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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 10:58

Redéfinir des bases sensées pour une paix sensée

Les meilleurs analystes de la situation au Proche-Orient, au Moyen-Orient, dans les pays où c'est tous les jours le printemps et maintenant en Europe, tournent toujours en rond et ne sont pas capables de discerner que le problème a toujours été mal posé. Ils sont certes capables d'établir un inventaire du chaos s'étendant comme une épidémie successif au printemps arabe et des échecs de l'implication américaine dans les conflits, (sans oublier les contradictions entre le soutien de dictatures et une aspiration à la liberté dans tous ces pays) et de soutenir dans leurs conclusions qu'un "règlement du problème palestinien" (sic) n'apporterait pas de solution au chaos anarchique dans les pays arabes, mais ils ne s'éloignent jamais des sentiers battus des concepts rabâchés imposés par la politique générale et les médias supposés pro-arabes alors que les populations des pays arabes en font aussi les frais.

En réalité, il faut remettre les raisonnements relatifs aux conflits qui partent tous du "problème palestinien" dans le bon sens. Pas à l'envers, non, car c'est bien toute la pensée concernant les pays arabes en général et le Proche Orient en particulier qui fonctionne à l'envers, et qui tourne en rond depuis des décennies. Le véritable problème, c'est que le monde occidental se montre très et même trop compatissant envers le "problème palestinien". Or, en quoi consiste-t-il, ce "problème palestinien" supposé être la source de tous les maux, comme le soulignent par ailleurs fort à propos les bons analystes ? Le problème palestinien, si nous élargissons notre champ de vision en nous débarrassant des œillères qui limitent en même temps notre capacité de réflexion, c'est ce que l'on pourrait appeler le "problème arabe", c'est-à-dire de l'intolérance des pays arabes envers un seul Etat juif, même bâti dans sa patrie et même si cette patrie serait restée sans lui un vaste désert.

Fort curieusement, mais sans que personne pourtant ne s'en étonne, l'Arabie ne souffre pas du fait que plus de la moitié de son territoire reste totalement inexploité et non seulement inhabité mais inhabitable, et pourtant elle souffre de la présence d'un Etat juif en terre étrangère en ce qui la concerne.

Donc, vous avez compris : on ne fait absolument rien, en Arabie comme ailleurs, pour développer et faire accéder son propre pays aux bienfaits de la civilisation, notion oubliée, mais on décoche des flèches de haine en regardant d'un mauvais œil le bien de son voisin. On ne fait rien pour développer une agriculture et une industrie florissantes chez soi – et pourtant ce ne sont pas les moyens qui manquent surtout chez les Saoudiens – mais on veut bien razzier chez les autres.

Or, les Occidentaux cautionnent cette mentalité, et de la même façon qu'ils cautionnent des chefs d'organisations terroristes comme le Hamas, le Fatah, l'Olp, etc., ils cautionnent indirectement les dictateurs dans les pays arabes. Comment pourraient-il s'opposer à la dictature qui écrase les droits de l'homme partout dans le monde arabe et maintient les populations dans un niveau profondément inculte et pauvre, sans passer d'abord par la condamnation des organisations terroristes et du même coup par la critique des intentions génocidaires de ces mêmes dictateurs arabes vis-à-vis d'Israël?

D'ailleurs, c'est au moment où le "problème palestinien" semblait avancer vers une solution probante (et peu importe si ce problème se cache derrière une prétendue volonté de partager ce qui reste de la terre d'Israël entre l'Etat d'Israël et les Arabes, en l'occurrence les prétendus palestiniens, sachant que tout observateur honnête comprend qu'il n'est question en réalité que d'une tentative de processus d'éradication d'Israël de la carte), que la Jordanie s'est affolée et s'est adressée au dit Kerry, le suppliant de ne pas forcer la main à Israël pour qu'il lâche la Vallée du Jourdain, sachant qu'une "solution du problème palestinien" signifierait l'embrasement généralisé de toute la région encore un peu calme du Moyen-Orient, qui ne manquerait pas de faire des vagues et d'amplifier le chaos déjà présent dans les pays environnants.

Donc, une solution dudit "problème palestinien" ne donnerait rien de bon sur le plan régional, déjà qu'elle n'a rien donné sur le plan plus local des relations imposées à Israël par la pression extérieure et la mainmise de l'intérieur de sa gauche qui éloigne d'autant plus la paix qu'elle n'a de cesse de l'invoquer. Faut-il encore rappeler que du début des pourparlers à Madrid à ceux qui viennent de capoter entre Livni et le boucher Abbas, en passant par les accords signés par des prix Nobel qui font peur à la paix, la focalisation sur le "problème palestinien" n'a fait que semer la désolation, la terreur et les massacres d'Israéliens innocents touchés par une population haineuse aiguillonnée par une propagande sur mesure et d'une autonomie de facto jusqu'à l'opération Rempart qui a permis aux assassins de s'éclater à tous les sens du terme?

L'entêtement pour aboutir à une "solution du problème palestinien" n'est pas celui du sportif mais du forcené. Un sportif débutant ressent des douleurs dans les jambes après sa première course d'un kilomètre. Mais il sait qu'en persévérant, il parviendra à courir sur trente kilomètres en se sentant en pleine forme. Il sait que ça prendra du temps, mais qu'il doit s'accrocher. Le forcené se frappe la tête contre le mur et pense qu'en insistant et en tapant de plus en plus fort, il aura la tête encore plus dure. Effectivement, l'obsessionnel entêtement à chercher à résoudre le "problème palestinien" fait de plus en plus mal, rend le cerveau de moins en moins souple, et avec les années il déborde de plus en plus loin, jusqu'à une Europe devenue djihadiste et une Amérique qui commence à produire ses premiers candidats aux attentats-suicides. Le problème n'est donc pas dans les jambes mais dans la tête.

La solution au problème du monde libre qui est réel passe par l'éloignement du cassement de tête perdu à chercher à solutionner le "problème palestinien", qui n'est comme nous venons de le voir qu'une cause déstabilisatrice à grande échelle. Et celle-là doit passer aussi par une redéfinition des questions avant de passer à leur solutionnement. Reprendre le problème dans le bon sens doit donc consister à définir une "question israélienne". Lorsque l'on comprendra la nécessité de pencher en faveur d'Israël dans le conflit qui oppose l'ensemble des pays chaotiques auxquels le printemps n'a apporté que de sombres allergies, on pourra enfin espérer accéder à la paix dans les pays arabes et aussi la sauver en Europe et en Amérique. Quand on comprendra que pour affirmer les droits d'un pays légitimement rebâti sur sa très ancienne patrie, d'un pays exemplaire sur tous les plans, il faudra signifier à tous les dictateurs orientaux qu'ils en font trop, qu'ils règnent sur des territoires trop grands pour eux avant de chercher à en dominer d'autres, et surtout que l'étendue du territoire d'Israël doit être revue à la hausse, alors ces mêmes dictateurs et terroristes de tous poils se montreront plus humbles, et comprendront par la même occasion que l'Europe mettra a fortiori le holà quant à leurs intentions de la mettre à genou.

Une autre question secondaire consiste dans la mauvaise foi exigeant que les terroristes n'ont pas d'autre choix que la voie de la violence, et accusant toujours Israël ou l'Occident de la violence des autres. Là, il faut tout de suite s'inscrire en faux contre cette mentalité. Si on sait que les descendants ne peuvent être châtiés pour les fautes de leurs pères quand ils optent eux-mêmes pour le bien, en revanche un assassin ne peut être lavé de sa culpabilité en faisant retomber son crime sur les victimes. Cette attitude est malsaine, que dis-je, putrescente. Et à ceux qui qualifient Begin de terroriste, toujours par mauvaise foi, il n'est pas superflu de leur rappeler qu'il s'est vite "civilisé" et s'est inscrit dans un système démocratique exemplaire, où il a fini par se faire élire Premier ministre, et certainement pas avec 99,9 % des voix. On peut aussi se rappeler son attitude exemplaire alors qu'il se faisait bombarder sur l'Altalena, refusant de riposter pour ne pas glisser sur la dangereuse pente chaotique de la guerre civile et fratricide qui ne dérange par contre pas beaucoup de lauréats des révolutions printanières.

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vu-sous-cet-angle Yéochoua Sultan
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commentaires

LEVITTE MYRIAM 25/06/2014 20:48

Très pertinent et mérite un plus large diffusion pour transformer les esprits pervers , c'est seulement notre minorité qui doit s'y employer sans relache