Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 22:04

Les dessous d'une expérience médicale à grande échelle

La dictature sanitaire étend chaque jour un peu plus profondément ses tentacules. Cette semaine, une nouvelle loi est venue démolir un peu plus les principes de la liberté individuelle et du secret médical. Elle autorise les centres médicaux à transmettre aux mairies et autres représentativités locales les données confidentielles des citoyens. Elles pourront savoir qui s'est docilement prêté à l'expérience de Pfizer, qui est considéré comme guéri du corona, et qui sont les objecteurs de conscience qui résistent encore. Nous nageons en plein obscurantisme. Une jeune femme enceinte, Osnat B.Ch., est décédée à l'hôpital. Cette information divulguée (avec son nom) dans la presse s'inscrit dans l'effort de propagande et d'annihilation des droits et des cerveaux. Elle est servie avec une autre donnée: le beau-frère de la défunte animait une page contre l'expérience et a décidé de la fermer (dans tous les sens du terme). Un déferlement de hurlements, de haine, de jugements inquisitoires à la va-vite ont rendu leur verdict : cet homme et tous ceux qui refusent le «vaccin» (en fait expérience ARN messager lancée en avril 20 et dont la fin des essais est prévue pour janvier 23), sont des assassins, des inconscients, qui devraient se faire interdire toute apparition dans le domaine ou la vie publiques.

La même semaine, la famille de la victime donne publiquement des précisions : la jeune femme s'était fait inoculer (injecter?) la première dose (il est question de deux doses puis d'une période d'une semaine avant l'immunité promise) pour succomber quelques temps plus tard à une crise cardiaque. Les cerveaux fanatisés des adeptes de la nouvelle doctrine qui fait du pays ce vaste laboratoire se disent : «Quel dommage qu'elle n'ait pas vécu jusqu'à l'issue de ce délai, le vaccin n'a pas eu le temps de la sauver». Des effets secondaires voire immédiats sont irrémédiablement écartés de leur jugement. Sion B., a reçu les deux doses, attendu la semaine d'immunisation, puis est tombé gravement malade du corona, avant de finalement s'en tirer. Une infirmière lui aurait dit : «Heureusement que vous avez fait le vaccin, sinon vous ne seriez plus là». Curieux raisonnement a fortiori : Si, en étant vacciné, vous l'avez malgré tout échappé belle, alors à plus forte raison, si vous ne l'aviez pas fait, vous n'auriez pas pu résister. La possibilité que le vaccin soit la cause de la maladie de Sion B. ne l'a même pas effleurée.

La propagande fait feu de tout bois: des personnes souffrant de diverses maladies ayant été testées positives (bien que l'on puisse être positif sans être malade), ont été ajoutées à la liste des victimes du corona en cas de décès. Par contre, des personnes vaccinées puis décédées n'ont pas eu le temps de profiter de l'effet salvateur de ce nouveau messie. J'écoutai une  émission sur Y. Tube, où une porte-parole du gouvernement français annonçait officiellement que le décès simultané de cinq personnes, survenu le lendemain de la prise du vaccin n'avait pas été la conséquence de ces drames. Le présentateur s'étonne. Les victimes avaient d'autres maladies, lui assure-t-on. Leur santé était précaire, et elles étaient par ailleurs très âgées. Il objecte que la coïncidence est frappante, et demande à son interlocutrice s'il est néanmoins permis de penser qu'elles auraient pu vivre chacune quelques jours, voire quelques mois de plus. Elle répond qu'elle se contente de transmettre le communiqué du gouvernement, et qu'elle n'en sait rien. En Israël, les personnes testées positives reçoivent un appel masqué leur annonçant leur nouveau statut. L'auteur de l'appel leur demande d'emblée si elles ont fait les deux vaccins ou seulement le premier.

Le test du corona est le nouveau testament de l'éthique médicale.  Avant ce nouveau culte, la seule restriction imposée aux malades qui ressentaient un état grippal était d'attendre deux jours avant de consulter pour voir si ça ne passait pas tout seul. A présent, le répondeur du dispensaire vous met en garde. Si vous toussez, avez de la fièvre, éprouvez des difficultés à respirer, si vous avez été en contact avec un individu testé positif, merci d'éviter de vous rendre au dispensaire. Bref, ne venez pas si vous êtes malades.

Or, il se trouve que mon épouse se sentait souffrante depuis lundi 1 févr.-21. Mercredi, elle appelle le dispensaire. On lui impose la condition du test corona. C'est quitte ou double. Pour les mêmes symptômes, on s'occupera de vous ou on vous abandonnera à votre (triste) sort. Votre couverture sociale vous permettra éventuellement d'être auscultée et de repartir avec vos antibiotiques.

Or, d'expérience, nous savons au sein de notre famille qu'elle souffre de ce mal une fois tous les deux ans environ, et qu'elle revient nécessairement avec des antibiotiques… ous avez joué, vous avez perdu, soyez bonne joueuse. Vendredi, le secrétariat puis le médecin émettent un refus catégorique à l'exercice de ce droit fondamental : le droit d'être soigné. Le vendredi et le Chabbat de la section hebdomadaire d'Ytro, elle reste donc seule dans la chambre, dort assise la fenêtre ouverte. Je lui «prescris» en médecine d'urgence des médicaments à n'utiliser qu'en cas de crise d'allergie grave. Il permet de respirer et de ne pas s'étouffer. Certes, ils ne sont pas un remède aux glaires abondantes et volumineuses qui lui obturent les poumons de l'intérieur, mais ils l'aident à les expectorer.

Dimanche, j'appelle le médecin. Je lui fais état de la situation qui ne s'arrange pas, et voici en quelques lignes la teneur de notre discours. «En tant que patiente que vous suivez depuis des années (il ponctue ma phrase et suggère dix ans), vous savez très bien que dès le début de la prise des cachets, elle sentira une nette amélioration». Piqué, il rétorque, dans une indignation contenue : «Seriez-vous médecin pour me dire ce que je dois faire ou prescrire?» Je sens le piège de la polémique montante, du raccrochement au nez (de l'un ou de l'autre). «Non, docteur, c'est vous le spécialiste, mais j'ai pu observer que quand mon épouse est dans cet état, vous lui donnez des antibiotiques. Quel antibiotique, quelle posologie, quelle durée de traitement? C'est vous le spécialiste, et c'est pourquoi je fais appel à vous.» Il me dit : «Oui, mais là, c'est différent. Nous faisons face à un nouveau virus, inconnu, et nous n'avons rien contre ce virus». «Docteur, en tant que patients, nous savons bien que le corps médical que vous représentez s'est toujours contenté de constater que les infections pulmonaires étaient l'effet d'un virus, mais jamais ni vous ni d'autres médecins qui se sont occupés de notre famille n'ont attaché d'importance à l'identité du virus. La seule chose qu'ils prennent en compte, c'est l'état du patient, et l'identification du mal, ainsi que du traitement adéquat. D'ailleurs, notre famille a été malade d'une façon spectaculaire en novembre 19. Vous aviez alors prescrit à une partie d'entre nous des antibiotiques, deux sortes pour mon épouse qui présentait les mêmes symptômes, la première n'ayant pas eu d'effet. Je vous avais demandé après coup s'il était possible que nous ayons déjà eu le corona, révélé un peu plus d'un mois plus tard. Vous aviez répondu que c'était possible.» Il me répond qu'il ne peut prescrire au téléphone, et que de toute façon il n'a pas le droit de s'occuper des personnes testées positives au corona. «Donc, nous sommes brutalement privés de nos droits». Il me dit qu'il n'en est rien, qu'il peut sur l'heure nous envoyer une ambulance. «Quelle différence entre vous et l'hôpital?» « Eh bien, c'est très simple. Elle sera accueillie par un médecin qui l'auscultera et qui bien entendu lui prescrira l'antibiotique qu'il lui faut s'il le faut.» «Vous en êtes sûr ou vous dites ça au jugé? Parce que les nouvelles des départements du corona ne sont pas reluisantes.» Il me demande de réfléchir si je veux une ambulance, c'est son dernier mot.

Je vais voir ma femme qui, enfin, a réussi à s'endormir. Elle est allongée sur le côté, la tête en arrière, surélevée par des coussins. «Excuse-moi de te déranger et de te réveiller, mais le docteur avec qui je viens de parler n'a que l'hôpital à proposer. Il attend une réponse.» Elle se réveille, je répète mon message. Elle réfléchit quelques secondes, me demande ce que j'en pense. Du coup, c'est à mon tour de réfléchir.

D'un côté, je m'en veux de ma confiance dans le système qui frise la naïveté. Je me dis que le docteur a parlé d'antibiotique qu'administrerait l'hôpital sur simple supposition. Mais de l'autre, étant donné l'état de mon épouse, je ne voudrais pas faire les gros titres : un époux tortionnaire retient sa femme gravement malade à la maison et lui empêche d'obtenir les soins. Il est par ailleurs opposé au vaccin. Voilà ce que nous risquons, D. préserve, le cas échéant. Ils ne sont pas à un mauvais coup de désinformation près : j'ai supplié le médecin de ne pas nous refuser les médicaments, de ne pas spolier nos droits, de ne pas se faire complice de ce pouvoir tombé brusquement dans le totalitarisme. Je sais qu'ils n'hésiteront pas à exploiter la tragédie qui se profile peut-être pour asservir les citoyens et briser toute résistance, d'autant qu'ils feront aussi ce rapprochement sadique : «Vous voyez ce qui arrive à ceux qui s'opposent au vaccin? Cet homme n'est-il pas le meurtrier de sa propre épouse? ».

Je lui réponds pour finir que c'est à elle de décider. Sur ces entrefaites, le médecin l'appelle sur son portable, juste après que nous nous sommes mis d'accord sur le fait qu'il faudrait en savoir plus sur l'hôpital avant de trancher. Après la visite téléphonique très charitable, je lui demande ce qu'elle a décidé. Elle m'a dit que le docteur peut lui arranger son transfert très rapidement, mais qu'elle réservait encore sa réponse. Des renseignements que nous avons pu glaner, les téléphones sont confisqués à l'arrivée au département corona, une parente éloignée de la région de Jérusalem parle d'une de ses amies décédée au moment de l'adaptation d'un respirateur. Un autre parent qui se refuse toute médisance me dit qu'il vaut mieux ne pas aller à l'hôpital et me remet le numéro de téléphone d'une œuvre de charité qui propose des solutions aux personnes dans notre cas. David M., de constitution robuste, a passé plusieurs semaines à l'hôpital dont il est finalement ressorti vivant. J'aurais voulu l'appeler et lui demander s'il avait été confronté à un refus de médicaments. Je ne l'ai pas eu, mais on m'a appris par la suite qu'il avait fait le vaccin. Il faudrait que je lui pose la question à l'occasion. Mon épouse a la présence d'esprit de refuser l'hôpital.

Nous passons aux médecines naturelles. Des grenades du jardin, dans le bac du frigo, bien que durcies de l'extérieur, me permettent de lui préparer trois jours de suite un jus naturel. Un voisin nous apporte plusieurs kilos d'oranges. Ça tombe bien, on est interdit de sortie, assignés à résidence. La police d'ailleurs appelle plusieurs fois par jour pour vérifier si les consignes sont bien respectées. Les journées sont ensoleillées, mon épouse s'assied dans le jardin (ouf, c'est permis) pour se recharger en vitamine D. Je lui concocte des cocktails : jus de citron du jardin, d'orange de notre charitable voisin, de grenade. Elle respire mieux, mais ne guérit pas vraiment. Elle parvient seulement nettement mieux à dégager ses voies respiratoires (toux, je nous épargne les détails).

La famille appelle, des amis aussi. L'un d'eux nous propose des antibiotiques qui lui sont restés d'un traitement prescrit deux mois plus tôt. Il peut demander à un ami médecin comment s'en servir dans notre cas. Il nous rappelle lundi dans la journée pour nous informer que l'ami médecin lui a remis pour nous une boîte d'Azithromycine. Il vit dans une autre ville. Vu qu'on est enfermés, un moyen de livraison est trouvé, mais pour mercredi seulement. Je ne citerai ni la ville, ni l'ami, ni le médecin. De toute façon, même sous la torture, ils n'auront pas ce dernier élément que j'ignore. Cette annonce a un effet placebo immédiat. Ma femme trouve la force et le courage de résister. Mais mercredi arrive, et les problèmes de poumon semblent devenus chroniques, et elle tousse par moments comme ces vieux tuberculeux des pays où les habitants n'ont pas de couverture médicale. Il se trouve aussi qu'elle en est à son septième jour d'assignation à domicile, sur un total de dix jours. Elle préfère donc attendre d'aller retrouver le médecin traitant, le dimanche suivant, rassurée cependant d'avoir sous la main son médicament.

Elle obtient enfin sa remise en liberté, tandis que les autres membres de la famille voient leur détention prolongée. Des tests ont été effectués, et deux personnes se sont révélées positives, dont moi-même. Mais sans être malades.

Le médecin ausculte, et en effet, prescrit un antibiotique : Zinnat. Problème technique : le patient est signalé dans l'ordinateur comme ayant été diagnostiqué positif au corona. Il se démène, se bat contre la machine, le délai des dix jours d'interdiction médicale est arrivé à expiration. A mon épouse qui ne comprend pas que l'émission de l'ordonnance puisse prendre plus de quelques secondes, il expose la situation, et lui fait remarquer au passage que lui-même n'y est pour rien. Un même système médical hyper centralisé qui permet d'acheminer le produit d'une expérience médicale pour toucher des millions de gens sur simple  ordre gouvernemental peut se refermer de la même façon hermétiquement pour interdire à un malade d'obtenir des soins.

Voilà. Si D. préserve, vous souffrez d'une maladie symptomatiquement proche de la grippe (j'évite le langage simple et direct sans dire simplement «grippe», l'objection agressive devenant pénible : «Serais-tu médecin pour diagnostiquer une grippe, alors qu'il peut s'agir d'une bronchite, d'une pneumonie, autres…»), vous devrez résister pendant dix jours. Je pense en effet qu'il vaut mieux éviter l'hôpital. Mon épouse a rencontré une connaissance qui lui a dit que sa mère, qui résidait dans un hospice de vieillards, âgée de 91 ans, a été diagnostiquée positive suite à un contrôle de sécurité imposé aux pensionnaires. Elle se portait bien. Le centre, obéissant à certaine injonction, l'a envoyée à l'hôpital (interdiction formelle d'héberger des personnes dangereuses). La dame est décédée le lendemain. Une autre, infirmière de son état, a dit à ma femme qu'elle avait très bien fait de refuser l'hospitalisation, parce qu'il n'est pas certain qu'elle s'en serait sortie vivante.

Samedi soir, le 27 fév. 21, nous avons appris le décès de Yossi S., un habitant de notre bourgade, hospitalisé en département corona depuis plusieurs semaines. Il avait été prof d'éducation manuelle de mon fils à l'école primaire. D'ailleurs, comme celui-ci a effectué son service civil à l'hôpital Cha'aré Tsédek, il avait fait partie des personnes que nous avons consultées. Nous avons sollicité son avis pour savoir ce qu'il pensait de l'hospitalisation pour sa propre mère. Il nous avait répondu que le père d'un de ses amis qui pensait pouvoir compter sur l'hôpital avait été manu militari plongé dans le coma et respiration artificielle. J'ignorai que ce père n'était autre que Yossi S. Paix à son âme. Par ailleurs, cet ami avait dit à mon fils que son père s'était fait vacciner.

Quant aux adeptes de l'expérience Pfizer en cours : ils sont persuadés qu'il n'y a rien à faire contre le corona. J'ai essayé d'expliquer à quelques-uns d'entre eux, que, comme tout virus, il existe la prévention et le remède. La prévention, c'est, s'il existe, le vaccin qui s'attaque tout particulièrement à la maladie à qui on veut empêcher de faire des dégâts dans l'organisme humain. Si le vaccin ne fonctionne pas, par exemple en raison des mutations que les virus observent constamment, ou si la personne n'a pas été vaccinée, alors on passe au remède : les antibiotiques (sous avis médical bien entendu), auquel cas, soit dit en passant, l'identité du virus importe peu. 

Ce phénomène sociétaire agit comme l'enrôlement dans une secte. Ses adeptes apprennent par cœur un laïus qu'ils débitent ensuite tels ces «témoins» qui font du porte-à-porte pour répandre leur doctrine. J'ai tenté sur un groupe local de faire part de notre expérience, on m'a reproché de traiter le corps médical de ramassis d'assassins. Mon épouse a été qualifiée d'ingrate envers le système que les nations du monde nous envient. Souvent, le laïus est même inadapté, mais l'endoctrinement ne permet plus de le comprendre : On a reproché à ma femme de répandre des «fake-news», terme à la mode non traduit, alors qu'elle témoigne de ce qu'elle a personnellement vécu. Les gens sont encore obnubilés par le danger d'un «atchoum» raz-de-marée, et sont incapables d'admettre que le danger vient de cette ségrégation, de ce refus sélectif de soigner. Ils lèvent un sourcil de vif étonnement quand on leur dit que les tests Pcr devraient être stoppés. Une nouvelle race d'êtres inférieurs vient d'être créée (depuis dimanche 21 fév.21) : les non-vaccinés (hors rétablis). Frappés par l'anathème, ils sont interdits d'entrée et de culte dans les synagogues. Les adeptes de la secte acceptent avec engouement cette mesure discriminatoire. Ils crient au sacrilège quand vous leur affirmez qu'ils ne croient pas eux-mêmes en l'efficacité de leur vaccin. Et pourtant, s'ils y croyaient vraiment, ils iraient faire un tour dans les hôpitaux, dans les départements du corona. Ils s'érigent en censeurs, en défenseurs de la pensée unique, en bons idiots utiles : me traitant d'assassin, un certain Y. T. exige avec fanatisme que je sois rayé de tous les groupes, que l'on m'interdise la parole. Samedi, vers 23h30, une membre de groupe fanatisée écrivait : «Qui a tué Yossi S.» Je ne suis pas allé à l'enterrement du prof de mon fils, qui s'est tenu samedi soir à minuit. Pourtant, j'ai appris par la suite que la cérémonie s'est tenue dans la dignité.

Si malgré tout vous pensez avoir trouvé une ouverture d'esprit chez un interlocuteur manipulé à l'extrême, il mettra en avant des axiomes qui le conforteront dans son adhésion. La liberté est trop importante pour qu'on la supprime injustement. La répression est à la hauteur d'un terrible danger dont la population n'a pas véritablement pris conscience. Un médecin est rayé de l'ordre pour avoir conseillé de ne pas accepter ce vaccin? Il risquait de provoquer la mort de nombreux innocents. Savez-vous que le FDA n'a donné qu'une autorisation d'urgence? Savez-vous ce que cela veut dire? Ça veut dire que si D. préserve un homme est sur le point de succomber à une maladie, et qu'on n'ait dans les mains qu'un médicament au stade expérimental, on l'utilisera. Soit dit en passant : le médicament mis au point à l'hôpital Ichilov n'est pas encore autorisé malgré des tests très encourageants, quand les trente personnes testées se sont rétablies. Deux poids…

C'est la première fois que le système sanitaire rejette les malades, et subordonne leur traitement ou leur abandon au résultat d'un test Pcr. J'ose accuser le gouvernement, et plus particulièrement son ministre de la Santé, qui au passage a grandi en Urss et applique les méthodes apprises là-bas, tout comme mon éducation libérale acquise en France m'empêche d'obéir au pouvoir sans réfléchir, à ce pouvoir qui exploite avec totalitarisme la situation sanitaire, et qui sacrifie sélectivement les personnes testées positives au corona. Pour un même problème de santé, vous aurez droit aux soins médicaux et aux médicaments, ou vous en serez privé. Votre hospitalisation ira grossir les chiffres. Dans un premier temps, vous entrerez dans les statistiques du nombre de personnes qui engorgent le système médical. Mieux, vous entrerez dans le nombre des cas graves ou critiques. Encore mieux, votre trépas – que D. vous en préserve – servira au pouvoir qui brandit l'étendard de la terreur, et qui se servira de vous pour augmenter la pression sur les brebis galeuses qui résistent encore et refusent que nous servions de cobayes à une vaste expérimentation médicale en cours en temps réel et à grande échelle. Car il est clair que si tous ces porteurs n'étaient pas testés, ils seraient tout simplement pris en charge et les prétextes à la poursuite de l'expérience médicale et au prolongement indéfini de la privation des libertés s'effondreraient, et plus personne ne se soumettrait à cette mascarade.

 

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 11:20
  1. «Accusé, levez-vous! Les charges qui vous accablent sont très lourdes. Vous êtes un assassin coupable de délit de respiration. Qu'avez-vous à dire pour votre défense ? Reconnaissez-vous qu'en portant un masque, vous pourriez éviter de tuer des innocents? Comment pourrez-vous trouver le repos, sachant que vous avez peut-être contaminé dans la rue des gens qui ne vous avaient rien fait, des gens vraisemblablement morts par votre faute dans d'atroces souffrances?» «Je reconnais. Mais ainsi va le monde. Vous-mêmes, monsieur le faiseur de procès, avez-vous eu la grippe, mettons il y a deux ou trois ans? Vous n'ignorez pas que des gens en sont morts? Le fait que les chiffres n'aient pas été ressassés matin midi et soir n'y change rien. Peut-être avez-vous contaminé des passants ou des patients qui attendaient avec vous dans la salle d'attente ; peut-être les avez-vous tués sans même vous en rendre compte.» «Mais on ne peut pas empêcher les gens de circuler, de respirer, de vaquer à leurs affaires? C'est insensé. Ça ne va pas dans le sens de la bonne marche du monde.» «Que vos oreilles écoutent ce que prononcent vos lèvres.»

  2. «Ce n'est pas fini! Vous êtes accusé d'assassinat pour refus de vous faire vacciner. Reconnaissez-vous le bien-fondé de l'accusation?» «Absolument pas. Dans la dialectique abondant en ce sens, c'est précisément les personnes vaccinées qui sont protégées.» «Qu'importe. Vos raisonnements mettent la planète en danger.»

  3. «Vos dirigeants spirituels ont unanimement promulgué leur verdict. Le vaccin est obligatoire. Désormais, rien ne pourra plus nous arrêter. La dictature vous empêchera de circuler. Les citoyens dociles obtiendront un passeport vert d'une validité de six mois renouvelable.» «Renouvelable? Il faut se faire vacciner tous les six mois?» «Votre système immunitaire d'origine sera détruit. Il est en phase de remplacement par un système artificiel qui, comme tout système synthétique, est usable. Voyez l'inusabilité du pied nu du guerrier des steppes et la semelle élastomère la plus élaborée. Tous ceux qui auront accepté le premier vaccin développeront une dépendance. »

  4. Accusé : «Mais comment est-il possible que nos dirigeants spirituels aient accepté une chose pareille?» «Ils se remettent à l'avis des spécialistes, de la majorité des médecins.» «Comment ça, la majorité? Mais vous avez fait taire tous ceux qui, démonstrations à l'appui, ont mis en garde contre cette expérience en cours, qui doit s'achever au minimum dans deux ans?» «C'est possible. Mais vous abondez en notre sens. Car aujourd'hui, c'est la totalité des médecins qui encouragent cette démarche. Merci de nous en informer, si nos renseignements sont incomplets, et que certains médecins dissidents, non rappelés à l'ordre dans le meilleur des cas, ou non internés ou radiés en général, séviraient encore.»

  5. Accusé : «Comment nos dirigeants auraient pu valider ce remède d'un genre totalement inédit? Est-ce parce que le virus est invisible à l'œil nu? Mais dans ce cas, c'est le contraire qui est admis. Les protozoaires invisibles n'invalident pas la nourriture. Pourtant, ce sont des êtres vivants. Les dents de scie identifiées uniquement au microscope à balayage électronique sur les lames d'abattage rituel sont parfaitement aptes à l'usage, dès que l'ongle ne révèle plus d'aspérité aucune. Le tueur par inadvertance fait voler le fer d'une hache en coupant du bois, et ce fer atterrit sur la tête de la victime. Là, le microbe est invisible, et il est impossible de prouver que telle victime qui s'est déplacée pendant encore quelques jours ait été tuée par un porteur de virus identifiable quelques jours plus tôt.»

  6. «Accusé, vos propos sont dangereux et irresponsables. Vous mettez la planète en danger. Comment osez-vous encore vous opposer au pouvoir et à vos dirigeants spirituels?» «Il n'y a pas d'épidémie. Le pouvoir avait prévu que 4% de la population périrait. Ça a été filmé et enregistré. Or, le taux a été de 0.06%. Par ailleurs, il aurait été possible de les sauver, mais les remèdes mis au point par des médecins soucieux de sauver leurs patients ont été diabolisés, avec leurs auteurs.» «Quel délire, mais de quoi parlez-vous? Ces gens ne sont plus médecins. Tous les médecins actuels sont favorables à ce vaccin. Accusé, vos propos sont dangereux. Votre respiration est dangereuse. Votre existence met en danger l'humanité. Vous serez exécuté sur la place publique.»

  7. La foule : «Bravo! C'est un assassin! Et un hérétique effronté qui ose remettre en cause la parole sacrée de nos dirigeants spirituels bien aimés.» L'accusé dans un sursaut d'indignation : «Une épidémie qui autoriserait l'emploi d'un remède non encore agréé et potentiellement dévastateur, ce n'est absolument pas ce qu'on voit ici. Des médecins et des hommes de foi de renom ont dit la vérité que vous vous bornez à ne pas entendre, en bouchant hermétiquement vos cerveaux et votre entendement.» La colère gronde. La foule : «Ces médecins étaient des charlatans, heureusement écartés du métier ou internés en hôpitaux psychiatriques. Et vos soi-disant hommes de foi sont des escrocs, des criminels contre l'humanité.»

  8. L'empoisonneur par respiration abusive est traîné par une foule en liesse sur la place, attaché au pilori et lapidé. Pour être sûr que le travail a été bien fait, les bonnes consciences ajoutent quelques couches de pierres. Le coupable est méconnaissable, il l'avait bien mérité. «Laissons-le ici pour l'exemple. Il ne mérite pas une sépulture.» Mais le tribunal s'y oppose : «Impossible. Nous avons besoin de la place. Un autre dissident vient d'être retrouvé.» La foule se met à danser. Les morceaux du premier empoisonneur sont ramassés avec dégoût et ensevelis sous un monticule terreux à l'extérieur du cimetière. 

Partager cet article
Repost0
7 janvier 2021 4 07 /01 /janvier /2021 22:14

La situation générale a quelque chose d'angoissant, de paralysant pour les sens. Je suis toujours aussi effaré de cette campagne de vaccination nationale à grande échelle. J'ai réagi il y a quelques jours à un article, d'une façon plaisante, primesautière, qui soutenait sur le site en ligne d'Abraham Azoulay que le succès de la vaccination était en fait un succès de la gauche israélienne. J'ai écrit que le politicien cité avait raison. Nous sommes le seul pays à avoir couru comme des moutons pour se faire inoculer un produit génique répondant à un procédé entièrement nouveau, jamais essayé sur l'être humain, hormis depuis les essais commencés en avril dernier. Toutes les opinions se concordent pour admettre que l'expérience est menée sur un vaste laboratoire humain, où les volontaires conditionnés servent de cobayes. Même l'autorité américaine qui a autorisé le produit a publié une liste de risques dont notamment une possibilité de stérilité pour les femmes. L'Arn messager selon les explications fournies au public non professionnel de la médecine s'introduit dans le noyau de la cellule humaine et ordonne à l'Adn de produire le virus corona afin qu'il soit par la suite détruit par le système immunitaire. L'expérimentation dépasse la fiction.

Or les gens se ruent sur le produit, parce que le pouvoir le demande, parce que ce serait pour le bien du pays, pour sortir de la crise qui n'est pas ou plus due au corona dont le pic d'épidémie s'est terminé fin avril, mais bien aux restrictions imposées en dépit de la réalité sanitaire. Les chiffres sont grossis, sans mentir : au lieu de publier le nombre de victimes décédées pendant la période d'épidémie hivernale habituelle, comme cela se fait pour la grippe non moins meurtrière, décompte qui couvre les mois de novembre à avril, donc à cheval sur deux années civiles, on ajoute à celles de la période actuelle celles de l'an dernier. On ne dira pas qu'il y a eu près de trois mille décès l'an dernier et environ quatre cents à ce jour pour la nouvelle saison de grippe ou de corona, mais on allumera tous les voyants rouges : attention, nous dépassons les trois mille !

Un classement mondial met largement en tête Israël pour cette vaccination inédite. C'est en effet le travail de la gauche. Dans les années des accords d'Oslo, alors que le monde religieux et sioniste/sioniste religieux s'y opposait farouchement, un intellectuel du nom d'Adir Zik analysait les événements sociétaires et politiques tous les vendredis matin sur la radio libre ou pirate Aroutz 7. Il dénonçait les méthodes du gouvernement Rabin/Pérès qu'il qualifiait de bolchéviques. Ceux qui avaient voté pour eux, et ceux qui continuaient à les soutenir ou à accepter avec fatalisme la poursuite de leur politique, ceux qui admettaient leurs axiomes et leurs principes contre toute logique, étaient conditionnés par la propagande et la désinformation du pouvoir. Sans eux, ce seraient encore pire, pouvait-on souvent entendre. Vous avez mieux à proposer ? La droite avant eux n'a jamais mis fin aux attentats…

Ce dernier argumentaire était un déni de réalité. Les attentats étaient bien moins présents et terrifiants pendant la période allant de Begin à Chamir. Il aura fallu attendre le prise du pouvoir par les urnes de Charon pour que le préjudice soit partiellement réparé, avec l'opération Remparts (חומת מגן), mais avant que le personnage dysfonctionne et s'en prenne au pays qu'il devait défendre en favorisant la présence arabe au détriment de celle des Juifs, ce qui a conduit à un déracinement déchirant, à trois guerres à ce jour, au chantage pour la libération du soldat kidnappé Guilad Chalit, et aux bombardements tour à tour réels ou potentiels.

Aujourd'hui, le public qui fut alors critique est le plus discipliné et le plus obéissant. Il annihile toute réflexion, toute remise en question. De même que les citoyens ne tombaient pas comme des mouches aspergées de flytoxe avant la politique d'introduction des terroristes de Rabin-Pérès, de même les victimes du corona pour finir ne dépassaient pas en nombre ceux de la grippe courante des dernières années. Les chiffres sont réels, étudiés, confirmés : taux de mortalité de cinq pour dix mille, possibilité de guérir, selon des ordonnances établies par des médecins compétents et soucieux de sauver leurs patients. Rabin et Pérès étaient des bolchéviques. C'est confortant. La privation des droits constitutionnels de base et le chantage du vaccin contre la liberté le sont tout autant.

Mais les médecins comme leurs traitements ont été diabolisés. Les médicaments qu'ils prescrivaient étaient rendus mortels par le pouvoir, du moins pour la France. Les pouvoirs ne mentaient pas, ils se contentaient de considérer l'effet des médicaments en surdose. Pour les statistiques, pour le taux de létalité plus faible que les 4 ou 5% d'inefficacité du vaccin génique, ils n'avaient rien à rétorquer. Donc, ils ont démis de grands spécialistes de leurs fonctions, parce qu'ils refusaient de se taire. Ils ont grossi les chiffres des victimes du corona, ajoutant ceux qui mouraient par abandon, famine, par privation des conditions d'hygiène ou interruption de traitements vitaux pour eux. Les pays se sont alignés pour imposer des couvre-feux contre toute logique : comme le fait de ne les imposer qu'après avoir laissé le virus s'étendre sur l'ensemble des territoires nationaux, au lieu de prendre des mesures immédiates. Puis il s'est avéré que les prédicateurs apocalyptiques avaient menti, ou s'étaient trompés. Sans couvre-feux, disaient-ils, chaque pays aura cinq cent mille morts, parmi ceux dont la population avoisine les cinquante à soixante millions d'habitants. Puis, quand les pouvoirs ont voulu rendre libre cours à l'économie, les mêmes qui avaient obtenu gain de cause ont remis au goût du jour les mêmes prévisions catastrophiques. Les grandes villes ont été rouvertes à la circulation, au travail, à la vie. Les prévisions ne se sont pas réalisées.

Naïvement, j'ai pensé que l'opinion, à commencer par celle de notre village, devait être prévenue. J'ai publié des articles pour faire part de ce qui précède, en hébreu, sur les groupes. Alors que cela fait des années que j'y exprime des analyses et opinions, dans des textes souvent un peu longs (mettons dans les mille à deux mille mots), je me suis heurté en l'occurrence dans un premier temps pour la première fois à des réactions d'âmes charitables m'expliquant que je perdais mon temps. Ces forums étant réservés à des annonces courtes, il était dommage de m'évertuer à présenter des sources et des raisonnements.

Puis on a commencé à me demander ce que je voulais dire, quand je relevais la grande inconnue d'un vaccin relevant d'une technique entièrement nouvelle. J'ai répondu simplement que nous jouions le rôle de cobayes. Sur d'autres médias – groupes etc. – auxquels je ne suis pas inscrit, le ton a été bien plus virulent. Comme c'est mon épouse qui y prend part, et qu'elle me cite aussi, nous avons pour ainsi dire été traités d'assassins (plus ou moins indirectement, vous mettez les gens en danger, il devrait être interdit de sortir à ceux qui refusent de se faire vacciner etc.) La situation s'est encore aggravée quand les rabbins ont exprimé leur soutien suite à l'avis émis par une sommité du monde rabbinique et médical dont le nom semble porter en lui un mauvais présage. On m'avait déjà fait la remarque qu'il n'est pas convenable de jouer avec les patronymes. Les gens ne sont pas responsables de ce dont ils ont hérité. Il n'empêche que les rois de Sodome et Amora dans la Torah portent les noms qui expriment leur essence. Ça a rendu les gens furieux. Comment, oser se positionner contre les rabbins? On a fait de nous les pires renégats de notre société. Cette semaine, j'ai rédigé une lettre à l'intention du rabbin M., personnalité que je connais personnellement (sans faire réellement partie de ses cercles proches) depuis l'année 5746 (été 86). Mais je ne la lui ai pour l'instant pas fait parvenir. J'essaie dans le texte de le sensibiliser à la terrifiante haine des gens qui s'appuient sur leur approbation du vaccin pour fustiger avec beaucoup de violence ceux qui ne l'acceptent pas. Et pourtant, tenté-je de m'expliquer, l'avis opposé ne manque pas d'acuité.

J'ai donc tenté une autre manœuvre. Au lieu de dire au rabbin que le public se sert de l'avis rabbinique comme justificatif de leur haine fratricide, je me suis directement (aujourd'hui date courante du 7 janvier 21) adressé à ce public, pour lui rappeler que nos rabbins ont toujours prôné le dialogue, la tolérance, la compréhension, et surtout l'amour du prochain, citant par exemple le fait que, bien qu'aucun rabbin n'autorise la profanation du Chabbat, jamais ils n'ont haï ou attisé la haine contre les profanateurs du saint jour de repos. De même, s'ils préconisent la vaccination, ils n'en demandent pas pour autant au public obéissant de haïr ceux dont le bon sens ne l'accepte pas, liberté étant laissée à chacun de choisir.

Toujours aussi naïvement, j'ai pensé que, puisqu'il était impossible de convaincre globalement que le vaccin est inutile et potentiellement irréversiblement dangereux, il serait au moins possible de rappeler le principe de l'acceptation de la diversité et de la liberté des opinions.

Peine perdue. J'ai eu droit à deux réactions. Le premier intervenant revendique le droit à la haine, suite à une courte explication : les gens qui profanent Chabbat innocemment ne doivent pas être haïs. Par contre, ceux qui le font sciemment par provocation doivent l'être. Il se console en affirmant que mon opinion n'a heureusement pas d'emprise sur le public.

La deuxième réaction a été exprimée par la gérante du groupe, me demandant de me mettre en veilleuse, mon idée ayant été plus que largement exprimée.

Le constat est désespérant. Les bolchéviques ont gagné. Non seulement les idées contraires au flux de la pensée à sens unique imposée par le pouvoir ne sont plus audibles, dans le mesure où elles devraient susciter une réflexion, une prise de considération d'éléments cruciaux méconnus, mais elles fâchent, irritent, telle une parole contrariante adressée à un fou.

J'aurai au moins essayé. Bien entendu, j'espère que ce vaccin se révèlera inoffensif pour finir, malgré l'aveuglement de ceux qui le suivent comme un faux messie. Je me vois à l'époque du veau d'or, quand Moshé tardait selon un mauvais décompte des jours à revenir. L'écrasante majorité pensait que le délai des quarante jours était révolu, alors qu'il devait durer jusqu'au matin suivant. «Tu ne vois pas que le guide spirituel ne reviendra plus? Tu veux vraiment que nous finissions égarés dans le désert? Tu veux vraiment être responsable de notre mort collective?» Je me vois à l'époque de Chabtaï Zwi. Je vois la colère me tomber dessus : «Comment? Ne sais-tu pas que notre situation est désespérée? Serais-tu donc opposé à la venue du messie? Voudrais-tu que nous mourions tous de désespoir ou que les nations nous anéantissent?» Et je vois aujourd'hui la panique, l'épidémie imaginaire (bien que le virus soit dangereux comme toute autre grippe, il ne s'agit pas de déni, mais de refuser de passer d'un extrême à l'autre), et la colère qui gronde : «Sais-tu qu'untel est mort du corona? Comment pourrais-tu t'opposer à ce sauveur de l'humanité, ce vaccin tant attendu? Comment pourrais-tu refuser que la vie reprenne son cours?» Et je comprends mieux le prophète Jérémie enfermé dans la cour de garde, la prison (חצר המטרה).

Mais voilà, je ne suis pas prophète. Et après avoir tenté de réveiller les gens, et compris qu'en retour je n'aurais droit qu'à leur mépris et à leur haine, le moment est peut-être venu de me taire. Nos Sages préconisent que de même qu'il convient d'énoncer une parole qui peut être entendue, il convient de ne pas énoncer une parole qui ne peut l'être.

Et à tous ceux qui s'imaginent qu'ils savent que la terre est ronde et que je suis en train de leur dire qu'elle est plate, qu'ils sachent que ce sont eux qui la voient plate et moi qui leur annonce qu'elle est ronde. Ce sont eux qui sont retombés dans le moyen-âge.

Aujourd'hui, nous avons aussi appris que les tricheurs ont gagné aux EU, qu'un certain Spencer qui devait arbitrer suite à l'énorme fraude avérée, a confirmé la victoire des fraudeurs.

En revanche, le tribunal a décidé de contraindre Mendelblith, qui attaque en Israël le Premier Ministre avec toutes sortes d'accusations montées de toute pièce, à fournir les pièces sur lesquelles il s'est fondé pour lancer ses enquêtes. A suivre.

Partager cet article
Repost0
31 décembre 2020 4 31 /12 /décembre /2020 15:05

De la dictature sanitaire à l'euphorie

Dans cet engouement pour le vaccin du coronavirus, toute objection est malvenue. Réfutable ou non, sensée ou inquiétante, elle n'a plus sa place. Silence ! Ne jouez pas les trouble-fêtes ! Nous disposons d'un bulletin libre local, informatisé, sans encre ni papier. Le débat y a perdu sa place, et les censeurs s'érigent en faux. Le sujet est en passe de devenir tabou. Le vaccin est une chose sainte, il ne faut pas y toucher. Chaque fois que j'aborde le sujet, j'ai droit à de bienveillantes recommandations : ce groupe est réservé à des annonces courtes, pas à de longs articles. Si je rétorque que je serais mal inspiré de m'en priver, qu'ailleurs, la presse générale est trop rigide, trop guindée, que cette aubaine ne m'a été accordée qu'après que la rédactrice-en-chef m'a contacté, ayant eu vent que l'hebdomadaire officiel m'avait fermé ses colonnes, arguant que la rubrique de la plume laissée aux lecteurs serait dorénavant fermée, on se met alors à m'expliquer avec la plus grande patiente qu'il est dommage pour moi de perdre mon temps, car le lecteur ne s'attarde pas sur les discours.

J'ai obéi à mes contradicteurs, bien qu'appréhendant qu'une expression succincte ne les rendrait pas plus indulgents. Je me suis donc contenté de très courtes dépêches, avec sources à l'appui : un titre-phrase et un lien. Comme articles, impossible de faire plus court. Par exemple, il m'a semblé utile de signaler ou de rappeler que la fin de la période d'essai du vaccin par abus de langage, l'ARN messager, est toujours prévue pour le 27 janvier 2023[1], ou qu'il serait bon de savoir que les expériences sociales ou médicales effectuées directement sur les populations n'étaient pas sans précédent en Israël.

Les réactions ont exprimé une colère contenue : «Où voulez-vous en venir ?» résume les réponses. J'ai soutenu : «C'est on ne peut plus simple. Inoculer un produit médical en phase expérimentale à plus d'un demi-million de personnes revient à les prendre pour des cobayes. Un traitement inédit contre la teigne n'a-t-il pas condamné toute une partie de la population au début des années cinquante?»

Sonder le terrain

Un infirmier

J'ai tenté de sonder l'opinion. Un infirmier de mes amis qui travaille dans un grand hôpital m'a annoncé qu'il venait de se faire injecter de son plein gré la première dose du vaccin anticorona. Lui faisant part de mon étonnement, j'ai objecté qu'il y avait deux écoles, d'autant que celle qui recommande la prudence est indépendante, non soumise aux directives arbitraires du pouvoir. Il m'a expliqué que ni lui ni moi n'étions en mesure de donner raison à l'une ou à l'autre, et que les autorités étaient bien obligées de trancher, comme s'il s'était agi de délibérations puis d'un verdict, et que continuer à s'agiter ne ferait que semer la confusion et le désordre. Quand je l'ai informé qu'en France, un éminent spécialiste[2] avait été limogé de la direction de son service, il m'a dit qu'il comprenait cette démarche.

En outre, quant au constat de non-épidémie, puisqu'on ne voit pas les gens tomber comme des mouches aspergées de flytoxe, il a soutenu que ce n'est pas ce à quoi il assiste dans son service, où les malades affluent toujours plus nombreux. Il a observé,  se demandant si j'étais au courant, que même le président Macron était touché. J'ai voulu connaître son avis. Il m'a rassuré. Ils le guériraient certainement, tout comme ils ont guéri Johnson et Trump. J'ai sauté sur l'occasion pour continuer sur ma lancée, affirmant que les médecins en contradiction avec un système devenu liberticide relèvent que seuls 0.05%, autrement dit 1/10 000, mouraient parmi tous ceux qui étaient touchés, et qu'il suffisait pour les épargner de les soigner avec un traitement efficace déjà avéré[3].

Il a haussé les épaules : «Ce qu'ils administrent à un président, ils ne peuvent pas le faire pour tout le monde». «Pourquoi, certaines vies valent plus que d'autres?» Rehaussement d'épaule : «Mais non. Ça fait juste beaucoup moins de monde à soigner. C'est trop compliqué et trop coûteux pour généraliser le traitement au grand nombre.» Nous nous sommes quittés. Et ce n'est qu'après m'être repassé mentalement notre conversation que je me suis souvenu que le traitement efficace était nettement moins coûteux et inabordable que le vaccin. Je suis resté interloqué. Comment peut-on si simplement abonder dans le sens de la dictature sanitaire?

Deux connaissances au hasard

Ce dimanche, deux de mes amis, qui ont dépassé la soixantaine, m'ont annoncé tout guillerets qu'ils avaient pris rendez-vous avec leurs épouses respectives pour se faire vacciner. Pour eux, le délai des procédures de validation des médicaments et autres remèdes est pour finir une démarche purement formelle. L'idée motrice est qu'on en a marre des restrictions et qu'on va enfin voir le bout du tunnel. Depuis le temps qu'on l'attendait, cet antidote ! L'un d'eux cherche volontairement à exagérer le sens de mes craintes, pour me démontrer que si on se méfie trop, il n'y a plus de fin. Il me cite un médecin sérieux, en exercice sur la Côte d'Azur, qui affabulerait en considérant que cette précipitation serait due à des pressions de multimilliardaires pressés d'obtenir un retour sur investissement, car ils auraient déjà engagé trop d'argent pour soutenir la recherche pharmaceutique. Puis il se met à rire, se demandant comment un médecin de cette envergure pouvait se laisser aller à de telles dérives. Voyant que son interrogation n'était pas purement rhétorique, et qu'il attendait de ma part une réaction, à moins qu'il ne fût simplement surpris de ne pas m'avoir fait rire, pas même jaune, j'objectai calmement que lorsqu'on écoute des positions contradictoires sur un sujet donné, il convient, surtout quand on n'est pas du métier, de considérer avec le même sérieux tous les arguments, quitte à rester pour finir sans opinion. L'ami redevient grave, conclut que c'est la seule perche qui nous est tendue pour sortir de l'impasse.

Un couple de nouveaux immigrants retraités

Ce mercredi, mon épouse m'annonce que le couple de nouveaux immigrants retraités qui devait venir ce Chabbat pour un couscous-boulettes et nous rendre l'invitation au matin autour d'un succulent nikitouch, doit incessamment sous peu se faire vacciner, leur fille ayant souscrit une inscription au dispensaire, affolée par les dernières publication de chiffres semblant indiquer une recrudescence épidémique.

Me voyant contrarié, elle me dit : «Tu ne vas quand même pas leur en vouloir parce qu'ils ont accepté la démarche de leur fille. En fait, c'est surtout pour la tranquilliser qu'ils sont d'accord.» N'ayant jamais aspiré sinon à un juste milieu, sans avoir à aucun moment considéré que cette maladie pourrait ne relever que d'une pure invention, je ne suis pas très à l'aise. Elle ajoute : «Ils ont dit que pour Chabbat, ce serait pour une autre fois, vu qu'ils vont quand même se faire injecter un produit qui, sait-on jamais, pourrait faire courir des risques à leur entourage, puisqu'on ne sait à peu près rien de ce qui peut arriver.»

Argumentaire d'un médecin

Enfin, elle me montre sur son portable dernier cri (ou avant), une série d'arguments pour le moins curieux abondant dans le sens du pouvoir. Le docteur au service de l'opération de vaccination reconnaît qu'il y a eu des décès suite à l'injection du produit. Puis il soutient que c'est normal qu'il y ait des morts, avant d'émettre le doute que ça peut être purement fortuit. Il semble que le risque soit d'à peu près huit pour un million. Serait-il prêt à acheter un billet de loterie dont le prix serait la mort mais avec le risque statistique infime qu'il évoque ? Or les candidats au loto misent pour une probabilité nettement plus infime.

Développement rapide

En outre, il réfute l'allégation selon laquelle cette course serait au service de l'appât du gain. Au contraire, affirme-t-il, si le processus a pu se produire à l'accéléré, c'est précisément parce que l'argent n'a pas d'importance. Vous savez pourquoi ça prend du temps généralement? Tout simplement parce que l'on veut être certain, après chaque étape, de ne pas avoir investi pour rien, et que l'on ne voudrait surtout pas continuer à investir de fortes sommes dans la poursuite de l'expérimentation tant que la dernière étape en date n'a pas fait ses preuves. Donc, à l'en croire, si l'argent ne pose pas de problème, on peut foncer et brûler les étapes en misant sur le succès final, qui, semble-t-il, serait au rendez-vous.

Développement lent

L'un de ses arguments soutient le contraire. Mais pas du tout ! Détrompez-vous, braves gens ! L'expérimentation du vaccin a débuté en 2004. A l'époque, une épidémie du même virus avait déjà sévi. Or, vu que l'épidémie eut brutalement pris fin, la recherche en fut suspendue. Fin de l'argument.

Pas de PCR, pas de virus

En dehors de l'appréciation de cette virtuosité à jongler à l'envers et à l'endroit, on peut prendre un peu de recul et se demander honnêtement ce qui suit : Tout récemment, le contrôle PCR est entré dans la danse. Si ce moyen d'investigation avait été disponible quinze ans plus tôt, aurions-nous établi alors le constat de la persistance de l'épidémie, puisque nous aurions eu les moyens de dupliquer des particules trop infimes pour être observées ?

Ou, en posant la question sans anachronisme aucun, serait-il possible aujourd'hui de constater la fin de l'épidémie si on se contentait des moyens moins élaborés à la disposition de la science en 2004, ce qui avait permis à la planète de se libérer de ce vent de panique? Soit dit en passant, le contrôle PCR est si sensible qu'il permet par amplification de restituer des traces inefficientes de noyaux cellulaires, et que c'est à ce procédé que l'on a recours pour reconstituer des profils Adn de criminels en lui soumettant des prélèvements qui auraient été jadis inexploitables, ce qui permet même de relancer l'instruction d'affaires criminelles dans l'impasse?

Euphorie, ne pas déranger

Donc, il se pourrait que la persistance de l'épidémie ne soit observable qu'à l'instar de la persistance d'une image rétinienne, entretenue dans notre mémoire vive comme si elle était encore tangible. Les spécialistes qui ont dénoncé cette possible supercherie, en nous faisant remarquer que des annonces du nombre de victimes du coronavirus, les informateurs du public étaient passés au nombre de contaminés. Ces lanceurs d'alertes ont été réduits au silence, jetés dans les oubliettes sinon réelles du moins virtuelles de notre entendement. Ils nous ont pourtant prévenus que le test, par sa trop grande sensibilité, devenait concrètement défectueux en fait, puisqu'il conduit à comptabiliser des personnes en parfaite santé qui ne portent au fin fond de leurs fosses que des empreintes.

Pour l'opinion soumise au conditionnement de masses, l'épidémie ne se terminera que par une annonce officielle des autorités. Il est intéressant que par de tels constats, on se heurte à une certaine dose d'hostilité de ses propres compatriotes. «Juste une question, s'insurge un lecteur participant au fil de discussion. Est-ce que tu comptes te faire vacciner ou est-ce que tu préfères chopper le corona à un moment ou à un autre?» On n'a pas envie de penser, et on n'a surtout pas envie qu'on nous le fasse remarquer. La propension à l'espoir, si elle est fort bonne en soi, l'aspiration à voir se réaliser les rêves, si elles peuvent consister en un fantastique moteur de motivation capable d'améliorer le sort de l'humanité, comme notamment de permettre au peuple en exil de renaître en ses frontières, suscitent quelques risques, quand l'objectif principal revient à vivre tranquillement dans l'illusion, tels des hallucinés qui prennent leurs désirs pour des réalités sans composer avec les véritables données.

Donc, ce qui est rassurant par-dessus tout, c'est de se fier au flair des hommes du pouvoir. Eux, ils savent! Ils ont en main toutes les cartes qui leur permettent de juger.

La soumission de l'esprit au pouvoir en quelques anecdotes

L'autorité, quelle qu'elle soit, a droit à notre respect. Mais est-il condamnable de douter de ses assertions ? Sur le terrain, le public est discipliné. Sa confiance absolue est pour lui salutaire, comme un euphorisant, pour ne pas dire une drogue.

Une banale anecdote a agi pour moi comme un révélateur des comportements humains, et les années n'en réduisent en rien la valeur. L'autorité, ce n'est pas nécessairement un gouvernement. En l'occurrence, elle était incarnée par une compagnie d'aviation, qui prenait beaucoup de libertés vis-à-vis de ses clients. Pour commencer, elle annule le vol Paris-Tel-Aviv prévu pour 7h00. Les passagers, au lieu de s'en fâcher, présents depuis 5h, sont vite rassurés. Pas d'inquiétudes ! Un avion plus gros les prendra en charge… à 10h30.

Enfin, c'est le décollage. Un bruit court dans l'avion. Horreur, il se confirme : il fera un crochet par Ovda, vu que le gros de la troupe doit s'y rendre, la compagnie ayant fait une fleur en dépannant la minorité en difficulté. Pas de panique. Les passagers pour Tel-Aviv resteront assis, le temps que les autres descendent. Contrordre : tout le monde descend. Prétexte : les autorités voudraient contrôler les passeports de tout ce petit monde. Après une attente interminable, on remonte dans l'avion. Agréable surprise : on y a fait le ménage. Vers 19h, on redécolle. Le trajet est court. Quoi qu'il en soit, la compagnie n'a pas de temps à perdre, elle doit assurer un autre vol pour Paris.  Intérêts communs. Puis c'est la traditionnelle attente près du tapis roulant des valises. Quelques minutes plus tard, un doute qui germe de façon fulgurante dans mon esprit se confirme. Je m'écrie : «Ce ne sont pas nos bagages. (Visages intrigués, sourcils relevés). Les nôtres sont en partance pour Paris. Ceux-là, ils appartiennent aux gens qui ont récupéré notre avion».

Je laisse au lecteur le loisir de deviner quelle fut la réaction du public qui partageait cette galère… Exact… Un sursaut suivi d'un déferlement de rires francs. «Ah Aaaah ! Quel boutentrain, qu'il est drôle!» Explication : il est tellement certain que la compagnie est irréprochable, et qu'importent tous les dysfonctionnements et autres couacs, elle reste dans les esprits l'autorité respectable et incontournable. (La suite est sans importance. Je me contente de leur faire remarquer qu'aucune valise n'a été prise après un premier tour complet du tapis. «Tenez, vous allez incessamment sous peu voir apparaître sous vos yeux la valise rose éclatée et le gros sac de sport déchiré». Une femme d'affaires, en précurseur du portable encore peu répandu, donne un rapide coup de fil, puis annonce – ce qui ne fait rire personne – qu'ordre a été donné à l'avion déjà en début de piste de rebrousser chemin).  Anecdote anodine ô combien révélatrice cependant !

Autre anecdote

Guerre du Golfe, hiver 91. Etudiant à Ramat-Gan, je séjourne provisoirement dans un immeuble dortoir. La sirène retentit. Je dois gravir un étage pour rejoindre depuis la cuisine commune ma chambre. Architecture moderne et tarabiscotée oblige, je passe près d'un balcon qui surplombe l'agglomération côtière. Au-delà s'étend la mer, où la limite de la zone construite laisse deviner sa présence. Un groupe d'étudiants enthousiastes y attend, comme aux premières loges d'un spectacle en plein air.

Je me permets de leur faire observer : «Vous savez que les consignes sont strictes. Vous devez impérativement rejoindre une pièce hermétiquement fermée et enfiler vos masques.» L'un d'eux daigne me répondre : «Mais, et toi donc! Qu'est-ce que tu fais là?» «Moi? J'étais justement en chemin pour m'y rendre. Mais vous…» Comme il reste bouche bée, un autre intervient : «D'accord, c'est bon. Si un scud approche, on le verra et on rentrera.» Je m'inscris en faux : «Est-ce que tu sais qu'entre l'instant où tu le verras et le moment où il frappera pour de bon, le cas échéant, tu n'auras même pas le temps de faire un pas?» Le groupe s'énerve après moi, le rabat-joie, l'oiseau de mauvais augure. Puis une clameur secoue l'assistance. Deux explosions très fortes à une seconde d'intervalle retentissent de part et d'autre de notre observatoire.  Deux points jaunes luminescents s'élèvent vers le ciel et convergent juste au milieu de notre paysage. «Les patriotes! » comprend et explique simultanément l'un des étudiants. Ils prennent en chasse à grande vitesse un point orangé lumineux blafard, rappelant un peu le réflecteur arrière d'un vélo, mais en plus grand, avant d'éclater dans un feu loin d'être d'artifice. Les spectateurs bondissent de joie. Je fais observer : «C'est raté. Regardez bien : le point orange poursuit sa course. C'est le scud.» Panique. Pour un peu, on m'en voudrait d'avoir fait échouer l'intervention des missiles anti-missiles, voire d'avoir personnellement lancé le scud. «Ne vous angoissez pas, épiloguai-je. Le tir était trop long. Il va tomber dans la mer. Au contraire, s'il avait été touché, il aurait fait exploser toutes les vitres à des kilomètres de rayon.» Moralité : l'autorité veille et la confiance en elle est aveugle. Pensez-vous : les Américains se joignent à notre gouvernement pour nous protéger de l'Irak.

Chut… silence… Il ne faut pas briser le rêve, faire s'écrouler l'euphorie. D'autres exemples, historiques, nationaux, connus de tous, gagneraient à être succinctement rappelés ici. Gare à qui aurait osé soutenir que les Egyptiens étaient sur le point d'attaquer, cette année-là, à l'approche de Kippour. Des documents déclassifiés confirment que l'armée, les renseignements, le gouvernement, tous savaient, jusqu'au plan stratégique de l'ennemi et de ses ponts mobiles destinés à enjamber le canal de Suez. Mais l'ambiance était à la fête, et le déni était à son comble. Accords d'Oslo, euphorie, pelouse de la Maison Blanche, personne ne manque à l'appel, ni les loups transformés en agneaux ni les incurables moutons. Silence. Ne pas déranger surtout. Pourquoi porter atteinte à cette si parfaite béatitude?

Corona… chut… Enfin on tient le vaccin. Pourquoi es-tu irrémédiablement méfiant? Pourquoi te refuses-tu le droit au bonheur? On me l'a écrit sur FB. C'est que les apprentis sorciers n'en sont pas à leur coup d'essai. Et pour conclure sur l'un des points de l'ouverture, les enfants d'Afrique du Nord supposés teigneux ont été soignés à l'aide de machines américaines productrices de rayons X. Les effets secondaires meurtriers ne sont apparus que bien plus tard. L'espérance de vie a été réduite à quarante-huit ou cinquante ans. Prions pour que l'expérience en cours, en supposée situation de persistance épidémique, ne soit pas suivie de cruelles et cuisantes désillusions.

Conclusion : une autorité qui m'a annoncé la paix par les accords d'Oslo, introduisant le concept de l'attentat-suicide, par le redéploiement de Gaza, à l'origine de trois guerres et de milliers de bombes ; faut-il la suivre les yeux fermés, quand, a fortiori, contrairement aux cas précédents, elle émet la réserve d'une possible inefficacité ou dangerosité d'un produit possiblement génétiquement modifiant?

Mais la dictature sanitaire n'a pas dit son dernier mot. Le risque plane sur nos têtes, et tous les non-consentants seront pestiférés jusqu'à ce qu'ils cèdent et disent : «Je le veux».

 

 

 

[2]  Professeur Perronne, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Raymond-Poincaré à Garche, démis de ses fonctions le jeudi 17 déc. 20, par l'AP-HP. https://actu.fr/ile-de-france/garches_92033/le-pr-christian-perronne-demis-de-ses-fonctions-de-chef-de-service-a-l-hopital-de-garches_38198400.html  

Partager cet article
Repost0
30 décembre 2020 3 30 /12 /décembre /2020 11:16

Certaines directives de la Torah risquent-elles d'embrouiller les esprits? La tradition populaire, amplement récupérée par la littérature qui ne l'est pas moins, parle du danger mental pouvant dériver jusqu'à l'hérésie en cas d'étude de la Kabbale par des personnes dont la maturité spirituelle ne s'est pas suffisamment affirmée. Ainsi, il est courant de considérer qu'il ne sied pas de l'aborder avant l'âge de quarante ans.

Mais qu'en est-il des directives plus terre-à-terre, si l'on peut dire, de la Torah? En ce qui concerne la préciosité de la santé et de la vie humaine, nous trouvons deux versets : «Vous préserverez avec empressement votre vie»[1] ; et : «… commandements que l'homme observera et dans lesquels il vivra»[2] dans le respect des commandements. De là on apprend qu'il convient de ne pas se mettre inutilement en danger, et surtout : «Il vivra, et non pas qu'il en meure»[3], comme nous le signifient nos Sages. Ainsi le Chabbat sera profané pour sauver une vie : «On profane un Chabbat pour qu'il puisse en observer de nombreux autres». Ceci explique comment de nombreux religieux sont secouristes ou médecins et travaillent en ce jour saint pour préserver des vies. Il en est de même pour les soldats ou policiers pour qui il ne pourrait être concevable d'abandonner le terrain aux ennemis et autres tueurs.

Ceci étant posé, la porte est ouverte à de nombreux risques de dérapage. Pour qui vit à l'étranger dans un environnement hostile, ça peut commencer par éviter de sortir avec la kippa sur la tête – ce qui, certes, ne présente pas de véritable problème en soi – et finir par l'abstention de toute pratique identifiant le Juif, qui pourrait être tenté de décider de s'absenter sciemment de tout lieu remarquable, comme les synagogues, les centres communautaires, les magasins d'alimentation cachère, voire les rayons de grandes surfaces d'appartenance neutre qui lui réservent une place.  

Dans certains cas extrêmes, il sera envisageable de ne pas pratiquer la circoncision, signe de reconnaissance risqué pour qui étudie dans des écoles laïques où il ne fait plus bon vivre depuis longtemps. On évitera aussi le mariage juif et on attendra silencieusement que quatre générations se passent pour se faire définitivement oublier. Cette dernière proposition est loin de se cantonner dans les limites d'une simple provocation, car elle est largement moins hypothétique qu'il n'y paraît.

Si, malgré tout, ce qui précède peut paraître cyniquement exagéré, il  n'en demeure pas moins que la préemption du principe de la préservation de la vie sur l'observation pratique de la religion est une question brûlante d'actualité aujourd'hui, avec l'apparition du coronavirus. Alors que personne ne pouvait encore cerner l'ampleur de ce fléau venu de Chine, une quasi-unanimité rabbinique s'est constituée autour de l'impérativité de la fermeture des synagogues et de l'abstention de tout rassemblement d'ordre religieux. Dans certains pays, on est même allé jusqu'à interdire la procréation[4].

La lutte  ou la prudence, deux écoles

Lors d'une problématique relativement ancienne, les autorités rabbiniques avaient eu des avis partagés quant à la priorité du principe de prudence évoqué plus haut. C'était à l'époque où la politique et les médias avaient mis au devant de la scène le principe artificiellement élaboré des territoires contre la paix. Cette théorie voulait que renoncer à une partie de la terre d'Israël serait à même d'écarter la menace de guerre permanente d'un monde arabe qui non seulement encerclait Israël mais qui disposait de surcroît de complices à l'intérieur de ses frontières. D'après cette idée insensée, il aurait été possible, en amadouant les ennemis par le biais du sacrifice d'une partie du pays qui leur aurait été jetée en pâture, d'accéder à la réalisation du rêve généralisé de la paix, sachant que le peuple d'Israël, contrairement à beaucoup d'autres, aspire réellement à la concorde entre les peuples.

De cet axiome politique ont dérivé deux écoles idéologiques. L'une prônait l'acceptation dudit échange, en invoquant le principe de la préservation de vies, l'autre en prônait le refus, arguant preuves halakhiques à l'appui que cette considération n'est tangible que dans le cas d'un dilemme personnel, et non pas d'une question qui relève du destin national et de la rédemption de l'ensemble de la communauté d'Israël.

Il est vrai que sur la forme, les opinions se rejoignaient. Pour la première école, les «partenaires» n'étaient pas dignes de confiance, ce qui rendait l'applicabilité du principe irréalisable, tandis que pour la seconde, céder une partie du sol ne ferait que décupler la convoitise d'un ennemi qui comprendrait que la méthode du chantage et de la pression pourrait fonctionner.

Expérimentation des deux méthodes

Le renoncement aux «territoires» contre la paix, d'une part, et le maintien de l'exercice souverain, d'autre part, ont tous deux été pratiqués sur le terrain. Les zones expérimentales ont été successivement Gaza et la région centrale de Benyamin, ainsi de la Judée-Samarie. Une très intense propagande médiatique a exigé le retrait d'Israël de la bande de Gaza, mettant en avant le danger auquel s'exposaient les militaires autant que les civils. Puis vint le tour des députés de nous expliquer que ce repli stratégique désamorcerait toute l'animosité de l'ennemi dont la haine acharnée n'eût été que le produit de notre insistance  et de notre attachement. Le résultat à ce jour se résume à trois guerres, l'enlèvement d'un soldat et le chantage qui a mené au lâchage d'un millier de terroristes dans la nature, d'autres attentats, et la perte de la dissuasion et du bras long de Tsahal, qui pouvait dans un passé pas si lointain mener des actions d'éclat en libérant des dizaines d'otages situés à des milliers de kilomètres de là, alors que Gaza se trouve à nos portes. Plus banalement, on peut parler des menaces des roquettes qui pleuvent par moments sur le pays.

Pour ce qui est de la partie plus centrale de notre pays, c'est précisément en ne le cédant pas aux ennemis (ou plus précisément depuis l'opération Rempart), que de nombreuses vies sont à ce jour préservées. Car ce n'est pas avec ses ennemis que l'on fait la paix, mais bien avec ses frères, ou, en d'autres termes, ce n'est pas en renforçant la présence de ses ennemis mais de ses frères que la paix avance.

La focalisation obsessive sur le principe de la préservation des vies conduit au résultat inverse de celui que l'on escompte. Plus on s'y accroche, plus on met les personnes en danger. C'est en travaillant convenablement que la sécurité se renforce aussi.

Se protéger face au coronavirus

Est-ce en se terrant que l'on protège la vie? Certes, la maladie est dangereuse, voire mortelle. Mais de là à considérer aujourd'hui que nous serions en période d'épidémie, il n'y a qu'un pas. Par ailleurs, on fait taire les voix qui revendiquent le droit de soigner les malades au départ de leur contamination pour ne retenir que l'imposition y compris par la force de la privation des libertés, via une méthode douteuse allant des confinements répétés à une vaccination expérimentale au principe encore nouveau et loin d'être vraiment sûr[5]. Le souci du sauvetage des vies aveugle l'entendement. Il ne permet plus de voir que toutes les précautions sont vaines et conduisent à des résultats qui sont loin de conforter les craintes premières. Quand la propagation du virus s'est fait connaître, les pouvoirs hésitaient. Les partisans de l'enfermement, du couvre-feu et autres joyeusetés agitaient les vieux démons des épidémies du passé. Si les habitants ne se cloîtrent pas chez eux, disait-on, il allait y avoir en un mois un demi-million de morts dans chaque pays européen. Or les victimes ont péri en plein confinement, beaucoup par privation de nourriture et de soins, sacrifiés indirectement sur l'autel de la pandémie.

Les responsables ne se sont pas laissé démonter. Ils se sont dit que sans cette mesure, les résultats auraient été encore plus catastrophiques. Par la suite, le peuple criant famine, les pouvoirs ont levé le confinement. Les mêmes prophètes apocalyptiques ont prédit qu'en cas de restitution de la liberté de mouvement, de réunion, de travail, etc., un demi-million d'habitants périraient par pays, que ce ne serait que partie remise. Les pouvoirs ont pourtant pris le risque, fournissant un cinglant démenti aux prophètes de malheur, le nombre de victimes n'ayant pas atteint de tels plafonds. Et pourtant, les autorités ont imposé un deuxième confinement, puis un troisième, (le 27 décembre 20 à 17h en Israël notamment), qui a néanmoins été relativement allégé, le public n'étant plus tellement dupe.

PCR, ou comment ressusciter des fantômes

Puis on a eu recours aux contrôles Pcr, qui permettent par démultiplication des traces d'Arn de déceler la présence de virus y compris lorsqu'il est totalement désactivé et inoffensif. Certes, on nous prévient qu'un virus en incubation, chez un porteur sain qui, dans les quarante-huit heures, cessera d'être asymptomatique pour présenter un état grippal, n'en serait pas moins contagieux, mais on ne nous dit plus rien sur les porteurs sains qui ne tombent pas malades. Il devient presque impossible de retrouver sur le net l'opinion selon laquelle un individu en bonne santé ne peut être qualifié de malade asymptomatique mais qu'il doit être considéré comme absolument sain et non contagieux pour son entourage.

L'indispensabilité des masques remise en cause par la vie

En Israël, les mariages sont presque entrés dans la clandestinité, et les cas où des interventions brutales de la police ont perturbé le bon déroulement de la cérémonie sont devenus affaire courante. En revanche, les manifestations du samedi soir contre Netanyahou n'ont jamais été remises en question. Ce qui a permis cette ségrégation; c'est une plainte déposée à la Cour suprême, qui a obtenu une réponse favorable, cette dernière ayant statué que le droit à manifester ne saurait être remis en cause, y compris en situation de crise sanitaire.

Quand j'ai écrit qu'en ce cas il suffirait de considérer que les offices religieux pourraient consister en des manifestations – la manifestation du matin commencera à 6h30, celle de l'après-midi etc. et celle de l'accueil du Chabbat etc. – la police s'est départie d'une mise au point publiée à son tour confirmant le droit à manifester et l'interdiction de prier. Quand j'ai tenté de sensibiliser les autorités rabbiniques à ce sujet, il m'a été répondu que si les manifestants du samedi soir voulaient se mettre en danger, c'était leur problème.

Pourtant, s'il y avait eu hécatombe chez lesdits manifestants, la chose se serait sue. Pareillement, on a pu observer dans les milieux religieux dits orthodoxes le phénomène suivant : le quartier de Méa Chéarim, à Jérusalem, y compris au plus fort de la crise, ne semblait pas être au courant de l'épidémie. Personne ne portait de masque et personne ne tombait dans les rues, terrassé par le mal. Un peu plus haut, au carrefour où la rue Méa Chéarim rejoint le quartier de Guéoula, lieu non moins orthodoxe que le premier, une partie des passants portent des masques et une partie n'en porte pas. Puis, en progressant encore un peu, en arrivant à l'axe principal qui relie le quartier Nord de Guiva Tsarfatit au quartier Ouest de Roméma, on arrive dans une zone où tous portent des masques. Et pourtant, à aucun moment il n'a été question d'un nombre impressionnant de victimes dans la zone non masquée, puis d'un nombre moins important dans la zone semi-masquée, avant d'arriver à une région sans la moindre victime dans la zone entièrement masquée. Par ailleurs, l'union fait la force. C'est le cas de le dire. Le 6 août courant, le petit-fils d'une importante sommité rabbinique s'est marié[6]. Au beau milieu de la pandémie, des milliers de fidèles se sont rassemblés, sans masques, sans distanciation, sans aération notoire. A ce jour, grâce à D., le public se porte bien.

Evolution de l'attitude de la population et moralité  

Certes, au départ, personne ne savait rien sur ce virus. Un mal made in China, dans des laboratoires made in Tsarfat, a commencé à se répandre sur la planète, frappant d'abord de plein fouet l'Italie. Quand, en Israël, on nous a demandé de ne pas sortir de chez nous, nous ne nous le sommes pas fait dire deux fois. Les offices se sont tenus dans les rues ou sur les balcons, chacun dans le premier cas de figure étant autorisé à se tenir sur le trottoir devant sa maison, et l'officiant déclamant la prière à tue-tête. Des personnes seules ont passé le Seder dans l'isolement, alors que Pessah se fête en famille ou en larges comités.

Plus tard, pour le deuxième confinement, malgré la menace claire d'arrestation pour quiconque serait surpris dans une soucca qui ne serait pas la sienne propre, les familles se sont réunies. Sans vouloir jouer le dénonciateur, je peux dire aujourd'hui que tels voisins ont reçu leurs enfants mariés et petits-enfants des quatre coins du pays. Les menaces n'ont pas été mises à exécution. M'étant enquis de la santé des familles, j'ai appris que toutes se portaient comme des charmes, D. soit loué!

Et pourtant, à la veille de Kippour, les autorités rabbiniques partisanes de l'école du Pikoua'h Néfèche, en d'autres termes du principe de précaution prioritaire à l'impérativité de l'observation religieuse, ont sommé la population de prier individuellement chez soi, ou alternativement sur la voie publique en observant de l'un à l'autre un espace de deux mètres au moins, emboîtant de la sorte le pas aux décisions du gouvernement. Or la météo prévoyait, ce qui s'est en l'occurrence avéré, un temps ensoleillé et une température de 30°C à l'ombre. Il s'est trouvé que l'Etat s'est montré clément et a au dernier moment autorisé la prière en synagogue climatisée, à l'ombre, moyennant toutefois certaines précautions.

Une autre tendance religieuse consiste à tout accepter jusqu'à la fatalité, rien ne pouvant se produire sans l'aval céleste du Créateur. Donc, si D. ne veut pas nous voir dans Ses synagogues, il ne serait pas convenable d'insister, de la même façon qu'il n'est pas convenable de rester dans la soucca s'il pleut?!

 Mais vu qu'il n'y a pas aujourd'hui de prophétie, cette interprétation en est une parmi bien d'autres. Qui nous dit, attendu que nous n'assistons pas à une plaie digne d'une épidémie, que le confinement n'a pas fait ses preuves, etc., que nous ne devons pas au contraire revendiquer notre droit au rassemblement dans les micro-Temples de l'Eternel? Que l'exigence ne serait non pas que nous acceptions cette fermeture contre laquelle nous devons raisonnablement lutter – car qui accepte trop facilement peut être considéré comme qui n'y accorde pas vraiment d'importance – mais de voir quelles pourraient être les caractéristiques déplaisantes de nos prières en communauté?

 

 

[1] Deutéronome IV, 15.

[2]  Lévitique XVIII, 5.

[3]  Talmud traité Yoma 85b.

[4] La pureté familiale est la source de la procréation et ne peut se passer de mikvé (bain purificateur).

[5]  Le vaccin largement inoculé depuis près de dix jours n'aura dépassé sa phase expérimentale que le 27 jan. 2023.

[6]  https://www.youtube.com/watch?v=D4CJLCET7W8 : authentique rassemblement en pleine période officielle de prolongement de l'épidémie. Avec pleurnichements en prime du préposé gouvernemental Gamso.

 

Partager cet article
Repost0
22 octobre 2020 4 22 /10 /octobre /2020 12:46

במתכונת מצבנו היום, מסתמנות שלוש נקודות.

  • המחלוקת האם סגרים ובידודים הכרחיים או מיותרים, אם בשיח מומחי הרפואה ואם ברמת ההיגיון ;
  • ההתדרדרות המוסרית ;
  • ניסיון להבין את תכונות אופי והתנהגות האדם אם בפן האישי ואם בפן ההמוני.

א. בקשר לנקודה הראשונה, אבקש ראשית כל להודות לכל מי שהגיב למה שכתבתי בנושא, אם בפרסום תגובות בהמשך למאמרים ואם באופן אישי או פגישתי, ובעיקר למי שלא הסכים. היעדר ההסכמה העיר את עיניי. הדבר הראשון והתמוה לכאורה הוא שלרוב, מי שלא מסכים אינו עונה ומציע טענות סותרות בניסיון להפריך את הדברים, כי בעצם לא כל כך חשוב איזו שיטה היא הצודקת. המאפיין היחיד שכן קובע,  הוא איזוהי השיטה שהשלטון אימץ אותה. 

ב. הנקודה השנייה, היא הקלות בה מקבלים את האלימות המשטרתית המופנית כנגד ציבור יהודי המנסה להמשיך לחיות על פי האמונה והערכים שלו. האיום הפך למקובל. האכזרים שמחים : "מגיע להם". ומי שלבו מלא חמלה וחס עליהם אומר : "המראות קשים, אבל יש חוק ויש הוראות". לפני פסח אשתקד אמרו שיש להתאזר בסבלנות, זה יעבור. כמו כן אמרו שאין כאן גזרה שאין הציבור יכול לעמוד בה. אבל לקיים מעמד של חופה וקידושין ירד למחתרת. רק שהמשטרה לא תבוא להרוס את בשמחה.

אתמול, חבר יותר מג' עשורים חיתן בת. הורי הכלה הזמינו אותנו. אשתי ובני הבכור נסכו לשם, כדי שהוא יקבל ברכה מהחתן. בשל ההגבלות התקיימה המשחה בגג של בית פרטי. כבר בהגעתם הבחינו בנוכחות משטרתית "סבירה" שעמדה בצד. כשעלתה הכלה לחופה, התערבה המשטרה ובקשה מהקבל הדליל להתפזר. תחושה לא נעימה החלה לאפוף את האורחים. בעל הבית המארח דיבר עם נציג המשטרה שנאות לתת לרוב הנוכחים לעמוד בצד הבניין בחוץ. וכשהסתיימה החופה, נתבקשו האורחים לעזוב את המקום. לא כל החלטה רודנית מלווה במהומות. אשתי ובני חזרו מבלי לטום כלום, בשני אוטובוסים מאזור הגוש עד הנה.  אך בכל אופן לא היו יכולים להתמהמה, כי אלמלא המשטרה לחץ עליהם אילוץ הגבלת התחבורה הציבורית.

בני עדיין מחפש את דרכו והוא נוטה להזדהות עם זרמים לא הכי ממלכתיים. לא קל. הוא ראה חתונה יהודית ופוזרה בהתערבות משטרתית. הוא לא ראה מבצע של מניעה רפואית הבאה להציל אנשים חסרי אחראיות ממגיפה. לצד זה הוא גם שמע שמחבל צר ואויב קודם לאחינו בטיפול רפואי ומקבל מכשיר הנשמה. והוא גם ראה ליד גשר המיתרים הפגנה עם פי כמה יותר נוכחים מאלה שהגיעו לחתונה והתפנו תחת איום, שהרי בדרך חזרה ראה בסמוך לאותו היישוב תגבורת כוחות בחיפוי.  

ג. מה משותף בין א' לב'? ההתבטלות מפני רשות. יש אנשים שמבחינתם ממשיכים בתוך תוכם להתייחס לדברים לא הגיוניים כאל חוסר צדק, גם כאין בידם לשנות דבר. אבל יש גם אנשים שמפסיקים לחשוב. כאז, כשהאמינו שאם נותנים רובים לרוצחים זה יביא שלום כי אלה שמחליטים מחזיקים בכל הקלפים וראייתם רחבה. בנקודה א' דלעיל, הגרסה שהשלטון בוחר בה היא המחייבת גם ברמת השכל. רק אז ניתן להבין את התגובות : "אבל לאין אתה חותר עם כל הטענות למיניהן שאתה דוגל בהן?"

בנקודה ב', הנגזרת ישירות מא', מתחילים להבין את הסכנה שטומן בחובו כל חוק היוצא מבית מדרשם של בני תבל ועד כמה הוא יכול לדרדר ובאיזו קלות ומהירות את כל קנייני האדם ועשו אותו ראוי להיקרא אדם.

הניסיון של מילגרם (ב-1962 למניינם בארה"ב באוניברסיטת ייל) בוחן את התופעה וקובע בשיטה יחידנית את הגבול בין האכזריות שהיא פועל יוצא של קבלת הסמכות ובין החמלה שבזכותה יתעורר הנבחן ויגיד : "עד כאן", או אם בכלל. בסרט "י' כמו יקר", מביימים את הניסוי. שני מועמדים, כשאחד בחשאי משתף פעולה עם המעבדה, מתחלקים בתפקידים : השואל והנשאל. כל פעם שהנשאל נכשל, הוא נענש בקבלת זרם חשמלי ההולך וגובר מפעם לפעם. מטרת הניסוי היא קביעת הסף בו הנבחן באמת יתקומם ויסרב להמשיך לענות את חברו.

בצה"ל מודעים היטב לבעיה. כדי להקדים רפואה למכה נוסח מושג בשם "פקודה בלתי חוקית בעליל". לצד ההכשרה לקבלת וביצוע פקודות במהירות וביעילות המרביות, החשיבו את הגבול שממנו והלאה יש למצפון ולמוסר אמירה. הדבר דורש יכולת הבחנה ואחריות אישית לא פשוטות, והוא הפתח לסכנות גדולות ואף גורליות למדינה. למשל : חיילי מילואים סרבו למנוע את כניסתם לשטחנו למסתננים בלתי חוקיים. אלא שבמוסריותם העיוורת לא השכילו להבין את ההשלכות לטווח היותר ארוך, לא ראו בתופעה את חיתוליה של מנגנון פלישה וכיבוש שבשקט תופס את מקומו של הישראלי, וכבר הניס אותו מכמה מקומות. התקשורת מסתירה או מגמדת את התופעה על כל מה שמתלווה לה.

אבל הסכנה שיכולה להיות בהתקוממותו של האדם בשל ערכיו המוסרים הטמונים במצפונו, לא צריכה לגרום לנו להסתתר מאחורי הטענה לפיה היינו אזרחים טובים וממושמעים המקבלים את סמכות החוקים וההוראות.

אז איך נדע את הגבול הדק בין סמכות המשמעת לסירוב המתבקש? בחזרה לא' ובדיון אמיתי בכל הדברים הסותרים והבלתי הגיוניים שהתעלמנו מהם. ובעמידה על קני מידה שלא ייתכן שייתנו לנו להשלים עם מה שאסור לקבל. האם מקובל עלינו שמתפללים ייזרקו בחוזקה מבית כנסת, שחתן וכלה יספגו מכות? שמחצית המשפחות החיות במדינתנו יתפרקו וירדו לפת לחם?

חכמי האומות מסכימים שערך עמיד ונצחי הוא כזה שמוכנים להקריב את הנפש עבורו או לפחות להיאבק בעדו. חוכמה בגויים תאמין. פעם אמר לי צרפתי (הכוונה ללא יהודי) שהוא לא אוהב מלחמות ושאם תהיה אי פעם מלחמה בין צרפת לגורם אחר הוא ייקח את רגליו למקום אחר. והנה,  איך פני צרפת נראים היום, גם בלי מלחמה...

מצד אחד, "הווה מתפלל בשלומה של מלכות, כי אלמלא הוראה, איש את רעהו חיים בלעו", ומצד שני, "ויאמר אליו למה יומת מה עשה?"

ושוב חוזר חלילה : אבל יש הוראות... ומה עם המוסר?... אבל יש הוראה...   

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 09:58

ברחוב המאונך לכניסה לשכונתנו, אני מבחין בתנועת רכב חשודה, במרחק של כחמישים מטר מבית הכנסת המתנהל תחת כיפת השמיים. תיכף תתחיל התפילה והקהל כבר זורם ומתכנס. אמירה קלה מזכירה לי שדעותינו חלוקות. "אם בדובר במשטרה, אני לא דואג, כי אני ממילא חובש מסיכה" (כן, כתחבושת על הפה שהתירו להסירה לנואמים, אף על פי שהם מזרימים הכי הרבה חיידקים). תוך רגע מתעוררת המחלוקת : "עליך לפחד מהנגיף וגם המשטרה דואגת בשבילך". כמובן שהאמירה מדרבנת אותי : "כן, אנחנו במגפה. אלא שזו מגפה תקשורתית הפוגעת בשכל. אנחנו פשוט מוציאים סוגיות הלכתיות מהקשרן. במגפות המתוארות בשו"ת נפלו בני אדם על ימין ועל שמאל ומי שראה זאת לא ידע מי ייתן ערב ומי ייתן בוקר". השני לא משתכנע : "כן, בטח, גם אתה אומר שזו קונספירציה?" "אין עשן בלי אש. אמירת ביטול שחצנית זו לא תפתור דבר ולא תפטור אותך". אחד שרק הקשיב בשקט מוסיף לעברי : "אני לא מאמין שגם אתה חושב שכוחות אפלים שוללים את זכויותינו בכוונות זדוניות". ואני עונה : "עובדה שהצליחו לגרום שרבנים גדולים יבקשו שלא יתפללו בבתי הכנסת ביום כיפור! הייתה מאמין שזה יגיע?"

"טוב, שקט, שמה, בבקשה, התפילה מתחילה". מצדיק אני את הסדרן : "נכון, אנחנו מרובעים מדי כדי לדון סביב שולחן עגול".

מצד אחד, המצב שאנו עדיין תוהים כנגדו עשה לנו טוב. שכנים התחילו להכיר זה את זה ולא רק בפּנים. כבר מדברים ביניהם ומברכים זה את זה באמירת שלום, מפתחים קשרי חיים משותפים, וכבר לא מדובר בסתם מגורי שינה. כמו כן הגישה יותר שיוונית. כל אחד יכול לעלות חזן, לקרוא בתורה, לשאת הדרשה, בתאום כמובן. אין תחושה של שווים יותר ושווים פחות. אלא שמצד שני שוב מתגלים אנו כמונהגים סבילים ואדישים. יום אחד סוגרים את החנויות ויום אחד פותחים אותן. ושוב סוגרים ופותחים. או שחלק כן וחלק לא. ומסתפקים בתירוץ האומר דרשני. מה שחיוני פתוח ומה שלא סגור. מוכר בשר לא מבושל חיוני. מוכר בשר מבושל לא. זה מובן : אסור לנו להתעצל ולקבל את האוכל מוכן לפה. ואף אחד לא חושב שמכירת הבשר המבושל אולי בכל זאת חיונית לבעלי המסעדות? או ששגרת הפנאי, ההתעמלות והתרבות חיוניות הן למי שחי בהן? כל זה יוצר פירוד וחלוקה חדשה בעם, והתנכרות בין פלגים שאף אחד לא חשב (מספרות כנגד מסעדות, מוכרי מחשבים כנגד מוכרי טלפונים ניידים וכן הלאה) שאי-פעם יהיו לפלגים.

אך מה שמדאיג עוד יותר, זו קריסת ערכי המוסר האנושי. מי שלא מתקומם מהתפרצות אלימה לבית פרטי בו עוסקים בהוספת לבנה לבית המקדש השלישי, עליו לדאוג על בחינת התאבנות ליבו. כמובן שיש כדורי הרגעה, הנושאים תוויות כגון : "הוא הפריע לשוטר", או "הוא פעל נגד החוק". אבל זו לקיחת תרופות הרסנית בסופו של דבר. חוק, ועוד כשיישומו קפדני בהתאמה, עלול לשבש את השכל הישר ואת הרגש האנושיים.

כמו כן, סביר להניח שהתפרצות לתוך שטח פרטי בעיצומה של שמחה בחיק המשפחה לא היה עובר את מבחן הבג"ץ, אלא שההגנה על זכויות היסוד של האדם לא ישימה ברמה שווה לכל העם. בשם זכויות שאין לערער עליהן, מתאספים מאות ואף אלפי אנשים בצפיפות בוטה, ללא כל שמירה על הוראות הזהירות. וכשמדובר באיזושהי הבעת מחאה מדינית, נוכחים במקום קציני משטרה חסרי מעש. ובו-זמנית תחת אותו המשטר, היהודי הנאמן למסורת אבותיו העריבה לקיומנו מעולם ועד עולם, עשוי למצוא את עצמו מושפל, משולל כל זכות יסודית וקיומית ביותר. אתה יכול ללמוד בבית מדרש ולראות פתאום סיירת משטרה שתפיל אותך ארצה, ואת מעט האנשים הסובבים אותך, במכות ובאזיקים, ולשבת במאסר כי הפכו אותך לעבריין. ואף אחד לא ידאג לזכויות האדם שלך, לכבוד היהודי שלך שסופסוף חי במדינה יהודית אחרי גלות בת כמעט שנות אלפיים.

בג"ץ דואג לזכות להפגין של אחרים, אבל לא לחופש הדת שלך, ובאותה המדינה בכפיפה אחת פורצת המשטרה בדירה בה היא הופכת את הששון ליגון ואת השמחה להנחה, ונותנת לשוללי מסר הצהרת בלפור לשחוק לה בפנים. וגם על חבריך לא תוכל לסמוך, הרי לא נשמעת להוראות. מה, הייתה הוראה שלא לעשות חתונות? הא... אז על אחת מאלו-שהן הוראות.

מסתיימת התפילה ב"ה ללא פגע, מתפזרים המתפללים בשקט ומאחלים זה לזה חודש טוב ובשת שלום. ושוב מתפתח דיון, הפעם אם האחרונים הנשארים לסדר את המקום. ואני חוזר לעניין המונהגים. יום אחד אומרים לנו עד מאה וזה מקובל עלינו, ופתאום זה יורד לעשרים, לעשר, לאפס, והכל מקובל עלינו. ואז אני שואל : "למשפחת נפש שני אחים, או אולי אחות ואח : מסירות ופיקוח. מי ביניהם מכריע?" שכן חכם עונה לי : "לא תוכל לפתור את השאלה, כי שכחת שיש עוד אח שבגללו לא ניתן למכריע : קוראים לו חולה".

אכן. מומחים מטעם הממשלות (מפתיע שנתקלים בכללי הנהגה דומים בין ישראל לאירופה), מטיפים לנו שהסגר עובד, ושבידנו, מחליטי ההחלטות יחד עם האזרחים הממושמעים, להוריד את מספר נושאי הנגיף בצורה משמעותית ביותר. בצרפת, הוראו על סגר מ-9 בערב עד 6 בבוקר בערים הגדולות. אנשים פיקחים אחדים הראו בתקשורת החופשית את הצפיפות ברכבת התחתית בשעות הפעילות המותרת. לא רק אצלנו אין היגיון (אגב לא סיפרתי לכם שבערב סוכות, אשתי ובני הבכור היו צריכים לחזור הביתה משערי צדק. כידוע שאין תחבורה בימי ששי במסגרת הסגר. וכשאשתי ניסתה לחפש בקבוצות ובגמ"חים מי שיסיע אותם, אדם נחמד הזכיר לה שמומלץ שלא לקחת טרמפיסטים. אז חזרו במונית במאתיים חמישים שקל עם נהג שמסתובב בכל הארץ).

פרופסור בכיר באפידמולוגיה ופיזיולוגיה קבע שבדיקות הקורונה רק מגלות חלקי נגיף, ושאין להם כבר השפעה בריאותית ברמה ההמונית. למען היושר, לא אנהג בשיטת העיתונאיים החובבנית הממש לא מקצועיים שפותחים את החדשות שלהם ב"בכיר ב... קבע" בעילום שם מוחלט. דברי הפרופסור דוחים על הסף את הדעות הקדומות שכולם מקבלים ומעבירים לפיהן אדם בריא הנושא את הנגיף יכול להרוג אנשים רבים אם ידבק אותם כשמערכת החיסון שלהם חלשה.

ובכן, פרופסור בפיזיולוגיה באוניברסיטת פריס ז'אן-פרנסוא טוסן (Jean-François Toussaint) אומר : "הולכים לחפש בחלל האף של כל הצרפתיות וכל הצרפתיים שברי נגיף שכבר לא מהווים גורמים מדבקים". הוא אחד משלושים וחמישה מדענים שחתמו על מאמר שכתורתו : "אנחנו לא רוצים יותר להיות מונהגים על ידי הפחד"[1].

מדוע האוזניים אטומות להסברים אלה? זה הרי כבר לא דומה לשני רופאים בכיפור שאחד אומר לחולה לאכול והשני שלא לאכול. כי גם הגרסה הרשמית של האוחזים בשלטון מסתפקת היום בשיח על "נושאי הנגיף", הגם שגם בתחילת תקופת הקורונה הנוכחית, כל המומחים שקראו תגר על פרופסור ראוט (Didier Raoult) בגיבוי מלא מהשלטון, והתנכרו לעובדה שהוא ריפא במרסיי אלפי חולים בשימוש במרחקות קיימות, הודו שהם מקבלים סבסוד, בלשון נקייה, מתעשיית התרופות, המגויסת בכל מאודה לגילוי חיסון, מצב שמאוד מזכיר בזמנו את סוגית המחקר על סכנת צריכת הסוכר הלבן שמומן על ידי חברות פררו וקוקה-קולה.

אז לא מובנת הסיבה לכך שדווקא את קולם של הנביאים שניבאו תמותה ללא תקדים אם יוסר הסגר גם לאחר שכל תחזיותיהם התבדו.  וכדאי שמערכות הרפואה יתפנו ויתרכזו בחולים האמיתיים במאמציהם להציל את חייהם. הפרופסור כמו כן אומר שהשאיפה להרחיב כמה שיותר את מעגל הבדיקות מבזבזת משאבים וכוחות.

אולם נשארת פקחות שקטה בעם הפשוט. אם בפסח חגגו בבדידות את ליל הסדר רבים מהאזרחים, לא היה כן בחול המועד סוכות, והשתיקה טובה.

יש לאפשר מייד את החזרה לשגרת החיים, כי בדרך זו כל המדינה תישאר כיתה.

אז לסיכום : האם יש נוהל מיוחד כדי לפנות לבג"ץ ולדרוש את שלילת האיסור השרירותי שהוטל לעם ישראל ומונע ממנו להתפלל וללמוד בהמוניו בבתי כנסיות ובבתי מדרשות? חודש טוב.

https://www.youtube.com/watch?v=jA07cJ2nWhI דקה 9

 

[1] https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-nous-ne-voulons-plus-etre-gouvernes-par-la-peur-la-tribune-de-chercheurs-et-de-medecins-10-09-2020-8382387.php

Partager cet article
Repost0
14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 20:55

J'avais lu ce roman d'anticipation pessimiste de l'installation d'une dictature sournoise liberticide. En cette deuxième année de restrictions des droits élémentaires de l'humanité, de mouvement, de réunion, de loisirs et aussi de culte, il apparaît que les prédictions imaginaires les plus folles ne sont pas les plus irréelles. Quel que soit le prétexte imaginé par l'auteur de science fiction, ce dernier aura néanmoins raison à coup sûr à l'endroit d'une seule caractéristique constante : la recherche supposée du bien de la société et/ou de l'individu qui évolue en son sein par le pouvoir.

Les composantes les plus banales ou incontestables de notre vie sont démolies, mais le plus inouï, ce n'est pas le côté coercitif insensé des mesures imposées par le pouvoir, mais bien la docilité des peuples à neutraliser voire annihiler leur cerveau parce que quelqu'un quelque part sait mieux qu'ils ne le savent eux-mêmes ce qu'exige leur survie.

Rien n'est plus préoccupant que de voir l'homme libre se faire priver de tous ses acquis non seulement sans broncher mais en se contraignant tout seul. Et qu'importe que les directives s'agitent en tous sens comme une girouette livrée aux caprices d'un vent  instable, qu'importe que le pouvoir tente tout et son contraire. Le citoyen avili comprend, accepte, voit en ces tâtonnements non pas une restriction croissante de sa liberté mais la recherche de la solution la plus efficace pour le protéger.

La logique est absente. On vous enferme à cause d'un virus dont vous seriez l'éventuel porteur. On joue sur votre sentiment de solidarité humaine. Comment, vous seriez responsable d'une hécatombe? Et pour prévenir toute tendance égoïste de votre part, on fait de vous un hypocondriaque prêt à ne sortir de chez lui qu'en scaphandre. Sans confinement, vous effraie-t-on, chaque pays perdra en un temps très court cinq cent mille habitants.

Les confinés meurent par milliers. On nous laisse entendre : «Qu'est-ce que ça aurait été si on nous avait laissé circuler librement?» Les hommes et femmes pour qui la force de l'âge est un lointain souvenir sont abandonnés à leur sort. Ils meurent dans l'isolement, sans leurs proches ni parents, privés de nourriture et de soins. Les traitements qui prolongeaient leurs jours sont brutalement suspendus. Les cortèges funèbres, les mariages, les réunions familiales, tout rassemblement humain est interrompu par des commandos policiers qui mettent à terre à coup de matraques hommes, enfants, femmes, vieillards. Personne ne s'en indigne, ce sont des assassins. Sus aux assassins, à ces inconscients qui mettent l'humanité en danger, qui se proposent pour propager la peste et décimer le monde. Eux qui pourtant dans la joie s'engageaient à perpétuer l'espèce. On les plaque au sol, on les arrête, quelle folie les a donc inspirés de ne pas s'être bâillonnés!

Les spécialistes alarmistes mettent en garde : annuler les mesures verra la létalité monter en flèche. Mais il faut bien remettre en route le mouvement, sans quoi la société mourra. On libère pour voir et rien de ces prophéties mensongères ne se passe. Qu'importe. Les scientifiques qui préconisent tel traitement pourtant efficace sur le terrain, ceux qui, sinon preuves du moins théories à l'appui, montrent que tuer la liberté n'endigue pas le fléau, ou qui lui rendent ses véritables proportions, sont montrés du doigt, passent en conseil de discipline.

Si vous êtes atteints, restez chez vous. Si vous pensez l'être, rendez-vous en transports en commun au point de dépistage le plus proche. Mais surtout, gardez vos distances et vos masques!

Rien n'est plus périlleux que l'homme qui s'auto-saborde. Faire en sorte qu'il se retourne contre sa propre personne, contre sa prospérité et sa descendance, tel est l'impératif d'un totalitarisme propre. Le vieillissement de l'Europe a été programmé au moment de la guerre froide. Cette Europe génératrice de guerres mondiales n'a pas été stérilisée largement par ses différents gouvernements mais par la population en soi qui a tenu le raisonnement suivant : puisque la planète est vouée à sauter à plus ou moins brève échéance, autant profiter de la vie tant qu'il en est encore temps, mais quelle gabegie que de mettre au monde une génération qui verra à coup sûr cet apocalypse!

La guerre froide est passée mais le visage de l'Europe souffre gravement des séquelles de l'aliénation stupéfiante d'antan.

Sur un point cependant, Israël ne s'est pas aligné sur les avis ou directives vues en Europe. La liberté de culte a subi un terrible revers. En France, la pureté familiale a été interdite. Pour le judaïsme authentique trois fois et demie millénaire, fermer les bains purificateurs revient à stopper la procréation. Pas de mikwé, pas de naissances. Ces victimes de la psychose collectives sont étouffées dans l'œuf ; elles n'auront pas même connu de vie embryonnaire. Israël a pris d'énormes précautions, mais la chaîne de la vie n'a pas été interrompue.

Sur ce qui semble moins essentiel, la situation est bien moins reluisante. Qui aurait seulement pensé il y a un an que les synagogues seraient fermées pour Kippour 5781, non pas par des antijuifs ou des antireligieux mais par les plus hautes autorités compétentes? Le monde à l'envers, c'est maintenant. La première règle du Choulhan Aroukh, le Livre des Lois, considère que ce n'est pas au matin de réveiller le Juif mais au Juif de réveiller le matin, de se lever avec empressement pour le culte de son Créateur. On nous cite des contre-indications en les sortant de leur contexte. Les règles applicables en situation de danger de vie. Il est impératif de profaner le Chabbat pour secourir un individu qui risque sans soins de mourir. On mange non cachère si on est perdu dans un désert pour ne pas mourir de faim. Mais voilà que l'on nous cite des passages entiers de directives à suivre en période d'épidémie, tirées des responsas des plus grands auteurs de notre histoire, à observer impérativement quand des hommes sains s'écroulaient agonisants dans les rues, quand chacun se demandait s'il serait encore là demain.

Dans les années catastrophiques du contexte des accords d'Oslo, le pouvoir s'est fait dictature. Il a importé le terrorisme et l'a installé en nos frontières. Il nous a fait découvrir en même temps qu'il l'a lui-même découvert l'attentat suicide, la métamorphose atroce de paisibles cars en fours crématoires. La composante persistante de la haine antijuive du tandem Hitler-Hadj Amin Husseini a repris sa place d'ange de la mort présent à chaque coin de rue. Des écoliers qui partaient cartable au dos ne pouvaient être identifiés que par analyse Adn. Des hommes et des femmes qui ne demandaient qu'à vivre en paix étaient assassinés par de lâches tueurs embusqués. L'enseignante Sarah Licha, la mère et l'enfant Ita et Ephraïm Tzour ont été assassinés, fusillés dans leur voiture, et ne sont malheureusement que quelques exemples.

Mais le peuple était solide, déterminé, sûr de son droit. Les dirigeants spirituels les épaulaient, les encourageaient, et surtout les approuvaient. Il fallait résister, continuer à répandre la vie, répondre à chaque tuerie de Juifs innocents par de nouvelles rues, de nouvelles localités, encore plus de jardins d'enfants et de maisons d'étude. Le peuple ne pouvait rien contre les fiefs d'où sortait le fléau, le gouvernement leur avait donné l'autonomie. Mais le peuple faisait preuve d'une merveilleuse résilience.

Nous étions malgré nous en conflit, jetés dans une guerre non conventionnelles, où un ennemi lâche et inhumain frappait avec prédilection les civils, avec un penchant particulier pour les femmes et les enfants. Les tueurs arabo-musulmans introduits dans la chaîne de montagne de Jérusalem nous montraient que la monstruosité des tireurs ukrainiens de Bergen-Belsen existait toujours. Mais nous devions nous battre, nous le faisions sans armes, il nous était interdit de capituler. Il est difficile de dire aujourd'hui si nous avons gagné. L'ennemi est potentiellement toujours menaçant. Il est toujours là, et le retour à Sion, en ce qui concerne les terres libérées à la guerre des Six jours, n'ont toujours pas le statut officiel israélien, ce qui permet à un ennemi de l'intérieur d'exploiter les vides juridiques à des fins néfastes et destructrices. Mais ce qui demeure cependant certain, c'est que l'ennemi n'a pas remporté la victoire. Nous n'avons pas déserté les lieux, nous avons renforcé notre présence, étendant et démultipliant en dépit de tout les régions où il fait bon vivre. Et surtout, comme le montre l'expérience désastreuse et irresponsable de l'expulsion des Juifs de Gaza, Jérusalem et Tel-Aviv ne sont pas sporadiquement pilonnées par des missiles, brûlées par des cerfs-volants incendiaires, menacées par des intrusions par des tunnels.

Certes, on avait fait dire à une importante autorité rabbinique que la terre d'Israël pouvait être abandonnée à l'ennemi en cas de danger de vie, mais elle avait rattrapé le tir en affirmant que les «partenaires» n'étaient pas dignes de confiance.

Alors, faut-il se battre ou protéger sa vie? Cette question est corrompue, car souvent c'est en se battant que l'on préserve sa vie. Ne pas envenimer les choses, ne pas répondre, accepter des compromis, sont souvent interprétés comme un appel à encore plus de concessions, en route pour une capitulation totale et mortelle. Les Juifs de Palestine ont choisi de s'armer, de se défendre et de se battre. D'aucuns ne voyaient pas d'un bon œil leur refus de se laisser exterminer, et les ont qualifiés cyniquement de terroristes. Mais leur résistance nous permet aujourd'hui de vivre ici.

Il n'en demeure pas moins que nous prions pour nos soldats, car il est indéniable qu'ils se mettent en danger en assurant pour nous la paix et la vie.

La tradition n'exige en dernier recours d'opter pour la mort que dans trois cas de figure, ceux où il faudrait transgresser l'une des trois interdictions capitales : l'idolâtrie, verser le sang ou la corruption des mœurs. Pourtant, les plus grands sages d'Israël ont étudié et enseigné la Torah en public quand les Romains en décrétèrent l'interdiction sous peine de mort. Le grand rabbin Isaac Pérez, ministre en fonction de la XIIème Knesset, fit en son temps une conférence afin de faire le l'ordre dans cette question.

Dans quels cas de figure est-il impératif religieusement de transgresser un interdit pour sauver sa ou des vies, et dans quels autres cas convient-il de se battre pour rester observant coûte que coûte? Le fin mot de l'affaire, c'est que tout dépend de l'essence du danger. Ce qui fait toute la différence, c'est le cas où une autorité hostile, collective ou individuelle, cherche à empêcher Israël d'observer un (ou des) commandement(s), ou à imposer une conduite visant à effacer le caractère particulier d'Israël, auquel cas on se battra «jusqu'à la lanière du soulier».  

Donc, la question est la suivante : si je ne vais plus à la synagogue depuis le Chabbat qui a suivi Pourim 5780, est-ce pour ne pas attraper ou transmettre un virus qu'on a décrété inguérissable ou parce que le pouvoir m'en interdit l'accès?

Attention! Ne voyez pas ici un appel à une guerre fratricide. Après tout, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il fasse quarante, je me joins depuis lors à l'office de ma rue. Et puis, pour Kippour, le gouvernement a finalement autorisé la prière à la synagogue. Ce que je veux dire, c'est que si c'est un décret général sans but ni efficacité sanitaires précis, nous aimerions entendre une voix plus déterminée de nos dirigeants spirituels, afin qu'ils fassent valoir nos droits légitimes, non sans accepter s'il le faut vraiment certaines précautions, et que nous ne nous retrouvions pas, ce qui fut le cas, dans une sorte de couvre-feu précisément pendant la période des solennités traditionnelles : Roch Hachana, Kippour, Souccot.

Pour finir, je me permettrais de rapporter quelques éléments vécus qui me laissent au minimum sceptique. Fin février, on a appris publiquement (médias, discours politiques, apparition d'un responsable sanitaire nationale gouvernemental) qu'on venait de nous importer d'Italie un virus venu de Chine. Il fut rapidement question d'un confinement. Logique. Mais alors, pourquoi a-t-on permis à ce virus de circuler pendant encore deux bonnes semaines?

Le Chabbat d'avant Pourim, on nous a demandé fort peu civilement de nous retrouver à moins de cent fidèles dans des synagogues en contenant couramment plus de trois cents. Le dimanche suivant, donc le lendemain soir, je suis allé à un mariage en salle, à Jérusalem, avec plus de quatre cents invités, dont une sommité rabbinique, le Rav Druckman. Ils venaient d'un peu partout dans le pays. Personne n'a transmis ni attrapé le virus. Après une première période de privation de nos libertés, et un retour pressenti progressif à la normale, je me suis rendu à un autre mariage, à Bétar Ilit. Là, il y avait des masques, mais ils sont tombés pour le repas des noces. Encore une fois, aucun cas n'a été signalé. Alors, miracles répétitifs ou intox?

Voilà, c'est à peu près tout.

 

   

 

Partager cet article
Repost0
14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 08:17
גל שני שלישי רביעי...

ככבשים אנו מקבלים כל גזרה אווילית ולא הגיונית שהיא פשוט עוול. וכבר קיבלנו בעבר הלא רחוק את תשובת המשטרה בנימוס מפליא כשהיא ענתה לנו שהפגנות מותרות ותפילות אסורות. בשכל רחב ואחראי שוב להפליא הסבירו בקרבנו במה הדבר מתקבל על הדעת בהוראה המשונה רק לכאורה. כי פשוט תפילות מקיימים כל הזמן ובצפיפות אבל הפגנות זה פעם ב... ומדולדל, וכנוקטים במשנה זהירות כדי לא להעלות את השאלה : "ובכל זאת למי מותר להפגין?" לאחר שמובן מאליו שרק לשמאל ולאנרכיסטיים מותר להפגין. כי לאלה שרגילים להתפלל אסור, גם מבלי לקרוא להתכנסותם "עצרת תפילה". כי אלה מקיימים עצרות המוניות.

ועל עוול וחוסר איזון ברור גם יורגעו רוחותינו. על האיפה ואיפה, על החופש הניתן לשמאלנים אנרכיסטיים להסית ולדרוס ברגל גסה את קנה המוסר הציבורי השכם וערב ליד בית רוה"מ, או לערבים ולפלוש בהמוניהם לחוף נתניה (ב-2 באוגוסט ביום אידם), כשההקפדה על שומרי אמונת ישראל מגלה באלימות ובתוקפנות חוסר סבלנות וסובלנות מוחלט, עוד ייאמר בפיותינו : "אבל זו בעיה שלהם אם הם לא רוצים לשמור על עצמם". (שימו לב שהם כבר לא מסכנים את הציבור).

אבל מה נעשה שהטענה ממש לא נכונה? לא השמאלנים הקיצונים ולא הערבים התמוטטו או מתו באלפיהם. וגם לא המפגינים בגרמניה נגד המסכות שאיימו לפלוש לבונדסטג.

ואם בהתחלה דיווחו על קרבנות הקורונה, כעת מדווחים על הנדבקים מהקורונה, המחלימים רובם ככולם. הא, רק רגע, יקשה המקשה. אני מכיר אחד ועוד אחד... כמובן שכל נפש היא עולם מלא, אבל כעת המתים מקורונה מגיעים למספר קטן ממתי השחפת. כמו כן מתי הקורונה שבתחילת התפרצות הנגיף הם הרבה פחות מהמספרים הגורפים, שהרי ספרו ביחד גם את דיירי בתי האבות שהוזנחו כתוצאה ישירה מהסגר, כי פשוט צוותי העובדים והמטפלים הפסיקו להגיע אליהם, וכן נאסרה הכניסה לקרוביהם. כך נעזבו ומתו מחוסר טיפולים, רעב, צמא, הפסקת טיפולים רפואיים חיוניים.

יש כאן מניפולציה שלטונית-תקשורתית. יש מדינות שעיקר החדשות רק על קורונה עד היום. ועובדה שפעולת ההסברה עובדת ופגעת קשות בכושר הניתוח השכלי שלנו. הנה! שכשאנחנו שומעים על חולה קורונה מאומת, גם כשהוא אדם יקר לנו, אנחנו כבר לא שואלים מה שלומו. לא צריך להיות רופא גדול או אפידמיולוג כדי להבין זאת. ואם בכל זאת יש אומרים שכן צריך, הרי שכבר בהתחלה הייתה מחלוקת בין שני בתי-ספר, ומחליטי ההחלטות לא ידעו למי לשמוע. יש מי שאמר שבמדינה כמו צרפת למשל ימותו חצי מיליון איש. גם אחרי שהוחלט באירופה על סגר המשיכו לטעון כך. ויש מי שטען שכל חברה סופה להגיע לחיסיון ושלא ייפלו כל כך הרבה בדרך. האחרונים טענו גם שיועיל רק סגר מיידי ולא לאחר מספר שבועות התפשטות המגיפה כפי שהונהג.

דבר זה קיבל תוקף בכל התקופות שקדמו כגון במגיפת הדבר שפקדה את מרסיי לפני שלוש מאות שנה או בשפעת המכונה ספרדית לפני מאה שנה. ובכל אירוע, אחרי תקופה בת חמישה עד שישה חודשים, רוב ככל האוכלוסייה שורדת ונשארת בריאה, גם ללא גילוי חיסון או תרופה, וגם כשלא נעלם החיידק או הנגיף מהאזור הנגוע. כי מערכת החיסון הקולקטיבית עושה את שלה. וקל וחומר וכו' כשמדובר במצבים שלא נראו כמחצית אזרחים נופלים בכל פינה כגון הזוועה במרסיי כנ"ל.

יש בסיס לאמצעי הזהירות שננקטו בתקופת הופעת הנגיף, כי לא הייתה לכאורה כל אפשרות לדעת איזה משני ביתי-הספר מחזיק באמת. למפרע שניהם צדקו כי התוצאות לא היו רחוקות בין נורבגיה לגרמניה למשל. אבל בעיון נוסף הסגר פגע מאוד קשה בכלכלה וכלכלה קורסת זה לא פחות פיקוח נפש מחשש להידבק ולמות.

בראיון ששודר במרשתת השבוע מתמודדים זה מול זה שני אפידמיולוגים משני בתי הספר המוזכרים לעלי. אחד בשם בלשיה מטיח בפני פרופסור טוביאנה כי רופאים שסברו כי ניתן לרפא את המחלה ו\או לא לעשות סגר הם לא פחות משרלטנים. פרופ' טוביאנה דרש שלא להוריד את רמתה השיח עד כדי כך. הוא הסביר שכל מי שהתמודד עם המצב עשה את המיטב כדי להציל כמה שיותר אנשים. אך דרך אגב הוא הוסיף והזכיר לבן-שיחו שאם כבר רוצים לפסול בצורה כזו, ודי לו ברמז, הוא דווקא נמנה בין אלה שטענו שרק בצרפת ימותו כחמש מאות אלף אנשים. השני ענה  : "מה פתאום, אמרנו שלוש מאות אלף". אז צחק הפרופסור, במקום לכנותו פשוט נביא שקר.

כמו כן פרופסור פירון גילה לאחרונה את כל מחדלי ניהול מצב הקורונה באלו המדינות. למחמירים ביותר כיום די במסכה ושמירת מרחק של מטר כדי למנוע את התפשטות הנגיף במידה ועדיין קיים החשש.

אז כעת נשאלת השאלה. מה השתנה בין היום למחר ש"אזור ירוק" בו יכולים לשהות מאה איש בכל "קפסולה" בבית כנסת, למחר כדי שהמספר ירד פתאום לעשרה  איש בפנים ועשרים בחוץ? ראש הממשלה מסביר את זה במפורש ללא שום חשש להכעיס, כי הוא כבר ניסה אותנו ויודע שאין כל חשש להתקוממות. הכבש איבד כעת גם את כישורו להיות פועה. במילים קרובות מאוד הוא אומר לנו : "הגזרה הזו שאני עומד להטיל עליכם היא רק לתקופת החגים, ראש השנה, כיפור ועד שמחת תורה". בפירוש הוא פוגע בכבוד הציבור היהודי בארץ ישראל, בחופש הכלל והפרט ובחופש הדת. הפיקוח נפש היום הוא בחוסר עמידה על העקרונות שלנו, על הזילות שאנחנו מגלים כלפי היקר לנו, להסתופף בבית ד' ולבקר בהיכלו. ואם לא נתפלל, אז כל שכן שלא יתפללו "העבריינים", המוני העם המכריזים על המלכת מלכות שמים בקול רם : "ברוך שם כבוד מלכותו לעולם ועד". האם אנחנו אמורים לתת לקול הזה לשתוק?

(הדברים נכתבו בעקבות הודעת רוה"מ ביום ראשון, כ"ד באלול תש"פ, 13 בספטמבר 20, אודות הטלת סגר נוסף).

Partager cet article
Repost0
14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 12:06

 

Qu'exige la morale juive ? Ne pas se réjouir de la chute de son ennemi ou entonner un cantique?

La confusion morale, si elle touche à première vue tout particulièrement les membres de la Cour suprême, semble toucher tout autant la direction politique de l'Etat, bien que l'atteinte semble plus modérée. Nous allons dans un premier temps nous intéresser aux répercussions du phénomène pour le moins curieux de la compassion à mauvais escient sur plusieurs strates de la société ou du leadership israéliens, avant de nous pencher succinctement sur diverses sources du judaïsme qui pourraient au premier abord sembler contradictoires au profane, ou plus généralement pour une pensée simplificatrice (où tout est bon ou mauvais). En dernier lieu, nous verrons, en nous référant à un Rachi de la Torah, dans quelle mesure la chute d'un ennemi dont nous ne mesurions pas le danger nous oblige sans que cela soit paradoxal à nous réjouir ouvertement, sans quoi il pourrait bien être question d'ingratitude.

Ne pas se réjouir de la chute de son ennemi ne signifie pas qu'il faille tendre le cou à son glaive.

En dépit de la colère et/ou du désarroi ressentis par l'opinion suite à une énième interférence de la gente judiciaire sur les affaires du pays, il n'est pas utile de se lancer dans de profondes investigations pour relever la similitude entre l'attitude des juges et celle des dirigeants élus envers l'ennemi. Malgré son effet fracassant, le dernier coup de force judiciaire n'est pas si colossal et nous allons voir qu'elle ne se démarque pas, fondamentalement, d'idées ou sentiments pour ainsi dire à la mode.

La Cour suprême, dont le sentiment qu'elle produit dans l'opinion qui voit en elle une instance qui pactise avec l'ennemi, a décidé d'entraver la décision de détruire le domicile du terroriste coupable de l'assassinat du soldat israélien Amit Ben Ygal. Vues les opinions politiques dont ne se cachent plus les juges depuis près de trois décennies, la surprise était prévisible. Si toutefois effet de surprise il y a eu, il ne résulte pas de leur prise de position inique, mais du fait qu'ils aient osé imposer leurs vues dans une affaire on ne peut plus flagrante.

Ils n'ont pas hésité, pour se justifier, à invoquer le motif de la «dignité humaine». Bien sûr, la question qui justement provoque l'indignation est : «La dignité humaine de qui?» La politique de démolition des maisons, qui s'inspire d'une loi jordanienne en l'occurrence, présente un aspect dissuasif indéniable, sachant que l'influence haineuse du milieu ambiant, et surtout familial, n'est absolument pas étrangère au passage à l'acte. Par ailleurs, certains  criminels contrôlent leurs pulsions quand ils savent que  leur acte  aura des répercussions sur son entourage familial. Ne pas dissocier le tueur de son environnement, du terreau empoisonné sur lequel il a grandi, et surtout empêcher ses complices immédiats de jouir d'impunité, est salutaire pour notre société et sauve des vies humaines.

La dignité de la vie humaine d'un soldat d'Israël vaut moins pour les maîtres du tribunal que la dignité du tracas humain de personnes inhumaines d'une démolition que le boucher de Ma'alot et de Munich qui siège impunément au cœur du pays d'Israël s'empressera de reloger et de gratifier d'une pension à vie pour «acte héroïque».  L'assassin s'est «amusé» un peu comme un chasseur à jeter de son domicile un bloc sur un soldat que le devoir avait contraint de passer à cet endroit. On aurait pu accorder le bénéfice du doute à un juge si la pierre était tombée à côté de la victime sans la toucher. Il aurait écrit dans son verdict que le voyou voulait juste lui faire peur, ou lui faire une farce. Or quelle leçon le civil, l'armée, doivent-ils tirer de cette indulgence envers le crime? Il suffit de faire un parallèle avec ce qui se passe en France. Nombreux sont les documentaires où des membres de la police justifient leur non-intervention dans certains quartiers en raison des machines à laver ou autres outils électroménagers qui tombent des fenêtres quand ils passent. Donc on se contente d'ignorer l'identité de l'envoyeur et d'éviter ces quartiers qui échappent non seulement au contrôle de l'Etat mais qui s'en soustraient.

Revenons à nos juges qui, nous l'avons vu, ne cachent plus leurs opinions, et se rient de certains membres de cette cour de dernière instance issus de milieux respectueux de la tradition d'Israël incorporés à leur forum qui auront tôt fait de s'imprégner de leur odeur et de retourner leur veste. Ils se sentent les maîtres absolus du pays, et ont le sentiment que personne ne les détrônera, d'où les décisions dont l'iniquité est de plus en plus évidente, quand les citoyens qui leur font confiance se font de moins en moins nombreux.

2 L'explosion au Liban

Personne ne se réjouit de l'explosion survenue au Liban ce 4 août. Moralement, il est hors de question de ressentir une once de joie. Le verset, dans les Proverbes, est formel (XXIV, 18) : «Lorsque ton ennemi tombe, ne te réjouis point ; s'il succombe, que ton cœur ne jubile pas!»[1] A première vue, on peut s'interroger sur la raison de cette recommandation, qui nous permet d'être perplexes. En effet, existe-t-il un plus grand soulagement, pour un honnête homme menacé par des malfaisants, que de les voir mis définitivement hors d'état de nuire?

C'est bien en ce sens que le Midrach reproche, dans le contexte de la déchirure de la mer des Joncs en ces termes : «L'œuvre de mes mains se noie dans la mer, et vous entonneriez un chant?» Pourtant, toujours dans les exégèses de nos Sages, il est clairement reproché au roi Ezéchias de ne pas avoir composé un cantique lorsque l'armée de Sennachérib mourut, ce qui mit fin au siège de Jérusalem (II Rois, XVIII). S'il avait chanté, la face du monde en eût été changée, car il eût été alors le Roi Rédempteur. Alors, il faut rire et chanter, ou il faut pleurer et se lamenter, à la chute de ses ennemis?

Il semble que la réponse soit suggérée précisément dans la section hebdomadaire que nous avons lue précisément la semaine de cette explosion.  «Ne dis pas en ton cœur… "C'est grâce à mon mérite" etc. quand c'est à cause de la perversité de ces peuples» (Deutéronome IX, 4). «Non, ce n'est pas à ton mérite ni à la droiture de ton cœur que tu devras etc. C'est pour leur iniquité etc.»1 Considérons une parabole triviale.

Qui n'a pas assisté, ne serait-ce que par le biais d'un journal télévisé, à la réaction d'une équipe de foot qui vient de marquer un but, et à plus forte raison de remporter un match? Les joueurs sont joyeux à entrechoquer leur tête et out leur être les uns contre les autres. En fait, quelque part, cette joie signifie : «Nous sommes les meilleurs, tout le mérite nous revient. Les autres sont des nuls et l'ont bien mérité». On peut sans risquer de se tromper avancer que c'est ce type de joie qui est proscrit. Il ne s'agit pas de pleurer pour l'ennemi, ni de lui demander pardon quand nous gagnons contre lui la guerre. Il s'agit de ne pas s'enorgueillir. La joie reste de mise, mais elle consistera en la reconnaissance profonde envers D. qui nous aura donné la force de vaincre (idem, section Ekev), ou mené la guerre sans aucune intervention de notre part : «D. guerroiera pour vous et vous observerez le silence».

Moïse a entonné avec tous les enfants d'Israël le Cantique de la Mer, après l'anéantissement sans retour de l'armée pharaonique. C'est ce cantique que nous intégrons tous les jours de l'année au rituel de notre prière. C'est la nuance suivante qui solutionne ce qui semble à prime abord bourré de contradictions : tu ne te réjouiras pas de la chute de ton ennemi mais de ton propre sauvetage. Et surtout, tu reconnaîtras qui «t'aura donné la force d'accéder à cette victoire».

C'est exactement en ce sens qu'abonde la suite du passage du livre des Proverbes précité, qui en précise le contexte et le sens : «L'Eternel verrait cela de mauvais œil, et il détournerait de lui sa colère»1 (Proverbes XXIV, 18).

Avons-nous seulement conscience du danger qui nous menace du Nord? Aurions-nous oublié cette notion d'axe du mal «Iran-Syrie-Hezbollah»? Les guerres du Liban, les incursions et enlèvements, tout cela aurait-il été effacé de notre mémoire vive?

Certes, la réaction de la municipalité de Tel-Aviv n'a pas fait l'unanimité et l'affichage ostensible du drapeau libanais sur la façade de la mairie n'a pas endormi totalement la vigilance des citoyens d'Israël. D'aucuns ont précisé la nuance selon laquelle, s'il faut déplorer la catastrophe humaine, il ne faut pas tout mélanger, car le Liban reste envers et contre tout un pays ennemi, qui n'entretient aucune relation avec Israël et qui jette sur lui l'anathème. Le 12 juillet 06, Ehoud Goldwasser et Eldad Réguev ont été kidnappés à la frontière. Des célébrations se sont ensuivies partout au Liban, l'allégresse était à son comble. Nous ne devrions pas prendre à la légère les menaces génocidaires de nos ennemis à notre égard, ce qui n'empêche pas notre devoir de ne pas être en proie à une frayeur indicible et de ne pas vivre sous tranquillisant. Mais là où une autre nuance s'impose, c'est que notre sérénité ne doit pas dériver d'une confiance inappropriée à l'endroit de nos ennemis, en ayant de la peine pour eux et en riant de leurs menaces comme s'ils voulaient rire. Notre confiance doit être placée en notre D. qui, de même qu'Il nous rassemble des quatre coins de l'exil, protège notre communauté. Comment aurait réagi Houldaï, le maire de Tel-Aviv, s'il avait été contemporain aux bombardements de Dresde? Quel drapeau aurait-il affiché? (La supposition n'est pas si éloignée de la réalité, puisque Tel-Aviv a été fondée en 1909).

Pour revenir aux gros bras du tribunal, s'ils se sont autorisé cette ingérence inique, c'est qu'ils ont pressenti un contexte d'indulgence et de pardon envers nos assassins réels ou potentiels, pas seulement suite à l'éclairage du bâtiment de Tel-Aviv aux couleurs du Liban, mais principalement à la proposition d'aide présentée par Israël au Liban, qui, de son côté, n'a suscité ni colère ni contestation. Quant à nous, s'il nous est interdit de nous réjouir de la chute de notre ennemi, il nous faut cependant chanter à la gloire du D. d'Israël, car il ne faut pas perdre de vue le véritable but du stockage de ces explosifs (et qu'on ne nous mène pas vers la voie de garage des engrais).

Que la réalité de l'élimination de cette menace n'ait été connue qu'après coup ne change rien, comme nous l'avons lu récemment (Rachi sur Nombres XXI, 14-15-16) : «De même qu'il convient de relater les miracles de la Mer des Joncs, de même il convient d'évoquer les miracles des rivières d'Arnon, car là encore de prodigieux miracles se sont produits. Et quels sont-ils [ces miracles]? "Vaheb et Soufa, les affluents de l'Arnon". [Le terme] "Eched" se traduit par déversement. C'est le sang des Amorrites, qui s'y étaient embusqués, car les montagnes étaient en hauteur et la rivière encaissée et étroite. Les versants [de la vallée] étaient rapprochés, de sorte qu'un homme se tenant sur l'un pouvait converser avec son prochain se tenant sur l'autre, et le chemin passait au niveau de la rivière. Les Amorrites se dirent : "Quand Israël passera pour entrer au pays, nous surgirons des anfractuosités de la montagne au-dessus d'eux et nous les tuerons avec des flèches et des catapultes". Les anfractuosités et reliefs du côté moabite correspondaient à des anfractuosités et reliefs du côté amorrite, de sorte qu'ils pouvaient s'emboîter. Quand Israël s'y engagèrent[2], la montagne trembla… et les pointes rocheuse de Moab s'emboîtèrent dans les encoches et les broyèrent». Rachi poursuit : «Le Saint béni soit-Il dit : "Qui fera connaître ces miracles à Israël?"… Suite à leur passage, les montagnes reprirent leur place, et le puits s'écoula en direction de la rivière, y déversant le sang des tués, ainsi que leurs membres, qui jouxtèrent le camp d'Israël qui, à cette vue, entama un cantique.»

© Yéochoua Sultan

 

 

[1]  Traduction dirigée par le grand rabbin Zadoc Kahn.

[2] Syllepse.

 

 

[1]  Traduction dirigée par le grand rabbin Zadoc Kahn.

[2] Syllepse.

 

Partager cet article
Repost0