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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 20:25

Le citoyen Haï Shoulian a-t-il été éliminé par le système ?

Depuis la vaste campagne de persuasion coercitive orchestrée par divers gouvernements dans le monde libre (!), et relayée par les médias, en ce qui concerne la propagation du coronavirus puis de son remède [apporté par le (les) trust(s) (au départ de la sélection naturelle dans cette lutte entre géants pharmaceutiques], la dichotomie absolue est revenue à l'ordre du jour, balayant d'un revers de la main le raffinement des mentalités et sociétés humaines, qui avait enseigné la nuance, la tolérance et le respect mutuel entre leurs membres, bref, le refus de voir tout en blanc ou tout en noir.

Le manichéisme le plus austère a redistribué les cartes entre bons et méchants, entre les partisans de la vaste expérience clinique grandeur nature effectuée à l'échelle planétaire et les opposants. Plus question désormais de divergences d'opinions. Si vous marchez droit, vous êtes favorable au salut de l'humanité. Si vous posez des questions, vous êtes un complotiste. Soit vous reconnaissez qu'une épidémie qui exige des mesures d'urgence inouïes frappe l'humanité, soit vous êtes un dangereux négationniste.

La catégorie de gens qui admettent l'existence d'un virus contagieux tout en refusant en l'occurrence le grand mot de pandémie, la notion d'épidémie étant devenue trop faible, n'a pas voix au chapitre. Il n'est pas non plus de bon ton de demander si, entre deux maux, il ne vaudrait pas mieux choisir le moindre. Qu'est-il préférable de faire ? Vacciner avec un produit aux effets incertains tout un pays, avec ses neuf millions d'habitants, ou traiter à l'aide de médicaments trois mille de ses sujets du fait de leur contamination ? A priori, pour l'honnête citoyen ou dirigeant, on limitera les frais. Mais en cas de recherche d'un juteux busines, cet avis peut être dérangeant.

Une fois encore, point de demi-mesure. L'idée même de la possibilité d'un traitement, juste milieu raisonnable, est insupportable. Ne restent possibles que l'acceptation ou le refus du remède miracle, à tel point que le discernement s'estompe. Qu'un non vacciné meure du corona, et aussitôt s'ensuivra une chasse aux sorcières, des campagnes de haine et de dénigrement, prétendument au nom de la santé publique et de la valeur de la vie humaine. La seule option pour innocenter le non-vacciné qui l'a a priori bien cherchée, cette mort, consiste à trouver les prédicateurs responsables, qui l'auront convaincu de ne pas se faire piquer. En revanche, qu'un vacciné meure suite à l'inoculation, et le remède sera manu militari mis hors de cause. S'il est positif au corona, alors, que voulez-vous, ça ne marche pas à cent pour cent. Quoi qu'il en soit, la mort du vacciné interviendra toujours malgré les injections, mais jamais à cause d'elles.

Si le vacciné succombe à un problème cardiaque, ou qu'il en souffre sans succomber, le vaccin sera automatiquement innocenté. On est loin des informations tantôt confirmées, tantôt démenties, mais autour desquelles le flou est entretenu, selon lesquelles les vendeurs de vaccins seraient inattaquables en cas d'effets indésirables.

Le ministère de la Santé, en Israël, qui a pris l'habitude d'infantiliser quiconque ne lui fait pas aveuglément confiance, s'est fendu d'une publication goguenarde qui laisse à penser qu'il ne cherche pas à s'esquiver. «Rejoignez-nous pour parler des effets secondaires signalés peu de temps après l'injection des vaccins contre le corona. (…) Les vaccins sont efficaces et sûrs. Le ministère de la Santé collecte des données sur les effets secondaires systématiquement et les compare à d'autres données récoltées dans le monde, et sur les essais cliniques (sic) effectués sur les vaccins.»

Plus bas, on peut lire : «Le nombre d'effets secondaires significatifs observés au troisième vaccin se résume à 19 seulement (pour certains d'entre eux, le lien avec le vaccin est encore à l'étude), sur 3.2 millions de vaccinés avec la troisième dose.»

Puis le ministère énumère les myocardites observées à la date du 25 sept. 21, chez les 12-15 ans : «11 cas ont été rapportés sur 331 538 (taux nul), en comparaison des doses précédentes.»

Le ministère joue la transparence, reconnaissant le phénomène des effets non notifiés,  censés concerner les effets bénins uniquement.

Là où le bât blesse, c'est que la page a été rapidement et massivement commentée. Les réactions se sont comptées par dizaines de milliers. Après que 7 000 ont été supprimées, il en est resté près de 30 000. C'est là qu'est intervenue la fameuse panne du site Facebook.

Par ailleurs, des médecins – qui se protègent sous l'anonymat, cette quasi clandestinité n'interpellant plus personne, sauf ceux qui insinuent que les témoignages ne seraient pas fiables – font état de cinq à six adolescents hospitalisés chaque jour depuis que l'on pique les enfants, à l'hôpital Schneider.

Mais supposons que l'on ne fasse confiance qu'à la version officielle, quand on sait que lorsque les médecins pouvaient encore partiellement parler sans crainte, ils affirmaient en toute liberté et conscience professionnelle qu'en tout état de cause la vaccination ne serait jamais imposée aux enfants, vu que le danger pour eux tend vers zéro, et qu'il n'est déontologiquement pas permis de mettre en danger une population pour en sauver une autre, comment peut-on admettre cette désinvolture vis-à-vis des onze jeunes victimes reconnues par le ministère ? Supposons qu'au lieu de les déshumaniser et de n'en faire que de banals chiffres sans intérêt, les médias nous les avaient fait connaître, en diffusant des photos, des films, en nous montrant les parents éplorés, aurions-nous été enclins à partager le cynisme du ministère ? Et puis, 11/331 538, c'est 3.32 %, soit nettement plus risqué que de décrocher le gros lot du loto.

Cette considération permet au passage de se demander qui, d'entre ceux qui refusent de se prêter à l'expérience, et ceux qui lavent constamment le cerveau des citoyens pour les y soumettre, sont les véritables criminels.

En Angleterre, en dépit de la très forte vaccination, courant juin, on observe une remontée des cas, selon un exposé du docteur Carole Cassagne[1] mis en ligne le 30 juin 21, qui décortique et analyse les données. L'exposé n'est pas si ardu qu'il y paraît. Elle établit entre autres que le vaccin tue quatre personnes sur cent mille, alors que le coronavirus en tue deux fois moins.

Par ailleurs, on nous apprend que le coronavirus, pendant toute la période de la suppression de nos libertés, ne s'est pas montré plus meurtrier que la grippe saisonnière. Nous avons appris par la même occasion ce que beaucoup ignoraient : la grippe tue (ou tuait) chaque année.  Le gouvernement ni les médias ne nous en avaient jamais parlé.

Il est donc étonnant de se faire asséner des informations faisant état d'opposants aux mesures liberticides, présentés comme des dangers publics incitateurs, tués comme par hasard suite à leur refus de se faire vacciner. Bien fait pour lui, insinue-t-on à chaque occasion. Pourtant, quelle drôle de coïncidence, vu le faible taux non seulement de mortalité mais également de létalité.

Depuis quelques semaines, en Israël, un mouvement de protestation a commencé à voir le jour, face à la tournure dictatoriale qui a érodé la conscience démocratique et le réflex de défense des libertés fondamentales au point que plus personne ne s'insurge du conditionnement du droit aux études, au travail, aux loisirs, etc., à l'obéissance et la docilité qui fait de l'ensemble de la population un réservoir de cobayes humains.

Dans le précédent article (la manifestation du jeudi 26 août), qui résume l'observation sur le terrain des aspects principaux de la mobilisation, nous signalions la présence d'un manifestant particulièrement engagé, mégaphone et matériel journalistique au poing, qui interrogeait des manifestants pour un média privé. Nous avons quitté cette manifestation pacifique vers 21h45. Vers 22h15, des images en direct diffusées sur les groupes montrent notre manifestant, qui a maille à partir avec la police, entouré de toute part.

Quelques jours plus tard, j'apprends par des médias qui s'imposent sur le net qu'un opposant actif à la vaccination – alors qu'il s'agit d'un opposant à la discrimination imposée par le «tav yarok» (étiquette verte) – est mort du corona. «Et voilà, se dit-on largement. Encore un qui aurait mieux fait de se montrer raisonnable.» La dernière fois que j'avais pris position, il s'était agi d'une jeune mère décédée dont le beau-frère avait dirigé une page FB contre la vaccination. Il aurait regretté par la suite son activisme et annulé son groupe. Or les parents de la jeune victime avaient publié un communiqué faisant état de la vaccination de leur fille. Il m'avait été par la suite impossible de remettre la main sur ce communiqué.

Cette fois, j'effectue une brève recherche sur le net. Les premières démarches ne donnent rien. Les mêmes phrases édulcorées circulent entre les principaux sites de presse. Moralité sous-entendue : voilà ce qui arrive à qui joue avec le feu. Puis je me tourne vers la page de l'«enquête civile». Je reconnais mon interlocuteur de ce jeudi soir à Jérusalem. Un lien conduit à sa page[2]. Il s'est filmé. Allongé sur un lit qui évoque les conditions justes suffisantes d'une auberge de jeunesse, un tuyau qui rappelle du matériel d'aquariophilie lui fournit un faible approvisionnement en oxygène à l'aide de deux embranchements d'un demi-centimètre chacun. Il témoigne.

Il a été arrêté ce même jeudi soir par la police, puis brutalement interrogé. Il raconte avoir été immobilisé sur le sol, évoquant l'arrestation de ce citoyen noir américain décédé suite à la pression exercée par le genou d'un policier sur la nuque. Il parle de ses difficultés à respirer, de ce tuyau qui lui permet tout juste de ne pas sombrer et perdre connaissance. Le juge a ordonné sa remise en liberté vendredi 27 août. Il affirme avoir été empoisonné pendant son arrestation, avoir subi un traitement qui peut avoir affecté gravement son état de santé. «S'il devait m'arriver quelque chose, si je ne sortais pas vivant, sachez que j'ai été empoisonné», affirme-t-il avec peine. Il parle de son endurance, de ses activités, de sa résistance, et nous apprend que son état de santé s'est dégradé suite à sa garde à vue. Le 3 septembre, il est hospitalisé, et c'est de son lit d'hôpital qu'il s'adresse à nous. Il a été testé positif au corona. Mais que cela signifie-t-il, quand la très grande majorité des testés positifs ne ressentent aucun symptôme ? A défaut, s'il est vraiment décédé du corona, et que l'incubation dure sept jours, l'intervalle entre son arrestation et l'apparition de la maladie est précisément de 7 jours. Il remercie d'illustres chercheurs et médecins, dont l'épidémiologiste Michal Haran (voir Avis médical dissident[3]). Il est décédé le lundi 13 septembre, deux jours avant Kippour.

J'en ai fait part sur ma page FB. Les réactions n'ont pas tardé à fuser. Colère contenue et/ou condescendance. Je me ferais des polards dans ma tête. Car même sans nécessairement avaler la couleuvre de l'opposant rattrapé par le corona, il serait impensable qu'il ait subi le moindre mauvais traitement, et encore moins un empoisonnement ou une inoculation criminelle lors de son bref séjour en détention.

Mais pourquoi est-ce tellement évident ? Un site fermé depuis longtemps m'est revenu à l'esprit. Bivouac-id prévenait voici une décennie des excès islamiques en France. Ce sujet était encore tabou et n'alimentait pas toute la polémique que nous connaissons aujourd'hui. Les commentaires regrettaient une tendance «bisounours» des dirigeants et de l'opinion qui ne voyaient qu'un vain alarmisme. Je viens d'en rechercher la définition. Sur l'Internaute, on peut lire, en seconde définition, au figuré : «Personne trop gentille, naïve, qui vit dans un monde parfait, utopique. Exemple : Elle vit dans le monde des Bisounours.» Le Larousse en ligne donne : «Nom invariable et adjectif invariable. Souvent péjoratif. Personne d'une grande naïveté, dont l'excessive bonté ou l'optimisme béat nourrissent une vision idéalisée du monde, en perpétuel décalage avec la réalité. On écrit aussi un, une, des Bisounours».

Le problème, c'est qu'en étant trop indulgent vis-à-vis du pouvoir, on devient intransigeant pour ceux qui se permettent encore de penser ou de simplement poser des questions. Car les coïncidences sont multiples. Outre celle déjà mentionnée, il aura fallu que le manifestant tombe malade précisément dans les circonstances de son arrestation et décède en quelques jours. Même en se voulant le plus prudent et le moins complotiste possible, il ne semble pas honnête de dormir sur ses deux oreilles, et de s'engoncer dans cet «optimisme béat.»

La version officielle dit ce qu'elle dit, l'opposant contredit cette version. Pour les «Bisounours», donc, la question de savoir qui dit vrai ne se pose même pas. Par ailleurs, les ou des médecins le savent : pour faire remonter le taux d'oxygénation dans le sang, un petit tuyau est insuffisant. Il faut un adaptateur complet qui insuffle l'oxygène aussi par la bouche.

Mais pour savoir si l'opposant a été éliminé par le système, il faudrait d'abord porter plainte à la police ou auprès du gouvernement. Comme disait Coluche dans son sketch sur la bavure policière, pour qu'une victime présumée porte plainte, il lui faudrait d'abord passer par le commissariat. De même, aujourd'hui, dans l'affaire de «Pandora Paper», où des présidents et autres monarques sont accusés de détournement de fonds et de combines pour ne pas payer leurs impôts, il faudrait, afin d'obtenir justice et d'aboutir à la fin des paradis fiscaux, passer par les présidents et autres monarques.

Continuez à dormir, braves gens.

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