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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 14:09

La première vague de lâcher de terroristes sanguinaires a profondément consterné l'opinion israélienne. Le bruit et la médiatisation des tergiversations de toutes ces personnalités qui se prennent pour plus intelligentes que le peuple, et qui le sont certainement en matière d'intelligence avec l'ennemi, sont démesurés et ne reflètent en rien les opinions sur le terrain. La politique hautaine, qui se moque éperdument de la justice en général et du vif sentiment d'iniquité et d'impuissance ressenti par les citoyens, se heurtera peut-être aujourd'hui à un début de contestation populaire.

Le mouvement Israël Sheli, l'association Almagor, qui regroupe des familles de victimes du terrorisme arabe, ainsi que la jeune génération du Likoud, appellent à un rassemblement à proximité de la prison Ofer, d'où doit avoir lieu un deuxième lâcher gratuit de tueurs, sur la route 443 qui relie Ramot à Modi'in. Une navette d'autobus est organisée ce lundi soir près du Binyané HaOuma (Palais des Congrès) de Jérusalem, de 18 à 19h. «Stoppons la libération des terroristes! Une chaîne humaine autour de la prison Ofer»

C'est le titre de l'annonce publiée en troisième page de l'hebdomadaire Béchéva, édition sur papier du site Aroutz 7, ainsi que sur une partie des périodiques distribués à l'entrée du shabbat dans les synagogues. D'ores et déjà, des autobus organisés s'apprêtent à quitter de nombreuses villes pour y déverser le flots des participants au rassemblement de protestation, prévu à partir de 19h. «Les attentats continuent, le gouvernement israélien relâche des terroristes. A la veille du lâcher de terroristes, ne restons pas les bras croisés», peut-on lire en haut de l'affiche.

Des photos des victimes du terrorisme arabe rafraichiront une mémoire que le pouvoir et les médias cherchent à éteindre, puisque, curieusement, non seulement les membres du gouvernement ni les partisans de cet acte politique inique autant qu'aberrant ne sont aucunement assaillis de questions par les animateurs des programmes d'informations, ils bénéficient de surcroît contre toute logique d'une compassion et d'un retournement qui en font de potentielles victimes des opposants au retour à la nature d'individus nés pour tuer.

Au lieu de mettre en avant les aspects injustes et dangereux de la décision de Netanyahou que Livni défend avec zèle, puisqu'elle a empêché dimanche (27 oct.-13) la proposition d'une loi interdisant un tel rabattement de peine à grande échelle, et de rappeler à longueur d'émissions les différents assassinats lâches et gratuits perpétrés par les vingt-six bénéficiaires de la grâce présidentielle complice, (il y a quelque chose de pourri dans notre royaume), ces mêmes animateurs laissent vociférer un Amir Péretz qui compare Livni à Rabin par le mécontentement populaire qu'elle suscite, en accusant sur pure supposition et à l'avance les extrémistes supposés de droite, qui, manipulés par une propagande dangereuse, se lèveront pour la tuer. (Voir l'émission de lundi 25 oct. 13, entre 9 et 10h du matin, animée par Hazi Barkaï). Certes, le présentateur a émis un bémol quand il s'est écrié que l'extrême gauche agitait l'épouvantail du meurtre de Rabin dès qu'elle était à court d'arguments. Cependant, les émissions n'ont pas été consacrées au souvenir des Juifs assassinés.

On joue sur le droit à la vie d'hommes ou femmes politiques pour faire taire une opinion encore saine, quand elle s'indigne de l'iniquité qui arme dans un cas le bras des terroriste en liberté (accords d'Oslo), et qui, dans l'autre, exprime que, en dépit du danger réel représenté par des tueurs de nouveau en position de sévir, le sang juif ne revêt une importance somme toute que très relative, dès que plusieurs peines de réclusion à perpétuité cumulées se transforment du jour au lendemain en une remise en liberté tout court. Il est dommage que le journaliste n'ait pas demandé si le futur tueur de Livni méritera plus ou moins d'années d'emprisonnement que les assassins d'innocent qu'elle accepte de relâcher sous l'égide de son patron Netanyahou.

Le programme gouvernemental veut que cinq terroristes soient acheminés vers Gaza, zone relativement bien surveillée du côté israélien, hormis quelques tunnels, révélés à temps ou trop tard comme lors de l'enlèvement de Guilad Chalit. Par contre, les vingt-et-un autres circuleront en toute liberté tout près de Jérusalem, dans une région limitée au nord-ouest par Tel-Aviv.

En essayant de trouver chez Netanyahou une logique positive dans sa démarche de capitulation, peut-être est-il permis de se dire qu'il cherche à déjouer la menace terroriste d'enlèvement de soldats ou citoyens israéliens qui serviraient de monnaie d'échange, et de moyen pour exercer une pression et faire chanter les autorités israéliennes en les obligeant à libérer des assassins. «Il n'y aura plus de menaces d'enlèvement car, maintenant, on libère les tueurs de Juifs gratuitement», semble proclamer le Premier ministre dans sa désastreuse action.

En fait, il est difficile de trouver un aspect juste, intelligent, etc., dans une telle ignominie. Et dire que les mêmes personnalités politiques s'indignent en apprenant, images à l'appui, que des Juifs ont été frappés à Sidney, à l'autre bout du monde, uniquement parce qu'ils sont juifs. Ne se rendent-ils pas compte du ridicule de leur attitude, quand ils libèrent de leurs propres mains des assassins qui se sont accordé le droit de vie et de mort sur des êtres humains uniquement parce qu'ils étaient juifs?

En outre, concernant le mal fondé de l'idée même de cette forme d'intelligence avec l'ennemi que représentent les négociations (préalablement, les dirigeants israéliens étaient préservés par la loi de cette folie, puisque de telles rencontres ou discussions dirigeaient le contrevenant vers la case prison pour trahison), nous avons déjà établi qu'un ancien ennemi prêt à négocier la paix commencerait par se démarquer des tueurs venant de son propre camp, tueurs ayant causé bien trop de tort à l'entente mutuelle et à la confiance devenue impossible, de sorte que le partenaire négociateur devrait déclarer sur l'honneur que non seulement il exige que les peines des assassins soient doublées ou triplées, mais qu'il se chargerait de les pendre sur la place publique si jamais les Israéliens avaient par extraordinaire l'idée de les libérer.

Netanyahou en personne dénonce régulièrement la haine et la propagande antisémite de son partenaire et de ses sbires, qui nient et inculquent avant le biberon, le non-droit à un Etat et à la vie des Juifs, martelées sur les ondes de la radio et de la télévision de Ramallah, ville maudite où deux réservistes furent assassinés après avoir bien malgré eux, en s'égarant, testé la qualité de l'hospitalité arabe.

Alors, à quoi joue-t-il? Reconnait-il à son partenaire et à tous ceux qu'il représente le droit de tuer des Juifs? Et quel peut être l'objectif de pourparlers avec des assassins dont le but avoué est de détruire Israël et de faire aboutir la solution finale entamée par les nazis lors de la deuxième Guerre mondiale? Le bon sens n'exigerait-il pas qu'une demande de mise en examen concernant l'implication de Mahmoud Abbas dans le massacre de Ma'aloth et de Munich, soit délivrée par le gouvernement et/ou la Cour suprême?

Il arrive que l'on se demande quel est le verset de la Torah le plus adapté aux événements que nous voyons se dérouler sous nos yeux. S'agirait-il, quand il n'y a plus aucune logique ni justice, de: «Et tu seras dément à cause du spectacle soumis à tes yeux»  (Deut. 28, 34)?

Yéochoua Sultan, traductions hébreu-français, français-hébreu, contact: yeochouasultan91@gmail.com

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