée?

Malgré tout, quand nous avons appris la nouvelle du cessez-le-feu, la forte sensation d'une occasion manquée nous a envahi le cœur. Nous n'arrêtons pas de répéter la même erreur. Nous obtenons un calme relatif pour un délai plus ou moins conséquent, pendant lequel l'ennemi se renforce et augmente ses capacités, et le temps n'est pas long avant que nous soyons confrontés à une réalité encore plus dure.

On nous dit: «Il n'y a pas de solution», «Nous avons déjà tout essayé». C'est faux! Dans la bande de Gaza, nous n'avons pas essayé de terminer le travail. Nous l'avons fait à moitié. C'est pourquoi il ne faut pas s'étonner que nous n'ayons pas réussi. Par contre, en Judée-Samarie, nous avons été jusqu'au bout. Nous avons nettoyé les nids du terrorisme. Et nous sommes constamment sur nos gardes pour prévenir toute réorganisation. Voyez le calme qui y règne.

Certes, entrer à Gaza et y détruire les nids de guêpes n'est pas une mince affaire. Cette tâche exige une guerre difficile, de faire face au monde entier, et de toucher des civils. Mais il est préférable d'exécuter cette opération chirurgicale douloureuse en une fois, que de s'engouffrer sans arrêt dans de nouveaux rounds de combats. La souffrance qu'endurent les deux côtés, en raison de ces périodes de guerre à répétition, est bien plus terrifiante qu'une seule guerre, dure mais en profondeur.

Nous nous souvenons très bien de l'appel déchirant du Rabbi de Loubavitch, au moment de la guerre «Paix en Galilée», quant à de l'impossibilité imposée aux soldats d'achever leur tâche et au danger qu'ils encouraient, en raison de l'hésitation et du manque de détermination à aller jusqu'au bout. C'est la même erreur qui s'est répétée lors de la seconde guerre du Liban et de l'opération «Plomb coulé».

Il faut prier

S'il s'avère en effet qu'il n'y a pas suffisamment de courage spirituel pour écraser totalement les nids de la terreur – car il ne faut pas se contenter de ramener la dissuasion puisqu'il faut les arracher à la racine – il serait regrettable dans ce cas de mettre en danger la vie de nos soldats en ordonnant une opération terrestre. Il est possible de continuer à pilonner d'en-haut, dans l'espoir que la destruction et les ruines permettront d'obtenir un certain degré de dissuasion, qui tiendra bon pendant un certain temps.

Mais tout homme prévoyant comprend que, tôt ou tard, on n'aura pas d'autre alternative que d'affronter le travail difficile, exactement de la même façon que nous l'avons fait pendant l'opération «Rempart» en Judée-Samarie. Pourrons-nous vivre indéfiniment avec une base terroriste iranienne suintante de haine d'Israël à nos côtés?

La réalité dans laquelle nous vivons n'est pas simple, et nous avons besoin de beaucoup de pitié du Ciel. Que le Saint béni soit-Il mette dans le cœur des dirigeants le bon sens et le courage qui leur permettront de prendre les bonnes décisions, qu'Il donne la force à nos soldats et leur accorde Sa protection, qu'Il préserve tous les enfants d'Israël. Prions et renforçons-nous autour de la Torah et des commandements pour la réussite du peuple d'Israël et pour la totale délivrance.

*Article de première page du périodique Sihat Hachavoua, n° 1351, traduit par Yéochoua Sultan.

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