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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 10:15

En revanche, si les auditeurs ou les lecteurs des journaux, dont nous avons sélectionné un peu au hasard un exemple, pourraient continuer à penser qu'ils ont été dupés, ne voilà-t-il pas que, pour couronner le tout, l'article «informationnel» est suivi d'une «analyse» politique. Donc, si jamais le lecteur n'admet toujours pas le principe qui exige qu'un élu se taise et ne défende pas ses positions et celles de son public, le «fin stratège» vient l'amadouer. Un certain Dan Margalit, est appelé en renfort. Il s'agit d'un pilier de la propagande si l'on peut dire «antisioniste», dans la mesure où elle vise à renier à Israël le droit de vivre en ses frontières d'origine.

Mais comment s'y prend-t-il? Il propose trois facettes afin de comprendre la position officielle de Netanyahou, non sans donner préalablement le ton et établir comme vérité absolue et indiscutable l'idée selon laquelle les déclarations du ministre ne peuvent qu'être nuisibles. Pas question, donc, de chercher à comprendre quel motif a pu pousser Benet à s'exprimer. Au passage, relevons que son langage est bourré de sous-entendus et que seul un tempérament impulsif et irréfléchi a pu pousser ce ministre à parler.

Le premier volet de l'interprétation des déclarations officielles de Netanyahou depuis son discours de Bar-Ilan, c'est qu'il n'y a aucune raison de s'emballer, puisque tout doit commencer par des négociations. «Calmez-vous, l'Etat qui vous semble si menaçant est encore loin», semble nous dire le commentateur politique. Car, même si le Premier ministre parvient à une entente avec les «modérés» du Fatah, il en soumettra les résultats à l'opinion du pays, à commencer par ses ministres, qu'il s'attachera à convaincre. Margalit nous dit: «… il conduira un combat démocratique pour convaincre ses associés de la coalition et le public israélien afin qu'ils adoptent sa solution, qui reste inadmissible pour les ministres de droite du Likoud Béténou (alliance Likoud-Libermann ndlr) et du Baït HaYéoudi (nouvelle appellation du parti sioniste religieux ndlr). En outre, il est commode pour lui de présenter les choses de cette façon, sans quoi il passerait auprès de ses interlocuteurs américains, puis auprès des "Palestiniens", pour un homme dont le mandat n'est pas sans défaut.»

Intéressant! A la lecture de cette phrase, qui n'est pas retirée de son contexte dans la mesure où elle n'est pas contredite ou relativisée plus loin, il semblerait que Netanyahou lui-même soit une sorte de «centriste», puisque l'opposition émane des ministres de droite. A moins qu'il n'ait franchement viré à gauche, ce qui ne dérange pas l'«orientaliste». Pourtant, cette analyse devrait nous inquiéter. En effet, les méthodes employées par Netanyahou pour convaincre sa coalition de soutenir ses manquements à la politique du Likoud sont connues: elles consistent à menacer tout ministre qui s'y opposerait de renvoi manu militari du gouvernement au profit d'un autre plus conciliant. (Voir le dossier Oulpena).

Puis, l'analyste de gauche se fait encore plus rassurant : «… de toute façon, les négociations peuvent ne pas aboutir. Abou Mazen (sic) a prouvé, lors de contacts établis avec des Premiers ministres modérés (resic) comme Ehoud Barak ou Ehoud Olmert (ter) qu'il n'est pas intéressé par une solution à deux Etats à l'ouest du Jourdain. Alors pourquoi se conduirait-il différemment avec Netanyahou?» La question est bien évidemment purement rhétorique pour son auteur. Pourtant, sa démonstration a fortiori n'en est pas une. Pour preuve, nous citerons les accords d'Oslo entérinés avec 61 voix seulement sous la gauche alors que les accords d'Hébron ont raflé dans les 80 voix, Likoud oblige.

Habile, Margalit veut montrer que la position ci-dessus n'est pas de son crû: «C'est ainsi que s'expriment des ministres et députés équilibrés (sic) partisans du "grand" Israël.» Puis, il soulève la possibilité que le Premier ministre n'est peut-être pas profondément convaincu par son propre discours, mais qu'il doit s'acquitter de ses obligations envers les Américains. C'est d'autant plus frappant que l'analyste, qui travaille notamment à la télévision, parle d'un «mandat».

L'argument suivant n'est pas mal non plus. Là, le «spécialiste» nous dit franchement que le ministre aurait mieux fait de se taire, car «l'échec des négociations n'est plus une éventualité envisagée par le gouvernement, mais le vœux de voir les efforts échouer». La démonstration est suivie d'une leçon de morale : « Passe encore! si ça vient de l'opposition mais c'est inadmissible quand ça provient de l'intérieur! » Mais pourquoi le lecteur devrait-il être indéniablement d'accord avec cette affirmation? Et si Benet était entré dans le gouvernement pour faire valoir le programme de son parti et la volonté de ses électeurs? Ou s'il voulait tout simplement ne pas se retrouver sous la barre du seuil d'éligibilité aux prochaines élections, pour avoir par sa mollesse déçu son public?

Le comble est annoncé dans les lignes suivantes: «Le monde, qui s'est habitué au fonctionnement étrange de la démocratie israélienne, a pris l'habitude d'accepter aussi ce type d'altération… mais lorsque des déclarations comme celle de Danny Danon se font entendre – dont le niveau n'a pas encore été atteint par Benet bien qu'il n'en soit plus très loin -, selon lesquelles le gouvernement et son Premier ministre ne sont absolument pas intéressés à parvenir à un accord avec les "Palestiniens", il s'agit d'un véritable préjudice. Car il se peut qu'elle fasse peser sur Netanyahou une culpabilité vaine. Ou alors, elle révèle un secret d'Etat et gouvernemental, qui le disqualifie dans ses manœuvres envers les Américains, les Européens et le monde arabe». Rien que ça! Ce spectre d'une guerre totale contre Israël est un leitmotiv de la gauche contre la volonté naturelle du peuple d'Israël.

Le politicien, et non le politologue, commence relativement piano avant de se lâcher dans ce fortissimo. Ne pas vouloir d'accord avec les terroristes, refuser de leur céder le cœur de la Palestine juive, c'est être coupable.

Après sa démonstration plus absurde que par l'absurde, le propagandiste révèle le pourquoi, selon lui, des protestations de politiciens honnêtes dans leur exigence de respecter la charte des partis au pouvoir à commencer par le Likoud et les promesses préélectorales, d'une part, et de ne pas décevoir l'opinion du peuple, d'autre part. Pour lui, ce qui les empêche de se taire s'explique comme suit:

«Pourquoi des ministres et des députés s'expriment d'une façon qui sape sous les pieds de Netanyahou le support qui lui sert à gérer ses pourparlers préliminaires? Une forte myopie (קוצר רוח dans le texte). Aussi bien en ce qui les concerne que dans leur volonté de maintenir la coalition gouvernementale. Au bout du compte, ils scient la branche sur laquelle ils sont assis. C'est un prix trop fort pour un grand titre éphémère.»

Parfois, il arrive que l'on renvoie la balle à ceux qui prennent toujours ces mêmes positions. En effet, pourquoi cette caste journalistique s'acharne-t-elle avec tant de hargne contre le droit pour les Juifs de vivre à quelques kilomètres de Tel-Aviv, si nous parlons par exemple du village juif de Yakir, en Samarie? D'une manière ou d'une autre, des observateurs répondent à cette question en invoquant la notion d'un «Etat de Tel-Aviv». Donc, si Margalit ne se sent pas concerner par le sort de la vieille ville de Jérusalem, du Néguev ou de la Galilée, c'est que, dans sa conception, l'Etat d'Israël s'arrête en gros à la route Ayalon, que l'on pourrait approximativement définir comme le «périph» de Tel-Aviv. Sa mentalité fossile bloquée est une mentalité de ghettoïsation de soi, qui est passée par plusieurs réincarnations depuis le Schtettel de l'exil.

Margalit, qui roule sa bosse depuis plusieurs décennies sur les tribunes journalistiques et les plateaux de télévision, notamment journaliste chez Haaretz de 64 à 91, et entre autres partisan de Moshé Dayan qu'un mouvement associatif voulait propulser à la tête du gouvernement vers la fin des années 60, n'a rien perdu de sa verve.

Inutile de préciser que le journal Israël HaYom n'a publié aucune réaction des personnalités infantilisées dans son numéro du 10  tamouz ou du 18 juin, ni même une analyse qui ne soit pas de ce bord monolithique. Dormez, braves gens! On vous a expliqué pourquoi  c'est pour votre bien de renoncer à votre volonté de réintégrer la partie occidentale de la terre d'Israël, et pour le bien de vos représentants politiques.

Chut! Taisez-vous! Il ne faut pas déranger! L'Etat terroriste est en marche, et peu importe que le parti travailliste historique n'ait remporté que 15 sièges. A présent, me diriez-vous, pourquoi avoir choisi tout particulièrement ce numéro de ce journal? Tout simplement parce qu'une telle déclaration, même si elle ne donne pas beaucoup à espérer pour les électeurs du parti national religieux ou du Likoud, est comme un coup de pied dans la… vase et qu'elle asticote et exacerbe les chiens de garde de la réduction au silence.

En revanche, si les auditeurs ou les lecteurs des journaux, dont nous avons sélectionné un peu au hasard un exemple, pourraient continuer à penser qu'ils ont été dupés, ne voilà-t-il pas que, pour couronner le tout, l'article «informationnel» est suivi d'une «analyse» politique. Donc, si jamais le lecteur n'admet toujours pas le principe qui exige qu'un élu se taise et ne défende pas ses positions et celles de son public, le «fin stratège» vient l'amadouer. Un certain Dan Margalit, est appelé en renfort. Il s'agit d'un pilier de la propagande si l'on peut dire «antisioniste», dans la mesure où elle vise à renier à Israël le droit de vivre en ses frontières d'origine.

Mais comment s'y prend-t-il? Il propose trois facettes afin de comprendre la position officielle de Netanyahou, non sans donner préalablement le ton et établir comme vérité absolue et indiscutable l'idée selon laquelle les déclarations du ministre ne peuvent qu'être nuisibles. Pas question, donc, de chercher à comprendre quel motif a pu pousser Benet à s'exprimer. Au passage, relevons que son langage bourré de sous-entendus laisse entendre que seul un tempérament impulsif et irréfléchi a pu pousser ce ministre à parler.

Le premier volet de l'interprétation des déclarations officielles de Netanyahou depuis son discours de Bar-Ilan, c'est qu'il n'y a aucune raison de s'emballer, puisque tout doit commencer par des négociations. «Calmez-vous, l'Etat qui vous semble si menaçant est encore loin», semble nous dire le commentateur politique. Car, même si le Premier ministre parvient à une entente avec les «modérés» du Fatah, il en soumettra les résultats à l'opinion du pays, à commencer par ses ministres, qu'il s'attachera à convaincre. Margalit nous dit: «… il conduira un combat démocratique pour convaincre ses associés de la coalition et le public israélien afin qu'ils adoptent sa solution, qui reste inadmissible pour les ministres de droite du Likoud Béténou (alliance Likoud-Libermann ndlr) et du Baït HaYéoudi (nouvelle appellation du parti sioniste religieux ndlr). En outre, il est commode pour lui de présenter les choses de cette façon, sans quoi il passerait auprès de ses interlocuteurs américains, puis auprès des "Palestiniens", pour un homme dont le mandat n'est pas sans défaut.»

Intéressant! A la lecture de cette phrase, qui n'est pas retirée de son contexte dans la mesure où elle n'est pas contredite ou relativisée plus loin, il semblerait que Netanyahou lui-même soit une sorte de «centriste», puisque l'opposition émane des ministres de droite. A moins qu'il n'ait franchement viré à gauche, ce qui ne dérange pas l'«orientaliste» dans les deux sens: orienteur des affaires orientales. Pourtant, cette analyse devrait nous inquiéter. En effet, les méthodes employées par Netanyahou pour convaincre sa coalition de soutenir ses manquements à la politique du Likoud sont connues: elles consistent à menacer tout ministre qui s'y opposerait de renvoi manu militari du gouvernement au profit d'un autre plus conciliant. (Voir le dossier Oulpena).

Puis, l'analyste de gauche se fait encore plus rassurant : «… de toute façon, les négociations peuvent ne pas aboutir. Abou Mazen (sic) a prouvé, lors de contacts établis avec des Premiers ministres modérés (resic) comme Ehoud Barak ou Ehoud Olmert (ter) qu'il n'est pas intéressé par une solution à deux Etats à l'ouest du Jourdain. Alors pourquoi se conduirait-il différemment avec Netanyahou?» La question est bien évidemment purement rhétorique pour son auteur. Pourtant, sa démonstration a fortiori n'en est pas une. Pour preuve, nous citerons les accords d'Oslo entérinés avec 61 voix seulement sous la gauche alors que les accords d'Hébron ont raflé dans les 80 voix, Likoud oblige.

Habile, Margalit veut montrer que la position ci-dessus n'est pas de son crû: «C'est ainsi que s'expriment des ministres et députés équilibrés (sic) partisans du "grand" Israël.» Puis, il soulève la possibilité que le Premier ministre n'est peut-être pas profondément convaincu par son propre discours, mais qu'il doit s'acquitter de ses obligations envers les Américains. C'est d'autant plus frappant que l'analyste, qui travaille notamment à la télévision, parle d'un «mandat», que l'on pourrait finir par se demander s'il ne proviendrait pas des Américains plutôt que des électeurs, bien que ce ne soit pas ce que dit Margalit dans le sens obvie du texte.

L'argument suivant n'est pas mal non plus. Là, le «spécialiste» nous dit franchement que le ministre aurait mieux fait de se taire, car «l'échec des négociations n'est plus une éventualité envisagée par le gouvernement, mais le vœux de voir les efforts échouer». La démonstration est suivie d'une leçon de morale : « Passe encore! si ça vient de l'opposition mais c'est inadmissible quand ça provient de l'intérieur! » Mais pourquoi le lecteur devrait-il être indéniablement d'accord avec cette affirmation? Et si Benet était entré dans le gouvernement pour faire valoir le programme de son parti et la volonté de ses électeurs? Ou s'il voulait tout simplement ne pas se retrouver sous la barre du seuil d'éligibilité aux prochaines élections, pour avoir par sa mollesse déçu son public?

Le comble est annoncé dans les lignes suivantes: «Le monde, qui s'est habitué au fonctionnement étrange de la démocratie israélienne, a pris l'habitude d'accepter aussi ce type d'altération… mais lorsque des déclarations comme celle de Danny Danon se font entendre – dont le niveau n'a pas encore été atteint par Benet bien qu'il n'en soit plus très loin -, selon lesquelles le gouvernement et son Premier ministre ne sont absolument pas intéressés à parvenir à un accord avec les "Palestiniens", il s'agit d'un véritable préjudice. Car il se peut qu'elles fassent peser sur Netanyahou une culpabilité vaine. Ou alors, elles révèlent un secret d'Etat et gouvernemental, qui le disqualifie dans ses manœuvres envers les Américains, les Européens et le monde arabe». Rien que ça! Ce spectre d'une guerre totale contre Israël est un leitmotiv de la gauche contre la volonté naturelle du peuple d'Israël.

Le politicien, et non le politologue, commence relativement piano avant de se lâcher dans ce fortissimo. Ne pas vouloir d'accord avec les terroristes, refuser de leur céder le cœur de la Palestine juive, c'est être coupable.

Après sa démonstration plus absurde que par l'absurde, le propagandiste révèle le pourquoi, selon lui, des protestations de politiciens honnêtes dans leur exigence de respecter la charte des partis au pouvoir à commencer par le Likoud et les promesses préélectorales, d'une part, et de ne pas décevoir l'opinion du peuple, d'autre part. Pour lui, ce qui les empêche de se taire s'explique comme suit:

«Pourquoi des ministres et des députés s'expriment d'une façon qui sape sous les pieds de Netanyahou le support qui lui sert à gérer ses pourparlers préliminaires? Une forte myopie (קוצר רוח dans le texte). Aussi bien en ce qui les concerne que dans leur volonté de maintenir la coalition gouvernementale. Au bout du compte, ils scient la branche sur laquelle ils sont assis. C'est un prix trop fort pour un grand titre éphémère.»

Parfois, il arrive que l'on renvoie la balle à ceux qui prennent toujours ces mêmes positions. En effet, pourquoi cette caste journalistique s'acharne-t-elle avec tant de hargne contre le droit pour les Juifs de vivre à quelques kilomètres de Tel-Aviv, si nous parlons par exemple du village juif de Yakir, en Samarie? D'une manière ou d'une autre, des observateurs répondent à cette question en invoquant la notion d'un «Etat de Tel-Aviv». Donc, si Margalit ne se sent pas concerné par le sort de la vieille ville de Jérusalem, du Néguev ou de la Galilée, c'est que, dans sa conception, l'Etat d'Israël s'arrête en gros à la route Ayalon, que l'on pourrait approximativement définir comme le «périph» de Tel-Aviv. Sa mentalité fossile bloquée est une mentalité de ghettoïsation de soi, qui est passée par plusieurs réincarnations depuis le Schtettel de l'exil.

Margalit, qui roule sa bosse depuis plusieurs décennies sur les tribunes journalistiques et les plateaux de télévision, notamment journaliste chez Haaretz de 64 à 91, et entre autres partisan de Moshé Dayan qu'un mouvement associatif voulait propulser à la tête du gouvernement vers la fin des années 60, n'a rien perdu de sa verve.

Inutile de préciser que le journal Israël HaYom n'a publié aucune réaction des personnalités infantilisées dans son numéro du 10  tamouz ou du 18 juin, ni même une analyse qui ne soit pas de ce bord monolithique. Dormez, braves gens! On vous a expliqué pourquoi  c'est pour votre bien de renoncer à votre volonté de réintégrer la partie occidentale de la terre d'Israël, et pour le bien de vos représentants politiques.

Chut! Taisez-vous! Il ne faut pas déranger! L'Etat terroriste est en marche, et peu importe que le parti travailliste historique n'ait remporté que 15 sièges. A présent, me diriez-vous, pourquoi avoir choisi tout particulièrement ce numéro de ce journal? Tout simplement parce qu'une telle déclaration, même si elle ne donne pas beaucoup à espérer pour les électeurs du parti national religieux ou du Likoud, est comme un coup de pied dans la… vase et qu'elle asticote et exacerbe les chiens de garde de la réduction au silence.

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vu-sous-cet-angle Yéochoua Sultan
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