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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 18:22

~~En un temps record, le prophète prédit, au beau milieu d'une période de disette, que du blé à profusion sera pratiquement gratuit du jour au lendemain, et qu'une pleine mesure ne vaudra plus qu'un shekel. La crise du logement ayant remplacé celle du blé, existerait-il une autre prophétie nous concernant de près prédisant que des maisons ne coûteront qu'un shekel du jour au lendemain?

Prédiction du blé à un shekel

En Israël, la sècheresse avait rendu la terre inculte, rien n'avait poussé depuis des lunes ; le peuple, désespéré, ne trouvait plus de nourriture. Vraisemblablement, il était clair qu'aucun changement des conditions météorologiques, quelle qu'en fût la brutalité, ni qu'une pluie, fût-elle diluvienne et prolongée, n'eût produit prodigieusement, et en un jour seulement, des épis de blé ne demandant qu'à être fauchés, afin de nourrir une population depuis longtemps affamée. Il est à envisager que rien n'eût pu convaincre les gens les plus sceptiques et les plus sensés qu'un changement radical s'opèrerait sur une seule journée, l'eussent-ils entendu de la bouche d'un prophète.

Et pourtant… L'histoire se passe dans les années 3040 de l'ère biblique, à l'époque du prophète Elysée. Des troubles politiques secouent la région, et les troupes syriennes font de fréquentes intrusions sur le territoire du royaume d'Israël. Puis, elles se mettent à camper pour une durée indéterminée autant qu'interminable non loin de Samarie, la capitale du Nord qu'elles assiègent. C'est le camp d'Aram, la Syrie. Or, tout comme aujourd'hui, toute situation anormale qui se prolonge finit par devenir habituelle et à endormir l'attention collective. Plus personne ne se soucie vraiment de cette présence hostile acceptée comme une fatalité. Le roi Ben-Hadad peut bien faire ses intrusions : il semble que la routine de la famine en Israël détourne l'attention du peuple des véritables causes de ses tracas, comme si les problèmes économiques au jour le jour n'avaient pas de lien direct avec cette occupation étrangère. On a déjà bien assez de problèmes pour s'occuper de politique.

Espionnage prophétique

Alors que l'on s'attendrait à ce qu'un prophète vive tel un ermite détaché des contingences terrestres, le texte nous montre qu'Elysée, outre sa stature morale, ne perd rien des mouvements de troupes de l'ennemi, connaît ses moindres mouvements, et sait à l'avance quels seront ses déplacements. Il regroupe les qualités des renseignements et de stratège. Le roi d'Aram, donc, ayant réuni au sommet le cercle très fermé de ses plus grands généraux, délibère et détermine l'action suivante : «J'établirai le campement en tel lieu et tel autre lieu.» (II Rois, VI, 8).

Le roi d'Israël est aussitôt averti par le prophète : «Préserve-toi de passer par tel endroit, car le camp d'Aram s'y trouve.» (idem 9). Le roi syrien constate la présence discrète de guetteurs l'observant de loin, comme pour confirmer les prédictions du prophète. Il comprend qu'il a été joué. Persuadé qu'un espion s'est glissé au sein de l'équipe de ses plus proches collaborateurs, il convoque son quartier général : «Qui, d'entre nous, est à la solde du roi d'Israël?» (Idem 11). Ce à quoi l'un de ses officiers les plus avisés répond : «Non pas, monseigneur le roi, c'est Elysée, le prophète d'Israël, qui rapporte à son roi jusqu'aux propos que vous prononcez dans votre chambre à coucher.» (Idem 12).

Espionnage technologique

Aujourd'hui, les services de sécurité et autres renseignements nous diraient que nul n'est besoin de prophètes. Des agents, des micros ou caméras des plus miniaturisés et perfectionnés qui soient, collectent et traitent les images et les sons et les renvoient par satellite, et des traducteurs qui jonglent avec les langues permettent de savoir ce qui se dit dans les chambres à coucher de tous les dirigeants de la planète. Certes, une lecture linéaire du livre des Rois (II, 5-6-7) nous révèle qu'Elysée peut réaliser d'autres prodiges, comme obliger un objet métallique à flotter, guérir un lépreux ou ramener à la vie le fils de ses hôtes de Chounem.

Mais d'aucuns nous diront qu'il y a bien longtemps que des paquebots entièrement en fer et acier sillonnent les mers du globe, que l'on maîtrise à peu près aujourd'hui le traitement du psoriasis ou autres affections de la peau, et que des équipements médicaux appropriés permettent de revenir dans certains cas d'une mort clinique. Mais revenons sur l'heure à cette prophétie à première vue irrémédiablement inconcevable, selon laquelle du jour au lendemain, le blé, la farine et le pain, introuvables, seraient disponibles en si grandes quantités qu'une mesure d'un séa (environ dix kg ; le séa étant un volume de 7.2 l d'après Maïmonide et la densité de la farine de blé avoisinant les 1.4 en fonction de la compacité) de blé ou deux mesures d'orge ne coûteraient qu'un shekel (shekel biblique, soit 9.4 gr d'argent).

Le prophète proclame, sans l'ombre d'une hésitation : «Demain, à cette heure-ci, le séa de froment vaudra un shekel, et deux séa d'orge vaudront un shekel.». L'homme sensé de service, ne peut s'empêcher de faire partager sa circonspection. De la bouche de l'intendant royal, en l'occurrence, et ce bien qu'il fût certainement très favorable à un tel retournement, la critique fuse : «En admettant que D. ouvre toutes les cataractes des cieux, est-ce qu'une chose pareille est concevable?» Piqué, le prophète lui répond : «Tu le verras de tes yeux mais tu n'en mangeras pas.» (Idem, VII, 1, 2). Comment le blé a-t-il «poussé» en un jour ? «Quatre homme frappés par la lèpre se tenaient près du portique. Ils se dirent les uns aux autres : "Pourquoi rester ici jusqu'à notre mort? Si nous envisageons d'entrer dans la ville, la famine y fait rage, et nous y mourrons. Si nous restons à la porte, nous mourrons.

A présent, livrons-nous au camp d'Aram. S'ils nous laissent en vie, nous vivrons, et s'ils nous tuent, nous mourrons." Ils se levèrent de nuit pour se rendre au camp d'Aram. Ils parvinrent à son extrémité, mais il n'y avait pas âme qui vive. Or, D. avait fait entendre au camp d'Aram le tumulte des chars, des chevaux et d'une armée immense. Ils s'étaient dit : "Voici que le roi d'Israël a engagé contre nous les rois des Hittites et de l'Egypte, et ils s'abattent sur nous." Et ils s'étaient enfuis à la tombée de la nuit, abandonnant leurs tentes, leurs chevaux et leurs ânes, tels quels, s'enfuyant sans demander leur reste. Ils (les lépreux) se rendirent dans une tente, mangèrent et burent. Ils transportèrent de l'or, de l'argent et des étoffes, et les ensevelirent. Puis ils revinrent et recommencèrent. Ils se concertèrent : "Nous n'agissons pas convenablement. Aujourd'hui, c'est un grand jour, et nous gardons le silence (...) Ils allèrent à la porte de la ville, et dirent : "Nous sommes allés au camp d'Aram et il n'y a personne. Le cheval est attaché, l'âne est attaché, et les tentes sont telles quelles."» (Idem, 3-11). Le roi, en fin stratège, se méfie. Il sent une forte odeur d'embuscade, suppose que les envahisseurs basés dans le camp veulent y attirer les habitants de Samarie pour les prendre vivants. Aussi ordonne-t-il de mener un petit contrôle. Non seulement le camp est vide, mais la route qui mène au Jourdain est jonchée de vêtements et d'ustensiles abandonnés par les Syriens dans leur débâcle. Le roi en est informé…

Bref, il aura fallu en tout moins de vingt-quatre heures pour que le peuple se serve largement et que la place du marché s'emplisse de victuailles. Et l'intendant, dans tout ça? Sur l'ordre du roi, il se tient à la porte de la ville et finit écrasé par la foule. «Tout ce passa comme le prophète l'avait prédit au roi : "Deux séa d'orge et un séa de blé à un shekel seront vendus demain à la même heure, à la porte de Samarie".» (Idem 18). Qui, à notre époque dépourvue de prophètes, serait capable de nous donner une information aussi fracassante? Si, comme nous l'avons vu, les déplacements et même les intentions de nos ennemis peuvent à notre époque être décelés et anticipés grâce au brio et à l'abnégation de nos agents et à un matériel de pointe, qui pourrait se permettre d'énoncer une nouvelle aussi déterminante?

Le prix exorbitant des appartements, un problème d'aujourd'hui

Aujourd'hui, objecterions-nous, le pain n'est pas vendu à prix d'or. Certaines épiceries font même des promotions en vendant trois de 0.75 kg chacun pour un total de dix nouveaux shekels. Non, aujourd'hui, ce qui est inabordable, c'est le prix des appartements. Comment un espace vide entouré d'un assemblage de gravats, de sable et de ciment, et d'un des métaux les moins coûteux, c'est-à-dire le fer, et encore non inoxydable, peut-il se vendre à un prix pouvant varier d'un demi-million à presqu'un million de shekels pour une seule pièce? C'est pourtant ce qui se pratiqué. A l'heure actuelle, vous devez être millionnaire et avoir en poche, en plus de ce qu'il vous faut pour vous vêtir et pour manger, un million et demi pour un F3 vétuste à Netanya et deux millions pour le même article à Jérusalem. Jamais nos anciens ancêtres n'avaient prévu une telle flambée des prix, bulle immobilière ou pas.

Jacob n'a-t-il pas formulé son vœu envers D. en disant : «Si Tu m'accordes du pain pour manger et un habit pour me vêtir.» Relisez toute la paracha, et vous ne trouverez pas de «studio pour me loger». Tout au plus, les maisons ont pu être considérées comme de grande valeur financière si jamais elles contenaient de l'or et des objets de valeur scellés à l'intérieur des murs. C'est ce que suggère le Midrash dans l'affaire de la lèpre susceptible de s'incruster dans les murs des maisons. A quelque chose, malheur est bon, et un habitant dont les murs de la maison doivent être démolis se consolera en découvrant dans les décombres l'or caché par les Cananéens dépossédés.

Et pour les appartements à un shekel?

Ce qu'il nous faudrait, donc, ce serait un prophète qui soit en mesure de proclamer, à l'instar d'Elysée au sujet du pain : «Demain, vous trouverez des maisons à un shekel.» Mais une telle prophétie est-elle vraiment absente de nos sources? Rabbi Yéhouda Halévy, dans son œuvre le Kouzari, fait dire à son principal personnage : «des milliers de prophètes». Comment peut-on alléguer que l'histoire biblique d'Israël aurait compté des milliers de prophètes, puisqu'en les comptant on devrait n'en trouver que quarante-huit ? (Talmud Méguila 14a).

Certes, Moshé dit à Yéochoua, son serviteur, lorsqu'il lui rapporte qu'Eldad et Medad prophétisent dans le camp : «Puissent tous les enfants d'Israël devenir des prophètes!» (Nombres XI, 27). L'explication donnée est la suivante : «De très nombreux prophètes se sont levés au sein d'Israël», poursuit le Talmud. Ils auraient même dépassé le million : «Ils atteignirent le double du nombre des Hébreux sortis d'Egypte. Les prophéties qui concernaient aussi les générations futures ont été consignées par écrit, et les prophéties qui n'ont pas été dites également pour les générations futures n'ont pas été consignées par écrit.» (Talmud Méguila 14a).

Où trouve-t-on un texte qui nous dise que, à l'instar de ce qui se produisit lors de la génération d'Elysée, souffrant de la cherté de la nourriture, une génération oppressée par la cherté du logement trouverait des maisons au prix d'un tout petit shekel?

Nous devrons convenir préalablement qu'une telle prophétie, si elle a été énoncée, n'a pu concerner une génération où, comme précité, le logement n'était pas un souci, ne valant pas même que l'on priât pour le résoudre. En outre, serait-il théoriquement possible que, du jour au lendemain, les prix chutent d'une façon aussi dramatique? On entend pourtant déjà l'objection de l'intendant à Elysée refaire surface : «Même si le gouvernement donnait aujourd'hui son feu vert pour valider des projets autorisant la construction de dizaines de milliers d'appartements d'un standing moyen, même s'il débloquait tous les terrains vides de la région de Samarie, il faudrait attendre au moins deux ans pour que les premiers logements soient habitables, après l'obtention de toutes les autorisations et la fin des travaux. Et encore, ils coûteraient peut-être trois cent mille shekels. Mais un shekel???»

Le dénominateur commun aux problèmes de Samarie et aux nôtres

Selon la logique des sceptiques, il aurait fallu trouver du blé dans le cas d'Elysée et des immeubles dans le nôtre qui poussent à la vitesse de la lumière. A moins de chercher une autre voie, qui peut elle aussi présenter des similitudes entre les problèmes posés à Elysée et ceux qui nous touchent aujourd'hui. La solution pour le prophète est passée par l'abandon de la terre qu'occupait l'envahisseur. Des abandons massifs de l'ennemi existe, comme le rapporte le Talmud Sanhédrin dans l'affaire de Gabia ben Pessissa, lorsque des envahisseurs avaient entrepris d'exploiter le sol à leur propre compte avant de l'abandonner, lors d'une année de chemita, jachère septennale, en l'occurrence, telle l'année que nous vivons aujourd'hui. (Sanhédrin 91a). Serait-ce à dire qu'un parallèle pourrait être établi entre la presque gratuité du blé et celle des maisons? Nous allons voir cependant que le texte ne parle pas explicitement de l'acquisition de maisons pour un shekel. Il est écrit : «Vous vous établirez dans des maisons que vous n'aurez pas construites.» (Deutéronome, VI, 10).

On comprend bien qu'il ne s'agit pas de maisons qui auront été construites par des étrangers employés par des Israéliens, mais de maisons que des étrangers auront construites a priori pour eux-mêmes, en cherchant à déposséder le peuple juif de son sol.

Un avant-goût de la prophétie du logement

Sachons reconnaître tout d'abord que cette prophétie s'est déjà réalisée de nos jours à une petite échelle. Déjà, à la suite de l'attaque groupée des pays arabo-musulmans contre Israël dès la proclamation de son indépendance, les agresseurs vaincus ont mis de manière indirecte à la disposition de leur victime maints appartements délaissés. En 5745 (85), une quarantenaire, nous l'appellerons Dina, me disait que son loyer, dans une vaste demeure de type ottoman, dans le quartier de Baka à Jérusalem, loyer qu'elle reversait à l'Etat, ne lui coûtait qu'un shekel par mois .

Il se trouve aujourd'hui que les néo-Cananéens construisent à tour de bras, des immeubles de plus en plus grands et luxueux, sur presque toute la surface de la terre d'Israël. Il va sans dire qu'une désertion subite de toutes ces zones – il suffit de se promener entre le quartier de Néwé Ya'acov, au Nord de Jérusalem, et la localité d'Eli, bien connue des nouveaux immigrants qui sont de plus en plus nombreux à sortir de l'exil français, ou se déplacer de Guilo au sud de la capitale à Hébron pour constater l'ampleur du phénomène – ramènerait en effet le prix des appartements de trois ou quatre pièces de deux millions à quelques centimes.

On peut s'étonner de la certitude se dégageant d'une telle affirmation. L'auteur de ces lignes s'autoproclamerait-il prophète pour oser avancer une telle allégation? Il n'en est rien. La prophétie a été promulguée et consignée par écrit par Moshé Rabénou à l'intention de plusieurs générations du futur, y compris bien entendu la nôtre, celle pour laquelle il est dit : «Si tes exilés se trouvent à l'extrémité des cieux, de là Il vous rassemblera…» (Deutéronome XXX, 4). Ce qui manque, c'est le «demain à pareille heure», précision que seul un prophète réel, ce qui nous manque actuellement, pourrait nous apporter. Or, «il n'est plus de prophète instruit» (Psaumes LXXIV, 9). Bien sûr, je vois déjà les rieurs se gausser : «Voir partir toute une population hostile à Israël alors qu'elle est soutenue par les puissances internationales sans la moindre exception? Quand toutes accusent le Juif d'être colon en son propre pays? Mais il faut s'estimer heureux si déjà le Juif réussit à se maintenir en Israël là où on le tolère.»

Rien n'empêche en effet de se montrer sceptique, face au développement qui précède. La réalité a montré, en ce qui concerne Gaza, que ce sont bel et bien les Juifs qui ont été chassés jusqu'au dernier, même si leurs maisons ont été rasées jusqu'à la dernière pierre, et qu'elles n'ont pas été par conséquent habitées par les Arabes. Il semblerait donc que la prophétie se réalise à l'envers!? Pourtant, il est clair que si les populations d'où sortent quotidiennement des tueurs de Juifs avaient foi en ces prophéties, ou que le pouvoir en Israël leur laisse entendre que leur présence touche à sa fin, mettraient-elles tant de cœur à l'ouvrage et travailleraient-elles d'arrache-pied pour permettre la réalisation de : «Vous habiterez dans des demeures que vous n'aurez pas construites»? Participation de forces opposantes au projet historique Le pharaon se serait-il engagé avec toute son armée à la poursuite des enfants d'Israël dans le désert s'il n'avait pas cru à ses chances? Or, c'est le retour momentané en arrière des Hébreux qui s'étaient éloignés qui laissait à penser qu'ils s'étaient perdus. Et aurait-il lancé ses meilleurs cavaliers dans l'ouverture de la mer, s'il avait été pour lui évident qu'elle se refermerait sur eux? Le Midrash révèle qu'il était persuadé que si la mer s'était écarté pour laisser passer les Hébreux, elle ne se refermerait pas non plus sur les Egyptiens. «Ceux-ci sont idolâtres et ceux-ci sont idolâtres», prête-t-on au représentant céleste de la nation égyptienne. (Midrash Shoher Tov, 15, soit Haggadat Téhilim) Il est donc clair que tout auteur d'un mouvement contradictoire à la réalisation du Retour d'Israël ne peut contribuer à ce retour que s'il est persuadé que son action ne saurait en aucun cas y contribuer.

Des maisons à un shekel? Est-ce que cela semble toujours invraisemblable? Eh bien sachez que l'idée d'une reconstitution d'un Etat juif en Palestine le paraissait bien plus il y a cent cinquante ans, alors que l'on ne pouvait se fonder que sur les prédictions bibliques et l'espoir jamais démenti de tout un peuple de rentrer «l'an prochain à Jérusalem». Un jour que l'auteur de ces lignes regardait la télé (fait rarissime) un rabbin à la barbe et aux cheveux éclatants de rousseur présentait le principe de la vache rousse au journal télévisé. Le présentateur télé l'a laissé parlé jusqu'au bout, mais n'a pas pu s'empêcher de tenter de refroidir l'ardeur et l'intérêt suscités : «Mais pour ce faire, il faudrait aller de l'autre côté du Mur Occidental, et s'installer aussi sur la colline qui le surplombe à l'Est.» Le spécialiste es-vache rousse, sans se démonter, lui dit : «Si nous avons pu surmonter l'invraisemblable et arriver de ce côté-ci du Cotel, passer de l'autre côté ne sera plus aussi inconcevable.»

Yéochoua Sultan

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