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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 12:14

De la palestinité des Juifs

 

 IMG_3333-copie-1.jpg Cet article présente une réflexion globale permettant de mieux appréhender les fonctionnements de l'antisémitisme, sur la base de l'antisionisme, qui n'est qu'un aspect moderne du précédent.

   Il n'attaque plus le peuple juif sur le terrain de sa dimension spirituelle mais terrestre.

   Il n'est pas superflu de passer très succinctement sur les motifs profonds de la judéophobie, dont les origines remontent à ce que l'on pourrait appeler la «préhistoire d'Israël», l'ère où Israël n'avait pas encore été désigné. Dès l'aube de l'humanité, pour représenter Sa Parole et Sa volonté ici-bas, D. a choisi un homme juste et intègre qui se distinguait radicalement des autres. S'il peut être malaisé de considérer qu'Adam évolua au sein d'une quelconque population alors qu'il venait d'être crée, même les sceptiques aujourd'hui, ceux qui ont tendance à considérer les faits rapportés par la Thora comme des légendes, ne peuvent disconvenir de l'hostilité à laquelle furent confrontés Noah ou plus tard Abraham. Le texte midrashique relève la précision du texte: «D. ferma pour lui (Noah  (   l'arche». Cela signifie que les gens de sa génération tentèrent de l'empêcher d'accomplir l'ordre divin. Il en est de même pour Abraham. La réfutation de l'idolâtrie réveille la haine et la colère de Nemrod qui tente de l'éliminer. Lorsque, beaucoup plus tard, c'est tout un peuple qui est choisi par D., tandis que l'humanité tout entière craint et respecte ceux pour qui tant de miracles ont été accomplis,   voilà qu'Amaleq vient sans vergogne s'attaquer aux élus tout juste après leur libération du joug égyptien.

  Mais que faisaient donc tous les impies à l'époque où personne n'avait encore été désigné   pour servir D.? La réponse est simple: ils tentaient de s'attaquer directement à Lui ou de déranger l'ordre et les règles de la création par la perversion. On construit une tour atteignant le ciel ou on détourne les unions des couples (כי השחית כל בשר וכו'  ). On conviendra cependant qu'il est plus commode de trouver un adversaire terrestre auquel on peut plus concrètement et rationnellement se mesurer.

  L'un des procédés de base des négateurs de D., au mécanisme dont les rouages sont depuis fort longtemps rodés, consiste pour eux à se présenter comme étant dans leur bon droit, ou mieux, défendant l'intérêt général. Leur dialectique est fondée sur de grandes causes qui leur permettent de conforter leurs opinions et de justifier leurs agissements: la tolérance, la justice et la paix, la largesse d'esprit ou le secours des opprimés seront les principaux motifs qui conforteront leur conscience. Mais pour se faire, il faudra tout d'abord inverser les rôles, transformer la victime en bourreau, le persécuté en oppresseur, le nain en géant si c'est le géant qu'on veut favoriser ou vice et versa, bref le bon en mauvais. La réalité est bien entendu très différente des récits fictifs diffusés par les romans et le cinéma où le méchant revendique son appartenance au domaine du mal.

   Ainsi, de nos jours, le descendant de David se verra  qualifié de Goliath tandis que l'immensité d'un monde arabo- musulman hostile, par le biais de l'un de ses sous-ensembles isolé du contexte général, le pseudo peuple palestinien, suscitera l'admiration médiatique par les supposées qualités de courage et de détermination attribuées au même sous- ensemble. Et voila comment une poignée de voyous, jeteurs de pierres puis de balles et de bombes, sera transformée par les médias en héros parvenant à l'aide de peu de moyens à mettre l'une des meilleures armées du monde en déroute. Notons en passant que ce tapage médiatique a suscité en Europe des vocations semblables rendant certaines cités impraticables pour les non- héros. A des époques relativement plus reculées, les accusations calomnieuses ne faisaient pas défaut aux détracteurs du judaïsme,  qualifié de culte déicide, et de ses fidèles, auxquels on reprochait de vouloir dominer le monde et (ou) d'en dépouiller les habitants de leurs biens et de leurs richesses, semant de la sorte la misère et la désolation de par le monde. En règle générale, le Juif sera qualifié d'accapareur, d'assassin par empoisonnement, meurtres rituels ou représailles abusives.

   Ce n'est qu'après la Shoah que vingt siècles de turpitude ont éclaté au grand jour et qu'ont été littéralement démasqués et déjoués tous les artifices de l'opposition farouche au choix de D. Il ne resta alors pas d'autre possibilité que de reconnaître les   tors provoqués par la haine ayant précipité les peuples qu'on prenait pour éclairés dans ce crime incommensurable, crime accepté voire voulu du fait des accusations lancinantes et maintes fois séculaires proférées à l'encontre des Juifs. Une accalmie passagère, sinon mondiale du moins européenne, s'en est donc ressentie. Pour reprendre plus tard à nouveau cette lutte et brandir l'étendard de la guerre contre D., il a fallu mettre au point de nouveaux  motifs. Certains continuent à utiliser les mêmes, non sans se référer toutefois aux élucubrations du négationnisme.  Les accusations  déicides étant dès à présent mal considérées, tout comme celles des crimes rituels, un concept nouveau est mis au point: l'antisionisme. Cette doctrine comble un terrible vide, car il est alors à nouveau donné à tout un chacun de prendre les Juifs à partie, fussent-ils nés en dehors de l'état d'Israël et n'y avoir jamais mis le pied.

Le vide laissé par l'enfant chrétien est comblé par l'enfant palestinien. Si dans le passé on a mis au point le concept du chrétien, lourd de sens puisque lui-même dérivé du terme croix, concept de la victime crucifiée pour qui la culpabilité incombe aux Juifs de toutes les générations, on assiste depuis quelques décennies à la mise au point du nouveau concept, relayant l'ancien, du palestinien, pour lequel on a procédé à un rétrécissement de sens. Et voici comment ça fonctionne pour reprendre le cheminement à son début:

Le Palestinien, dans un premier temps, c'est le Juif. En exil, il est originaire de sa patrie, la Palestine, dont le nom a été imposé  à la suite de la répression contre la révolte de Judée pour ne plus dire «terre des Juifs». Avec le temps, on constate un élargissement du sens du terme, quand le «Palestinien» devient tout habitant de la terre d'Israël, qu'il soit juif ou non. Or, comble d'outrecuidance, l'antisémitisme, dont toutes les cartes ont été brûlées par la Shoah, procède aux fins de sa propagande à un rétrécissement qui va exiger que seuls les non-juifs, à commencer par les arabo-musulmans, puissent bénéficier de cette désignation, au point de faire du Juif, supplanté, et dont le titre a été retiré, un étranger et un usurpateur sur sa propre terre, pour en faire définitivement un apatride.

  Mais la supercherie éhontée ne s'arrête pas là. Puisque le concept du Palestinien est une arme au service de la propagande contre le Juif, où qu'il se trouve (on reproche aux Juifs de la diaspora d'être solidaires des Israéliens), ne seront définis comme Palestiniens uniquement les populations ou individus que cette désignation rend utile à la condamnation des Juifs. Par conséquent, les habitants non-juifs du Liban ou de la Jordanie ne tomberont pas sous le coup de cette appellation, bien qu'ils se situent géographiquement en Palestine juive historique, puisqu'Israël n'y exerce pas de souveraineté. Pareillement, entre la date de l'Indépendance d'Israël et la guerre des Six jours, les non-juifs présents en Judée-Samarie ou à Gaza ne sont pas non plus appelés Palestiniens. Ils ne le deviennent qu'en fonction de la fonction qu'ils peuvent assumer en tant qu'outil servant à la propagande précitée. Supposons à présent qu'une méga attaque contre Israël ait pour résultat de voir l'Etat juif s'étendre très loin de ses frontières, nous verrions alors des ressortissants de nombreuses nationalités faire allégeance pour la citoyenneté palestinienne.

Mais aussi absurde que sont ses rouages, la propagande est implacable. La pression qu'elle exerce va jusqu'à faire considérer comme légitimes l'expulsion de milliers de Juifs de leurs villages et l'anéantissement de ces derniers. On assiste à nouveau à l'élaboration d'un «judenrein» sans que cela ne touche personne, et les nouveaux détenteurs du titre de Palestiniens sont légitimement encouragés à se faire justice contre les Juifs. Le soutien et l'empathie mondiale dont ils bénéficient sont déguisés en d'aide humanitaire, tandis que les vrais pays pauvres ne suscitent aucun intérêt.    

 

En conclusion, nous affirmerons que les notions d'Ancien-Testament et de Palestiniens se rejoignent. Toutes deux sous-entendent la caducité supposée des Juifs.

  Vous n'êtes plus le peuple choisi par D. au niveau de la dimension spirituelle, votre pacte est obsolète, dépassé, pour ainsi dire périmé. C'est un «ancien testament», un «vieux bottin». D'autres élus ont été désignés.

  Vous n'êtes plus le peuple choisi par D. au niveau de la dimension terrestre, vous êtes condamnés à errer jusqu'à la fin des temps. Vous n'êtes plus palestiniens. D'autres élus ont été désignés.

  Si on ne peut que se féliciter du réveil collectif refusant à présent l'emploi de la plus ancienne des deux notions ci-dessus, y compris chez certains chrétiens, l'adoption de la seconde ne présage rien de bon. Le débat est perdu d'avance. Remplaçons mentalement les termes Palestiniens par propriétaires et Israéliens par squatters, on obtiendra par exemple: «Que pensez-vous de l'action menée par les squatters contre les propriétaires, action qui selon eux est censée rétablir le calme?»

  Cette dernière réflexion peut sembler parodique mais elle reflète exactement l'inconscient collectif.

S'il arrive toutefois qu'une personne interrogée par des journalistes refuse d'entrer dans ce jeu en affirmant que si un peuple mérite l'appellation de palestinien, ce ne peut être que le peuple juif, dont la palestinité est bafouée, ses propos seront automatiquement censurés. Il devra préalablement admettre l'idée reçue qui conteste aux Juifs la légitimité de leur dimension terrestre.

Quand à l'objection soutenant: «Qu'à cela ne tienne, palestinien veut dire étymologiquement envahisseur, dérivé de la racine trilitère plš», elle n'influe pas sur les consciences, la valeur sémantique ayant fait oublier la valeur étymologique, qui ne dérange pas plus que «saupoudrer de sucre», bien que ce verbe devrait signifier «poudrer de sel».

Il convient donc de dénoncer et de lutter sans relâche contre cette imposition tronquée du vocabulaire, et ne pas hésiter à se montrer choquer d'être déshérité de sa terre par un jeu du verbe.

IMG_3333.jpg

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vu-sous-cet-angle Yéochoua Sultan - dans Analyses en français
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Observatoire du MENSONGE 13/09/2012 20:45

Cela fait plaisir de constater que ce que j'écris depuis 30 ans au moins est devenu une réalité pour beaucoup : l'antisioniste est un travesti ou un anti juif si vous préférez.
Lisez mon article "Bobards pour jobars 4" ou "la terre et la mer" ou encore "un jour, la nuit" et tout est dit.
www.observatoiredumensonge.wordpress.com