Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 21:23

Une question accapare l'actualité depuis trois jours. Le jeune habitant arabe de Chouafat, quartier-nord sans Juifs de Jérusalem, a-t-il été tué par ses frères ou par des Juifs? Après avoir suivi pour ainsi dire la piste «naturelle», la plus vraisemblable imposée par la statistique des innombrables règlements de compte, les investigations policières se sont mises à procéder à un dramatique retournement: on a arrêté cinq à six jeunes Juifs, dont l'un aurait avoué en incriminant les autres. Ils auraient été reconnus d'après les preuves enregistrées par des caméras de surveillance.

Les moyens de faire parler

L'association de défense du citoyen contre les abus des forces de police et des tribunaux, Honénou, rapporte que dimanche 6 juillet, au petit matin, un important détachement policier s'est introduit dans le bâtiment d'un des suspects présumés, et, d'après des témoins oculaires voisins de l'intéressé, ont fait un usage démesuré de la force, là où elle ne s'imposait pas, en allant jusqu'à faire usage du Taser, appareil qui envoie des décharges électriques pouvant assommer un bœuf, et sur lequel la Knesset se penche de commission en commission pour aboutir sinon au bannissement de cet instrument, du moins à la limitation de son emploi. Les parlementaires et l'opinion dénoncent une gâchette facile, surtout.

Pour Honénou, le problème est d'autant plus préoccupant qu'il s'agit généralement de canaliser l'attention sur des jeunes juifs présumés coupables de graffitis, et que des politiques comme Livni, actuelle ministre de la Justice – qui fit, soit dit en passant, l'éloge du «désengagement» à Gaza présageant une paix jamais égalée pour Israël et la région – cherchent à positionner juridiquement les tagueurs juifs sur le même plan que les assassins arabes assoiffés de sang juif.

Or, même sur ce grief, il s'avère que nos jeunes n'y sont pour rien, et que très souvent, après une affaire hyper médiatisée, apparait en petits caractères et suffisamment longtemps après les faits pour que l'impression globale continue à les tenir pour responsables, un démenti après qu'il est établi qu'un habitant de tel village arabe a personnellement tagué des inscriptions, en lettres cursives hébraïques, pour des motifs le concernant. On imagine assez bien un dialogue du genre: «Moustapha, tu paries que je peux pousser les Juifs à s'insulter entre eux, se bagarrer, se condamner et se jeter la pierre à n'en plus finir, et en montant sur leurs grands chevaux? – J'te crois pas! D'accord, Moncef, pari tenu. » Il ne lui reste plus qu'à prendre une bombe aérosol, voire un morceau de charbon de bois, et d'inscrire les mots : «Tag Méhir» (le prix [à payer]) et d'appeler un journaliste en mal d'attention. Nous comprenons bien par conséquent que si la virulence se débride autant pour deux mots inscrits à la va vite contre de faux coupables désignés d'avance, il reste aisé d'imaginer quels sommets elle peut atteindre quand il y a mort d'homme.

En 1999, en France, trois corps sans tête ni mains ni pieds sont retrouvés à flanc de montagne par un patrouilleur qui vérifie l'état des routes, près d'une route sinueuse, dans la vallée de l'Estéron, de l'arrière-pays de Nice. Après enquête, et sans que les têtes n'aient jamais été retrouvées, la police identifie les victimes, et remonte jusqu'à un certain Michel Pinneteau, fromager. De fortes présomptions font peser de terribles soupçons sur sa personne. Il en connait trop sur cette affaire, sur les mises à mort, sur des sommes d'argent retrouvées chez lui ayant appartenu à ce milieu mafieux. Bref, la presse en fait un objet d'horreur et de fascination. Comment un petit monsieur un peu âgé, soixante ans et 1m60, a-t-il pu tout seul mettre hors d'état de nuire des mafiosi, avec autant de détermination? Cette affaire défraie la chronique jusqu'à Paris, sous le titre des «corps sans tête de l'Estéron ». En 2004, il écope de 30 ans fermes. En 2006, il est totalement acquitté en appel. Son avocat ne s'en contente pas, il exige une très forte indemnité des pouvoirs publics.

Ce qui ici nous intéresse, c'est pourquoi il avait abondé dans le sens des accusations de la police, lors de sa première déposition chez le juge d'instruction. L'explication fournie plus tard fut qu'après trente-quatre heures d'interrogatoires et de garde à vue, assis sur une chaise, on peut avouer tout ce que l'on attend de vous.

Si on avoue tout après trente-quatre heures sur une chaise, on peut également se demander comment peut réagir un civil appréhendé au petit matin et qui commence dès son arrestation sous l'œil étonné de ses voisins à se faire cuisiner à l'aide d'un taser. On peut dire en passant que l'efficacité de cet outil permet en cas de non détention d'une arme à feu au personnel affecté à la sécurité notamment d'établissements scolaires de s'en munir.

Or, ce motif, à même de nous imposer une certaine retenue dans l'affaire citée au-début de notre développement, ne représente que l'une des trois présomptions d'innocence. Nous verrons dans les lignes qui suivent qu'il en existe au moins deux autres.

Accusations non fondées collectives contre tout Israël

Le motif suivant consiste dans la fiabilité douteuse d'accusations à l'encontre de l'Etat d'Israël en général et de ses sujets en particulier. Et puisque le peuple juif est celui de la mémoire, il ne doit pas réagir comme s'il tombait de la dernière pluie. Le plus aberrant, c'est que la généralisation de toute accusation contre les Juifs, à deux sens, ne suit qu'une seule direction : si le gouvernement est coupable, tous les citoyens le sont (c'est dans ce sens qu'il faut comprendre les critiques de l'étranger fustigeant la politique israélienne, qui ne veulent rien prétendre de moins que la légitimité de l'Etat d'Israël peut être révisée). Et si des citoyens sont pris à partie, par extension, le gouvernement doit rendre des comptes sur l'arène internationale. Cette habitude imposée par la longue servitude de l'exil, et comme tatouée dans nos gènes, est devenue ce syndrome du sentiment de culpabilité qui se retrouve aussi chez les Juifs.

Une blague à considérer le plus sérieusement possible

Qui ne connaît cette histoire drôle ou censée l'être de l'employé juif qui se plaint à son patron de l'antisémitisme de sa boîte, et étaye son malaise en lui faisant part du test qu'il a effectué auprès de ses collègues, à qui il a demandé comment ils réagiraient si on décrétait de tuer tous les Juifs et tous les coiffeurs? Et le patron de répondre: «Les coiffeurs, mais pourquoi les coiffeurs?» Je suis sûr que si on la raconte à Netanyahou, il ne la comprendra pas, parce qu'il se demandera lui-même pour quel motif les coiffeurs pourraient être inquiétés. Meir, si tu me lis, raconte-la-lui pour voir.

Tentative d'exploiter la culpabilité collective pour rendre un châtiment collectif

C'est en partant de ce principe qu'on a essayé de déraciner la communauté juive de Hébron, en décembre 94, mais dont l'effectif restreint de quatre cents membres, puisqu'il a fallu repartir de zéro en raison du massacre et de l'expulsion d'août 1929, permettait déjà à des dizaines de milliers de fidèles de venir chaque année se recueillir sur le tombeau de leurs pères précurseurs. Cette année-là, on accusa le docteur Baroukh Goldstein du meurtre de 30 musulmans sur le site hébraïque du tombeau des Patriarches. Le pauvre homme fut massacré sur place. Sa veuve et ses enfants, incrédules, déclarèrent qu'il avait été appelé pour une urgence médicale. Médecin, il soignait sans distinction aussi bien les patients arabes que juifs.

Le gouvernement a voulu exploiter l'affaire pour punir tous les Juifs et les expulser tous manu militari de la première cité royale du roi David, sans en laisser le moindre souvenir. Rappelons en passant que c'est à Hébron que se trouve notamment la synagogue Abraham Avinou, qui remonte à l'époque du Hessed Le-Abraham, ancêtre du Hida, décisionnaire connu universellement né vers le milieu du XVIème siècle. seulement, tous les Juifs ne l'entendent pas de cette oreille, et refusent l'attitude de ce Juif de l'exil, toujours prêt à supporter voire à s'infliger de terribles châtiments pour le crime, même présumé, perpétré par un tiers. Beni Katzover, le Rav Dov Lior, grand rabbin de Kiryat-Arba-Hébron, ont fait venir le lendemain trois cent mille personnes, ce qui a ajourné le projet d'expulsion. C'est d'ailleurs ce jour-là que Sharon a refait surface, surfant sur les aspirations du public juif affranchi des complexes de l'exil.

Autres affaires modernes d'accusations

Les affaires où l'ensemble du monde juif a été mis au pilori ne manquent pas. La guerre des Six jours et le peuple dominateur de De Gaule, le même qui en appelant la France s'était retrouvé entouré de la Synagogue. La première guerre du Liban qui a servi de prétexte au retour de l'antisémitisme par la grande porte, terreau où a pu se développer l'affaire Dura sans que personne ne la trouve suspecte. Et parmi les incapables de comprendre la blague du coiffeur, se trouvaient les mauvaises personnes aux mauvais endroits pour foncer tête baissée dans le panneau et publier des excuses officielles qui n'ont fait que galvaniser les foules antisionisto-sémites qui n'attendaient que ça.

Le premier journal à réfuter les accusations de l'affaire Dura fut Makor Rishon, qui publia toute une analyse balistique avec croquis à l'appui prouvant que les impacts de balles tirées à 90° ne pouvaient avoir été produits depuis la position de l'armée israélienne, d'où n'auraient pu provenir que des tirs en diagonale. Mais il aura fallu l'opiniâtreté et la ténacité d'un Juif de France, Philippe Karsenty, pour obtenir presque vingt ans plus tard une lettre officielle du Bureau du Premier ministre mettant définitivement hors de cause Israël. C'est également Karsenty qui a prouvé que non seulement Tsahal n'avait pas tué le petit Mohamed, mais qu'il n'avait été tué par personne d'autre, du moins au cours de la séquence filmée. Mais ce document officiel a été émis bien timidement. Quelles sanctions ont-elles été prises pour incitation à la haine, comme aiment à le crier tellement de politiciens, contre le correspondant et le caméraman fauteurs de troubles? C'est comme si Netanyahou avait dit à Karsenty: «Voici le document, mais surtout ne le montre à personne».

Les affaires de fausses accusations sont tellement nombreuses qu'on peine à toutes les retenir. Voici un mois, deux jeunes Arabes présumés tués en Samarie par Tsahal ont été retrouvés vivants peu après. Le monde est tombé à bras raccourcis sur Israël lors de l'expédition maritime du mouvement terroriste turc, d'ailleurs interdit en Turquie par Erdogan dès l'extinction des projecteurs. Et pourtant Israël a réagi vite, mais c'est toujours trop tard. Le temps que soient diffusées les images de lynchage perpétré sur les personnes de la Chayetet, et de faire circuler les photos des terroristes aux poignards effacés par photomontage par une certaine agence pourtant fiable à première vue, la rumeur des méchants Israéliens qui s'attaquent à des pacifistes humanitaristes sans défense avait fait plusieurs fois le tour du monde. Et la parlementaire qui jubile à chaque assassinat d'un Juif innocent au point d'avoir largement laissé éclater sa joie pour nos trois jeunes assassinés, n'a pas été inquiétée, alors qu'elle se trouvait sur ce Mavi Marmara.

Nous venons d'illustrer cette deuxième raison d'être en droit de se montrer circonspect, et surtout de ne pas foncer droit dans le mur en se déchirant les habits parce que des Juifs sont accusés d'avoir assassiné un Arabe.

Troisième motif : tirer le pouvoir exécutif du pétrin

Le dernier motif est d'ordre politique. Vraisemblablement, Netanyahou n'avait pas l'intention de réagir sérieusement et de ramener la sécurité à laquelle aspirent tous les citoyens israéliens. Vraisemblablement, il a compris que le peuple en a assez de le voir lâcher des assassins contre tout principe de justice et la volonté des électeurs, las d'être dupé. Vraisemblablement, le triple assassinat, et la pression de l'attente du peuple de le voir enfin agir, l'ont mis au pied du mur et il a plus que montré que sa réaction ne viendrait pas non plus après le triple enterrement auquel il a par ailleurs assisté. La réunion du cabinet qui a suivi devait donner le signal d'une action engagée, courageuse et responsable, punitive autant que préventive. Ils sont plus d'un, ces jeunes Israéliens qui affichent sur leur profil les photos des dernières victimes, ajoutant qu'ils se demandent s'ils ne seront pas les prochaines.

Prouvez-nous, M. Netanyahou, que vous n'avez pas demandé à la police de faire en sorte que les tueurs du nouveau jeune Mohamed de sévices soient juifs. Car si ce n'est qu'une coïncidence, que ce meurtre tombe en plein pendant la première semaine du deuil des parents des étudiants fusillés, que la police virevolte et laisse tomber la piste du crime d'honneur pour comme par enchantement trouver des coupables juifs, ou que cela tombe à un moment où le peuple commence à se demander de plus en plus sérieusement si vous ne devriez pas démissionner, cette coïncidence donc est tombée à pic pour que le peuple détourne son attention, vous oublie, et se mette à penser que le public juif ne mérite peut-être pas que vous assumiez sa sécurité.

Délit d'analyse, délit d'opinion

La ministre de l'Injustice poursuit ceux qui écrivent sur leur page internet que la présence arabe est un danger pour Israël. Mais que dit-elle de cet étudiant au Technion qui, bien qu'il devrait être israélien avant d'être arabe, vue la réussite de son intégration, se félicite d'après sa propre formule des trois buts marqués contre Israël alors que la supposée «Palestine» ne participe pas au Mondial? Ah, mais nous, nous ne sommes pas comme eux? Eux, ils ont le droit? Et quand le procès antijuif a été clôt avant d'avoir commencé, avec le nouvel Al Dura, baptisé en l'occurrence Abu Khadir, il a fallu peu de temps pour que certains analystes, même sans faire l'unanimité, se mettent à vociférer en sa frappant du poing le torse pour mieux s'accuser et nous accuser tous : «Ils ont carbonisé un enfant». Sied-il au peuple de la mémoire – c'est bien comme ça qu'on nous appelle!? – d'isoler totalement un élément de son contexte? Ne soyons pas plus antis-nous-mêmes que l'étudiant et ses trois buts. Nous pourrions au moins lui répondre : «Non, monsieur, ce n'est pas un score de 3-0 que vous avez réalisé, mais de 3-1». Ils l'emporteront dans cette proportion, la palme de l'inhumanité. Mais pourquoi ne nous rafraîchirions-nous pas la mémoire sur une période remontant à une période antérieure au 12 juin 14? Pourquoi ne pas leur compter les buts marqués avec les enfants Vogel, ou Shebo, et les enfants du bus pour le Kotel? Et tous les enfants et adolescents d'Oslo, c'est-à-dire victimes des conséquences de l'intrusion au cœur de notre terre de l'Olp? On arriverait facilement à un score d'inhumanité de 2000 contre 1, bien trop disproportionné pour pouvoir parler des prétendus extrémistes des deux côtés, sauf si l'un consiste à tuer et l'autre à aspirer à faire des graffitis.

Le Premier ministre est en mauvaise posture, et les cris d'orfraies qui proviennent monolithiquement de tous les horizons sociaux culturels, au lieu que nous exigions sans relâche qu'on en finisse avec le peu de cas qui est fait de la vie humaine en ce qui nous concerne, avec les conditions inouïes de la vie des assassins incarcérés, avec la facilité avec laquelle leurs peines cumulées ne sont pas purgées au point de les faire rire au nez des magistrats, etc. etc., et que tout cela cesse.

Qui est réaliste et qui nage en pleine science-fiction ?

Difficile d'oublier la colère mémorable que j'avais suscitée, quand je n'ai pas eu droit à de l'étonnement amusé ou condescendant, en refusant de prendre pour argent comptant les accusations de ce qui allait devenir l'affaire du carrefour de Netzarim. «Tu ne peux pas refuser la réalité au nom de tes opinions. Mais comment tu peux soutenir une chose pareille? » Il a fallu du temps pour que les honnêtes gens admettent que ce n'était pas moi qui vivais en pleine science fiction. Mais pour les moins honnêtes, le mythe Al Doura reste une réalité. Jamais les gros médias français n'ont émis le moindre regret ou démenti, pas même à l'édition de minuit, voire de deux heures du matin, de leur journal.

A défaut de contrer les arguments, délégitimer l'argumenteur

Et pour mieux contrer Karsenty, ceux qui n'ont plus après la publication des rushs disposé du moindre argument un tout petit peu convaincant, le diabolisent. Lorsqu'il présente les résultats de son enquête au club de la presse, introduit par le très sérieux journaliste Jean-Claude Bouret, celui-ci fait part des qualificatifs attribués à Karsenty pour le discréditer : «membre du Mossad, extrême-droite israélienne». Il rapporte aussi que n'ayant pas tenu compte des tentatives de dissuasion, il a été taxé de parti-pris, de personnage intéressé payé par Karsenty. Ce dernier confirme : «Toute personne qui a remis en cause ce reportage a subi des attaques personnelles très graves… Extrême droite israélienne, extrême droite française, Mossad, tout ce que vous pouvez imaginer sauf que rien n'a jamais été prouvé».

Châtiment et auto-châtiment

Près de quinze ans après le mensonge à succès de Dura, nous retombons nez à nez avec une accusation qui se veut hyper collective, (où sont les intellectuels humanistes qui s'érigeraient en faux pour dire : «Si une personne a fauté, pourquoi toute l'assemblée devrait-elle payer?»), et exactement sur les mêmes réactions irréfléchies et épidermiques, comme si rien n'avait depuis évolué, comme si nous étions nés de la dernière pluie.

«Mais comment tu peux dire que tu n'y crois pas alors que la police tient déjà le coupable?» Certes, une nuance pourrait conduire à ne pas faire le rapprochement. Il n'est pas ici question d'un faux reportage, mais d'une affaire douteuse, d'une affaire qui a tout pour s'inscrire dans cette longue et lourde tradition d'accusations mensongères. Si toutes les affaires d'accusation au jour d'aujourd'hui ont été mensongères et en majorité démenties, quelle bonne raison aurions-nous d'accorder plus de crédit à celle qui est en cours, et pour laquelle il conviendrait d'apporter des preuves blindées pour l'accréditer ? D'autant que la triple rafle et la triple fusillade ont mis le Premier ministre en mauvaise posture, et que ce simple meurtre, par opposition, a tout pour le désembourber et le tirer de ce mauvais pas : on vide toute la mémoire, et on y introduit à la place un score de 1.0 inquisiteur collectif des Juifs. Faudrait-il craindre, cette fois, que le rouleau compresseur judiciaire sacrifie un bouc-émissaire, sans cours d'appel et sans cassation, qui restera sous les verrous à l'instar des accusés des anciens régimes dictatoriaux d'Amérique latine, et qui frustrera à jamais les revendications de vengeance, de justice et de droit à la sécurité des citoyens d'Israël?

Yéochoua Sultan

Partager cet article

Repost 0
vu-sous-cet-angle Yéochoua Sultan
commenter cet article

commentaires