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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 11:21

Ce lundi porte la date du 19 kislev, qui est la date du départ de ce monde-ci pour un monde de vérité de Rabbi 'Haï Taïeb Lo Met. L'anniversaire de sa disparition est largement commémoré par les communautés juives étant passées par la Tunisie. Le saint rabbin est décédé en 5597, il y a de cela 176 ans. Ce grand sage du judaïsme, d'un niveau exceptionnel, fut reconnu par d'imminents auteurs et exégètes, dont notamment l'illustre Hida, Rabbi Haïm David Azoulay.  

L'érudition et les aptitudes exceptionnelles de Rabbi Haï Taïeb ont été remarquées par ses contemporains dès son plus jeune âge, et il excellait aussi bien dans la Torah révélée que dans la Kabbale.

Rabbi Yossef Hacohen Tanugi, auteur du livre Histoire des Sages de Tunisie, publié voici une centaine d'années et réédité par le Rav Mazouz de Bené-Berak, relate la rencontre entre le 'Hida et Rabbi 'Haï Taïeb Lo Met, alors que ce dernier n'avait que quatorze ans: «Lors de la venue du Hida à Tunis, la ville était habitée par de nombreux savants (en 1774), et lorsqu'il les eut contrôlés, il le qualifia d' "exception de la génération"».

Les œuvres écrites de Rabbi 'Haï Taïeb n'ont pas été conservées. Une tradition orale veut que ses écrits auraient été détruits par mégarde à son domicile. Il ne reste qu'un ouvrage sur la Mishna, 'Helev 'Hitim. Les textes qui composent ce livre ont été conservés par les héritiers de l'auteur pendant soixante ans avant d'être retranscrits et publiés. C'est ce que rapporte Rabbi Moshé Chetroug dans la préface du livre, qui, imprimé à Livourne,  avait vu jadis le jour en 1896.

Un chant a été composé à la mémoire de cet éminent grand rabbin. Il est chanté chaque année par les communautés qui célèbrent son départ pour le monde d'en-haut, et il célèbre la sagesse du rabbin. Le refrain comporte la phrase suivante: «Rabbi 'Haï Taïeb n'est pas mort, il est dans le monde de la vérité.» Le Rav Meir Mazouz considère que l'auteur de ce poème est le poète liturgique contemporain de Rabbi Haï, du nom d'Eliahou Sidbon, de Tunis.

La tradition populaire rapporte pourquoi on ajoute au nom du Rav la formule Lo Met («n'est pas mort»). La stèle recouvrant le tombeau aurait été détruite à plusieurs reprises, juste après avoir été mise en place. Elle fut plusieurs fois réparée, alors qu'il semblait bien que personne n'y avait touché, jusqu'au jour où le tailleur des pierres tombales eut un songe. Rabbi Haï lui apparut furieux, lui disant: «Mon nom est Haï, vivant, retourne et corrige ce que tu as gravé».

Le Rav Meir Mazouz ajoute que le graveur, en ayant ce songe, avait eu l'impression qu'on était en train de l'étrangler. Il aurait en outre manqué de respect en écrivant que Rabi Haï était mort, sans aucune périphrase respectueuse du défunt, comme «nous a quittés, a été rappelé etc.» De nombreux actes surnaturels lui sont accordés et ont été divulgués de bouche à oreille, de génération en génération. Des soirées et journées d'études sont organisées chaque année en son souvenir, et un pèlerinage rassemble des fidèles au cimetière du Borgel, à Tunis. Des repas sont organisés dans les synagogues et des dons sont offerts en faveur des membres de la communauté les plus démunis.

 

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vu-sous-cet-angle Yéochoua Sultan
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Joseph Sitbon 16/03/2013 22:50

Bonjour,

Il me semble que vous vous trompez sur la date de décès de Rabbi Haï Taïeb lo met. Je vous engage à jeter un oeil sur cette video (où est filmé sa tombe). Vous y verrez que ce saint homme est
décédé en 5596 et non 5597.
Cordialement.

J. SITBON

vu-sous-cet-angle Yéochoua Sultan 03/04/2013 14:55



Je devrais en effet me rendre sur les lieux, étant donné que la tombe de mon grand-père, qui n'a été retrouvée que dernièrement par l'un de mes oncles, se trouve à proximité.