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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 08:49
Plus que le peuple juif a observé la Torah, la Torah indéfectible a préservé le peuple juif
Plus que le peuple juif a observé la Torah, la Torah indéfectible a préservé le peuple juif

Connaître un peu l'histoire affranchit des œillères et assainit notre vision. L'expression populaire revient toujours sur la tactique de l'autruche, dont il est permis de douter de la véracité. L'unique fois où je me suis retrouvé nez-à-bec avec une autruche dans une région désertique, dans la région du Bessor, je ne sais pas qui de nous deux fut le plus impressionné. Je m'arrêtai net. Le volatile, qui me dépassait de deux ou quatre têtes, selon que la mienne ou la sienne serve d'unité de mesure, déploya ses ailes et les fit trembler, entama une danse en ondulant comme un serpent. Je me permets donc d'être sceptique quant à la croyance qui lui fait mettre la tête dans le sable. On ne peut donc pas même invoquer l'influence animale là où elle n'existe pas. Par contre, nous pourrions parler d'un autre animal, le cheval, qui se fait une opinion de la vie qui n'est que soumission, et qui s'obtient par les œillères qui l'obligent à ne rien regarder d'autre que la route que le coche le force à emprunter.

En se limitant à observer tel ou tel phénomène politique, comme si on portait des œillères quant aux phénomènes plus larges des sociétés humaines, on admettra ce que l'on veut nous faire admettre comme vérité ou valeur scientifique ou morale absolue, et on réfléchira, si réflexion il y a, exactement de la manière à laquelle on nous fera réfléchir. En revanche, une vue plus large permettra de déchiffrer le langage de notre antagoniste, et démasquera telle ou telle technique de persuasion déjà exploitée par d'autres systèmes obnubilants de par le passé. En d'autres termes, se pencher sur des faits parallèles ou anciens nous permettra de ne pas réagir comme nés de la dernière pluie et de rétorquer : «On ne me la fait pas, à moi !»

Nous nous intéresserons particulièrement ici, d'entres toutes les orientations possibles des masses qui jouent sur l'obéissance, la vénération, la soumission, la crainte d'un passage à tabac physique ou moral, la peur de perdre son emploi, sa dignité, sa liberté, etc., la tentative de détruire par la dépravation. S'il reste aujourd'hui quelques gens qui osent encore penser que le monde ne s'est pas créé tout seul, qu'il n'est pas jeté sans surveillance dans un univers où il ne tiendrait pas trois jours (voir les prévisions apocalyptiques en tous genres, de la Nasa aux diverses sectes), on retiendra que l'un des fondements les plus solides de nos sociétés consiste dans la bienséance et la décence.

On vient d'attirer mon attention sur le passage suivant, tiré de l'ouvrage Bientôt… de nos jours, d'Alexandre Mandelbaum, et sous-titré : «Une étude sur notre exil entre les mains d'Edom et d'Ychmaël (…) les douleurs d'enfantement de l'époque pré messianique, que D. attend-il de nous?»:

«Au cours de la dernière étape de l'exil, l'immoralité s'opposera par tous les moyens à la perfection et à la délivrance, sévira avec force et fera des ravages au sein du peuple juif.» Nous verrons ci-après qu'il n'est pas le seul visé.

«Lorsqu'ils disent : "Aux temps prémessianiques, les lieux de rencontre seront des lieux d'immoralité", nos Sages veulent souligner que l'impudicité ne sera plus un manque de décence ordinaire : elle pénètrera jusque dans les places publiques, les lieux de rendez-vous, les artères principales des grandes métropoles et cherchera à s'introduire dans les lieux les plus saints à grands renforts de publicité. L'impudeur sera de même nature que celle de Moav – une immoralité insolente et pleine d'arrogance, comme en témoigne le nom de ce peuple : Moav, du père.»

Nous verrons également de quels artifices usent en ce sens les manipulateurs de masses aujourd'hui, de quelle manière ils agressent en feignant les agressés.

Ceux qui attentent à la pudeur feront passer leur combat pour un engagement moral en faveur d'une sous catégorie de la société qu'ils désigneront, à tort ou à raison, comme lésée ou défavorisée. Une fois défini, le prétexte vivant, donc, servira les intérêts et les objectifs des anti-pudeurs, sera exploité comme un outil de travail, ou une chair à canon, pour être une fois inutile, dépassé, ravagé et usé, jeté à la poubelle comme un vulgaire torchon, à l'instar du travailleur qui pensait avoir éveillé la bienveillance d'un syndicalisme intéressé qui n'avait en réalité fait que considérer sa condition comme un échiquier ou un damier. Si les Maximes des pères (II, 3) nous mettent en garde contre un pouvoir dont la bienveillance à notre égard n'a d'égal que l'intérêt que nous représentons à ses yeux sur une très courte période, nous devons nourrir la même défiance envers les publicistes de tous poils qui se servent de nous comme d'un décor générateur d'ambiance propice à l'achat de la camelote idéologique qu'ils véhiculent.

Le judaïsme a mieux à proposer que l'égalité des sexes

Revenons à la démolition de la pudeur morale des sociétés. Souvenez-vous. Il y a une quarantaine d'années, le prétexte utilisé était la lutte pour l'égalité des sexes. S'il est vrai que la condition de la gente féminine n'a pas toujours été reluisante en des temps où elle n'avait pas accès à l'instruction ou au travail – l'entrée dans la vie active n'a rien arrangé, puisque un avilissement d'un autre ordre allait sévir jusqu'à ce jour, de l'inégalité des salaires à l'harcèlement que l'on sait, les changements ayant travaillé sur la forme et non pas sur le fond des mentalité – il n'est pas moins vrai que les forces les plus virulentes ont récupéré cette cause pour l'instrumentaliser.

Ces dernières se sont attaquées aux systèmes moraux et à la société en général. Paradoxe ridicule, la libération de la femme a consisté à en faire un objet de plaisir, du regard ou des sens, pour le sexe fort. «Et pourquoi la femme n'aurait-elle pas le droit de se mettre à l'aise et de se découvrir ?» revendiquait avec salacité la tartufferie moderne, pour s'imposer non plus au nom d'une fausse décence mais d'un souci falsifié d'égalité. Peu se sont ri de leurs méthodes. Bien au contraire, on se fâcha en masse. Le judaïsme, dont l'immunité et l'immuabilité dérangent, fut lui aussi mis au pilori, d'autant que la société en générale se montra bien plus docile.

A toute chose, malheur est bon, est-on en droit de se dire, près de trois générations plus tard. Et comme il ne fut plus permis de poursuivre son chemin sans répondre aux attaques, la pensée juive fut affinée, explicitée. Aux sourds coups de buttoir, on répondait dans un calme olympien :

« C'est vrai, vous avez raison, il n'y a pas d'égalité. Mais le respect de la femme consiste à reconnaître cette réalité. Si l'homme et la femme sont différents, si leurs rôles et leurs places ne sont pas les mêmes, leurs valeurs sont d'égale importance.»

La littérature sur ce thème a fait un bond prodigieux. On publia des livres sur les héroïnes de la Bible, sur la femme vaillante, l'honneur de la fille du roi. Dans l'ensemble, le judaïsme a honorablement résisté, même si des stalactites se sont formés et sont encore aujourd'hui fossilisés sous la forme de ces femmes qui se déguisent en homme, et qui non seulement sont tombées dans le panneau, mais ne font rien pour en sortir : «Y a pas de raison, je serai une femme rabbin, et je serai femme rabbin à la place de l'homme rabbin.»

Nivelage par le vide

Mais la société non-juive souffre encore des coups du rabotage des nuances tout en finesse entre l'homme et la femme. La femme n'a pas seulement voulu mettre ostensiblement les tefillins, en ce qui concerne l'infime minorité troublée de la communauté juive, elle a voulu porter la culotte. Elle a obtenu, poussée par les mouvements intéressés, l'égalité totale des sexes. Et puisque, biologiquement, on n'est toujours pas parvenu à implanter une matrice masculine procréatrice qui rendrait l'homme égal à la femme – il n'y a pas de raison qu'il ne souffre pas des affres de l'enfantement – et qu'on a tout au plus réussi à procéder à un changement de sexe de façade, une palissade de plastique chirurgicale qui sonne creux, c'est du coup la femme qui, devenue l'égale de l'homme, a cessé de se marier, d'enfanter, préférant de loin faire carrière. La propagande audiovisuelle aidant, les femmes d'affaires ont dès lors étaient présentées comme l'aboutissement de l'évolution auquel toute femme non encore convaincue doit rêver d'aspirer.

Et cette réalité contre-nature a conduit en quelques décennies aux discours de gouvernements sérieux et autres chancelleries féminines, venus justifier le déclin de la civilisation occidentale préalablement brillante et féconde au profit d'un changement de population venu rééquilibrer le déficit des naissances. Et la femme, ne servant plus à faire avancer les pions des intérêts de l'indécence institutionnalisée, s'est retrouvée gros Jean comme devant, avec l'amère et cuisante impression de s'être fait duper, d'être laissée pour compte, sa masculinisation à outrance l'ayant privée du droit de donner la vie, ne lui laissant que les regrets, la dépression, ou la poussant à tenter le tout pour le tout en se lançant dans l'expérience de la grossesse après cinquante ans. Cette réalité contre nature la fait se retrouver seule. Le Destin d'Amélie Poulain met en scène une société de gens seuls.

Association de bonnes idées à des mauvaises pour gâter les premières

Avant de passer à la trouvaille relativement récente des fauteurs de troubles, nous évoquerons une toile de fond très présente qui pousse dans le sens des changements à même de faire régresser la société. Il s'agit d'associer une valeur réelle et honorable à un tyran de service pour la démolir. Certains tyrans, que ce soit par méchanceté ou opportunisme, permettront de faire d'une pierre trois coups. C'est évidemment le cas de Pétain. Eh oui ! La conscience, du moins le subconscient collectif, a retenu Vichy et oublié Verdun. Une image chasse l'autre. Soit dit en passant, personne n'a vraiment compris en quoi Verdun fut une victoire, à moins de considérer que l'issue de ce carnage fut d'éviter que les troupes prussiennes n'entrassent dans Paris.

Quoi qu'il en soit, Pétain a servi de motif pour la démolition de trois piliers du fonctionnement d'un monde en bonne santé, regroupés et déshumanisés sous la formule : travail, famille, patrie. Qui dit travail-famille-patrie dit Pétain, qui dit Pétain dit collaboration. . D'où : le travail, la productivité, les progrès scientifiques ou des infrastructures, l'aisance, le recul de la famine, des maladies, de la misère : c'est mal. La famille, la responsabilité des parents, le modèle à suivre pour les futurs adultes élevés par ceux-ci, l'engagement solide, la fidélité, c'est mal. La patrie, être prêt à défendre son pays, ne pas le laisser détruire, donner sa vie le cas échéant pour sauver de nobles principes, c'est mal. On assiste au sabordage de l'Europe, qui a laissé s'inverser les valeurs. De la sorte, même si l'on se met à réfléchir, on ne réhabilitera pas solidement ces principes. Plus de bien, plus de mal, tout est relatif, ou tout est susceptible d'être relativisé.

Personne ne l'ignore : moins par moins, ça fait plus… la manipulation ne se le fait pas dire

Une autre association consiste à rapprocher un monstre tyrannique à une abomination qui reste abjecte aux yeux de ce tyran. Cette proximité d'opposition réhabilitera l'ignominie et dépréciera la grandeur de l'humilité et de la décence. Je vois venir au galop l'agressivité et la mauvaise foi, qui me vilipenderont et me prêteront les plus nocives intentions envers ceux qui souffrent d'homosexualité. C'est cette même dialectique violente qui s'en prend aux Juifs qui revendiquent leurs droits en terre d'Israël, les affublant des plus mauvaises intentions envers les colons arabes. Vous ne défendez pas une cause, vous dira-t-on, puisque vous en êtes dépourvus, vous opprimez l'autre et bafouez la sienne. Des mots-épouvantails ont été instillés dans le langage pour vous faire peur : «Homophobes ! Islamophobes ! Tremblez manants !» Et si vous n'êtes pas convaincu, cher lecteur, du parti-pris insidieux caché derrière les modifications imposées au langage, essayez de taper judéophobe pour voir, et vous verrez se dessiner la ligne rouge du correcteur.

Fort de ce constat et de la terreur qu'elle impose – personne ne voudrait être comparé à Hitler, et vous ne rencontrerez plus personne qui se prénomme Adolphe et qui ait moins de 80 ans – l'immoralité se rabat sur l'anomalie de l'homosexualité pour avancer.

Toute approche critique de ce sujet équivaut à marcher sur un champ de mines. Avant de se lancer, il faut se protéger. Dans son film le Grand restaurant, P. Palmade prend ses précautions. Il se couvre, et ce n'est qu'après avoir montré patte blanche en se mettant en paire en tant que directeur de l'établissement avec son cuisinier qu'il peut ridiculiser l'idée d'un changement de sexe, en faisant jouer un Boujenah sans accent tunisien, prenant au dépourvu son vieil ami incarné par G. Depardieu.

Un terrain glissant

Quant aux Juifs et à leurs rabbins, s'ils ont remporté la première manche, en expliquant la position extraordinaire et privilégiée de la femme dans le judaïsme, ils auront bien plus de mal à résister aux assauts du second round.

Donc, puisque l'abject est devenu honorable, l'honorable devient abject. Les commandements, les limites rendues naturelles par des siècles d'acquis civilisationnels, la maîtrise de ses sens et la domination de soi, les sources d'inspiration biblique dont s'inspire ou s'inspirait un monde réparé, c'est le mal. Les Juifs respirant sans complexes le judaïsme, les rabbins, c'est le mal.

Le choix de l'homosexualité comme fer de lance est d'autant plus banalisé que, depuis la libération de la femme, telle que nous l'avons envisagée plus haut, depuis que le couple n'est plus la base de la famille ni de la perpétuation de la société, l'opinion en perte de repères ne perçoit plus tellement de différence sur le plan concret entre les couples et les paires, et tout peut donc s'imposer selon les goûts sans dégout. Chacune des deux options ne servira plus qu'à assouvir et combler des besoins aussi diversifiés que les idées et les inclinations, et le choix de l'attirance qui ne se discute plus sera aussi inattaquable qu'en politique on peut s'orienter à gauche ou à droite. La tête n'a plus à penser pour que l'homme la suive et le souhait de suivre «la tête et non pas la queue» se vide de sa substance.

Par contrebalancement, la guerre sera déclarée à l'interdit: «Ne cohabite pas avec un mâle, d'une cohabitation sexuelle, c'est une abomination» (Lévitique, XVIII, 22). A l'heure actuelle, le verset suivant n'attise pas les foudres de l'immoralité à la hauteur de celui-ci, mais il se pourrait que ce ne soit qu'une question de temps : «Ne t'accouple avec aucun animal» (idem, 23. Trad. GR Kahn, 1899).

D'une supercherie qui se veut libératrice à la suivante

Quatre ou cinq décennies plus tard, la lutte pour l'égalité des sexes est tombée dans les oubliettes. Loin de rendre service, elle a souvent fait de la femme sinon un jouet du moins un objet pour l'homme (pourquoi se cacherait-elle, elle a le droit de laisser vivre son corps, respirer sa peau, et autres arguments intéressés), et a conduit au mal être et au dépeuplement. Le combat de l'immoralité a changé de prétexte. Ce ne sont plus les femmes qui leur servent de chair à canon, mais des gens exploités pour leur anomalie.

Laissez-vous aller, libérez-vous, décomplexez-vous, enjoignent-ils à des gens qui, surtout dans les cas où le problème relève purement de l'autosuggestion ou de la persuasion perverse de tiers, pourraient s'en sortir, fonder une famille, avoir une descendance. La théorie de Darwin nous pousse à mépriser nos ancêtres, à plus forte raison les sociétés très anciennes qui avaient souvent une logique droite, et considéraient que le pire des maux était de ne point laisser de descendance. Le Midrach, mais aussi les sociétés contemporaines à Nimrod, considéraient qu'un homme riche et sans enfants était comme un cheval dans une grange bourrée d'avoine mais dont on aurait retiré la tête.

Mais avez-vous remarqué la terrible ténacité des préjugés modernes ? Quoi qu'aient pensé les générations de l'antiquité, leur avis ne fait pas le poids ; à tel point que si jamais on est confronté à des technologies qui ont pu entre autres bâtir les pyramides ou empiler à Jérusalem ou Hébron des pierres taillées sans le fer dont la largeur équivaut à la taille d'un homme, ce qui pourrait nous donner une leçon d'humilité, on réfute cette réalité en préférant sans craindre le ridicule affirmer qu'il y a de l'extraterrestre là-dessous : la preuve, nos ancêtres étaient trop primitifs. On comprendra au passage ce que ces préjugés font du respect des parents.

La société est devenue tellement égoïste pour ne former qu'un agglomérat d'individus désolidarisés, même s'ils peuvent être très nombreux, que se soucier de la pérennité de sa société par le renouvellement des générations est devenu ridicule. Ne plus sortir, être réveillé par un braillard, changer des couches au milieu de la nuit, être convoqué par les profs… à la limite, on peut être favorable à une natalité limitée, mais toujours dans la logique de l'égoïsme : j'ai cotisé pour ma retraite, et l'argent a servi à verser celle des vieux quand je travaillais, qui va me payer la mienne s'il n'y a plus personne ? La solution est toute trouvée et digne d'un scénario de bande dessinée fantastique : importons (c'est facile, elles s'exportent d'elles-mêmes) des populations jeunes qui s'adapteront et travailleront pour nous. Si elles sont paresseuses et donc miséreuses, elles deviendront vite travailleuses : si la misère est moins triste au soleil, elle l'est davantage quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle.

L'homo roi instrumentalisé

Dans le film le Placard de Francis Veber, qui défend avec art et brio une ambigüité entretenue de bout en bout, l'antihéros qui se fait passer pour un homo pour ne pas être licencié défile sur un char, un préservatif géant sur la tête. Avec subtilité, la terreur imposée par l'arrogance des associations qui cherchent à normaliser le phénomène, est montrée du doigt par la mise en images de la panique et du renoncement voulu à des décisions relevant de la marche d'une entreprise. Le cinéaste jongle avec habileté pour tirer son épingle du jeu, car il doit se protéger d'un procès d'intention ou aux assises : le patron, Jean Rochefort, dirige une fabrique de caoutchouc, et ne voudrait pas se mettre à dos une certaine catégorie de sa clientèle. On comprend que le producteur n'a pas voulu courir le risque de le placer à la tête d'une usine de pâtée pour chats ou de presse-purées.

Mais ce qui rejoint davantage ici notre sujet, c'est que l'homo ou supposé comme tel, rôle dans lequel Auteuil excelle depuis les Sous doués, est tout simplement instrumentalisé par des intérêts capitalistes qui ne sont pas les siens. C'est le problème aujourd'hui des manipulations massives qui jouent sur la sensibilité, voire la sensiblerie, de toute une catégorie de gens, pour faire avancer leurs pions. Et ils ont réussi à faire plier les grandes puissances, sans user de double sens.

Toute la planète, toute ?

Mais il existe un petit pays qui résiste à l'invasion du mépris des valeurs absolues et immuables : Israël. Contre lui, on augmente la pression, on redouble de violence. Les meneurs de la résistance doivent être décapités. Dans le reste du monde libre, déjà soumis, on perpétuera la mainmise avec un défilé par an, ou par période plus longue. Mais en Israël, il y en aura tous les deux jours. L'immoralité sait qu'elle peut compter sur de solides appuis de l'intérieur, qui eux aussi s'attèlent à œuvrer pour la perdition du peuple qui a reçu l'injonction : «Vous serez saints car Je suis saint», mais qui, ne parvenant pas à dominer démocratiquement un peuple aux mœurs également saines dans sa très grande majorité, ont trouvé comment prendre les rênes de la justice pour l'orienter selon leur mauvais vouloir.

Une pureté des intentions de façade

Ces mouvements montrent patte blanche. Ils ont le sabot fendu mais avalent tout sur leur passage. Ils se maquillent de nobles intentions, feignent de défendre l'opprimé, le laissé pour compte. Un jour ils détruisent la femme en voulant la défendre, engloutissent la cellule familiale, défendent la paresse ; un autre ils se servent d'un problème contre nature pour faire défiler des gens et les exposer telles des bêtes de cirque. Eussè-je été une femme dans les années 60, que je n'eusse pas suivi le mlf, pas plus que je n'eusse suivi la triste parade, eussè-je été homo.

La société exige qu'un minimum de normes de décence soient respectées. Toute société se caractérise par ses propres codes sociaux et moraux, et une sous catégorie de la société se doit de les respecter. Un trompettiste ne joue pas sur son toit à deux heures du matin, un maître nageur ne marche pas en slip de bain dans la ville. Le nudiste a conscience qu'il ne peut s'exprimer que dans un lieu fermé ou isolé, et des pancartes serviront à mettre en garde le promeneur isolé qui n'adhère pas.

Les plus remontés objecteront que la vue d'un Juif portant kippa et taleth les choque plus que celle d'un nudiste. On pourra réfuter cet axiome par maints arguments. Mais admettons que l'on approuve leur position. Eh oui, messieurs les remontés, mais voilà, nous avons un pays où nous pouvons avoir les pieds arqués et le nez crochu, où nous pouvons porter librement et sans inquiétude l'étoile de David et la kippa. Et de la même façon que je ne déambulerai pas avec mon taleth et ma kippa en pleine plage naturiste, vous devez respecter nos normes et nos valeurs, et ne pas faire se déhancher des individus en slip rouge et moulant dans les rues de Tel-Aviv, qui fait partie ne vous en déplaise de notre terre sainte.

Un autre type de contrevenant aux bonnes mœurs a compris le principe. Quand les autorités françaises ont décidé de faire respecter les lois et de lutter contre le bizutage et ses excès d'avilissement et d'humiliation de la personne humaine, les récidivistes ont compris la leçon et se sont mis dès lors à se dénicher un lieu privé rien que pour eux en dehors des villes et des campus. Le hic, c'est qu'ils entraînent par soumission leurs victimes avec eux. Les organisateurs de la triste parade ont sur eux un avantage de taille : s'ils se choisissent un lieu privé éloigné des villes, ils ne nous obligeront pas à les y rejoindre.

Une permissivité par lâcheté ?

Mais que sont devenues la décence, la correction, la politesse et la bienséance de sociétés occidentales jadis si raffinées pourtant ? A moins peut-être qu'elles n'agissent par lâcheté. N'étant pas parvenues à convaincre une culture et un culte en provenance de pays bruyants et relâchés venus se greffer de force à leur civilisation fort civile, à respecter l'espace public et la tranquillité de mise ; que la fête et la musique pratiquées à des heures indues ne doivent pas empiéter sur le voisinage, la liberté de l'un s'arrêtant là où celle de l'autre commence, elles se soumettent au tapage, et se mentent en trouvant le culot décoincé très joyeux. Et de la même façon qu'elles ont pris sur elles de supporter en riant jaune le ramadage nocturne débridé, elles veulent nous forcer à trouver très touchants et très sympathiques les paires d'homos qui s'exhibent au grand jour.

c'est un regard sur l'histoire qui ratisse large qui fera de nous une société qui n'est pas née de la dernière pluie, et qui les verra venir quand, après avoir exploité il y a quarante ans les femmes et aujourd'hui les homos, ils trouveront un nouveau prétexte pour nous traiter de tous les noms. A nous de savoir leur dire : « À d'autres, avec nous ça ne prend pas ».

Et quant à savoir ce que D. attend de nous, en cette période où la prophétie ne s'adresse en attendant son retour par la grande porte qu'aux simplets, selon le Talmud (Baba Batra 12b) : «Depuis la destruction du Temple, la prophétie a été soustraite aux prophètes et remise aux simplets», il nous reste nos textes et notre discernement pour ne pas perdre le Nord ni regarder d'un air trop bien veillant ces déferlements que d'autres veulent touchants. Mais en ces temps accélérés, il se pourrait que la prophétie refasse ses premiers pas.

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vu-sous-cet-angle Yéochoua Sultan
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