Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 mai 2021 2 25 /05 /mai /2021 23:05
Ecole juive, garante de la sécurité et de l'identité

Nous avons vu plus haut un phénomène humain pour le moins surprenant. Au lieu d'observer des faits, les embranchements et implications entre les éléments d'une problématique donnée, et d'en tirer des conclusions, des principes, des opinions, on se forge à l'avance une approche et on s'arrange pour travestir la réalité et la forcer à correspondre à l'idée première que l'on s'en fait. On rabotera une figure carrée pour la faire entrer dans un emplacement rond et vice versa. Si entre deux personnes à armes égales le partisan de cette méthode risque d'être pris pour ce qu'il est, ces processus sont instillés dans les cerveaux avec succès par les pouvoirs et/ou les médias.

Concrètement, voici une illustration de ce que ça peut donner. Dans cette orientation qui cherche toujours à innocenter la violence de l'islam, représentons-nous mentalement deux attaques d'une population contre l'autre. Imaginons une foule de musulmans déchaînés détruisant tout sur son passage et tuant toute personne se trouvant au mauvais endroit au mauvais moment. Cette représentation est facile, ce sont des images qui ne datent pas seulement d'un passé où nazis et musulmans rivalisaient dans leur haine du Juif. Se représenter la réciproque est bien plus fastidieux. Il faudrait vraiment que le Juif se révolte et décide d'en découdre.

 Effectivement, après de nombreuses agressions, pour ne pas dire pogroms, un Arabe a été pris à partie à Bat-Yam, par des Juifs scandalisés que la population à laquelle il se rattache puisse impunément et sans aucun danger se promener aux milieux d'eux, y compris dans des moments où il serait plus judicieux de ne pas se montrer. Je vois venir les censeurs de l'Inquisition moderne s'inscrire en faux pour se faire avocats du diable et accusateurs de l'innocent. Qu'importe. Quoi qu'il en soit, les médias s'en sont largement nourris pour mettre dos-à-dos les deux violences. L'attaque de l'Arabe de Bat-Yam les a autant occupés sinon plus que les dizaines d'agressions antijuives perpétrées en Israël par une minorité qui ne se gêne plus.

Leur travail qui manie habilement la terreur et l'encrassage de cerveau voudrait d'une part que le commun des Juifs se mette à manifester contre la violence de son propre camp, contre ce qu'il risque d'être amené à considérer comme ses propres brebis galeuses, terrorisé à l'idée de penser qu'un ras-le-bol généralisé pourrait être légitime ; et d'autre part que l'idée suivante s'instaure, ce qui est hélas le cas, et qui diffuse le message qu'en tous les cas, c'est le Juif qui a tort :

La colère arabe est toujours justifiable par une parole, un fait ou une attitude d'un ou de plusieurs Juifs. Si un déchaînement de foule arabe vient saccager et brûler des synagogues, des maisons, frapper et assassiner tout Juif se trouvant sur le passage de ce raz-de-marée, c'est aux Juifs qu'il convient de se montrer prudents, de ne pas froisser en masse ou par des éléments qu'ils auraient dû contrôler une irritabilité toujours près de l'explosion. Si le Juif sort dans la rue, qu'il ne s'en prenne qu'à lui-même.

La colère juive est inadmissible, non seulement en tant que telle – si par exemple elle voudrait faire passer aux populations arabes le message qu'en Israël, les pogroms contre les Juifs coûteraient très cher à leurs auteurs, contrairement à ce qui a pu ou peut se passer en exil – mais aussi et surtout qu'en tant que justificatrice de la haine arabe. Bref : si les Arabes attaquent les Juifs, c'est toujours la faute des Juifs.

A présent, la question qu'il est permis de se poser, quant aux influents, c'est de savoir s'ils sont les auteurs desdites influences ou s'ils sont eux-mêmes soumis à d'autres sources d'influence qui les dominent. Certes, nous connaissons des influencés par mimétisme ou par intérêt, tel ce général favorable aux localités juives de Judée-Samarie et à l'époque de Gaza, qui prenait publiquement la parole pour affirmer qu'elles incarnent la paix et l'avenir de la paix, que les soldats de Tsahal peuvent y prendre un peu de répit, et ainsi de suite, mais qui, motivé par des promesses d'avancement, a pris une part importante à l'expulsion des Juifs de Gaza, ce qui a généré la situation que l'on sait ; j'ai nommé Gal Hirsch.

Avant d'approcher la question d'une influence transcendante, nous allons nous pencher sur des cas d'antisémitisme en France, mais surtout du laisser-aller des pouvoirs exécutifs et judiciaires (voire juridiques en raison du dédouanement total selon les aléas des expertises psychiatriques indulgentes pour les tueurs). Depuis l'an 2000, l'antisémitisme est redevenu sinon légitime, du moins routinier et incontournable. La liste des victimes se remet périodiquement à jour.

Le dernier cas est édifiant. Mme Halimi, retraitée qui vit seule dans un appartement de Paris, est sauvagement assassinée après une séance de torture qui ne semblait pas ou plus envisageable dans la capitale des lumières. La police, présente pendant les trois heures de cette exécution, n'intervient pas. Elle laisse l'incarnation du fanatisme et de la lâcheté perpétrer son forfait en toute quiétude. Mme Halimi est ensuite défenestrée et sa longue agonie est achevée par le choc en contrebas. Une longue procédure pénale s'ensuit.

Les affaires se succèdent et se ressemblent, elles observent un crescendo progressif. En juin 95, à Paris, Belleville, des Crs en grand nombre (la file de leurs cars remonte jusqu'au métro Couronnes), charge la population juive afférée – c'est un vendredi – aux achats et autres préparatifs du Chabbat. Les gens sont bousculés, des tables appartenant aux cafés et restaurants sont renversées, les assiettes brisées. Une poussette se fracasse contre la base métallique d'un arbre, la mère ayant juste le temps de se réfugier chez Jeannot. Des hommes et même des femmes reçoivent des coups de matraque. Benini J. sort du restaurant de son frère, vocifère, étonne les policiers et aide les passants à se réfugier à l'intérieur. Par chance, les attaques ne sont pas menées au-delà des rideaux de fer, déjà baissés en partie. Bref, les rares plaintes se soldent par un non-lieu. Plus de peur que de mal, quelques côtes brisées qui se remettront, quelques chocs sur quelques crânes qui s'en remettront aussi. Dans l'affaire Halimi, ce n'est pas la police qui charge et frappe Sarah à l'intérieur de son domicile. Mais sa présence agit comme une protection policière du forcené. Ce qui relie la charge de 95 et l'assassinat de 2017, c'est que dans les deux cas, les attitudes policières ne sont pas soumises à enquête, pour savoir qui dans le premier cas a donné l'ordre de charger, et qui dans le second l'ordre de laisser faire.

Certains  estiment que la magistrature est solidaire de la police – entre autorités, il faut s'entraider.  Il fallait surtout éviter de mettre en difficulté le chef de la police qui aurait probablement dû comparaître à la barre, en tant que témoin, si l'assassin de Sarah Halimi avait été normalement traduit en justice. Les psychiatres ont aidé les policiers et les magistrats. Nous nageons en plein délire. Il faut à tout prix que la haine des Juifs à la mode musulmane ne passe pas en jugement. Encore un cas où on introduit des pièces carrées dans des emplacements ronds, où la réalité doit se plier aux théories préconçues. L'axiome de base refuse la réalité de cet antisémitisme. Et cela fait quatre ans que tous les systèmes sont au service de cette fausse vérité.

Quand le déni de l'antisémitisme s'extrapole

Néanmoins, les attaques antijuives banalisées, relevant – merci les psychiatres – de bien autre chose que de l'antisémitisme, caché par une saine tartufferie, sont l'indice d'un piège qui se referme sur toute la société française. Dès 87, les mass-médias ont fait la promotion d'un nouveau genre de super-héros. C'est un individu antisystème, qui n'a pas peur de s'attaquer aux incarnations les plus autoritaires et répressives de l'ordre. C'est un homme simple, jeune, voire très jeune, qui ne dispose d'aucun moyen militaire ou tactique. Il fait feu de tout bois, se contente de cailloux, de blocs ou de frondes, et il a d'autant plus de succès qu'il se rapproche dans les consciences ou les inconscients du littéralement légendaire Thierry la fronde.

Et quelle est sa force? Il met en difficulté l'une des plus impressionnantes armées du monde : Tsahal. Comme par hasard, il est musulman. Mais son aspiration hégémonique qui vise à imposer sa religion à la planète entière échappe à l'observateur qui, immobilisé par des œillères qui limitent son champ de vision, s'imagine voir là une lutte nationaliste à très petite échelle qui se joue très très loin de lui. Le téléspectateur, manipulé et dupé par ses médias, à des années lumières de la scène où se joue cette guerre entre armée sophistiquée et poignée de combattants sans moyens, s'identifie à ces hordes téméraires qui font reculer l'oppresseur judéo-sioniste.

Ce qu'il ne voit pas, c'est que dans le vaste champ de vision qu'on lui cache englobe aussi son environnement immédiat. Une certaine catégorie d'habitants de la France, prétendument laissée pour compte (alors que toutes les chances lui sont données au départ aussi bien à l'école que dans le monde du travail), est elle aussi exposée aux mêmes émissions de propagande contre les Juifs et les Sionistes.

Cette catégorie ne se contentera pas d'être conquise par l'admiration, résultante de la compassion pour ces attendrissants résistants réduits à l'état de jeteurs de pierres et de cocktails Molotov, comme tout Français pourrait par ailleurs être sensible à la cause du faible Canaque face à son occupant. Manipulée elle aussi par le conditionnement des ondes TV, elle vivra une véritable identification non pas en raison d'affinités mais d'un fond commun de culture, culte et de mentalité. Donc elle va devenir violente, forte de cet exemple de violence qui marche. Elle va devenir pauvre et palestinienne, et qui seront l'armée d'occupation et le colon? Les forces de l'ordre et le Français dit moyen. Et le travail lui semblera d'autant plus facile, par a fortiori, que Tsahal fait trembler les pays arabes alors que la police ou l'armée françaises ne font plus peur à personne depuis Napoléon.

Les médias européens, mais avant tout français, ont lancé une flèche incendiaire dont la flamme s'est désolidarisée de son support pour leur retomber dans le dos ; un peu comme ces canons de bandes dessinées dont le boulet tombe aux pieds de ceux qui les actionnent. En conséquence directe, plus les journaux télévisés vantaient les prouesses d'émeutiers qui attaquaient Tsahal, plus les émeutes prenaient de l'ampleur sur le sol français. Le téléspectateur conquis  applaudissait à Paris alors que la bombe lancée sur Israël par son pouvoir médiatique explosait près de lui. A cause de ce manque de jugeote, l'intifada est devenue un anti-fada. Tel est pris qui croyait prendre. La France à en croire ses propres observateurs a perdu plus de sept-cents territoires. Voilà ce qui arrive quand on ment, c'est du joli! Aujourd'hui encore, beaucoup en Europe ont du mal à comprendre qu'en prenant fait et cause pour le Hamas, ils jouent à la roulette russe dans le cas de figure le plus modéré, s'ils ne se font pas carrément harakiri.

La propagande française contre le droit d'Israël à vivre sur l'ensemble de son territoire s'est retournée contre ses auteurs qui ont dû à leur tour céder de plus en plus de terrain à un seul et unique conquérant idéologique. Elle a fait – et fait toujours d'ailleurs – le jeu de l'expansion du Dar El Slam, non pas au lointain Proche-Orient mais à sa porte. S'il est question d'une nation arabe, comme l'a dit Sarkozy notamment lors d'un voyage officiel en 2008 en Arabie Saoudite, d'où «partit il y a quatorze siècles l'élan de piété, de ferveur, de foi, qui allait tout emporter sur son passage». Cette foi travaille dès qu'elle le peut, et là où il lui semble possible de «convertir tant de peuples»[1].

Mais ce boomerang n'est pas seulement au niveau de la publicité pour le chaos et le crime. Si Tsahal est sorti de Gaza, la police française a elle aussi reculé d'un très grand nombre de territoires où elle n'intervient plus. Qu'un Français se plaigne de l'insécurité, et on lui proposera deux ouvertures : se convertir à l'islam, ou plus simplement déménager. La négligence, la passivité, le laxisme face à l'urgence de l'antisémitisme ont agi comme une gangrène qui s'est étendue pour toucher d'autres tissus : d'autres jeunes roumis. S'il fut un temps où seul le jeune Juif était en danger dans l'école publique, et si ses parents avaient dû alors le faire changer d'école, cette institution est devenue dangereuse pour de jeunes Français non-juifs de l'endémique paysage ethnoculturel. Ils doivent à leur tour engager des fonds, lever des subventions et des dons, alors que l'argent public continue d'être déversé dans un système où l'on n'étudie plus grand-chose. Si l'école publique à fonds perdus est encore fréquentée, c'est que les parents des rejetons qui en chauffent les bancs quand ils ne les font pas flamber, doivent attester de leur présence en ces lieux s'ils ne veulent pas voir se fermer les robinets vitaux de leurs allocations multiples.

Le premier volet de la contagion, donc, se situe sur le plan de la violence encouragée et du désordre qui met à mal les fondements d'une société instruite et travailleuse.

Mais cette compassion pour des fauteurs de troubles ne s'arrête pas là. Elle contamine aussi le système judiciaire. Pour les Juifs, on n'en est plus à une aberration près. On a pu entendre que l'assassin de Mme Halimi a pu être influencé par des idées antisémites sans être antisémite lui-même[2]. Le plus gros, c'est qu'il peut ne pas en être question du tout, puisque pendant ces trois heures où l'appartement a été changé en salle de torture, le tortionnaire musulman n'était pas en pleine possession de ses moyens. Il était tout au plus un robot, une sorte de zombie sorti des ombres pour devenir une machine à tuer et c'est pour finir la victime qui a tort de s'être retrouvée sur son chemin qui passait par sa chambre. Il n'était donc momentanément ni tortionnaire, ni musulman. Il n'est pas plus équitable de l'enfermer à vie en hôpital psychiatrique, puisque sitôt le forfait accompli, il est redevenu normal[3].

Dire qu'une magistrature qui campe sur des positions aussi odieuses signe la fin de la civilisation qui l'abrite n'est pas seulement à prendre sur le sens de valeurs morales ou spirituelles. Les tribunaux dans les faits cessent d'exister. Si encore ils se contentaient d'être sourds à la souffrance et aux exigences sécuritaires des Juifs… L'incompétence programmée frappe par ricochets de plein fouet la société française dans son ensemble. On peut honnêtement poser que les agresseurs se soient servis des Juifs comme d'un test avant de continuer. Si la société avait protégé ses Juifs, les agresseurs auraient sûrement reculé. Mais comme ce n'est pas le cas, il suffit de prétexter l'usage de stupéfiants pour étendre les attaques sur d'autres catégories de gens.

Par exemple, l'assassin – encore une fois musulman – de l'enseignant John Dowling (non juif jusqu'à preuve du contraire, à moins qu'il n'ait été pris par erreur pour tel comme les innocents de Barre ou M. Klein) le 5 décembre 18, à la Défense, ne sera pas jugé, en raison d'une psychose paranoïaque. Ali R. est pénalement irresponsable, c'est la Chambre de l'instruction qui l'a dit[4].

Une affaire aussi grave que symptomatique fut celle des policiers français brûlés vifs dans leur voiture de fonction. Nous y constatons avec effroi le double-travail de la propagande médiatique vantant le héros aux faibles moyens et lui assurant l'impunité par l'absence de surveillance ou de répression de facto d'une part, et de la démission du système judiciaire d'autre part. On ne saurait montrer du doigt des services de sécurité débordés par la confusion présente lors de cette tentative de mise à mort de fonctionnaires garants de la paix par le feu. Au contraire, les auteurs ont été identifiés et appréhendés. Ce qui est inouï, c'est la complaisance corrompue des juges. On eût pu comprendre qu'une opinion transpire de leur discours, si elle avait dénoncé la situation de guerre imposée par des fauteurs de troubles qui, quelle coïncidence, proviennent toujours du même fond culturel et cultuel. Il est vrai que la neutralité s'impose. Mais ce qui aurait dû défrayer la chronique, c'est la compassion complice des magistrats pour des criminels sans foi ni loi qui s'attaquent en meutes affamées aux représentants de l'ordre, exprimant ainsi toute la haine qu'ils ressentent pour le pays qui les accueille et leur donne les mêmes chances qu'aux siens.

Dans l'«Affaire des policiers brûlés à Viry-Châtillon», deux voitures de police sont attaquées sauvagement par une vingtaine de nouveaux «pauvres palestiniens». Pour ces derniers, l'ensemble des passagers auraient dû périr dans d'atroces souffrances. L'opinion s'en est assez peu émue. Tout au plus a-t-on pu considérer que le métier de policier est bien ingrat. Il est curieux de voir qu'un pays où la peine de mort a été abolie à tel point que quiconque s'en fâche passe pour un facho réactionnaire, accepte sans sourciller que des musulmans en colère se constituent en tribunaux spontanés ayant le droit de vie et de mort sur ceux qui leur déplaisent.

Toujours est-il que l'agression se produit en octobre 16, et qu'en décembre 19, la cour d'Assise de l'Essonne, sur 13 accusés (il semble que les complices qui s'étaient joints à la joyeuse curée n'aient pas été suffisamment dangereux), 5 sont acquittés. Brûler du flic devient un léger larcin. Les autres écopent de 10 à 20 ans de réclusion. Le caractère d'une guerre de conquête par la terreur et le meurtre ou la possible trahison n'a pas été retenu. Le Parquet fait appel à cette décision du 4 déc. 19. Ah? Le verdict est trop léger? Il faut croire que non. Car sur les 13, du coup, 8 sont acquittés par la Cour d'assise des mineurs de Paris le 17 avril courant. La plus forte peine d'emprisonnement perd deux ans. Le procureur aurait ouvert son réquisitoire (l'audience était à huis-clos) en disant: «Je sais que vous êtes une richesse pour notre société»[5]. Quoi qu'il ait dit, les brûleurs de policiers vivants encouraient la réclusion criminelle à perpétuité.

Continuez à conquérir la France en attaquant et brûlant ceux qui en représentent l'autorité et en préservent la paix, mais essayez de ne pas vous faire prendre.

Ces similitudes entre ce qui se passe en France et en Israël, notamment quant à l'extrême compassion et gentillesse vis-à-vis de populations qui déclarent une guerre totale et sans merci, laissent planer une interrogation. A-t-on affaire à une mode bizarre, où les mordus s'influencent les uns les autres, ou alors à un seul maître à penser, à une seule et même direction politique et sociale à laquelle s'assujettissent les sociétés et les Etats? D'aucuns ont constaté, soit dit en passant, de frappantes similitudes entre les politiques répressives d'une crise sanitaire sciemment aggravée.

Néanmoins, des différences persistent entre les sociétés de France et d'Israël. La première est moribonde. Entre les penseurs comme Simone de Beauvoir et la guerre froide, le résultat stagne dans un marasme qui n'est pas beau à voir. D'une certaine manière, son féminisme peut susciter la même protestation que le misogyne. Pour l'une, la femme n'est pas un ventre reproducteur à la solde de l'homme, pour l'autre, la femme est détestable. Pourtant, tous deux ont vu le jour parce qu'ils ont été conçus à l'intérieur d'un ventre de femme. Après moi le déluge. Il fallait surtout que la mère de Beauvoir n'ait pas été convaincue d'avorter quand elle la portait.

Après une période de natalité sans précédent conséquente à la fin de la guerre mondiale, la guerre froide a refroidi les ardeurs vitales. Beaucoup se sont dit qu'il fallait vite profiter de la vie, que chaque jour où la planète n'avait pas encore sauté était un gain pour eux. Les deux blocs rivalisaient sur le nombre de fois que chacun était capable de faire exploser la planète, et, inéluctablement, l'un et/ou l'autre finirait pas appuyer sur le bouton. Donc, pourquoi faire venir au monde une nouvelle génération n'ayant pas demandé à y venir alors que sa probabilité d'être là au moment de la fatidique explosion allait en grandissant? Sur ce plan, la position en France est plus désespérée qu'en Israël, vitalement parlant bien plus dynamique, et aspirant spirituellement à la rédemption finale. En revanche, laisser le terrain, la rue, les quartiers et les villes aux mains d'agitateurs islamiques, laissant à ses ennemis (munis ou non de la nationalité israélienne) le sentiment d'une victoire réelle pourrait se révéler fatal. Israël ne peut s'offrir le luxe que s'offre la France, de ne pas répondre à la  guerre par la guerre pendant des décennies. D'où l'entretien d'une combattivité que lesdits ennemis testent périodiquement, avant de se calmer jusqu'au prochain round.

Gageons que les deux sociétés sauront surmonter leurs épreuves et aspirer à l'absence de la menace permanente sur leurs sols respectifs.  

Auteur : Yéochoua Sultan ©   

 

[1] https://www.lemonde.fr/politique/article/2008/04/24/discours-de-nicolas-sarkozy-a-riyad-le-14-janvier-2008_1038207_823448.html

[2] https://www.europe-israel.org/2021/04/assassinat-impuni-de-sarah-halimi-lun-des-experts-psy-roland-coutanceau-lacte-est-antisemite-mais-kobili-traore-ne-lest-pas-forcement-ou-comment-lassassin-a-roule-dans-la-farine-les-pre/

[3] https://www.europe-israel.org/2021/05/affaire-sarah-halimi-daniel-zagury-expert-on-ne-retient-pas-a-lhopital-des-sujets-qui-nont-plus-aucun-trouble-psychiatrique-ce-serait-un-internement-abusif-si-c/

[4] https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/professeur-tue-a-la-defense-le-meurtrier-penalement-irresponsable-de-son-acte-04-05-2021-B5TL7FOEFZCL7H3YETPXTRPJOQ.php#xtor=AD-1481423553

[5] https://www.europe-israel.org/2021/04/la-justice-francaise-a-plus-degard-pour-les-voyous-que-pour-les-victimes-policiers-brules-vifs-a-viry-chatillon-le-procureur-a-debute-son-requisitoire-en-declarant-aux-accuses-je-sais-q/

Partager cet article
Repost0

commentaires