Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 mai 2021 2 25 /05 /mai /2021 23:05
Ecole juive, garante de la sécurité et de l'identité

Nous avons vu plus haut un phénomène humain pour le moins surprenant. Au lieu d'observer des faits, les embranchements et implications entre les éléments d'une problématique donnée, et d'en tirer des conclusions, des principes, des opinions, on se forge à l'avance un approche et on s'arrange pour travestir la réalité et de la forcer à correspondre à l'idée première que l'on s'en fait. On rabotera une figure carrée pour la faire entrer dans un emplacement rond et vice versa. Si entre deux personnes à armes égales le partisan de cette méthode risque d'être pris pour ce qu'il est, ces processus sont instillés dans les cerveaux avec succès par les pouvoirs et/ou les médias.

Concrètement, voici une illustration de ce que ça peut donner. Dans cette orientation qui cherche toujours à innocenter la violence de l'islam, représentons-nous mentalement deux attaques d'une population contre l'autre. Imaginons une foule de musulmans déchaînés détruisant tout sur son passage et tuant toute personne se trouvant au mauvais endroit au mauvais moment. Cette représentation est facile, ce sont des images qui ne datent pas seulement d'un passé où nazis et musulmans rivalisaient dans leur haine du Juif. Se représenter la réciproque est bien plus fastidieux. Il faudrait vraiment que le Juif se révolte et décide d'en découdre.

 Effectivement, après de nombreuses agressions, pour ne pas dire pogroms, un Arabe a été pris à partie à Bat-Yam, par des Juifs scandalisés que la population à laquelle il se rattache puisse impunément et sans aucun danger se promener aux milieux d'eux, y compris dans des moments où il serait plus judicieux de ne pas se montrer. Je vois venir les censeurs de l'Inquisition moderne s'inscrire en faux pour se faire avocats du diable et accusateurs de l'innocent. Qu'importe. Quoi qu'il en soit, les médias s'en sont largement nourris pour mettre dos-à-dos les deux violences. L'attaque de l'Arabe de Bat-Yam les a autant occupés sinon plus que les dizaines d'agressions antijuives perpétrées en Israël par une minorité qui ne se gêne plus.

Leur travail qui manie habilement la terreur et l'encrassage de cerveau voudrait d'une part que le commun des Juifs se mette à manifester contre la violence de son propre camp, contre ce qu'il risque d'être amené à considérer comme ses propres brebis galeuses, terrorisé à l'idée de penser qu'un ras-le-bol généralisé pourrait être légitime ; et d'autre part que l'idée suivante s'instaure, ce qui est hélas le cas, et qui diffuse le message qu'en tous les cas, c'est le Juif qui a tort :

La colère arabe est toujours justifiable par une parole, un fait ou une attitude d'un ou de plusieurs Juifs. Si un déchaînement de foule arabe vient saccager et brûler des synagogues, des maisons, frapper et assassiner tout Juif se trouvant sur le passage de ce raz-de-marée, c'est aux Juifs qu'il convient de se montrer prudents, de ne pas froisser en masse ou par des éléments qu'ils auraient dû contrôler une irritabilité toujours près de l'explosion. Si le Juif sort dans la rue, qu'il ne s'en prenne qu'à lui-même.

La colère juive est inadmissible, non seulement en tant que telle – si par exemple elle voudrait faire passer aux populations arabes le message qu'en Israël, les pogroms contre les Juifs coûteraient très cher à leurs auteurs, contrairement à ce qui a pu ou peut se passer en exil – mais aussi et surtout qu'en tant que justificatrice de la haine arabe. Bref : si les Arabes attaquent les Juifs, c'est toujours la faute des Juifs.

A présent, la question qu'il est permis de se poser, quant aux influents, c'est de savoir s'ils sont les auteurs desdites influences ou s'ils sont eux-mêmes soumis à d'autres sources d'influence qui les dominent. Certes, nous connaissons des influencés par mimétisme ou par intérêt, tel ce général favorable aux localités juives de Judée-Samarie et à l'époque de Gaza, qui prenait publiquement la parole pour affirmer qu'elles incarnent la paix et l'avenir de la paix, que les soldats de Tsahal peuvent y prendre un peu de répit, et ainsi de suite, mais qui, motivé par des promesses d'avancement, a pris une part importante à l'expulsion des Juifs de Gaza, ce qui a généré la situation que l'on sait ; j'ai nommé Gal Hirsch.

Avant d'approcher la question d'une influence transcendante, nous allons nous pencher sur des cas d'antisémitisme en France, mais surtout du laisser-aller des pouvoirs exécutifs et judiciaires (voire juridiques en raison du dédouanement total selon les aléas des expertises psychiatriques indulgentes pour les tueurs). Depuis l'an 2000, l'antisémitisme est redevenu sinon légitime, du moins routinier et incontournable. La liste des victimes se remet périodiquement à jour.

Le dernier cas est édifiant. Mme Halimi, retraitée qui vit seule dans un appartement de Paris, est sauvagement assassinée après une séance de torture qui ne semblait pas ou plus envisageable dans la capitale des lumières. La police, présente pendant les trois heures de cette exécution, n'intervient pas. Elle laisse l'incarnation du fanatisme et de la lâcheté perpétrer son forfait en toute quiétude. Mme Halimi est ensuite défenestrée et sa longue agonie est achevée par le choc en contrebas. Une longue procédure pénale s'ensuit.

Les affaires se succèdent et se ressemblent, elles observent un crescendo progressif. En juin 95, à Paris, Belleville, des Crs en grand nombre (la file de leurs cars remonte jusqu'au métro Couronnes), charge la population juive afférée – c'est un vendredi – aux achats et autres préparatifs du Chabbat. Les gens sont bousculés, des tables appartenant aux cafés et restaurants sont renversées, les assiettes brisées. Une poussette se fracasse contre la base métallique d'un arbre, la mère ayant juste le temps de se réfugier chez Jeannot. Des hommes et même des femmes reçoivent des coups de matraque. Benini J. sort du restaurant de son frère, vocifère, étonne les policiers et aide les passants à se réfugier à l'intérieur. Par chance, les attaques ne sont pas menées au-delà des rideaux de fer, déjà baissés en partie. Bref, les rares plaintes se soldent par un non-lieu. Plus de peur que de mal, quelques côtes brisées qui se remettront, quelques chocs sur quelques crânes qui s'en remettront aussi. Dans l'affaire Halimi, ce n'est pas la police qui charge et frappe Sarah à l'intérieur de son domicile. Mais sa présence agit comme une protection policière du forcené. Ce qui relie la charge de 95 et l'assassinat de 2017, c'est que dans les deux cas, les attitudes policières ne sont pas soumises à enquête, pour savoir qui dans le premier cas a donné l'ordre de charger, et qui dans le second l'ordre de laisser faire.

Certains  estiment que la magistrature est solidaire de la police – entre autorités, il faut s'entraider.  Il fallait surtout éviter de mettre en difficulté le chef de la police qui aurait probablement dû comparaître à la barre, en tant que témoin, si l'assassin de Sarah Halimi avait été normalement traduit en justice. Les psychiatres ont aidé les policiers et les magistrats. Nous nageons en plein délire. Il faut à tout prix que la haine des Juifs à la mode musulmane ne passe pas en jugement. Encore un cas où on introduit des pièces carrées dans des emplacements ronds, où la réalité doit se plier aux théories préconçues. L'axiome de base refuse la réalité de cet antisémitisme. Et cela fait quatre ans que tous les systèmes sont au service de cette fausse vérité.

Quand le déni de l'antisémitisme s'extrapole

Néanmoins, les attaques antijuives banalisées, relevant – merci les psychiatres – de bien autre chose que de l'antisémitisme, caché par une saine tartufferie, sont l'indice d'un piège qui se referme sur toute la société française. Dès 87, les mass-médias ont fait la promotion d'un nouveau genre de super-héros. C'est un individu antisystème, qui n'a pas peur de s'attaquer aux incarnations les plus autoritaires et répressives de l'ordre. C'est un homme simple, jeune, voire très jeune, qui ne dispose d'aucun moyen militaire ou tactique. Il fait feu de tout bois, se contente de cailloux, de blocs ou de frondes, et il a d'autant plus de succès qu'il se rapproche dans les consciences ou les inconscients du littéralement légendaire Thierry la fronde.

Et quelle est sa force? Il met en difficulté l'une des plus impressionnantes armées du monde : Tsahal. Comme par hasard, il est musulman. Mais son aspiration hégémonique qui vise à imposer sa religion à la planète entière échappe à l'observateur qui, immobilisé par des œillères qui limitent son champ de vision, s'imagine voir là une lutte nationaliste à très petite échelle qui se joue très très loin de lui. Le téléspectateur, manipulé et dupé par ses médias, à des années lumières de la scène où se joue cette guerre entre armée sophistiquée et poignée de combattants sans moyens, s'identifie à ces hordes téméraires qui font reculer l'oppresseur judéo-sioniste.

Ce qu'il ne voit pas, c'est que dans le vaste champ de vision qu'on lui cache englobe aussi son environnement immédiat. Une certaine catégorie d'habitants de la France, prétendument laissée pour compte (alors que toutes les chances lui sont données au départ aussi bien à l'école que dans le monde du travail), est elle aussi exposée aux mêmes émissions de propagande contre les Juifs et les Sionistes.

Cette catégorie ne se contentera pas d'être conquise par l'admiration, résultante de la compassion pour ces attendrissants résistants réduits à l'état de jeteurs de pierres et de cocktails Molotov, comme tout Français pourrait par ailleurs être sensible à la cause du faible Canaque face à son occupant. Manipulée elle aussi par le conditionnement des ondes TV, elle vivra une véritable identification non pas en raison d'affinités mais d'un fond commun de culture, culte et de mentalité. Donc elle va devenir violente, forte de cet exemple de violence qui marche. Elle va devenir pauvre et palestinienne, et qui seront l'armée d'occupation et le colon? Les forces de l'ordre et le Français dit moyen. Et le travail lui semblera d'autant plus facile, par a fortiori, que Tsahal fait trembler les pays arabes alors que la police ou l'armée françaises ne font plus peur à personne depuis Napoléon.

Les médias européens, mais avant tout français, ont lancé une flèche incendiaire dont la flamme s'est désolidarisée de son support pour leur retomber dans le dos ; un peu comme ces canons de bandes dessinées dont le boulet tombe aux pieds de ceux qui les actionnent. En conséquence directe, plus les journaux télévisés vantaient les prouesses d'émeutiers qui attaquaient Tsahal, plus les émeutes prenaient de l'ampleur sur le sol français. Le téléspectateur conquis  applaudissait à Paris alors que la bombe lancée sur Israël par son pouvoir médiatique explosait près de lui. A cause de ce manque de jugeote, l'intifada est devenue un anti-fada. Tel est pris qui croyait prendre. La France à en croire ses propres observateurs a perdu plus de sept-cents territoires. Voilà ce qui arrive quand on ment, c'est du joli! Aujourd'hui encore, beaucoup en Europe ont du mal à comprendre qu'en prenant fait et cause pour le Hamas, ils jouent à la roulette russe dans le cas de figure le plus modéré, s'ils ne se font pas carrément harakiri.

La propagande française contre le droit d'Israël à vivre sur l'ensemble de son territoire s'est retournée contre ses auteurs qui ont dû à leur tour céder de plus en plus de terrain à un seul et unique conquérant idéologique. Elle a fait – et fait toujours d'ailleurs – le jeu de l'expansion du Dar El Slam, non pas au lointain Proche-Orient mais à sa porte. S'il est question d'une nation arabe, comme l'a dit Sarkozy notamment lors d'un voyage officiel en 2008 en Arabie Saoudite, d'où «partit il y a quatorze siècles l'élan de piété, de ferveur, de foi, qui allait tout emporter sur son passage». Cette foi travaille dès qu'elle le peut, et là où il lui semble possible de «convertir tant de peuples»[1].

Mais ce boomerang n'est pas seulement au niveau de la publicité pour le chaos et le crime. Si Tsahal est sorti de Gaza, la police française a elle aussi reculé d'un très grand nombre de territoires où elle n'intervient plus. Qu'un Français se plaigne de l'insécurité, et on lui proposera deux ouvertures : se convertir à l'islam, ou plus simplement déménager. La négligence, la passivité, le laxisme face à l'urgence de l'antisémitisme ont agi comme une gangrène qui s'est étendue pour toucher d'autres tissus : d'autres jeunes roumis. S'il fut un temps où seul le jeune Juif était en danger dans l'école publique, et si ses parents avaient dû alors le faire changer d'école, cette institution est devenue dangereuse pour de jeunes Français non-juifs de l'endémique paysage ethnoculturel. Ils doivent à leur tour engager des fonds, lever des subventions et des dons, alors que l'argent public continue d'être déversé dans un système où l'on n'étudie plus grand-chose. Si l'école publique à fonds perdus est encore fréquentée, c'est que les parents des rejetons qui en chauffent les bancs quand ils ne les font pas flamber, doivent attester de leur présence en ces lieux s'ils ne veulent pas voir se fermer les robinets vitaux de leurs allocations multiples.

Le premier volet de la contagion, donc, se situe sur le plan de la violence encouragée et du désordre qui met à mal les fondements d'une société instruite et travailleuse.

Mais cette compassion pour des fauteurs de troubles ne s'arrête pas là. Elle contamine aussi le système judiciaire. Pour les Juifs, on n'en est plus à une aberration près. On a pu entendre que l'assassin de Mme Halimi a pu être influencé par des idées antisémites sans être antisémite lui-même[2]. Le plus gros, c'est qu'il peut ne pas en être question du tout, puisque pendant ces trois heures où l'appartement a été changé en salle de torture, le tortionnaire musulman n'était pas en pleine possession de ses moyens. Il était tout au plus un robot, une sorte de zombie sorti des ombres pour devenir une machine à tuer et c'est pour finir la victime qui a tort de s'être retrouvée sur son chemin qui passait par sa chambre. Il n'était donc momentanément ni tortionnaire, ni musulman. Il n'est pas plus équitable de l'enfermer à vie en hôpital psychiatrique, puisque sitôt le forfait accompli, il est redevenu normal[3].

Dire qu'une magistrature qui campe sur des positions aussi odieuses signe la fin de la civilisation qui l'abrite n'est pas seulement à prendre sur le sens de valeurs morales ou spirituelles. Les tribunaux dans les faits cessent d'exister. Si encore ils se contentaient d'être sourds à la souffrance et aux exigences sécuritaires des Juifs… L'incompétence programmée frappe par ricochets de plein fouet la société française dans son ensemble. On peut honnêtement poser que les agresseurs se soient servis des Juifs comme d'un test avant de continuer. Si la société avait protégé ses Juifs, les agresseurs auraient sûrement reculé. Mais comme ce n'est pas le cas, il suffit de prétexter l'usage de stupéfiants pour étendre les attaques sur d'autres catégories de gens.

Par exemple, l'assassin – encore une fois musulman – de l'enseignant John Dowling (non juif jusqu'à preuve du contraire, à moins qu'il n'ait été pris par erreur pour tel comme les innocents de Barre ou M. Klein) le 5 décembre 18, à la Défense, ne sera pas jugé, en raison d'une psychose paranoïaque. Ali R. est pénalement irresponsable, c'est la Chambre de l'instruction qui l'a dit[4].

Une affaire aussi grave que symptomatique fut celle des policiers français brûlés vifs dans leur voiture de fonction. Nous y constatons avec effroi le double-travail de la propagande médiatique vantant le héros aux faibles moyens et lui assurant l'impunité par l'absence de surveillance ou de répression de facto d'une part, et de la démission du système judiciaire d'autre part. On ne saurait montrer du doigt des services de sécurité débordés par la confusion présente lors de cette tentative de mise à mort de fonctionnaires garants de la paix par le feu. Au contraire, les auteurs ont été identifiés et appréhendés. Ce qui est inouï, c'est la complaisance corrompue des juges. On eût pu comprendre qu'une opinion transpire de leur discours, si elle avait dénoncé la situation de guerre imposée par des fauteurs de troubles qui, quelle coïncidence, proviennent toujours du même fond culturel et cultuel. Il est vrai que la neutralité s'impose. Mais ce qui aurait dû défrayer la chronique, c'est la compassion complice des magistrats pour des criminels sans foi ni loi qui s'attaquent en meutes affamées aux représentants de l'ordre, exprimant ainsi toute la haine qu'ils ressentent pour le pays qui les accueille et leur donne les mêmes chances qu'aux siens.

Dans l'«Affaire des policiers brûlés à Viry-Châtillon», deux voitures de police sont attaquées sauvagement par une vingtaine de nouveaux «pauvres palestiniens». Pour ces derniers, l'ensemble des passagers auraient dû périr dans d'atroces souffrances. L'opinion s'en est assez peu émue. Tout au plus a-t-on pu considérer que le métier de policier est bien ingrat. Il est curieux de voir qu'un pays où la peine de mort a été abolie à tel point que quiconque s'en fâche passe pour un facho réactionnaire, accepte sans sourciller que des musulmans en colère se constituent en tribunaux spontanés ayant le droit de vie et de mort sur ceux qui leur déplaisent.

Toujours est-il que l'agression se produit en octobre 16, et qu'en décembre 19, la cour d'Assise de l'Essonne, sur 13 accusés (il semble que les complices qui s'étaient joints à la joyeuse curée n'aient pas été suffisamment dangereux), 5 sont acquittés. Brûler du flic devient un léger larcin. Les autres écopent de 10 à 20 ans de réclusion. Le caractère d'une guerre de conquête par la terreur et le meurtre ou la possible trahison n'a pas été retenu. Le Parquet fait appel à cette décision du 4 déc. 19. Ah? Le verdict est trop léger? Il faut croire que non. Car sur les 13, du coup, 8 sont acquittés par la Cour d'assise des mineurs de Paris le 17 avril courant. La plus forte peine d'emprisonnement perd deux ans. Le procureur aurait ouvert son réquisitoire (l'audience était à huis-clos) en disant: «Je sais que vous êtes une richesse pour notre société»[5]. Quoi qu'il ait dit, les brûleurs de policiers vivants encouraient la réclusion criminelle à perpétuité.

Continuez à conquérir la France en attaquant et brûlant ceux qui en représentent l'autorité et en préservent la paix, mais essayez de ne pas vous faire prendre.

Ces similitudes entre ce qui se passe en France et en Israël, notamment quant à l'extrême compassion et gentillesse vis-à-vis de populations qui déclarent une guerre totale et sans merci, laissent planer une interrogation. A-t-on affaire à une mode bizarre, où les mordus s'influencent les uns les autres, ou alors à un seul maître à penser, à une seule et même direction politique et sociale à laquelle s'assujettissent les sociétés et les Etats? D'aucuns ont constaté, soit dit en passant, de frappantes similitudes entre les politiques répressives d'une crise sanitaire sciemment aggravée.

Néanmoins, des différences persistent entre les sociétés de France et d'Israël. La première est moribonde. Entre les penseurs comme Simone de Beauvoir et la guerre froide, le résultat stagne dans un marasme qui n'est pas beau à voir. D'une certaine manière, son féminisme peut susciter la même protestation que le misogyne. Pour l'une, la femme n'est pas un ventre reproducteur à la solde de l'homme, pour l'autre, la femme est détestable. Pourtant, tous deux ont vu le jour parce qu'ils ont été conçus à l'intérieur d'un ventre de femme. Après moi le déluge. Il fallait surtout que la mère de Beauvoir n'ait pas été convaincue d'avorter quand elle la portait.

Après une période de natalité sans précédent conséquente à la fin de la guerre mondiale, la guerre froide a refroidi les ardeurs vitales. Beaucoup se sont dit qu'il fallait vite profiter de la vie, que chaque jour où la planète n'avait pas encore sauté était un gain pour eux. Les deux blocs rivalisaient sur le nombre de fois que chacun était capable de faire exploser la planète, et, inéluctablement, l'un et/ou l'autre finirait pas appuyer sur le bouton. Donc, pourquoi faire venir au monde une nouvelle génération n'ayant pas demandé à y venir alors que sa probabilité d'être là au moment de la fatidique explosion allait en grandissant? Sur ce plan, la position en France est plus désespérée qu'en Israël, vitalement parlant bien plus dynamique, et aspirant spirituellement à la rédemption finale. En revanche, laisser le terrain, la rue, les quartiers et les villes aux mains d'agitateurs islamiques, laissant à ses ennemis (munis ou non de la nationalité israélienne) le sentiment d'une victoire réelle pourrait se révéler fatal. Israël ne peut s'offrir le luxe que s'offre la France, de ne pas répondre à la  guerre par la guerre pendant des décennies. D'où l'entretien d'une combattivité que lesdits ennemis testent périodiquement, avant de se calmer jusqu'au prochain round.

Gageons que les deux sociétés sauront surmonter leurs épreuves et aspirer à l'absence de la menace permanente sur leurs sols respectifs.  

Auteur : Yéochoua Sultan ©   

 

[1] https://www.lemonde.fr/politique/article/2008/04/24/discours-de-nicolas-sarkozy-a-riyad-le-14-janvier-2008_1038207_823448.html

[2] https://www.europe-israel.org/2021/04/assassinat-impuni-de-sarah-halimi-lun-des-experts-psy-roland-coutanceau-lacte-est-antisemite-mais-kobili-traore-ne-lest-pas-forcement-ou-comment-lassassin-a-roule-dans-la-farine-les-pre/

[3] https://www.europe-israel.org/2021/05/affaire-sarah-halimi-daniel-zagury-expert-on-ne-retient-pas-a-lhopital-des-sujets-qui-nont-plus-aucun-trouble-psychiatrique-ce-serait-un-internement-abusif-si-c/

[4] https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/professeur-tue-a-la-defense-le-meurtrier-penalement-irresponsable-de-son-acte-04-05-2021-B5TL7FOEFZCL7H3YETPXTRPJOQ.php#xtor=AD-1481423553

[5] https://www.europe-israel.org/2021/04/la-justice-francaise-a-plus-degard-pour-les-voyous-que-pour-les-victimes-policiers-brules-vifs-a-viry-chatillon-le-procureur-a-debute-son-requisitoire-en-declarant-aux-accuses-je-sais-q/

Partager cet article
Repost0
9 mai 2021 7 09 /05 /mai /2021 07:40
Ygal Yéochoua victime d'un pogrom arabe en mai 21

Israël : se libérer des carcans de la lobotomisation politico-médiatique ; ni cobaye ni coupable

Interaction entre pouvoirs politique et médiatique, déjouer les pièges du formatage des cerveaux

Le drapeau d'Israël à l'entrée de Jérusalem

Pour régner, si vous êtes chef d'Etat, imposer un changement ou au contraire une situation de stagnation, il faut que les médias fassent équipe avec vous et s'alignent sur vos décisions. Il se peut que faire le ménage s'impose, surtout si vous changez de cap. On l'a vu en France. Dès l'annonce de la victoire de Mitterrand, son équipe de campagne n'a pas attendu la passation de pouvoir, le vote d'une loi ou la promulgation d'un amendement ou autre décret. Ses collaborateurs ont pris d'assaut les bâtiments de la télévision, expressément mis dehors tous les empêcheurs de tourner en rond, dont un certain Elkabbach, qui avait systématiquement pris de haut l'ex candidat, et dont le mépris et la condescendance, dans sa position de censeur à la colère contenue, étaient contagieux pour les téléspectateurs, lorsqu'il ne manquait jamais de le tourner en dérision.

Nous avons vu a contrario en Israël l'immobilisme politique. Laisser en place une tendance médiatique tenace qui ne vous fait aucun cadeau vous conduira vers la sortie ou vous contraindra à vous plier à ses impératifs. Begin a cédé le Sinaï ; Shamir accepté le principe des pourparlers avec les terroristes (formellement restés dans les couloirs et consultés toutes les minutes par les négociateurs non-terroristes à Madrid), avant d'être supplanté par une équipe dont l'avènement avait été préparé par le bourrage de crâne, vu qu'il fallait des dirigeants courageux, libérés de vieux principes qui selon les slogans représentaient par excellence l'obstacle à la normalisation ; Netanyahou a poursuivi les accords d'Oslo au lieu de ses auteurs, et ne parlons pas du retournement de Sharon, pour lequel il convient de prendre en compte une magistrature politiquement orientée.

Cette connivence entre les systèmes qui investissent et dirigent notre pensée a fait ses preuves d'une manière remarquable au cours de ces seize derniers mois. Si à la persuasion argumentaire s'ajoute l'ingrédient de la peur, l'opinion s'infantilise et se rend docile à souhait. La peur du loup chez les jeunes enfants est un outil au service de l'éducateur. Soit l'enfant est obéissant, soit le loup le prendra. C'est un moyen peu coûteux et efficace qui fera consentir l'enfant à obéir de son plein gré aux exigences de l'autorité. Mais vu que le loup, pour un adulte aguerri, c'est un peu énorme, on travestira la méthode. Elle se fera plus subtile, invisible. Le loup devient virus.

C'est à ce stade encore embryonnaire que la composante de la terreur, dans l'arsenal d'un pouvoir synchrone, intervient pour faire empêcher de réfléchir ou de critiquer : «Si vous n'êtes pas obéissants, le corona viendra vous prendre.» Ceci se traduit chez beaucoup d'esprits simples par : «Il ne faut pas faire les malins, il ne faut pas se dire : "A moi, ça n'arrivera pas".» On revendique le droit à l'ignorance et le refus sacré de l'instruction.

Le pouvoir triparti (gouvernement, médias, et complicité même silencieuse des tribunaux) s'imposera dans une logique de confiance évidente, et sera vainqueur de toute polémique ou contradiction. La dialectique imposera dans la réalité des règles qui semblent tout droit tirées d'un jeu populaire  où les participants éprouvent un sentiment de gloire en se laissant manipuler et où les meilleurs sont les plus obéissants : le jeu de «Jacques a dit». Jacques s'incarne dans la parole médiatique. Qu'importe donc la pertinence oppositionnelle, quiconque n'est pas identifié à Jacques n'est pas audible, ou alors il est complotiste, insensé, selon.

La petite anecdote qui suit illustrera fort bien ce propos. Je rencontre un de mes voisins et lui demande si sa famille nous fera l'honneur de dîner chez nous Chabbat. Il m'oppose : «Je préfère ne pas braver les directives» (On voit la double-influence du loup et de Jacques). «A savoir?» m'enquis-je. «Vous n'êtes pas vaccinés.» «Mais je t'ai pourtant dit que nous sommes tous rétablis, en vertu de tests PCR positifs et/ou de contrôles sérologiques d'anticorps.» «Je suis bien d'accord, mais docteur média a dit que les rétablis restent contagieux pour les autres, y compris les vaccinés.» J'ai laissé tomber. Quelques jours plus tard, je le rencontre à nouveau. Il me dit : «Au fait, ça tient toujours, pour l'invitation?» «Docteur média a décrété la fin de l'épidémie?» «Euh, en fait, une nouvelle étude qui contredit la précédente atteste que les rétablis seraient même à la limite moins dangereux que les vaccinés.» Je n'ai pas voulu jouer les mauvais esprits, en mimant un recul face au danger qu'il pourrait représenter pour ma personne. Jacques a dit : «Les rétablis sont dangereux»… On les évite comme la peste, ou plutôt comme le corona. Jacques a dit : «Les rétablis sont inoffensifs». On accepte leur invitation. Jacques a dit : «On saute à cloche-pied sur le pied gauche trois fois puis sur le droit quatre fois.» Puis un ordre est lancé : «Bon, ben on arrête!» Tous ceux qui arrêtent ont perdu, parce que la directive n'a pas été précédée de la mention adéquate. En France, le virus est totalement neutre jusqu'à 19h et extrêmement dangereux de 19h à 6h sauf pour les musulmans. Ne cherchez pas, c'est Jacques qui l'a dit.

Alors que l'on se serait sensément attendu à ce que les ex-enfants qui ont marché en cadence aux exigences du loup et de Jacques, réagissent en disant : «On ne me la fait pas, à moi!», on constate avec étonnement qu'ils y ont au contraire été préparés très jeunes.

Quoi qu'il en soit, l'alignement sur un même front dogmatique des pouvoirs politique et médiatique, est extraordinairement efficace. Il construit une carapace qui fera réfuter tout contrargument par la levée du bouclier : «Tu crois vraiment que s'il n'en était pas ainsi, on nous aurait confisqué nos libertés les plus élémentaires?» Là, il faut éviter de provoquer l'apoplexie chez votre interlocuteur en le contredisant par une réplique simple : «Ils se gêneraient?» Nous l'avons déjà dit : tout cet édifice liberticide s'est appuyé sur un fait réel : la propagation du coronavirus. La grossièreté du motif d'obéissance irréfléchie n'en contient pas moins une certaine subtilité : les objections ne se focaliseront pas sur les différents degrés de dangerosité selon l'horaire, ni de la pertinence des masques ou de l'enfermement, ou encore de la déshumanisation de nos sociétés, mais de la factualité du corona uniquement.

A chaque réfutation, le bon citoyen servile se réfugiera sous cette carapace : «Tu crois vraiment qu'ils nous auraient fait ça si nous ne risquions pas tous de mourir?»

L'un des paramètres qui maintient ce personnage dans le refus de penser, de réagir, de s'informer également ailleurs que chez «Jacques», c'est la peur de tomber sous le coup de la définition de ce dont il vous qualifiera s'il n'est pas suffisamment serein pour se justifier via cette carapace. S'il n'est pas particulièrement bien disposé à votre égard, votre interlocuteur contrattaquera, et vous serez pour lui un illuminé, un individu dans le déni, l'ignorance, ou, plus grave, dans le complot.

L'efficacité de cette soumission est surprenante. Elle n'a dans le passé jamais été aussi absolue. Vous pourriez vous confier quant à votre étonnement auprès de votre interlocuteur. Mais détrompez-vous si vous comptez le faire réagir en lui rafraîchissant la mémoire en lui rappelant des précédents pas si anciens. Il ne vous dira pas : «Tiens, c'est vrai, ça!», mais : «Aucun rapport!»

Nous allons passer en revue quelques exemples d'opérations de manipulation dont le succès resta toujours partiel, puis nous appréhenderons l'explication de la différence entre la crise du corona et d'autres aux racines plus anciennes, au niveau de la pertinence de leur emprise sur plus ou moins de cerveaux.

L'une de ces anciennes campagnes bien orchestrées, où ont fait front le politique et le médiatique, a eu bien des difficultés à s'imposer. Nous l'évoquions plus haut : les accords d'Oslo. Comme nous l'avons vu, les médias avaient préparé le terrain : Shamir était trop frileux, trop peureux pour voir ce qu'ils avaient défini comme évident : «C'est avec ses ennemis qu'on fait la paix». En effet, comment n'y avait-on pas pensé plus tôt? Il fallait donc un candidat qui n'ait pas froid aux yeux. Le favori des médias était tout trouvé : Rabin, secondé de Pérès (éternel perdant en cavalier seul), et soutenu par tout le parti travailliste. Ils insufflaient par leur détermination, leur courage, leur volonté, un nouvel espoir de paix.

Israël est suffisamment puissant – pensaient-ils alors – pour se lancer dans des démarches politiques qui sans cette suprématie de facto serait bien hasardeuse. Nous allons contraindre l'ennemi à faire la paix. Que l'on objecte qu'il ne se contentera jamais de demi-mesures, c'est-à-dire d'une partie seulement de la Palestine juive, et l'on vous rassurait : «De même que nous aimerions garder pour nous toute la terre d'Israël, mais que nous sommes prêts à des concessions douloureuses, de même l'ennemi calmé s'astreindra à des compromis, parce qu'il recherche la paix au moins autant que nous. Eux aussi voudraient enfin vivre en paix, et dire qu'il suffit de les écouter au lieu de les combattre en raison de la peur qu'ils nous inspirent. Or nous sommes les plus forts.» Ce laïus a été suffisamment convaincant pour permettre à l'équipe dite de gauche de passer. Le tour de passe-passe est remarquable : le peureux se bat et le courageux implore la trêve.

Seulement, la fantaisie ne peut faire plier la réalité. Le rêve schizophrénique nous a assez rapidement explosé dans la figure. A Beth-Lied, près de Netanya, on a longtemps cherché les débris des deux voitures piégées qui ont pulvérisé les deux cars qui ramenaient à leur base nos soldats, avant de découvrir avec effroi la nouvelle réalité, rendue possible par Oslo, des attentats-suicides aux bombes portatives et miniaturisées. Mais il est dur de reconnaître que l'on s'est trompé. Non, Arafat était repenti. Seuls des opposants au processus pouvaient chercher à faire échouer l'issue pacifique de cent ans de conflit. De fil en aiguille, les sanglants événements où la vie des victimes juives innocentes, hommes, femmes, vieillards et enfants commençait à ne pas peser plus lourd qu'aux heures les plus sombres de l'exil, ont démenti les paroles envoutantes du rêve devenu cauchemar.

Les médias firent oublier les sondages d'opinion. Moins de vingt pour cent des sondés le cas échéant par des initiatives non affiliées se disaient prêts à continuer à apporter leur soutien à l'équipe Rabin-Pérès. Le dernier atout qui joua en faveur de la poursuite de cette tentative historique qui pour certains pouvait encore fonctionner, fut l'assassinat de Rabin. Le soutien, justifié par l'unique réaction émotionnelle et irréfléchie, remonta en flèche. Ce n'est que l'attente de l'expiration des six derniers mois du mandat par Pérès qui a permis à la réalité meurtrière d'être reprise en considération et d'empêcher à ce dernier de remporter les élections en 92.

Mais comment, peut-on honnêtement se demander, reste-t-il concevable que près de 50% des électeurs ont choisi de continuer à faire confiance au parti importateur de l'Olp et des attentats-suicides? Tout simplement, pour ne pas être pris pour des assassins. Considérons l'équation habilement mise au point par les intéressés. Sur le plan de l'attaque personnelle, la remontrance biblique adressée en son temps à Achab est récupérée contre Netanyahou : «Tu as assassinés et aussi hérité?» Plus généralement, quiconque voterait contre l'héritage de Rabin est complice de son assassinat.

Il est vrai qu'il est assez désagréable de se faire traiter gratuitement d'assassin. Parfois, même quand on sait pertinemment que ce jugement est inadéquat, on préfère filer doux pour désamorcer la haine. Nous retrouvons le même procédé avec l'imposition des restrictions sanitaires et la campagne d'injection du vecteur Arn. Quiconque ne porte pas de masque ou refuse de servir de cobaye est un assassin. Ça calme les ardeurs.

Pour reprendre le fil du récit, Netanyahou est élu, de peu, il est vrai, mais ses adversaires ont sans le vouloir légitimer sa victoire. Au cours du dépouillement des urnes qui se jouait serré [l'épilogue populaire dira : «Nous nous sommes endormis avec Pérès (déclaré gagnant à la fermeture des bureaux de vote), et nous nous sommes réveillés avec Netanyahou»], le présentateur de service, au retournement moins une minute, proclama dans un désespoir non dissimulé et encore moins simulé : «Même si nous gagnons avec l'écart d'une seule voix, notre politique engagera l'ensemble du pays et des électeurs.» Vers cinq heures, le présentateur-vedette, peut-être au courant des effets de la victoire de la gauche en France, en 81, imité par tous ses copains et autres coquins, préparait ses valises et réunissait ses effets personnels. Bonne poire, Netanyahou leur demande de rester.

Après un instant d'hébètement béat, la clique journalistique du camp battu reprend ses esprits, et très vite, le gagnant doit être honnête et reconnaître que seule une petite moitié du pays est avec lui pour tout changement de direction. Netanyahou ne contrattaquera jamais, au point qu'il est acceptable aujourd'hui que l'intégralité des articles s'exprime contre lui, et qu'il est suspect qu'un site internet soit élogieux à son égard.

Quant au chaos sécuritaire, s'il a pu être réduit à des dimensions moins apocalyptiques, il a continué à hanter notre quotidien jusqu'à l'opération Rempart, guerre anti-terroriste engagée par Sharon en 2002, dont l'une des conséquences a consisté à réintroduire la présence de Tsahal dans les territoires perdus de la république juive. Quoi qu'il en fût, Netanyahou ne chercha jamais à contrarier le mantra journalistique qui le poussa à parachever les accords d'Oslo en acceptant, pression américaine dirigée par Clinton aidant, d'introduire les terroristes armés dans la ville des Patriarches d' Israël, ne gardant que les lieux saints les plus stricts géographiquement et quelques points de peuplement. On a trop vite oublié la nouveau-née juive assassinée dans son landau, Chaléveth Pas, mise en joue par un tireur d'élite arabe dont l'introduction a été applaudie par les chancelleries de l'Occident. Sa photo n'est pas restée dans les mémoires, contrairement à celle de l'enfant juif qui levait les bras. La mémoire fait son devoir face aux assassins issus du nazisme, jamais de l'islam.

La fantasmagorie ne se fatigue jamais. C'est un phénomène qui marche à l'envers, et qui génère un échec permanent. Au lieu de raisonner sur des faits réels, et d'en tirer des règles générales, des principes, on élabore et projette un système de pensée imaginaire auquel on voudrait forcer la réalité à se conformer. En 2005, rebelote. Une théorie farfelue qui ne manque hélas pas d'adeptes échafaude le plan suivant. En fait, l'idée dormait depuis longtemps.

On suppose – ou on pose – que la haine arabe contre Israël ne peut être délibérément gratuite. Ne pouvant être la résultante d'une bouffée délirante constante, elle doit être rationalisée. Le cheminement est le suivant : les occupants arabes de Gaza sont en colère. Motif : l'armée d'Israël est une armée d'occupation et ses civils sont des colons. C'est ce qui explique les attentats, les agressions, les vols et les actes de sabotage. C'est ce qui explique aussi la rancœur internationale d'une civilisation qui condamne l'occupation militaire et le colonialisme civil, tout au moins tant qu'il s'agit des autres. La solution : il faut et il suffit de procéder au retrait des militaires et des civils pour que la région se métamorphose en un véritable paradis. Et qu'importent les principes des droits de l'homme, surtout quand il s'agit de Juifs. La fin justifie les moyens, et les efforts d'une population civile qui, trois générations durant, ont fait refleurir le désert, changé en oasis et havre de paix un site aussi désolé que le Sahel, peuvent bien être sacrifiés pour la juste cause. Et si ça rate? S'inquiètent les penseurs. Qu'à cela ne tienne. On réinvestira le terrain, les Arabes de Gaza l'auront bien cherché et le monde entier reconnaîtra notre bon droit. Les kibboutzim limitrophes de Zikim, Na'hal Oz ou Erez, ingurgitent la théorie, se félicitent à l'avance de la courageuse initiative.  

Les arguments visant à les refroidir proviennent de sources intéressées. Ils sont formulés par les habitants juifs de Gaza, partie prenante, ou par leurs soutiens idéologiques. Après tout, se dit-on à Zikim, les mêmes avaient prédit pour nous faire peur que les accords d'Oslo allaient nous transformer en cibles quand des Katiouchas s'abattraient jusque sur Ashkelon. A présent, ils prédisent qu'après eux, alors que nous aurions été sur les arrières, nous deviendrons la première ligne du front.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Les fantaisistes en pleine crise hallucinatoire voient déjà la paix sans précédent qui incessamment sous peu devait immanquablement s'instaurer dans la région, pourvu que les Juifs cessent de se comporter en occupants et/ou colonisateurs. Les faux prophètes se succèdent à la tribune de la Knesset[1], avant de passer au vote. Meir Shitrit n'a jamais entendu d'argument plus ridicule que d'envisager que la paisible région du Néguev Occidental puisse devenir un champ de bataille d'où fuiraient les habitants. Ran Cohen, de Meretz, singe dans son discours les gens de droite qui voient déjà les missiles pleuvoir sur la région. Pour Saül Mauphase, ministre de la Défense, le retrait apportera la paix et la sécurité, allègera le poids porté par l'armée, tirera le pays de l'ornière.

En ce début du mois de Av 5765, au beau milieu de l'expulsion et du retour en force du désert agricole et humain, à Tel-Aviv, on prend le café ou on sirote un soda sur les terrasses de la promenade. La Cour suprême s'est désistée, elle ne se mêle pas de politique. Si beaucoup sont interloqués, d'autres considèrent que les habitants juifs l'ont bien cherché. Les bonnes consciences se rassurent et se raisonnent : «Le gouvernement est mieux placé pour nous. Il sait ce qu'il fait. Est-ce qu'il aurait mis fin brutalement à un projet si merveilleux s'il n'était pas certain d'apporter la paix? La paix est notre objectif commun, et mettre fin à tant de décennies de guerre vaut bien le déménagement, même sous la contrainte, d'un peu plus de huit mille habitants.»

Signifions au passage que les partisans du redéploiement – quel joli mot – se sont toujours froissés de l'emploi de la notion d'expulsion. Un ancien habitant de Netzarim l'a testé pour nous. S'introduisant comme corédacteur des articles le concernant de l'encyclopédie en ligne (version hébraïque), Raphaël M., 15 ans à l'époque, ajoute des informations, et remet en question le terme trop bucolique qui signifie déménagement, voire débarrassage (פינוי), puisque les habitants ont été chassés contre leur gré. Il reçoit plusieurs avertissements, avec menace de se voir interdire l'accès aux textes.

Comme nous venons de le voir, si malgré tout une bonne tranche de la population a cru ou voulu croire aux boniments débités par le pouvoir, le public qui a su garder la tête sur les épaules n'a en aucun cas été négligeable.

Il est temps de tenter de résoudre l'énigme de nos prémisses. Comment des gens avisés quand il s'était agi d'Oslo ou du repli à Gaza ont-ils pu se retrouver interdits, désarmés, décontenancés et tellement dociles vis-à-vis des excès de la crise sanitaire? C'est que, s'il est rôdé, prévenu, avisé, en ce qui concerne le principe du retour d'Israël, il a été pris au dépourvu sur le terrain de la biologie et de la médecine. Au lieu de s'attaquer aux matières de rattrapage, il a à son tour opté pour le jeu des consignes de «Jacques a dit». Optimiste, prenant l'affaire à la légère, il n'a pas ressenti l'impérativité d'une résistance. La crise sera passagère. On parlait au début d'un confinement de quinze jours. Mais, non réactif, il ne s'est pas relevé quand de quinze jour la période a été prolongée, quand on l'a soumis au chantage du «vaccin» en échange de la liberté retrouvée.

La terre d'Israël, ou Palestine en traduction étrangère, est l'héritage permanent du peuple juif, y compris Gaza. Toute trahison de notre culture, de nos traditions et de notre D., ne saurait aboutir à la paix promise pour la rédemption. Au contraire, toute concession ne peut représenter qu'un grave recul qui rendrait nos ennemis encore plus forts, gourmands, virulents.

Quant à la mentalité qui voyait (honnêtement ou sournoisement, qu'importe), la paix s'imposer par le renoncement, le partage, l'oreille à l'écoute de l'autre tandis qu'elle reste sourde aux doléances et avertissements des siens, elle est le prolongement de la condition de l'exil. Qu'est-ce qui se cache derrière l'idée d'amadouer l'Olp, le Hamas, et l'ensemble des pires crapules de la planète? La conception récurrente selon laquelle si on en veut au Juif, c'est que le Juif a quelque chose à se reprocher. Ils nous assassinent, ils nous extorquent, ils brûlent nos forêts, nos champs, nos récoltes. On l'accepte comme un verdict juste et pénible. Nous leur avons fait du mal, ou alors, nous ne leur avons pas assez prodigué de bien et montré à quel point ils n'ont aucune raison de nous en vouloir.

Nous l'avons compris. Il y a des chefs d'Etat parmi nous, des ministres, des députés, des juges, des généraux, qui persistent à vivre ici, en Israël, en se laissant aller aux réflex de l'exil, au grand dam de notre pays. Ces tendeurs de l'autre joue par influences étrangères invitent l'antisémitisme et ses méfaits à exister dans notre Etat souverain. Un Juif peut être lynché par une foule d'émeutiers arabes, des synagogues peuvent être incendiées. Les populations juives peuvent être bombardées s'il n'est pas possible de neutraliser la provenance des tirs sans toucher aux boucliers humains. Et surtout, on est incapable de reconnaître ses erreurs pour redémarrer sur des bases saines : non, ce n'étaient pas les Juifs qu'il fallait au nom de la paix chasser de Gaza.

Cette mentalité d'éternels fautifs et coupables, qui trouvera invariablement chez le Juif la cause de ses maux, ne peut que ressusciter sur le terrain les vicissitudes de l'antisémitisme, des nuits de cristal, des pogroms. Que de simples particuliers souffrent de cet enfermement mental n'est pas trop inquiétant. Mais quand le chef de la police est aliéné, quand il déclare qu'il combattra la violence des deux côtés, il interdit aux Juifs de se défendre ; il leur confisque leurs armes pour mieux les mettre en péril. «L'ombre», une page largement suivie sur FB, a relevé deux informations sur des supports de Juifs coupables : il est question dans un texte de la difficulté éprouvée par un couple mixte de trouver un logement à Eilat, et dans un autre de la bastonnade subie par un respectable rabbin de quatre-vingts ans par des agresseurs arabes à Jaffa. Dans les deux cas, c'est la faute aux Juifs. Ils se méfient injustement dans le premier de l'éventuel locataire, d'une part, et attisent la haine des Arabes par leur présence, d'autre part ; alors que, entre nous, les Juifs ont été bien gentils de maintenir au milieu d'eux, en imposant leur existence et leur présence à Jaffa.

Des esprits malades de l'exil justifieront par les chemins les plus tortueux la violence de l'antisémitisme (les Juifs sont les descendants de Sem, les autres de Cham, selon une tradition conjointe) qui frappe les Juifs jusqu'au cœur de leur patrie retrouvée. C'est à cause d'untel qui n'a pas renoncé à ses droits de propriété sur sa propre maison, d'un autre qui a osé prier sur l'un de nos lieux saints, déjà centraux pour notre peuple des siècles, voire des millénaires, avant l'invention de ce culte dont les adeptes croient que tout leur est dû. (Plus de 2000 ans par exemple en ce qui concerne le Mont du Temple, dont le premier a été érigé en 2928 du calendrier hébraïque. Nous sommes en 5781).

Non, le Juif n'est pas coupable de la haine tenace de l'autre à son égard. Les émeutiers arabes s'attaquent à des gens paisibles, qui ni ne les narguent ni ne les menacent, avec une prédilection particulièrement lâche contre les personnes les plus faibles, comme cette madame Sarah Halimi, à Paris, ou contre des personnes seules quand ils sont en meute,  comme Ygal Yéochoua, agressé sauvagement par une meute à Lod. Que D. venge leur sang. Que son souvenir ne s'efface pas de notre mémoire.

Le pogrom de 1929, le massacre de la quasi-totalité des Juifs de Hébron, quand les Arabes ont allégrement massacré leurs voisins juifs, et quand ceux qui avaient acquis leur confiance se sont montrés les plus dangereux, puisqu'ils connaissaient leurs habitudes pour mieux les traquer, ne relève pas d'une époque révolue reléguée au rang des mauvais souvenir de l'histoire d'Israël. Les exactions furent si sauvages que Shlomo Salonim, tout jeune enfant laissé pour mort par les Arabes qui n'avaient pas saisi que le sang qui le maculait était celui de sa mère, a été le témoin vivant de la sauvagerie de nos ennemis. Décédé le 28 octobre 2014, il avait un an et demi quand les occupants arabes de Hébron ont massacré pour assouvir leur soif de sang 67 Juifs. La police britannique, présente sur les lieux, n'est pas intervenue. Elle a tiré pour finir une unique balle en l'air, quand les émeutiers, non encore rassasiés par leur curée, se sont montrés menaçants à son égard, ce qui a eu pour résultat de les disperser.

La semaine dernière, à Lod, les émeutiers arabo-musulmans ont tout simplement remis en exergue leur propension incurable au crime de Juifs. A quoi ressemble notre police quand elle reste inactive, quand elle met en prison un civil qui, à l'aide de son arme personnelle, a mis en déroute une émeute qui aurait sans lui tourné au pogrom?  Cette arrestation, comme l'ont montré les troubles qui se sont ensuivis, a galvanisé la haine gratuite et impunie d'un ennemi qui, lorsqu'il semble avoir enfin admis la présence des Juifs, enfin reconnu les bienfaits que lui procure cette présence, n'est en réalité qu'en léthargie passagère, jusqu'à la prochaine opportunité qui semblera propice à l'explosion de sa haine viscérale.

Quand un Jacob Shabtaï, chef de la police, qui devrait exprimer la souveraineté et la sécurité retrouvée de ses frères, s'emporte et vocifère, affirmant qu'il réprimera la violence des «deux côtés», il dit en filigrane aux Juifs, puisque les émeutiers arabes n'ont que faire de ses propos, qu'il n'admettra aucun signe de révolte contre la violence arabe. Toute attitude défensive, toute contrattaque, voire toute expédition dissuasive qui pourrait être annonciatrice de la fin de l'impunité pour les antijuifs, sera pour lui inadmissible. Le Juif doit baisser les yeux, raser les murs, voire abandonner le terrain, soit son pays retrouvé, aux mains du plus inhumain.

La propagande médiatique doit être réduite aux plus infimes proportions, analysée, dépiautée par tout un chacun. Il faut savoir avant tout que les gros organes de presse sont subventionnés, pour ne pas dire corrompus. Elle est mensongère, ou elle isole tel ou tel élément d'un contexte plus vaste, et ment par omission. Quand on vous dit par exemple qu'Israël a fait 150 morts à Gaza, dont 35 enfants, au-delà du mensonge ou de la véracité de l'info, que cherche-t-on à insinuer, à faire de vous? Elle cherche à démonter la légitimité de l'action de vos dirigeants motivés par la nécessité de mettre un terme, même provisoire, aux bombardements contre vos villes. Puisque c'est mal de tuer des enfants, désolidarisez-vous d'eux, poussez-les à l'inaction, et acceptez qu'on vous bombarde comme une fatalité inéluctable. Seriez-vous moralement prêts à ce que les enfants de l'ennemi meurent pour que les vôtres soient épargnés?

Un esprit libre de la turpitude médiatique réagirait d'une manière radicalement différente : «Comment, 150 seulement? Mais c'est pour ça qu'ils continuent à nous canarder!» Est-ce que les Américains, pour venir à bout de la machine nazie, ont eu pour premier objectif de ne toucher chirurgicalement que les généraux ou autres gradés de l'armée allemande, considérant tout simple troufion ou tout civil comme un innocent?

Mais de même que nous sommes capables de ne pas nous laisser tromper ou distraire quand il s'agit de notre retour sur notre terre, politique et géographique, nous devons être avisés sur un bien plus vaste champ de thèmes. Et nous devons par ailleurs savoir identifier notre ennemi. Son attitude en 1929, 35/6 n'était pas le résultat d'un niveau humain sauvage qui a depuis été corrigé par les bienfaits de la civilisation, par les avantages qu'ils n'ont cessé d'obtenir en Israël. Cette haine au mieux sommeille, à l'affut de la moindre faiblesse ou de ce qui lui semble l'être pour se révéler au plus grave point de sa sauvagerie. Non, le Juif n'en est pour rien coupable, ni au passé, ni au présent, ni à Paris, ni à Lod ou Jérusalem.

Espérons que les doléances de ce chef de la police, et les accusations précipitées qui voient dans les Juifs les responsables de la haine des Arabes à leur égard, perdront vite tout crédit auprès de l'opinion.

Yéochoua Sultan, auteur ©

Ygal Yéochoua : https://www.srugim.co.il/562518-%D7%99%D7%92%D7%90%D7%9C-%D7%99%D7%94%D7%95%D7%A9%D7%A2-%D7%A9%D7%A2%D7%91%D7%A8-%D7%9C%D7%99%D7%A0%D7%A5-%D7%91%D7%9C%D7%95%D7%93-%D7%9E%D7%AA-%D7%9E%D7%A4%D7%A6%D7%A2%D7%99%D7%95

Shlomo Slonim : https://www.srugim.co.il/94083-%D7%94%D7%AA%D7%99%D7%A0%D7%95%D7%A7-%D7%A9%D7%A0%D7%99%D7%A6%D7%9C-%D7%9E%D7%A4%D7%A8%D7%A2%D7%95%D7%AA-%D7%AA%D7%A8%D7%A4%D7%98-%D7%94%D7%9C%D7%9A-%D7%9C%D7%A2%D7%95%D7%9C%D7%9E%D7%95

Nuit de cristal et synagogues incendiées à Lod https://www.giusim.co.il/he/projects/2990/?utm_source=outbrain&utm_medium=beit_knesset_2021&dicbo=v1-247e000aba55964c577734540fd9473d-0018ce6c9f629211ce566e0aea05d8b714-mmytgmzsgjtdoljtmmytqljumy4diljyha3dgljymyydaylbgi3gintfmm

 

[1] https://www.youtube.com/watch?v=dBT2igZLgV8

 

Partager cet article
Repost0
4 mai 2021 2 04 /05 /mai /2021 08:02
Ella Navé, spécialiste en épidémiologie, révèle les cartes de la grande arnaque sanitaire

Israël : la haute Autorité d'éthique médicale a été dissoute deux ans avant la crise du corona

Ella Navé, biologiste et épidémiologiste israélienne, révèle les dessous d'une affaire bien moins idyllique que les formateurs de consciences et opinions nous laissent entendre sans relâche. Dans une conférence en ligne, elle pose pour commencer la question déontologique suivante : «Est-ce qu'au nom d'un traitement novateur expérimental, on a le droit de mettre en danger une population saine ou sensible?» Elle s'interroge par ailleurs : «Est-il correct de qualifier les personnes prudentes face à une thérapie génique d'"anti-vaccins"?»

Elle rappelle la base par excellence de l'éthique médicale. Avant de prescrire tout traitement, il convient de vérifier si, en cherchant à soigner le patient, on ne prend pas le risque de lui causer des dommages.

Mme Navé révèle un document méconnu, sorti tout droit du ministère de la Santé. Daté de mars 2018, il porte le titre de «Programme quinquennal d'allègement de la régulation», et le sous-titre de : «Rapport concluant, essais cliniques». Le document, produit par le Département Technologique et Médical des Données et de la Recherche, des Médicaments et de l'Application de la loi – département de l'expérimentation clinique – annonce la simplification des processus bureaucratiques.

D'emblée, le document annonce la couleur :

«Le positionnement d'Israël à la pointe de la recherche et du développement médical – via l'allègement et la simplification des tractations bureaucratiques – est susceptible de contribuer à l'optimisation des avantages comparés d'Israël en tant que pays attractif pour l'exécution d'expériences cliniques, d'élargir ainsi les demandes d'expérimentation cliniques, et d'améliorer l'accessibilité aux technologies les plus avancées au profit des patients.»

Néanmoins, le rapport fait état d'une certaine prudence vis-à-vis des expériences géniques : «Pour les nombreux essais qui impliquent l'intervention d'un composant génétique, un contrôle pharmacogénétique doit être effectué en sus du processus clinique, présenté au haut-comité après validation du protocole, ce qui implique une prolongation des délais en vu de l'approbation de la recherche clinique».

La conférencière présente succinctement ce qui est considéré comme composants génétiques, soit l'Adn et l'Arn (connus plus familièrement pour les anciens de TD sous les noms d'acide désoxyribonucléique et acide ribonucléique). Là où le bât blesse, affirme Ella Navé, c'est qu'en février 2020, les membres de la commission d'Etat (commission Elsinki supérieure des essais médicaux sur les êtres humains), en fait autorité d'éthique et de contrôle appliquée à la recherche médicale, responsable de la validation d'essais cliniques sur les êtres humains en Israël, sont sur le point de démissionner. Cette démarche répond à la décision du directeur général du ministère de la Santé, Moshé Barsimantov, de mettre un terme à la majeure partie des prérogatives de la commission, la vidant ainsi de sa substance, et de promouvoir une politique qui, d'après les membres des la commission, favorisera les sociétés désireuses d'effectuer des essais cliniques sur des êtres humains en Israël, au détriment de l'intérêt public.

De son côté, le ministère prétend qu'il serait tout au plus question d'alléger le processus de validation des expériences médicales. L'information, rendue publique par Haaretz, relève entre autres que le professeur Stavit Alon Chelo, présidente de la commission d'Etat, a déjà démissionné, et que d'autres membres s'apprêtent également à le faire. Le journal titre alors : «Le ministère de la Santé cède face aux sociétés pharmaceutiques» ; non sans sous-titrer par la réaction de l'organisme incriminé : «Ministère de la Santé : "La démarche simplifiera le processus de validation des essais…»

La directrice de la recherche en endocrinologie et génétique, à l'hôpital Cha'aré Tsedek, professeur Talya Eldad-Guéva, écrit le 18 janvier 20, à «Kan 'Hadachot» : «Cela fait déjà un an que le Premier ministre et le ministre de la Santé ont pris la décision de permettre aux compagnies pharmaceutiques de mener leurs expériences en Israël. C'est la raison pour laquelle nous avons démissionné de la commission supérieure Elsinki». Elle ajoute : «La nécessité de l'obtention de la validation de l'accord avec la société Pfizer par la commission Elsinki sera tranchée par le tribunal. Dans la pratique, les citoyens israéliens prennent part à la recherche mise en œuvre par la compagnie.»

Mme Navé fait remarquer que cette décision est antérieure au phénomène du corona. En d'autres termes : il n'y a plus de commission désintéressée chargée de veiller sur notre santé. La porte est ouverte, le verrou a été forcé, et nous arrivons fin décembre 2020 au lancement de l'opération de vaccination. Ce sont les produits de Pfizer Biontech. Le journal Ma'ariv titre : «Les vaccins sont déjà là», puis : «3000 doses du vaccin "Pfizer" ont atterri mercredi matin en Israël. Demain, 150 000 doses supplémentaires sont attendues.»

Notre épidémiologiste s'est donné la peine de consulter le site de la société Biontek. Ce dernier passe brièvement sur le vaccin conventionnel, celui de l'injection d'un élément viral neutralisé ou atténué dans l'organisme. Mme Navé relève avec justesse le passage au vaccin non conventionnel, qui consiste dans l'introduction d'un antigène qui provoque une réaction immunisante en donnant l'ordre à l'organisme de produire les protéines requises à cet effet. La protéine contre l'infection par le Sars-cov-2 répond au nom de Spike. Une présentation adressée aux investisseurs potentiels du 12 mai 20 explique que la molécule synthétique présente dans le composant et son enrobage à l'intérieur d'une nanoparticule synthétique lipidique, est conçue à partir d'Arn modifié, de type N1, ou méthyle pseudoUridine. Or, moins de deux mois plus tard, le 2 juillet 2020, Biontech écrit que la protéine est mutagène. Elle subit industriellement deux mutations. Biontech reconnaît (à la page 14 de son document), qu'il n'y a pas à sa connaissance (en date du 7 déc. 20) de précédent consultable à l'heure actuelle en matière de recherche médicale en immunologie axée sur l'Arn, du type que cette société développe, jamais autorisée dans le passé. Elle reconnaît en outre que bien qu'elle ait obtenu une autorisation du FDA, sans préciser qu'il s'agissait d'une mesure d'urgence soutirée sous pression, de la commission européenne équivalente ou toute autre autorité régulatrice, elle n'a toujours pas obtenu sa licence (Biological License Applications) pour ses produits géniques, ni aux Usa, ni auprès de l'UE.

Biontech aurait peut-être une solution : «D'autres juridictions pourraient considérer nos produits candidats basés sur l'Arn comme de nouveaux médicaments, et non pas comme des produits biologiques ou à thérapie génique, et exiger d'autres normes de commercialisation.» Il suffirait donc de jouer sur les mots pour contourner les mesures de prudence.

Quant à l'Académie Nationale Israélienne des Sciences, elle considère sans équivoque que l'ordre donné à l'organisme humain de produire la protéine Spike précitée est en tous points une thérapie génique. L'Académie évoque les risques importants encourus par cette expérience. L'expérience est susceptible entre autres de provoquer une réaction indésirable du système immunitaire. Le gène pourrait s'introduire dans des cellules non visées au départ, cette action signifiant une atteinte portée à des cellules saines, et un possible développement de tumeurs notamment. L'Académie écrit en toutes lettres que la vaccination s'accompagne du risque de contamination par le virus qui peut récupérer au retour sa possibilité de provoquer une maladie. Dans le passé, le traitement a entraîné la mort de patients. En conséquence, ce traitement doit être utilisé en dernier recours, après l'ensemble des autres possibilités de soins. Ladite Académie reconnaît en revanche un avantage éventuel sur le long terme : permettre aux médecins de traiter des anomalies génétiques par le biais de l'introduction dans la cellule du gène sain dans le cadre d'un traitement chirurgical.

Bref, les producteurs eux-mêmes reconnaissent (dans une mise à jour de janvier 2021), qu'ils n'ont dans leurs mains aucun vaccin ARN autorisé, sinon dans le cadre d'essais cliniques.

Donc, la dissolution de la haute autorité d'éthique médicale intervient deux ans avant l'arrivée du coronavirus. Coup monté ou concours de circonstances? Quoi qu'il en soit, il est permis de supposer que sans la démission des membres de cette commission qui faisait de l'ordre dans la recherche médicale et surtout qui protégeait les citoyens ou au moins les avertissait des risques de sorte qu'ils puissent prendre une décision libre et éclairée quant à leur possible participation aux tests, le gouvernement n'aurait pas pu si promptement inoculer le produit, à les en croire, à cinq millions plus un tiers de million de citoyens, d'autant que les conditions qui engagent le géant du médicament ne prévoient le cas échéant d'autorisation du produit qu'en 2023.

Lien pour visionner la conférence :

https://www.youtube.com/watch?v=TgT6ieL_FjA&t=897s

 

 

Partager cet article
Repost0
2 mai 2021 7 02 /05 /mai /2021 22:30
Fronticipe : synagogue organisée en plein air, suite à la première interdiction de réunion en intérieur

Après plus d'un an, il nous est permis de faire le point. Nous avons affaire à un virus dont les personnes affectées peuvent être soignées. Son apparition a provoqué à juste titre un vent d'inquiétude, voire de panique. Des estimations alarmantes ont été prises très au sérieux, comme en Israël, par exemple, où le Premier ministre a parlé de l'anéantissement potentiel de 4% de la population, tous âges confondus. En France, les directives gouvernementales ont préconisé la prise d'un antidouleur et fièvre, et ont exigé des médecins de prescrire à leurs patients souffrants une bonne nuit de repos. D'aucuns ont été rappelés en pleine nuit par des malades en détresse respiratoire. Puis, assez rapidement, des spécialistes ont trouvé la parade. Simultanément, tels Avogadro et Ampère, Raoult et Zelenko ont recommandé selon une ordonnance précise l'hydroxychloroquine et l'azithromycine.

Dès que ces médecins ont été discrédités contre toute évidence par diverses instances du ou des pouvoirs, il y a eu anguille sous roche, voire quelque chose de pourri dans nos royaumes. Une étude anglaise fautive a dénoncé le premier médicament comme potentiellement mortel. Un spécialiste français, prof Perronne, a interrogé les chercheurs : «Pourquoi avez-vous augmenté les doses bien au-dessus de toutes les prescriptions médicales? C'est la dose prise pour se suicider que vous avez mise.» Les chercheurs ont prétendu que telles étaient les doses recommandées par l'Oms. Il s'est rapidement avéré que les chercheurs s'étaient mélangé les pinceaux. Ils avaient confondu deux médicaments dont les noms leur a fait perdre leur latin : le produit susmentionné et un autre : l'hydroxyquinoléine, contre les amibes. La publication fautive a été retirée. Mais en contrepartie du grand fracas médiatique qui a dénoncé malencontreusement le bon produit, il ne s'est rien passé. L'opinion a confusément retenu que Raoult et les médecins qui se sont professionnellement enrichis de ses conseils seraient de dangereux charlatans.

Plus tard, en Israël, à grands renforts médiatiques, le professeur Nadir Arber découvre un remède infaillible. Testé début février 21sur des patients volontaires pour qui la mesure d'urgence de l'utilisation s'imposait, le CD 24 Exosomes guérit en moins d'une journée 29 patients sur 30, le dernier mettant encore quatre jours pour se remettre. Le Premier ministre Netanyahou est même allé personnellement féliciter son équipe, toujours à grands renforts médiatiques. Puis plus rien. C'est le silence. La fin de la période d'essai qui a débuté le 25 sept. 20 s'est achevée le 25 mars 21.

Pour revenir à la première ordonnance médicale, il n'est un secret pour personne qu'elle a sauvé des chefs d'Etat, comme Trump, aux Usa, Johnson, au Royaume Uni, Macron en France. A première vue, il ne pouvait pas exister pour ce remède meilleure publicité. Je tentai un beau jour, au début de la campagne de vaccination massive, d'objecter lors d'une discussion avec l'infirmier Ch. E. de mon entourage, inconditionnel de la vaccination, que l'on compliquait les choses inutilement. La contradiction fut loin de le décontenancer, lorsqu'il décréta : «Ce qu'ils ont donné à des chefs d'Etat, ils ne le donneront pas à des gens comme nous.» J'ignorais alors que les médicaments en question étaient si bon marché.

Le 19 décembre 20, Netanyahou se fait vacciner en direct pour montrer l'exemple (la deuxième phase sera pour le 9 janv. 21). Or, à cette époque, comme nous venons de le voir, des remèdes existent déjà, ou sont en cours d'élaboration. Pourquoi le pouvoir (instances gouvernementales, dirigeants politiques, médias) n'opte-t-il pas pour l'ouverture contre les confinements, pour le fonctionnement normal et sain de nos sociétés, en privilégiant les remèdes puisqu'ils existent?

On sait que tout vaccin ou médicament comporte un certain nombre de risques d'effets secondaires indésirables. Certes, ils peuvent ne jamais se présenter chez les personnes soignées, mais il peut aussi toucher un plus large éventail de patients s'il est trop couramment employé. Il peut aussi perdre de son efficacité à la longue s'il est utilisé de manière répétitive chez un même patient. Pourtant, le bon sens exige, dans la dialectique qui oppose le bénéfice et le risque, que seuls les individus souffrants s'exposent aux différents risques. De même, le bon sens exige que l'on restreigne au mieux le nombre de gens exposés à ces risques. On ne va donc logiquement pas vacciner 5 000 000 de personnes là où il est possible d'en soigner de 3 à 5000, d'autant que le vaccin en question est encore expérimental.

Quand on tente de raisonner des gens, pour leur bien et pour le nôtre, sachant que leur soumission repousse les limites de l'exercice de la dictature qui devient de plus en plus gourmande, dévorante, ils réagissent en faisant valoir une neutralité du cerveau, ou en se faisant injurieux. Humblement, ils vous diront : «Ecoute, tu n'es pas médecin et je ne suis pas médecin, alors pourquoi se prendre pour des médecins?» Ils sont désespéramment bornés. Car vous pourrez ne donner aucune opinion personnelle, et vous contenter de citer des spécialistes, sans résultat. Ils vous répèteront cette litanie qui revendique la lobotomisation des cerveaux. Nous sommes trop petits, trop bêtes. Ou alors, ils vous qualifieront de complotistes, vocable de la novlangue, soit dit en passant. Mais les deux arguments peuvent être exploités séparément. C'est-à-dire que vous n'avez pas besoin de ne pas être médecin ou chercheur pour être traité de complotiste. Le professeur Perronne, qui revendique par ailleurs la reconnaissance de la maladie de Lyme contractée par des citadins souvent via leur chien piqué par des tiques infectées, ces derniers étant pris par erreur pour des malades relevant de la psychiatrie, n'a pas échappé à l'injure, notamment par le sinistre Paris Match. Il déclare par ailleurs que le qualificatif de complotiste ne lui fait pas peur, car il dénote du vide argumentaire de ses détracteurs.

Un autre argument fautif soutient que la majeure partie des médecins estime qu'il n'y a pas de remède, et que seule une petite minorité soutient le contraire. L'arnaque, c'est qu'il n'est pas question d'un débat d'idées. Il ne s'agit pas d'une minorité qui pense qu'on peut soigner mais d'une minorité qui soigne. Seule une poignée de médecins savent soigner. Les autres refusent de se mettre à jour. Les défenseurs de cet argument seront les premiers à faire des kilomètres en cas de besoin pour aller retrouver l'unique médecin sur des milliers capable de les soigner de tout mal, le cas échéant.

Le procédé de la qualification de partisan du complot n'est pas dénué d'intérêt. Vous connaissez tous ces religions qui, pour être crédibles, se greffent sur la Torah révélée afin de faire valoir leurs thèses. Ils se présentent tout simplement comme le prolongement de la foi d'Israël. Ils en sont les héritiers, ou alors de nouveaux épisodes de révélations ont prolongé par continuité les plus anciens. Si vous réfutez les thèses de quiconque tenterait de vous rallier à sa cause, il se raccrochera à son père porteur, et vous demandera si vous remettez en cause la véracité de son existence. En d'autres termes, et ceci est nettement tangible en Israël, toute critique des mesures liberticides et d'aliénation de l'entendement humain vous vaudra d'être qualifié d'individu qui nie la réalité du corona. En général, cette négation suffit aux obéissants voire soumis pour s'en tirer. Si vous faites en revanche la part des choses, leur expliquant qu'il faut bien distinguer entre le virus du corona qu'il est possible de soigner et toutes les fausses croyances qui l'engluent, ils s'enfermeront dans le déni : «Non, on ne peut rien contre le corona». Ou encore, ils revendiqueront une logique naïve. «Tu crois vraiment que le gouvernement aurait pris des mesures si draconiennes si elles ne s'imposaient pas?»

Le plus effrayant, c'est que parmi les interlocuteurs qui défendent la logique simpliste qui précède, nombreux avaient été ceux qui s'étaient méfiés des accords d'Oslo. Certes, la logique bâtie sur ce modèle arguait : «Tu crois vraiment que s'ils n'étaient pas certains de faire la paix en faisant un pacte avec… Arafat, ils auraient pris de tels risques?» C'est à croire que le cerveau s'obture quand, d'un ennemi visible, mesurable, concevable, on passe à un virus invisible. Les magiciens du pharaon n'avaient-ils pas été désarçonnés, quand, après les plaies du sang et des grenouilles, ils n'avaient pas été capables de dompter une créature trop petite, à savoir les poux?

Certains, après plus d'un an, restent mentalement bloqués au même point, sans aucune évolution possible. Il faut se faire vacciner pour ne pas mettre les autres en danger.

Mais si tout est si simple, comme exposé plus haut, à tel point qu'on éprouve la plus grande peine à l'admettre, comment font-ils pour provoquer cette ruée sur le vaccin qui de surcroît, expose les cobayes humains à tous les dangers que porte une telle expérience?

C'est encore plus simple : en refusant les soins. Il suffit d'écouter des chercheurs, médecins, spécialistes etc., non muselés par des conflits d'intérêt pour parvenir au constat suivant[1] : la létalité (nombre de morts sur le total des contaminés) est de 0.5% et la mortalité (nombre de morts sur l'ensemble de la population) de 0.05%.  Certes, ce dernier pourcentage équivaut à 4 500 décès pour une population de 9 millions d'habitants. Or, ces derniers peuvent être soignés. Cela ne signifie pas que tous seront sauvés, tout comme ce fut le cas pour la grippe avant l'arrivée du corona. Aujourd'hui, le nombre de victimes s'élève à 6354 (le 27 avril 21)[2]. Ces chiffres ont l'étrange particularité d'être exacts et mensongers à la foi. Exacts, parce que ce nombre de décès a effectivement été constaté. Mais il est erroné tout d'abord parce qu'il inclut les chiffres de la saison précédente, qui, à l'instar de la saison grippale, s'étend de novembre à avril, en l'occurrence à cheval entre 2019 et 2020. Pour l'année en cours, il faut donc rabattre dans les 3000 décès, ce qui ramène le résultat à quelque 3350 décès pour la saison 20/21. Ensuite, les statistiques incluent des personnes décédées qui ont réagi positivement au test Pcr du corona mais qui ont succombé à une autre maladie. Dans certaines familles, plusieurs personnes étaient positives cet hiver. Or, une seule souffrait, les autres ne sentant absolument aucun symptôme. La personne malade s'est vu refuser les soins médicaux : «Si vous toussez, si vous avez de la fièvre… évitez de vous rendre au dispensaire», laisse entendre le répondeur qui fait patienter les appels entrants. Parler avec le médecin traitant conduisait à la réaction suivante : «Désolé, je ne peux rien faire pour vous».

Certains membres de personnel médical ont poussé l'immoralité plus loin : «Vous n'aviez qu'à vous faire vacciner. Vous osez à présent exiger qu'on vous soigne?»

Jamais nous n'avons assisté à un tel effet d'endoctrinement néfaste avec les épidémies de grippe. Que l'on se vaccinât ou pas, on avait droit aux consultations, aux antibiotiques en cas de nécessité, alors que le virus de la grippe, dont la dangerosité était évidente pour tout le monde, n'avait jamais été doublé d'une interdiction de venir se faire soigner.

Nous devrions aujourd'hui avoir un peu de recul. Cela fait quatre mois que l'expérience en conditions réelles est en cours. Or, les effets secondaires ne sont pas notifiés. Certes, il est extrêmement difficile d'établir le lien entre le vaccin et un problème de santé survenu chronologiquement après la prise du vaccin. Comment pourrait-on en effet avec certitude affirmer : «Si je n'avais pas été vacciné, je n'aurais pas eu de paralysie faciale, d'obstruction des artères etc.» C'est il me semble une bonne raison de refuser de prêter son corps à la science. Si vous ne voulez pas, en plus de votre souffrance, vous heurter à l'hostilité, l'incompréhension, la mise au ban de la société, il sera de bon ton que vous disiez : «Quel dommage que le vaccin n'ait pas pu me sauver!»

Des victimes se sont concertées et, à défaut de bénéficier de la reconnaissance et de l'attention des pouvoirs, elles ont décidé de faire part de leur expérience sur les réseaux sociaux, que l'on prenait encore récemment pour l'alternative à la désinformation. On vient d'apprendre que, pas plus tard que le 26 avril, une page relativement nouvelle a été arbitrairement fermée et passée sous silence. Le groupe, en anglais, s'intitulait : «Covid 19 vaccine victims and families»[3].

 Le personnel de l'hôpital Chiba s'est porté volontaire. Trois mois après le début de l'expérience, le taux d'anticorps a chuté à un tiers de sa valeur après le second vaccin. Mais au lieu de se rendre à l'évidence, Mme le professeur Gili Regev Yochai minimise le fiasco apparent, déclarant que rien ne prouve que cette baisse ait réellement un sens. Or, il n'y a plus de nouvelles de l'expérience du côté de l'hôpital Chiba.

Si vous soutenez que des gens vaccinés ont été touchés par le corona, on vous rétorquera que, justement, la maladie n'a pas été trop grave grâce au vaccin. On vient d'apprendre que le modéliste Albert Elbaz serait décédé suite au vaccin Pfizer, après les deux injections. Y a-t-il pour un malade une issue plus grave que la mort?

Trois de mes amis ont souffert du myocarde dans les deux mois qui ont suivi leur processus de vaccination. L'un d'eux y a échappé de justesse. Se sentant faible pendant Pessah, éprouvant des difficultés à marcher dehors, il a finalement été reçu par son cardiologue, qui pensait lui faire subir une opération au cathéter, avant de le réorienter vers les urgences pour une opération à cœur ouvert.

Les questions restent ouvertes. Des remèdes bon marché ont été découverts. On refuse non seulement de soigner les malades du corona, mais également d'autres malades, abandonnés à leur sort avec leur rhinopharyngite parce que positifs au test Pcr. Si elles viennent à décéder, elles iront grossir les chiffres qui effarent la population et la poussent à servir de cobayes.

Le vaccin, expérimental jusqu'en mars 2023 et avril pour les femmes enceintes, a coûté dans un premier temps 2.6 milliards de shekels à Israël. Pourquoi le gouvernement dilapide-t-il les ressources? Puis on apprend dans la foulée que la nouvelle administration américaine compte revoir à la baisse l'aide économique à Israël. Mais, une petite minute, en principe servir de cobaye à la médecine rapporte de l'argent, et pas qu'un petit morceau de pizza plate au fromage bon marché, ce qui devrait signifier que les 2.6 milliards auraient dû passer de la poche de l'Amérique à la poche d'Israël.

En attendant, la dictature et la discrimination version passeport vert continuent de sévir. Prions pour que la phase suivante, la vaccination des enfants, ne se concrétise pas.

 

[1]  Par exemple : Dr Louis Fouché, médecin anesthésiste-réanimateur à l'hôpital de la conception (APHP), interviewé sur C. News, lien :  https://www.youtube.com/watch?v=NO8vtSwOelc

[2]  Publié sur le site Ynet :

https://www.ynet.co.il/health/category/31372

Partager cet article
Repost0
29 avril 2021 4 29 /04 /avril /2021 20:49

Un devoir religieux

La solidarité

Réaction symptomatique : sur un groupe de discussions, où tout thème sensé ou décent est bienvenu, je partage un documentaire qui nous montre la vérité sous un autre angle. Une virologue de renom lance l'alerte sur l'expérience génique en cours et ses dérives. Je pense  – avec ma naïveté incurable et généreuse dont je m'étais cru guéri aux premiers accès excessifs de sainte colère contre le sacrilège osant mettre en doute l'excellence du procédé guérisseur universel inespéré – que toute information peut être utile.

Or je reçois une réaction qui n'est pas dénuée d'intérêt : «Certes… néanmoins, des dizaines de milliers de gens se sont portés volontaires pour servir de "rats de laboratoire" afin de contribuer au sauvetage de l'humanité de l'épidémie. Et je suis heureuse d'être un "rat de laboratoire" du vaccin israélien. Personne ne vous oblige à vous faire vacciner, mais il serait bon que vous preniez en compte l'engagement pour la solidarité, au lieu d'envoyer sur ce forum des considérations délirantes qui ont pour objectif d'apaiser votre conscience.  De l'expérience passée, je sais qu'il est impossible de vous convaincre de quoi que ce soit. En vous souhaitant une bonne santé. [Nom de l'auteur du post]».

Non pas que je fusse piqué – on se blase à la longue – mais puisque qui ne dit mot consent, je m'acquittai par une courte réplique : «Ils ont des yeux et ils ne voient pas. Tout ce qui ne s'accorde pas avec la conception selon laquelle Pfizer serait le sauveur ne peut être que du délire. Il serait bon de s'ouvrir à un plus large éventail d'opinions, y compris de spécialistes dont le cerveau n'est pas abîmé par l'appât du gain.»

Bref, mon interlocutrice voit grand. Il se pourrait bien que son empressement à servir de cobaye ne dénote que de son courage sublime et héroïque. Sa mission : sauver la planète, pas moins. Et pour sauver la planète, madame est prête, avec courage et abnégation, à se faire inoculer un produit nouveau, mystérieux et aux effets encore inconnus. Et ce n'est pas tout. C'est une grande patriote, puisque le vaccin s'est converti pour devenir israélien. Et moi qui le prenais pour un produit fabriqué par un véritable trust de l'industrie pharmaceutique à but très lucratif. Il serait tout autant inapproprié de la considérer comme un mouton qui suit le troupeau. Non, elle est une lionne qui court en première ligne du front, solidaire de son peuple et du monde. Elle n'a pas accepté de servir l'expérience, elle en est la demandeuse, la commanditaire, tout comme cet autre intervenant qui, il y a quelque jours, réagissait sur le même forum : «Il vaut se faire vacciner pour ne pas mettre les autres en danger».

Mais bien entendu, me diriez-vous. Pourquoi présenter toutes ces éminentes et nobles qualités humaines sous un angle ironique?

C'est que je refuse le contraste, l'opposition, l'antinomie qui s'imposent par déduction ; ceux que de telles conjectures sous-entendent, contrairement à ce qu'insinuent ces intervenants. Je ne suis pas partisan de l'anéantissement de la planète terre ou de l'espèce humaine qui l'habite. Et je n'y suis pas non plus indifférent. Qui s'oppose à l'expérience en cours, ou du moins n'est pas prêt à s'y prêter, ne peut être considéré comme dénué de patriotisme, voire traître à la nation ; ou encore comme désireux d'apaiser sa conscience par couardise, tel cet objecteur de conscience qui se voile la face derrière l'élaboration d'un système d'éthique et de morale pour enfouir sous le tapis de son système justificateur sa peur du fracas des glaives qu'on aiguise, ou des détonations des canons.

On en est là. Le vacciné est un héros de guerre. Les membres aguerris des commandos les plus périlleux ne l'impressionnent pas. Et de même qu'un soldat pourrait reprocher à ses camarades qui ne serviraient pas dans les unités d'élite de Tsahal de se cacher derrière lui sans prendre de risques, de même les combattants des commandos anti-corona reprochent-ils aux autres de monter en autostoppeurs sur la vague, trop peureux qu'ils sont à la vue des seringues ou d'hypothétiques effets secondaires imaginaires.  

Mais… un instant. Et si c'était le contraire? Et si les vaccinés étaient eux-mêmes les peureux? N'avons-nous pas entendu des prédictions selon lesquelles seuls les vaccinés survivraient? Des prophéties assurent aux inconscients qui confondent courage et témérité que même s'ils devaient survivre à cette terrible épidémie, ils souffriraient irrémédiablement pendant le restant de leurs jours de douleurs et faiblesses chroniques, irréversibles et irréparables?

Je dois dire… j'avoue que dans un premier temps, j'ai été enclin à penser comme cette noble dame. Et pourtant le moins qu'on puisse dire est que je ne suis pas un fervent adepte des médias. S'il y a des élections et que l'on me dise : «Quelle nuit éprouvante ça a été de suivre le dépouillement des voix!» Et moi de répondre : «Ah? Non, pour ma part, je suis allé me coucher normalement. A moins que vous n'ayez été réquisitionné pour compter les bulletins?» «Mais comment? Ça ne vous intéresse pas de savoir qui l'a emporté?» «Mais si! Mais alors que l'on ne m'en avise qu'au moment des résultats définitifs.» Idem pour la formation du gouvernement. «Quel casse-tête, tous ces pourparlers. Untel veut tel ministère, un autre le droit de véto, un autre encore cherche à être Premier ministre à la place du Premier ministre avec à peine plus de cinq mandats…» «Inutile de suivre toutes les tractations. Si le gouvernement voit le jour, alors seulement la nouvelle vaudra la peine d'être écoutée.»

En général, la frénésie qui nous perturbe par le biais de la fascination qu'exercent sur nous les mass-médias, n'influe pas ou peu sur notre quotidien. Et je ne parle pas des fans de foot aux émotions dissociatives.

Ici, en l'occurrence, le cas qui nous obnubile a battu à plate couture la fiction. Le thème a largement outrepassé le cadre des bulletins-télé ou radiophoniques, de sorte que même sans lui accorder trop d'importance, on l'a vu prendre possession de notre réalité personnelle, familiale et ainsi de suite. En janvier 20, les médias ont commencé à effrayer la population. Allons, qu'est-ce qu'ils ne vont pas inventer. Ma mère devait venir de France chez nous, heureuse à l'idée de revoir ses petits-enfants, qui à leurs âges évoluent de jour en jour. Allons, même pendant la guerre du Golfe, lors de la dernière année 91 du millénaire passé, seuls les influençables et impressionnables se sont abstenus de venir en Israël. En pleine période de scuds, une délégation de la communauté juive de France était venue exprimer son soutien. Il leur a suffi de ne pas se laisser influencer, de prendre leur billet, l'avion, et d'atterrir à Ben-Gourion. Mais là, ça s'annonçait plus grave. Encore incrédules bien que dans le doute, notre discussion téléphonique aboutit aux dispositions suivantes : «Ecoute, je ne sais pas ce qu'il faut penser ou faire. Pour l'instant, pour El-Al, tout est normal. A priori, j'irai à l'aéroport et on verra bien.» «En effet, il serait embêtant que tu restes chez toi et qu'entre autres désagréments, tu perdes ton billet, que tu réclames et que l'on te reproche de t'être de ton propre chef abstenue de voyager, et de répondre qu'il ne faut pas croire tout ce qu'il y a dans les journaux.»

Mais là, c'était bien plus grave. Ce n'était pas uniquement l'affaire d'une presse à sensations aguicheuse, à l'instar de ces menaces de toutes sortes de guerres ou de fins du monde cantonnées dans les quatre coudées des studios médiatiques et qui finissent par tomber en désuétude. Non. Le voyage fut annulé. Les pays se fermaient un à un dans leur coquille. Tant pis. On continuera à vivre mais en autarcie. Peu à peu, les menaces médiatiques deviennent réelles. Dans la foulée, quelques jours plus tard, on nous demande de réduire puis d'annuler notre fréquentation des synagogues. Les loisirs sont suspendus. Une réaction étrange établit le constat : «Estimons-nous heureux, tant que les études et le travail se maintiennent. Les loisirs, c'est du superflu. Que les gens occupent leur temps et leur cerveau de manière constructive.» Mais, c'est tout un secteur de l'économie, les loisirs? L'élève du cours de ping-pong ou de guitare, admettons qu'il puisse trouver une autre activité. Mais ceux qui en sont les enseignants ou moniteurs? Ce n'était qu'un début. Pas de résistance? Bien. On pousse le bouchon plus loin. Voici venu le tour du travail, des transports, des écoles.

Il faut avouer que le bilan de départ est effrayant. Un virus artificiel s'est échappé d'un laboratoire français de Wuhan, en Chine, s'accordent à annoncer journalistes et politiciens, bien qu'il manque un consensus sur les circonstances de la fuite : pangolin, chauve-souris, manipulateur exposé malencontreusement, accident vraisemblable mais attentat non totalement exclu. Il s'étend sur la planète, c'est une véritable menace sanitaire et économique. Le virus se propage à la vitesse grand V, il prend l'avion, traverse avec ses porteurs les frontières. Il est inconnu, mais les laboratoires prennent des mesures d'urgence pour mettre au point un remède au plus tôt. On se repasse en image les épisodes tragiques de l'histoire de l'humanité. On prie avec ferveur pour qu'un remède soit découvert, car l'apocalypse se dessine. Les spécialistes – ou certains d'entre eux – écoutés par les dirigeants, annoncent qu'il est inévitable que des millions de personnes tombent et que l'on assiste à un spectacle d'épouvante resurgi du passé : voir les foules s'effondrer dans les rues, sur les places…

Alors, je me dis comme cette honnête dame, qu'il serait bon qu'un vaccin soit au plus vite préparé. Après tout, nous ne sommes plus à l'époque de la peste noire ou bubonique, et cette thérapie préventive est largement maîtrisée de nos jours. Allez! C'est décidé, dès qu'il sera au point, je prends mes jambes à mon cou pour fuir ce fléau et je retrousse ma manche au dispensaire le plus proche. J'ai soif du futur vaccin, non, faim! A cet arrêt sur image, deux possibilités d'avenir se dessinent : soit on campe sur cette position – ventre affamé n'a pas d'oreilles!  – soit on reste attentif à toute ouverture, évolution, changement de cap. On cherche à s'instruire, se renseigner. Sommes-nous vraiment à la veille de l'apocalypse? Avec tous les médicaments à la disposition de l'humanité à ce jour, n'y aurait-il pas moyen de faire quelque chose? Quitte à utiliser un médicament qui pourrait marcher contre le corona, même s'il a été prévu pour guérir d'autre mal… Personne ne dirait qu'un médicament contre les douleurs serait inefficace contre les fièvres ou vice versa.  

Pour éviter de rester idiot, il est évident que les investigations ne seront pas menées en suivant des chaînes de télé qui abrutissent leurs clients comme des bœufs, ni en écoutant la radio, ni les sites internet qui sont du pareil au même. Or la lumière commence à luire au bout du tunnel. Deux médecins, et non des moindres, Zelenko et Raoult, annoncent aux habitants de la planète terre que la fin du monde n'est pas pour aujourd'hui, que ce n'est que partie remise. Altruiste et pas jaloux, ils soignent, font leurs preuves, et surtout ils révèlent sans gagner le moindre sou la recette de leur remède. Mais d'autres, moins scrupuleux, ne peuvent l'admettre ni renoncer aux sous générés par les recettes d'un remède toujours hypothétique. Raoult et Zelenko tuent sous leurs yeux la poule aux œufs d'or. Curieux, cet anathème jeté par les pouvoirs publics de tant d'Etats qui auraient dû au contraire logiquement les serrer dans leurs bras…

D'aucuns cessent de se tracasser et se disent : «Après tout, si les gouvernements préfèrent un vaccin, et puisqu'à leurs dires on va bientôt l'avoir, alors, va pour le vaccin!» Pourquoi, en effet, se mêler de politique et de luttes d'intérêts ?

Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Bref : le vaccin arrive? Enfin!!!! Petit problème : ce n'est pas tout à fait un vaccin. C'est une technologie nouvelle aux effets escomptés connus mais réels encore inconnus. Puis des courbes apparaissent : le coronavirus tue à peine plus que la grippe saisonnière, à la différence près qu'elle touche plus particulièrement les personnes âgées. Puis on apprend que les chiffres ont été grossis : en France, on comptabilise des personnes assassinées au Rivotril comme victimes du corona. Ici, on refuse l'accès aux soins médicaux. Qu'importe, une campagne de vaccination jamais observée est lancée fin décembre 20. Puis un inhalateur est mis au point début février, par l'équipe d'Arber, infaillible. Mais on n'en entend plus parler.

La ruée vers le seul remède-miracle autorisé continue. La seconde position a fait un arrêt sur cerveau au moment où tout un chacun s'était mis en tête qu'il fallait un vaccin. Mon royaume pour un vaccin!

Et ce qui devait arriver arriva. Toute conviction profonde, mystique, fournira au convaincu  (en un seul mot) des preuves à partir de tout ce qu'il observera, à condition que ça aille dans son sens. Le nombre de test PCR venant confirmer la présence du coronavirus est en très nette baisse. C'est grâce au vaccin! Par contre, ce qu'on ne parvient pas à récupérer pour renforcer cette conviction, cette adhésion quasi-mystique, relève de la fantaisie ou du délire.

Soit dit en passant, un ami m'a objecté (impossible de savoir s'il plaisantait ou non, ayant lui-même opté pour le vaccin) : «Mais pourquoi te débats-tu tellement pour faire valoir un médicament ? Du moment que tout le monde se vaccine, on n'a plus besoin de médicament?» éberlué, j'objectai néanmoins : «Penses-tu qu'il soit judicieux de traiter des millions de gens au lieu de quelques milliers? L'Etat aurait-il trop d'argent?» Il me semble qu'il m'a répondu quelque chose comme : «Eh bien ça leur évitera de tomber malades, et comme on ne sait pas sur qui ça peut tomber, autant que tout le monde s'immunise.»

Hier, un certain André M. acquis à la cause rejette en bloc les craintes documentées d'une généticienne de renom. Ne parvenant pas à contrer les arguments, il s'attaque à la personne, sa foi, son identité. Pour lui, ceux qui refuseront cette vaccination auront le choix entre se faire incinérer ou enterrer. On a beau retourner le contexte dans tous les sens, il ressort que l'assertion est à lire au premier degré. Il est resté à la case départ : celle où on se disait : «Vivement un vaccin!» ; ou : «le vaccin ou l'apocalypse!»

Ne pas prendre en compte tous les développements ayant largement relativisé les craintes premières, et qui auraient dû être reconnus humblement par la classe politico-médiatique qui au lieu de ça intimide les résistants (les personnes s'entend), relève d'un véritable mysticisme d'ordre religieux.

Le virus se soigne par des remèdes connus. En outre, des personnes testées positives au corona sont condamnées iniquement d'avance même si elles souffrent d'une maladie connue et identifiable, à condition de ne pas interdire les consultations. Le virus largement supporté par une population de plus en plus immunisée, avec ou sans vaccin, est de surcroît de moins en moins présent, mais pour ceux qui en ont fait une affaire religieuse, il faut poursuivre la vaccination, voire, D. préserve, inoculer le produit expérimental aux enfants qui n'en souffrent pas, ce qui est unanimement reconnu.

Seuls les vaccinés survivront. Début janvier, une jeune femme, sur un groupe, rétorquait hystérique : «Peu importent les effets secondaires, qu'importe que les femmes deviennent toutes stériles. Ce qui urge, c'est d'échapper à la mort certaine annoncée par la propagation du corona». 

Un jour, j'ai vu un documentaire sur une secte intégralement (sauf le gourou demeuré introuvable) anéantie par un suicide collectif sur une vaste pelouse. Les adeptes gisaient en cercle. Certains avaient été enseignants, professeurs, chercheurs. Ils n'étaient donc pas les derniers des idiots. J'étais assez jeune, et je trouvais inouï, pour ne pas dire risible, que l'on puisse se plonger volontairement dans une telle horreur.  

Je me suis dit : «Non, ce n'est pas possible». Non pas que j'aie mis en doute l'information, mais je voulais en savoir plus. Quel raisonnement, quelle croyance, quel sentiment, avaient eus les adeptes pour en arriver à une pareille extrémité? Il s'est avéré que, là aussi, il s'agissait d'échapper à la fin du monde. Beaucoup de signes précurseurs étaient observés. En fait, tout ce qui n'allait pas annonçait cette fin. Ou alors, trop de calme cachait quelque chose. La vie terrestre ne serait sauvée que par le passage sur une autre terre, parallèle à la nôtre, mais dont le passage était entravé désespérément par le poids matériel du corps. Donc, il fallait et il suffisait de permettre à l'âme de s'alléger, de s'en délester, pour faire le grand saut et se réincarner illico dans ce nouveau monde de paix. Bien entendu, les couards seraient bien attrapés. Alors, n'écoutant que leur courage, les adeptes franchirent le pas.

On entre dans le domaine des convictions religieuses. Ça ressemble aux convictions politiques, les deux disciplines rivalisant souvent dans l'absurdité et l'irrationalité. Par conséquent, si nous sommes désireux de préserver notre paix sociale, il est de bon ton d'éviter de parler religion (ou politique).

Vous ne parlerez pas à un musulman de ce qui est bon pour sa santé dans tous les sens du terme, qu'il s'agisse de prendre soin de son psychisme ou de son organisme, alors qu'il est en plein ramadan. Vous n'oseriez pas prétendre, comme l'a fait la dernière instance de la justice française, que le culte qu'il observe est susceptible de provoquer des bouffées délirantes. Vous ne direz pas non plus à un fervent catholique agenouillé en extase qu'il se prosterne devant un vulgaire bout de bois ou qu'il pèche par idolâtrie. Au contraire, vous vous montrerez compréhensif, éventuellement membre actif du dialogue interreligieux, car ce qui compte avant tout, c'est que l'espèce humaine cesse de s'entredéchirer. Vous resterez neutre, voire souhaiterez de joyeuses fêtes de ramadan ou autre carême.

Respectons les convictions de chacun, à condition qu'il s'abstienne de se faire missionnaire, qu'il ne soit pas nuisible aux autres, et qu'il s'en tienne à la convention de notre interlocutrice citée au début de cette causerie : «Personne ne vous oblige à vous faire vacciner…»

 

Partager cet article
Repost0
19 mars 2021 5 19 /03 /mars /2021 11:21
prise d'écran, Dr Michal Haran et Maître Yaron David

La doctoresse israélienne Michal Haran fait le point avec l'avocat Yaron David sur la tournure totalitariste de la gestion gouvernementale en cette crise sanitaire qui s'enlise en une guerre de tranchées.

La doctoresse fait part d'une lettre d'intimidation expédiée par l'Autorité des Affaires de Vérité du ministère de la Santé. L'Autorité, sous une posture de rigueur scientifique, s'ouvre sur un préambule teinté de professionnalisme qui pose les jalons de l'éthique médicale : un médecin se doit d'asseoir ses allégations sur des données scientifiques. Mme Haran ne remet pas en cause cette question d'éthique évidente. Elle leur a néanmoins répondu en étayant ses constats. Tout est fondé sur sa lecture de la littérature professionnelle. Elle revendique non seulement le droit mais le devoir de faire part de ses conclusions scientifiques aussi bien à ses confrères qu'au grand public, ce qui ne devrait pas poser de problème dans un Etat démocratique.

Elle se réfère entre autres à des avis d'éminents spécialistes internationaux. Si elle admet qu'ils semblent ne représenter qu'un avis minoritaire, l'histoire a montré, bien que ce ne soit pas systématique, que dans le domaine des sciences, il arrive que l'approche d'une minorité, voire d'un seul homme, ait raison. La médecine et la science en général ne fonctionnent pas démocratiquement. Lorsque la communauté scientifique penche majoritairement pour une vision donnée, on ne peut lui donner systématiquement raison.

La doctoresse reconnaît que son erreur aura été de se figurer en revanche que le système politique était quant à lui toujours démocratique. Elle déclare qu'elle est capable de comprendre un positionnement gouvernemental qui exigerait qu'en raison de l'état d'urgence, les scientifiques dont la conception contredit celle du gouvernement soient instamment priés de ne pas exprimer leur opinion afin de ne pas semer la confusion. Elle aurait compris par exemple que l'on exigeât – ce qui fut loin d'être le cas – alors que nos soldats tombaient au Liban, de ne pas manifester. Il est admissible en effet que la nation soit unanime et solidaire en cas de crise majeure.

«Où se situe la ligne de démarcation entre la démocratie et la dictature?» s'interroge-t-elle. «Dès l'instant où on lui objecte : "Vous n'avez pas le droit de présenter des faits". Pas des opinions, des faits. "Si vous présentez des faits que chacun peut vérifier, mais qui soient en contradiction avec notre programme, c'est interdit". Et c'est ce que nous vivons aujourd'hui», conclut-elle, tandis que le juriste confirme : «Absolument».

Elle continue : «Je vais vous donner quelques exemples. Il faut le dire : il s'agit d'un produit expérimental, défini par le FDA : "experimental and new drive". Admettons que je mette au point un nouveau médicament. Je vais devoir le mettre à l'épreuve de trois phases expérimentales. 90% des produits sont abandonnés avant la deuxième phase, pour toutes sortes de motifs. Plus on avance, plus il y a de chances d'arriver à l'autorisation finale. Prenons par exemple un médicament qui en est au début de sa troisième phase. Quelle est la probabilité pour lui de décrocher sa licence? 70%. 30% des produits à l'essai en phase 3 se révèlent soit pas assez sûrs soit inefficaces.

Mais ce n'est pas tout. Le FDA n'a jamais décrété que ce produit ne serait plus en phase expérimentale. Cette autorité a défini clairement les conditions de son approbation. Par exemple : le plan de "pharmacovigilance". Nous n'avons pas suffisamment de données. Pfizer a dû s'engager à présenter un programme de suivi extrêmement précis, pour compléter les 24 mois manquants au délai de l'expérimentation. Pfizer a également défini des risques théoriques. Un risque théorique est fondé sur des données scientifiques attestées qui en justifient les craintes. Le suivi de pharmacovigilance exige une rigueur particulière. Il faut notamment tenir compte de l'état préalable de la personne vaccinée. A-t-elle contracté le virus? Sa maladie sera relativement bénigne si elle ne prend pas en plus le vaccin.»

Maître Yaron David lui fait remarquer que les personnes sont vaccinées sans que ne soit prise la précaution de leur faire subir un test sérologique. «Ils ont été malades, ils se sont rétablis. Puis on leur administre le vaccin. Ils contractent alors la maladie!» dit-il sur un ton mi-affirmatif, mi-interrogatif. «Oui, c'est effectivement possible», répond Dr Haran. Elle clarifie un point intéressant qui vient démentir une idée reçue : «En effet, on atteint un niveau trop fort d'anticorps. On pense que plus on en aura, mieux ça sera. Or notre système immunitaire est un équilibre très précis. Il respecte le juste équilibre. C'est un système très délicat. Il ne faut pas avoir un maximum d'anticorps, mais la juste dose

Dr Haran reconnaît que l'invention a du génie. Mais l'homme met souvent au point des remèdes géniaux dont il n'anticipe pas suffisamment les effets sur le long terme. Maître David veut des exemples. Elle refuse de se lancer dans une digression, mais comme il insiste, elle cite en un mot la problématique des pesticides. Qui, en effet, n'a jamais entendu parler du dichloro-diphényle-trichloro-éthane, ou DDT, de l'engouement pour son efficacité quasi-magique puis de son interdiction en raison des graves répercussions sur la santé humaine et environnementales? On peut aisément se figurer le savon qu'ont dû se faire passer les précurseurs qui lançaient l'alarme quant à sa nocivité. «Assassins! Vous refusez le progrès! Vous voulez maintenir l'humanité dans la famine!»

L'Adn et l'Arn peuvent être compris par la comparaison avec un document, un texte, de votre ordinateur, d'une part, et la ou les pages imprimées, d'autre part. L'Arn exprime matériellement le code contenu dans le noyau cellulaire. Les cellules du système immunitaire sont en activité constante, et tout particulièrement dans les poumons. Il rejette les corps étrangers, des particules de poussière à toutes sortes d'agresseurs comme les microbes et autres virus. Le vaccin en question se répand dans l'organisme. Les essais sur les rats ont montré qu'il a tendance à se concentrer dans le foie, mais qu'il arrive partiellement au cerveau.

L'Adn est le même dans toutes les cellules. Mais selon le tissu de l'organisme, l'Arn reproduira ou consolidera les particularités géographiques en n'activant que la partie adéquate du code génétique. La durée d'action de l'Arn est limitée, afin que la production de cellules ne dépasse pas la quantité requise. Le principe veut que l'Arn soit produit par duplication des codons du noyau de la cellule.

La nouveauté de l'Arn messager, c'est que cet Arn va donner à l'organisme un ordre de fabrication cellulaire qui provient de l'extérieur du corps. Dr Haran signifie que l'idée est purement géniale, et qu'elle compte évidemment sur le fait que le corps humain sera incapable de comprendre que cet Arn n'est pas le sien. Il donne l'ordre de produire une protéine membranaire extrinsèque. Le but escompté est que le système immunitaire identifiera cette protéine qui s'est déposée sur l'extérieur d'une cellule musculaire en tant que corps étranger, et l'attaquera. Dr Haran signale que le risque est que le système immunitaire se mette à attaquer l'ensemble de la cellule, ou tout au moins d'autres protéines. Le danger est réel, mais les spécialistes qui ont confirmé ce risque ont demandé à Dr Haran de ne pas les nommer.

Maître David est impressionné par la terreur qui interdit à des spécialistes du monde médical de s'exprimer. L'intimidation, souligne-t-il, est une atteinte portée à la recherche médicale, qui a pour méthodologie d'émettre des suppositions, de les éprouver par l'expérience, d'établir des règles ou de les rejeter. Docteur Haran confirme et relate une anecdote. Une commission qui réunissait un panel de médecins avait pour but de noter des directives pratiques relatives à un certain traitement (dont elle refuse de révéler les détails). Alors que les médecins étaient là pour prendre des notes, elle leur déclara qu'elle n'avait pas de directives à leur transmettre, car chaque cas devait être traité en particulier. Deux s'en fâchèrent, mais ils admirent pour finir avec admiration son point de vue.

Dr Haran affirme que son approche scientifique et médicale est restée fidèle à la déontologie, mais qu'on assiste aujourd'hui à un véritable raz-de-marée, qui montre que le régime politique n'est plus le même.

Maître David brandit la lettre intimidante expédiée à la doctoresse : «La Commission du Contrôle d'Induction en Erreur du Public par Publications des Professions de la Santé etc. vous envoie un courrier pour vous ordonner ce que vous devez dire.»

Mme Haran confirme : «Puisque c'est comme ça, écrivez clairement dans votre courrier : "Chère madame, doctoresse, vous n'avez pas l'air de bien comprendre que nous sommes en dictature, et que nous vous donnons des ordres".»

L'avocat fait la lecture de quelques extraits de la lettre du 6 janvier : «Les données concernant le principe de la vaccination et les chiffres sur la mortalité sont erronés. Ceci représente un danger pour la santé publique.» Il s'interroge : «Quand ils lancent des appels à toute la population pour qu'elle se fasse vacciner, sans lui fournir les informations nécessaires, ne sont-ils pas en train de faire précisément ce qu'ils vous reprochent?»

La doctoresse fait le point : «Il m'a fallu du temps pour le comprendre. Nous sommes en dictature. Vous êtes avocat, et je vous demande ce que je dois faire.» Le juriste pense qu'il faut dans un premier temps informer le public de la déformation de la recherche médicale. Il relève l'interdiction par le pouvoir d'énoncer jusqu'à des réalités reconnues y compris par Pfizer, et l'ensemble du corps médical, en ce qui concerne le caractère expérimental du produit. Elle le contredit sur ce point, car la version officielle d'Etat considère qu'il a été agréé par le FDA américain. «Mais c'est un mensonge! s'insurge-t-il. Même le document du FDA parle d'une autorisation d'urgence uniquement.»

«Qu'ils affirment que nous sommes en dictature, ajoute-t-elle. "Madame, vous n'avez pas le droit d'exprimer vos opinions, pas même des faits réels". Pourtant, le site du CDC met en garde contre de graves conséquences possibles sur la santé, contre la non-tolérance courante du polyéthylène glycol. Les directives sont claires quant aux personnes qui ne doivent pas prendre la seconde dose. Il se peut que bientôt, comme en Chine, l'accès au site du CDC soit fermé. Je peux vous dire que je n'ai pas la force de lutter contre le système. Je n'ai pas la santé requise. Je ne suis pas certaine de pouvoir endurer les conditions d'une garde-à-vue. Je n'avais pas compris au début que nous avions basculé dans la dictature. Je pensais qu'il y avait une polémique, que l'on cherchait à établir la vérité.»

L'avocat synthétise la situation : «C'est de la répression, contre une femme médecin. On lui envoie une lettre menaçante, de la Commission etc. de l'Induction en Erreur etc. Bien entendu, il peut y avoir toutes sortes de charlatans qui exigent que l'on s'occupe de ce problème. Mais là, on s'en prend à un médecin fidèle à sa profession et à son engagement moral qui l'oblige à alerter quand il voit un danger.»

Elle modère le propos en disant que le problème réside dans le manque de connaissances sur ce produit. Cependant, il est déjà possible d'identifier des patients qui doivent absolument éviter d'y avoir recours. Face à un patient qui souffre d'une maladie maligne, elle explique que l'utilisation d'un médicament expérimental est obligatoire. Par contre, même en cas de maladie maligne, mais indolente, qui peut laisser le patient vivre encore dix ans, un produit expérimental ne doit pas être employé. En ce qui concerne les personnes jeunes, par exemple qui ont vingt ans, et qui ne souffrent d'aucune maladie latente, elles ont le choix entre une très faible probabilité de passer un mauvais moment dont elles se sortent, et un vaccin dont on ignore totalement les possibles effets indésirables.

L'avocat demande si des données sont relevées en Israël au sujet des effets secondaires, vu que ce travail est effectué en Angleterre ou aux Usa. Dr Haran reste prudente : «Je n'ai pas vu un tel relevé en Israël. Il y en a peut-être, mais je ne l'ai pas vu.» Elle souligne que l'accord de Pfizer oblige à recueillir les données pour tout effet secondaire majeur, même si on pense qu'il peut ne pas résulter du vaccin. L'avocat l'interrompt : «Mais ici, des gens ont succombé à des complications cardiaques peu après la prise de la première ou de la seconde dose. Mais on vient nous dire immédiatement, au lieu de signaler les cas, que ça n'a rien à voir avec le vaccin. Pourquoi?»

«C'est à moi que vous posez cette question? Ecoutez. Est-ce que l'on connaît parfaitement tous les processus enclenchés par le vaccin? Non! Donc, il est impossible d'affirmer que ça n'a rien à voir avec le vaccin. Même la société Pfizer le reconnaît.» «C'est bien pour ça qu'il y a le suivi!» intervient l'avocat. «D'accord. Quel est le délai qui permet de dire qu'un problème de santé est dû ou non au vaccin? Deux heures, trois, huit heures? Non! Puisque même la société Pfizer parle d'un suivi de deux ans. Concrètement, Pfizer effectue un suivi d'un mois, dans ses rapports. Donc, on s'attend à un compte-rendu sérieux des effets secondaires sur une période minimum d'un mois.» Dr Haran a vu de nombreux patients, dont elle assure le suivi médical, s'étant plaints d'effets secondaires. Elle exclut bien sûr le public qui la contacte en tant que personnalité médicale connue.

L'avocat veut savoir pourquoi les effets secondaires ne sont pas déclarés, pourquoi les médecins qui ont constaté des problèmes de santé majeurs peu après la vaccination de leurs patients, ne transmettent pas ces données. La doctoresse parle de l'hostilité du système. Des médecins de famille craignent pour leur place. Les patients ignorent comment avertir, et abandonnent dès qu'on leur répond que ça n'a rien à voir avec le vaccin. La doctoresse parle même de cas de perte de connaissance justifiés par une angoisse soudaine. La terrible angoisse n'est pourtant pas due à un sentiment de peur irrationnel mais à un avertissement lancé par le système immunitaire. Les palpitations, la sensation d'un évanouissement proche, touchent aussi des personnes confiantes au départ. Le CDC mandaté par le FDA oblige à signaler ces accès d'angoisse s'ils se produisent dans les quatre heures qui suivent l'injection.  

L'avocat relève que l'avertissement adressé à la doctoresse admet la diversité d'opinions conséquente à l'apparition d'un produit nouveau, mais il lui intime de s'informer sur le site joint et sur la base des documents des syndicats de médecins officiels. Dr Haran confirme qu'elle a obéi à cette injonction et qu'elle a répondu à toutes les assertions point par point. Elle les redirige également vers les documents du FDA. Maître David signale que ce dernier ne s'est pas réuni depuis janvier 20.

Dr Haran déplore qu'Israël n'ait pas organisé de conférence de spécialistes locaux aux fins d'une décision quant à l'attribution d'une autorisation d'urgence ou permanente de ce vaccin. Le FDA avait dans son bureau quatre membres opposés à cette autorisation. L'avocat affirme que ce comité d'une vingtaine de spécialistes avait reçu des menaces de licenciement. Dr Haran pour sa part se contente de rappeler l'atmosphère tendue au sein du FDA qui insistait sur la situation d'urgence, l'importance d'une réponse rapide et sur le fait que ce n'était pas vraiment le moment d'émettre des réserves. Il fallait une bonne raison de s'opposer, face à la situation d'urgence. Il est clair qu'aux Usa, les autorités responsables des hôpitaux n'ont pas exigé que leur personnel se vaccine. Mme Haran parle même d'un arrêt de l'opération même dans les lieux où elle avait été jugée utile, en raison de trop nombreuses réactions anaphylactiques, dix fois supérieures à celles des vaccins courants. En effet, le polyéthylène glycol précité, dérivé du pétrole, peut provoque des réactions épileptiques, car il sollicite le système immunitaire. Ce produit se trouve dans le vaccin, dans les cachets, le dentifrice.

Dr Haran cite le cas de Smadar Barak, en Israël. Elle se permet de la nommer car son cas est passé aux journaux télévisés. Une mise en scène est peu probable, vu l'orientation des médias. Elle a eu une réaction anaphylactique. Elle a été traitée sur place, puis elle est rentrée chez elle. Elle a été victime le lendemain matin d'une rechute (dans les deux sens du terme) et a eu la chance de réussir à aller à l'hôpital. Depuis, elle doit être traitée tous les jours. Si suite au vaccin elle ne supporte plus le polyéthylène glycol, elle devra éviter tous les produits qui en contiennent.

L'avocat conclut par le silence imposé aux médecins et l'interdiction d'un débat scientifique et médical constructif.

Mais pas d'inquiétude, si vous vous sentez mal, c'est dans votre tête. Ou alors, surtout, répétez, all together : «Tout ça n'a rien à voir avec le vaccin!»

https://www.youtube.com/watch?v=9JUDR5QthFQ&t=162s

Partager cet article
Repost0
10 mars 2021 3 10 /03 /mars /2021 09:45
Entrée autorisée aux vaccinés ou rétablis uniquement

Le phénomène du corona a mis bas une véritable secte, et à bas notre société. Sa profession de foi peut se résumer en une courte phrase : Pfizer est grand et Netanyahou est son prophète. Son fonctionnement mental est simple : une terrifiante épidémie s'est abattue sur la terre. Dès son apparition on a commencé  à travailler sur un remède : un vaccin de type révolutionnaire : l'Arn messager. Il aura fallu neuf mois de gestation pour que l'humanité assiste à sa naissance. Il est né le divin vaccin. Pour les adeptes de cette nouvelle religion, le corona est craint comme incarnant les forces du mal, le vaccin celles du bien, et un véritable culte est voué à son dieu et à son prophète.

Comment les adeptes se distinguent-ils de vous et moi, puisque rien ne les différencie en apparence? Eh bien, c'est assez simple. Dès qu'ils se sentent menacés dans leurs convictions, ils se mettent à pousser leur cri caractéristique emprunté à la langue anglaise, et c'est ce qui permet de les identifier : «Fake news!»

Attention! Il peut être extrêmement dangereux de tenter de les raisonner. Et si le site d'achoppement FB est la boîte de Pandore, sachez qu'elle risque de s'ouvrir et de vous mettre en présence de la matérialisation fantastique de son contenu. Ainsi, mon épouse a littéralement subi une agression de l'infirmière-cheffe, au dispensaire, dans la salle d'attente. Elle a eu droit à une attaque en règle de sa personne et de sa personnalité, certes verbale, mais à l'artillerie lourde : inculte qui ne connaît rien à la médecine, qui refuse ce cadeau providentiel – à savoir le «vaccin» - et autres amabilités. Quand mon épouse, surprise de ce manque de professionnalisme flagrant, a tout de même rétorqué qu'il ne s'agit que d'une expérience clinique testée sur des humains dont l'acceptation est soutirée sous la menace et le chantage, que la bande à Pfizer n'a pu entrer en Israël parce que, pas folle, elle n'a pas testé le produit sur elle-même, que le système médical condamne à mort par refus d'assistance ses malades, que les professionnels de la médecine non corrompus soignent les victimes du corona, l'animal au sommeil léger et agité qui dormait en elle a poussé son cri : «Fake news! Fake news!»

Quand j'avais sursauté face à ce que je prenais pour une terrifiante grossièreté en anglais, mon épouse, meilleure que moi en anglais (j'avais pris allemand et hébreu), m'a rassuré. Ça ne s'écrit pas pareil.

Elle m'a demandé ce que j'aurais répondu à l'infirmière-cheffe.  Probablement : «Retourne dans ta boîte de Pandore, on n'est pas sur FB ici.»

Corrigez-moi si je me trompe. Sans être médecin, mais ayant tout de même quelques connaissances de base «pour les nuls», notre culture générale nous a enseigné ceci : les maladies infectieuses ne sont pas contagieuses pendant la période d'incubation, car c'est un processus interne de l'organisme sans échanges avec l'extérieur. La maladie ne devient contagieuse que lorsqu'elle s'exprime par ses symptômes. Une formation simplifiée, vulgarisée et ludique par Pierre Déom, l'expliquait dans son journal au sujet du virus rabique, dont l'incubation peut durer d'un mois à un an, et pour lequel le vaccin adéquat est efficace tant que les symptômes ne se sont pas manifestés. Qu'est-ce qui a changé pour le corona? Alors, soit j'ai tout faux, soit de nouvelles découvertes et connaissances médicales ont démenti les anciennes… soit on se moque de nous.

Je voudrais poser quelques questions à tous les adeptes :

Vous dites qu'une épidémie sans précédent menace de décimer l'humanité tout entière. Quelle est pour vous la définition d'une épidémie? En quoi ce phénomène est-il tangible? Pouvez-vous me citer un ou deux exemples de l'histoire?

S'il vous plait : ne m'agitez pas sous les yeux les chiffres de l'année dernière, à savoir de novembre 19 à avril 20. Et ne commencez pas à prétendre que ce serait grâce aux masques, distanciations, couvre-feux et autres mesures liberticides. Car nous avons des groupes-témoins entiers qui n'en ont rien fait et ont poursuivi leur routine quotidienne. Alors?

Ils vous répondront que les services hospitaliers sont surchargés, qu'à cause des réfractaires irréductibles, des patients qui attendaient leur rendez-vous pour une opération vitale se font débouter, risquent leur vie. Bref, ils vous rendront responsables de tous les maux de la terre. Si vous avez eu vent de ce que l'on appelle le pervers narcissique, vous découvrirez en direct les mécanismes de leur dialectique.

Si vous tentez une mise au point en ouvrant : «Les tests de dépistages du corona montrent que l'épidémie est derrière nous.» Ils seront dans un premier temps un tantinet décontenancés.  Si vous leur expliquez alors que la plupart des personnes testées ne présentent aucun symptôme, que la grande erreur des politiciens et de la pensée médicale unique à leur solde consiste à exiger que ce virus ait totalement disparu de notre paysage sanitaire avant de revenir à une vie normale ; si vous leur racontez que pour un test positif on a voulu exploiter votre détresse après vous avoir refusé en tant qu'assuré l'auscultation et le médicament que vous receviez chaque année (votre rhinopharyngite qui vous frappe tous les deux ans malgré le vaccin contre la grippe que vous attendez à chaque automne avec impatience), alors ils subiront un stress et se mettront à vociférer et à vous servir leur cri.

Certains éléments propagandistes semblent plus intelligents que les autres. Ils ont le statut de gourous délégués. Au lieu de lancer stupidement leur cri, ils affichent un visage empathique et raisonnent avec un laïus de commerçant ou de missionnaire. Ils vous servent ce qui apparaît juste derrière le plaqué-or, leur cri de détresse ou de guerre,  qui enrobe leur doctrine. Ils considèrent vos arguments et s'attachent à tenter de les démonter avec beaucoup de courtoisie les uns après les autres.

«Mais bien sûr, vous avez raison, nous sommes en démocratie, on ne peut imposer une expérience médicale par le chantage ou par la force MAIS». Arrêt sur image : toutes les valeurs que l'humanité s'est forgée péniblement au cours de son évolution sociale et mentale, tout ce qui l'a fait passer de la chasse au mammouth au silex au citoyen respectable que nous connaissons ; tout est balayé par un MAIS.

Sur ce point exhaustif, il m'arrive de m'identifier avec le pays d'accueil de mon exil, pour qui certaines valeurs fondamentales ne se balaient pas d'un revers de la main, pour qui elles ne sont pas qu'un vil plaqué-or que l'on gratte avec son ongle. «Nous sommes en démocratie, le citoyen est libre etcetera DONC». Donc, si vous essayez de bafouer nos droits qui sont les acquis de deux cent trente-deux ans de révolution, nous allons vous montrer de quel bois nous nous chauffons.

Le premier «mais» est on ne peut plus malhonnête. Décortiquons succinctement ce premier exemple. Vous avez des droits mais il y a aussi des devoirs. Vos droits individuels doivent s'effacer devant l'intérêt collectif. Parabole : l'école. L'élève. Vous avez des droits : l'instruction rendue obligatoire pour en garantir l'application. Et des devoirs : persévérer, arriver à l'heure, faire ses devoirs, se tenir correctement. Les droits et les devoirs s'équilibrent sur les deux plateaux d'une balance.

Ici : vous avez le droit de refuser la vaccination mais vous avez le devoir d'accepter la vaccination. Le devoir est contradictoire et annihile le droit. Donc : vous n'avez pas de droit.

Le manque de bon sens ne dérange pas les adeptes de la secte. Un des arguments qui les rend dangereux est le suivant : si vous êtes vaccinés, pourquoi avez-vous peur que des non-vaccinés se mêlent à votre public? Un médecin pour qui sa vocation n'est pas une vaine aspiration, qui veut s'introduire dans une population décimée par tel fléaux, se fera vacciner, attendra les délais nécessaires, se munira des cachets qui rendent l'eau potable, et plongera dans un monde infesté dont il sera protégé par ses préparatifs. Il prodiguera des soins, des cachets ou des vaccins, et contribuera à adoucir le quotidien du public qu'il s'est fixé pour mission de soigner.

Par conséquent : soit vous doutez de l'efficacité du vaccin, soit vous comprenez que vous vous rendez sciemment complices d'une expérience médicamenteuse à grande échelle qui cherche à briser par la discrimination toute résistance. Et si vous pensez que votre attitude n'est pas immorale, sachez que vous êtes comparables à ce raciste opposé à l'apartheid, tout simplement parce que même s'il hait le Noir pour sa couleur, il reconnaît que ce dernier n'y est pour rien. Que l'on invente une pommade qui rend plus blanc que blanc, et aussitôt le raciste prendra la direction opposée : «C'est de sa faute maintenant s'il n'est pas Blanc». Et si on préfère être Noir, si on préfère ne pas servir de cobaye au grand Pfizer et à son prophète?

Les non-vaccinés gênent les vaccinés tout comme la persistance du judaïsme a embarrassé le catholicisme. Ce dernier prêchait : pour votre salut spirituel mais aussi physique, il faut absolument que vous adhériez à notre thèse. On pouvait leur répondre : pas forcément, voilà, les Juifs, ils n'ont pas besoin de vous, c'est la preuve que vous n'apportez rien de vraiment valable ou salutaire à l'humanité.

Le non-vacciné prouve que ne pas suivre Pfizer et son prophète n'implique absolument pas que l'on s'effondre dans la rue, ni que l'on soit damné par le Satan-Corona. Voilà pourquoi les non-vaccinés sont systématiquement accusés de faire obstacle au salut de l'humanité, soumis à des chantages, des discriminations et des menaces.

Mais tous les vaccinés ne sont pas des adeptes convaincus. Comme Mendelssohn et tant d'autres, ils cherchent uniquement à échapper à la discrimination qui met des bâtons dans les roues de leur carrière ou de leurs loisirs.

Souvent, ils ont été piégés par le mensonge : «Plus vite l'opération vaccinale sera terminée, plus vite nous retrouverons une vie normale». C'est ce que vous entendez en boucle avant que l'on daigne vous répondre au téléphone de votre dispensaire.

Surprise : l'attestation qui devait faire de vous le membre d'une nouvelle race libre vous dit : «Enfin libre? Eh non! On vous a bien eus! Rendez-vous dans six mois pour la suite de l'expérience.» Votre attestation n'est valable en effet que six mois, et déjà des fuites (chut, ne réveillez pas les «fake-news») laissent entendre que vous en avez pris pour cinq ans. Déjà, officiellement, Netanyahou vous annonce (il s'est bien gardé de le faire plus tôt) qu'il va falloir se faire vacciner tous les six mois. Autre information, soit dit en passant, qu'il n'avait pas divulguée dès le départ : l'engagement auprès de Pfizer de lui fournir des compte-rendu du suivi clinique de l'étude.

Donc, osons espérer que les gens de bonne foi, qui n'avaient qu'une idée en se soumettant aux exigences de la recherche, celle d'être enfin tranquilles, se diront : «Chat échaudé craint l'eau froide», et que cette nouvelle religion fera un flop inversement proportionnel à la hauteur de sa tour d'ivoire.  

Yéochoua Sultan ©

 

Partager cet article
Repost0
28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 22:04

Les dessous d'une expérience médicale à grande échelle

La dictature sanitaire étend chaque jour un peu plus profondément ses tentacules. Cette semaine, une nouvelle loi est venue démolir un peu plus les principes de la liberté individuelle et du secret médical. Elle autorise les centres médicaux à transmettre aux mairies et autres représentativités locales les données confidentielles des citoyens. Elles pourront savoir qui s'est docilement prêté à l'expérience de Pfizer, qui est considéré comme guéri du corona, et qui sont les objecteurs de conscience qui résistent encore. Nous nageons en plein obscurantisme. Une jeune femme enceinte, Osnat B.Ch., est décédée à l'hôpital. Cette information divulguée (avec son nom) dans la presse s'inscrit dans l'effort de propagande et d'annihilation des droits et des cerveaux. Elle est servie avec une autre donnée: le beau-frère de la défunte animait une page contre l'expérience et a décidé de la fermer (dans tous les sens du terme). Un déferlement de hurlements, de haine, de jugements inquisitoires à la va-vite ont rendu leur verdict : cet homme et tous ceux qui refusent le «vaccin» (en fait expérience ARN messager lancée en avril 20 et dont la fin des essais est prévue pour janvier 23), sont des assassins, des inconscients, qui devraient se faire interdire toute apparition dans le domaine ou la vie publiques.

La même semaine, la famille de la victime donne publiquement des précisions : la jeune femme s'était fait inoculer (injecter?) la première dose (il est question de deux doses puis d'une période d'une semaine avant l'immunité promise) pour succomber quelques temps plus tard à une crise cardiaque. Les cerveaux fanatisés des adeptes de la nouvelle doctrine qui fait du pays ce vaste laboratoire se disent : «Quel dommage qu'elle n'ait pas vécu jusqu'à l'issue de ce délai, le vaccin n'a pas eu le temps de la sauver». Des effets secondaires voire immédiats sont irrémédiablement écartés de leur jugement. Sion B., a reçu les deux doses, attendu la semaine d'immunisation, puis est tombé gravement malade du corona, avant de finalement s'en tirer. Une infirmière lui aurait dit : «Heureusement que vous avez fait le vaccin, sinon vous ne seriez plus là». Curieux raisonnement a fortiori : Si, en étant vacciné, vous l'avez malgré tout échappé belle, alors à plus forte raison, si vous ne l'aviez pas fait, vous n'auriez pas pu résister. La possibilité que le vaccin soit la cause de la maladie de Sion B. ne l'a même pas effleurée.

La propagande fait feu de tout bois: des personnes souffrant de diverses maladies ayant été testées positives (bien que l'on puisse être positif sans être malade), ont été ajoutées à la liste des victimes du corona en cas de décès. Par contre, des personnes vaccinées puis décédées n'ont pas eu le temps de profiter de l'effet salvateur de ce nouveau messie. J'écoutai une  émission sur Y. Tube, où une porte-parole du gouvernement français annonçait officiellement que le décès simultané de cinq personnes, survenu le lendemain de la prise du vaccin n'avait pas été la conséquence de ces drames. Le présentateur s'étonne. Les victimes avaient d'autres maladies, lui assure-t-on. Leur santé était précaire, et elles étaient par ailleurs très âgées. Il objecte que la coïncidence est frappante, et demande à son interlocutrice s'il est néanmoins permis de penser qu'elles auraient pu vivre chacune quelques jours, voire quelques mois de plus. Elle répond qu'elle se contente de transmettre le communiqué du gouvernement, et qu'elle n'en sait rien. En Israël, les personnes testées positives reçoivent un appel masqué leur annonçant leur nouveau statut. L'auteur de l'appel leur demande d'emblée si elles ont fait les deux vaccins ou seulement le premier.

Le test du corona est le nouveau testament de l'éthique médicale.  Avant ce nouveau culte, la seule restriction imposée aux malades qui ressentaient un état grippal était d'attendre deux jours avant de consulter pour voir si ça ne passait pas tout seul. A présent, le répondeur du dispensaire vous met en garde. Si vous toussez, avez de la fièvre, éprouvez des difficultés à respirer, si vous avez été en contact avec un individu testé positif, merci d'éviter de vous rendre au dispensaire. Bref, ne venez pas si vous êtes malades.

Or, il se trouve que mon épouse se sentait souffrante depuis lundi 1 févr.-21. Mercredi, elle appelle le dispensaire. On lui impose la condition du test corona. C'est quitte ou double. Pour les mêmes symptômes, on s'occupera de vous ou on vous abandonnera à votre (triste) sort. Votre couverture sociale vous permettra éventuellement d'être auscultée et de repartir avec vos antibiotiques.

Or, d'expérience, nous savons au sein de notre famille qu'elle souffre de ce mal une fois tous les deux ans environ, et qu'elle revient nécessairement avec des antibiotiques… ous avez joué, vous avez perdu, soyez bonne joueuse. Vendredi, le secrétariat puis le médecin émettent un refus catégorique à l'exercice de ce droit fondamental : le droit d'être soigné. Le vendredi et le Chabbat de la section hebdomadaire d'Ytro, elle reste donc seule dans la chambre, dort assise la fenêtre ouverte. Je lui «prescris» en médecine d'urgence des médicaments à n'utiliser qu'en cas de crise d'allergie grave. Il permet de respirer et de ne pas s'étouffer. Certes, ils ne sont pas un remède aux glaires abondantes et volumineuses qui lui obturent les poumons de l'intérieur, mais ils l'aident à les expectorer.

Dimanche, j'appelle le médecin. Je lui fais état de la situation qui ne s'arrange pas, et voici en quelques lignes la teneur de notre discours. «En tant que patiente que vous suivez depuis des années (il ponctue ma phrase et suggère dix ans), vous savez très bien que dès le début de la prise des cachets, elle sentira une nette amélioration». Piqué, il rétorque, dans une indignation contenue : «Seriez-vous médecin pour me dire ce que je dois faire ou prescrire?» Je sens le piège de la polémique montante, du raccrochement au nez (de l'un ou de l'autre). «Non, docteur, c'est vous le spécialiste, mais j'ai pu observer que quand mon épouse est dans cet état, vous lui donnez des antibiotiques. Quel antibiotique, quelle posologie, quelle durée de traitement? C'est vous le spécialiste, et c'est pourquoi je fais appel à vous.» Il me dit : «Oui, mais là, c'est différent. Nous faisons face à un nouveau virus, inconnu, et nous n'avons rien contre ce virus». «Docteur, en tant que patients, nous savons bien que le corps médical que vous représentez s'est toujours contenté de constater que les infections pulmonaires étaient l'effet d'un virus, mais jamais ni vous ni d'autres médecins qui se sont occupés de notre famille n'ont attaché d'importance à l'identité du virus. La seule chose qu'ils prennent en compte, c'est l'état du patient, et l'identification du mal, ainsi que du traitement adéquat. D'ailleurs, notre famille a été malade d'une façon spectaculaire en novembre 19. Vous aviez alors prescrit à une partie d'entre nous des antibiotiques, deux sortes pour mon épouse qui présentait les mêmes symptômes, la première n'ayant pas eu d'effet. Je vous avais demandé après coup s'il était possible que nous ayons déjà eu le corona, révélé un peu plus d'un mois plus tard. Vous aviez répondu que c'était possible.» Il me répond qu'il ne peut prescrire au téléphone, et que de toute façon il n'a pas le droit de s'occuper des personnes testées positives au corona. «Donc, nous sommes brutalement privés de nos droits». Il me dit qu'il n'en est rien, qu'il peut sur l'heure nous envoyer une ambulance. «Quelle différence entre vous et l'hôpital?» « Eh bien, c'est très simple. Elle sera accueillie par un médecin qui l'auscultera et qui bien entendu lui prescrira l'antibiotique qu'il lui faut s'il le faut.» «Vous en êtes sûr ou vous dites ça au jugé? Parce que les nouvelles des départements du corona ne sont pas reluisantes.» Il me demande de réfléchir si je veux une ambulance, c'est son dernier mot.

Je vais voir ma femme qui, enfin, a réussi à s'endormir. Elle est allongée sur le côté, la tête en arrière, surélevée par des coussins. «Excuse-moi de te déranger et de te réveiller, mais le docteur avec qui je viens de parler n'a que l'hôpital à proposer. Il attend une réponse.» Elle se réveille, je répète mon message. Elle réfléchit quelques secondes, me demande ce que j'en pense. Du coup, c'est à mon tour de réfléchir.

D'un côté, je m'en veux de ma confiance dans le système qui frise la naïveté. Je me dis que le docteur a parlé d'antibiotique qu'administrerait l'hôpital sur simple supposition. Mais de l'autre, étant donné l'état de mon épouse, je ne voudrais pas faire les gros titres : un époux tortionnaire retient sa femme gravement malade à la maison et lui empêche d'obtenir les soins. Il est par ailleurs opposé au vaccin. Voilà ce que nous risquons, D. préserve, le cas échéant. Ils ne sont pas à un mauvais coup de désinformation près : j'ai supplié le médecin de ne pas nous refuser les médicaments, de ne pas spolier nos droits, de ne pas se faire complice de ce pouvoir tombé brusquement dans le totalitarisme. Je sais qu'ils n'hésiteront pas à exploiter la tragédie qui se profile peut-être pour asservir les citoyens et briser toute résistance, d'autant qu'ils feront aussi ce rapprochement sadique : «Vous voyez ce qui arrive à ceux qui s'opposent au vaccin? Cet homme n'est-il pas le meurtrier de sa propre épouse? ».

Je lui réponds pour finir que c'est à elle de décider. Sur ces entrefaites, le médecin l'appelle sur son portable, juste après que nous nous sommes mis d'accord sur le fait qu'il faudrait en savoir plus sur l'hôpital avant de trancher. Après la visite téléphonique très charitable, je lui demande ce qu'elle a décidé. Elle m'a dit que le docteur peut lui arranger son transfert très rapidement, mais qu'elle réservait encore sa réponse. Des renseignements que nous avons pu glaner, les téléphones sont confisqués à l'arrivée au département corona, une parente éloignée de la région de Jérusalem parle d'une de ses amies décédée au moment de l'adaptation d'un respirateur. Un autre parent qui se refuse toute médisance me dit qu'il vaut mieux ne pas aller à l'hôpital et me remet le numéro de téléphone d'une œuvre de charité qui propose des solutions aux personnes dans notre cas. David M., de constitution robuste, a passé plusieurs semaines à l'hôpital dont il est finalement ressorti vivant. J'aurais voulu l'appeler et lui demander s'il avait été confronté à un refus de médicaments. Je ne l'ai pas eu, mais on m'a appris par la suite qu'il avait fait le vaccin. Il faudrait que je lui pose la question à l'occasion. Mon épouse a la présence d'esprit de refuser l'hôpital.

Nous passons aux médecines naturelles. Des grenades du jardin, dans le bac du frigo, bien que durcies de l'extérieur, me permettent de lui préparer trois jours de suite un jus naturel. Un voisin nous apporte plusieurs kilos d'oranges. Ça tombe bien, on est interdit de sortie, assignés à résidence. La police d'ailleurs appelle plusieurs fois par jour pour vérifier si les consignes sont bien respectées. Les journées sont ensoleillées, mon épouse s'assied dans le jardin (ouf, c'est permis) pour se recharger en vitamine D. Je lui concocte des cocktails : jus de citron du jardin, d'orange de notre charitable voisin, de grenade. Elle respire mieux, mais ne guérit pas vraiment. Elle parvient seulement nettement mieux à dégager ses voies respiratoires (toux, je nous épargne les détails).

La famille appelle, des amis aussi. L'un d'eux nous propose des antibiotiques qui lui sont restés d'un traitement prescrit deux mois plus tôt. Il peut demander à un ami médecin comment s'en servir dans notre cas. Il nous rappelle lundi dans la journée pour nous informer que l'ami médecin lui a remis pour nous une boîte d'Azithromycine. Il vit dans une autre ville. Vu qu'on est enfermés, un moyen de livraison est trouvé, mais pour mercredi seulement. Je ne citerai ni la ville, ni l'ami, ni le médecin. De toute façon, même sous la torture, ils n'auront pas ce dernier élément que j'ignore. Cette annonce a un effet placebo immédiat. Ma femme trouve la force et le courage de résister. Mais mercredi arrive, et les problèmes de poumon semblent devenus chroniques, et elle tousse par moments comme ces vieux tuberculeux des pays où les habitants n'ont pas de couverture médicale. Il se trouve aussi qu'elle en est à son septième jour d'assignation à domicile, sur un total de dix jours. Elle préfère donc attendre d'aller retrouver le médecin traitant, le dimanche suivant, rassurée cependant d'avoir sous la main son médicament.

Elle obtient enfin sa remise en liberté, tandis que les autres membres de la famille voient leur détention prolongée. Des tests ont été effectués, et deux personnes se sont révélées positives, dont moi-même. Mais sans être malades.

Le médecin ausculte, et en effet, prescrit un antibiotique : Zinnat. Problème technique : le patient est signalé dans l'ordinateur comme ayant été diagnostiqué positif au corona. Il se démène, se bat contre la machine, le délai des dix jours d'interdiction médicale est arrivé à expiration. A mon épouse qui ne comprend pas que l'émission de l'ordonnance puisse prendre plus de quelques secondes, il expose la situation, et lui fait remarquer au passage que lui-même n'y est pour rien. Un même système médical hyper centralisé qui permet d'acheminer le produit d'une expérience médicale pour toucher des millions de gens sur simple  ordre gouvernemental peut se refermer de la même façon hermétiquement pour interdire à un malade d'obtenir des soins.

Voilà. Si D. préserve, vous souffrez d'une maladie symptomatiquement proche de la grippe (j'évite le langage simple et direct sans dire simplement «grippe», l'objection agressive devenant pénible : «Serais-tu médecin pour diagnostiquer une grippe, alors qu'il peut s'agir d'une bronchite, d'une pneumonie, autres…»), vous devrez résister pendant dix jours. Je pense en effet qu'il vaut mieux éviter l'hôpital. Mon épouse a rencontré une connaissance qui lui a dit que sa mère, qui résidait dans un hospice de vieillards, âgée de 91 ans, a été diagnostiquée positive suite à un contrôle de sécurité imposé aux pensionnaires. Elle se portait bien. Le centre, obéissant à certaine injonction, l'a envoyée à l'hôpital (interdiction formelle d'héberger des personnes dangereuses). La dame est décédée le lendemain. Une autre, infirmière de son état, a dit à ma femme qu'elle avait très bien fait de refuser l'hospitalisation, parce qu'il n'est pas certain qu'elle s'en serait sortie vivante.

Samedi soir, le 27 fév. 21, nous avons appris le décès de Yossi S., un habitant de notre bourgade, hospitalisé en département corona depuis plusieurs semaines. Il avait été prof d'éducation manuelle de mon fils à l'école primaire. D'ailleurs, comme celui-ci a effectué son service civil à l'hôpital Cha'aré Tsédek, il avait fait partie des personnes que nous avons consultées. Nous avons sollicité son avis pour savoir ce qu'il pensait de l'hospitalisation pour sa propre mère. Il nous avait répondu que le père d'un de ses amis qui pensait pouvoir compter sur l'hôpital avait été manu militari plongé dans le coma et respiration artificielle. J'ignorai que ce père n'était autre que Yossi S. Paix à son âme. Par ailleurs, cet ami avait dit à mon fils que son père s'était fait vacciner.

Quant aux adeptes de l'expérience Pfizer en cours : ils sont persuadés qu'il n'y a rien à faire contre le corona. J'ai essayé d'expliquer à quelques-uns d'entre eux, que, comme tout virus, il existe la prévention et le remède. La prévention, c'est, s'il existe, le vaccin qui s'attaque tout particulièrement à la maladie à qui on veut empêcher de faire des dégâts dans l'organisme humain. Si le vaccin ne fonctionne pas, par exemple en raison des mutations que les virus observent constamment, ou si la personne n'a pas été vaccinée, alors on passe au remède : les antibiotiques (sous avis médical bien entendu), auquel cas, soit dit en passant, l'identité du virus importe peu. 

Ce phénomène sociétaire agit comme l'enrôlement dans une secte. Ses adeptes apprennent par cœur un laïus qu'ils débitent ensuite tels ces «témoins» qui font du porte-à-porte pour répandre leur doctrine. J'ai tenté sur un groupe local de faire part de notre expérience, on m'a reproché de traiter le corps médical de ramassis d'assassins. Mon épouse a été qualifiée d'ingrate envers le système que les nations du monde nous envient. Souvent, le laïus est même inadapté, mais l'endoctrinement ne permet plus de le comprendre : On a reproché à ma femme de répandre des «fake-news», terme à la mode non traduit, alors qu'elle témoigne de ce qu'elle a personnellement vécu. Les gens sont encore obnubilés par le danger d'un «atchoum» raz-de-marée, et sont incapables d'admettre que le danger vient de cette ségrégation, de ce refus sélectif de soigner. Ils lèvent un sourcil de vif étonnement quand on leur dit que les tests Pcr devraient être stoppés. Une nouvelle race d'êtres inférieurs vient d'être créée (depuis dimanche 21 fév.21) : les non-vaccinés (hors rétablis). Frappés par l'anathème, ils sont interdits d'entrée et de culte dans les synagogues. Les adeptes de la secte acceptent avec engouement cette mesure discriminatoire. Ils crient au sacrilège quand vous leur affirmez qu'ils ne croient pas eux-mêmes en l'efficacité de leur vaccin. Et pourtant, s'ils y croyaient vraiment, ils iraient faire un tour dans les hôpitaux, dans les départements du corona. Ils s'érigent en censeurs, en défenseurs de la pensée unique, en bons idiots utiles : me traitant d'assassin, un certain Y. T. exige avec fanatisme que je sois rayé de tous les groupes, que l'on m'interdise la parole. Samedi, vers 23h30, une membre de groupe fanatisée écrivait : «Qui a tué Yossi S.» Je ne suis pas allé à l'enterrement du prof de mon fils, qui s'est tenu samedi soir à minuit. Pourtant, j'ai appris par la suite que la cérémonie s'est tenue dans la dignité.

Si malgré tout vous pensez avoir trouvé une ouverture d'esprit chez un interlocuteur manipulé à l'extrême, il mettra en avant des axiomes qui le conforteront dans son adhésion. La liberté est trop importante pour qu'on la supprime injustement. La répression est à la hauteur d'un terrible danger dont la population n'a pas véritablement pris conscience. Un médecin est rayé de l'ordre pour avoir conseillé de ne pas accepter ce vaccin? Il risquait de provoquer la mort de nombreux innocents. Savez-vous que le FDA n'a donné qu'une autorisation d'urgence? Savez-vous ce que cela veut dire? Ça veut dire que si D. préserve un homme est sur le point de succomber à une maladie, et qu'on n'ait dans les mains qu'un médicament au stade expérimental, on l'utilisera. Soit dit en passant : le médicament mis au point à l'hôpital Ichilov n'est pas encore autorisé malgré des tests très encourageants, quand les trente personnes testées se sont rétablies. Deux poids…

C'est la première fois que le système sanitaire rejette les malades, et subordonne leur traitement ou leur abandon au résultat d'un test Pcr. J'ose accuser le gouvernement, et plus particulièrement son ministre de la Santé, qui au passage a grandi en Urss et applique les méthodes apprises là-bas, tout comme mon éducation libérale acquise en France m'empêche d'obéir au pouvoir sans réfléchir, à ce pouvoir qui exploite avec totalitarisme la situation sanitaire, et qui sacrifie sélectivement les personnes testées positives au corona. Pour un même problème de santé, vous aurez droit aux soins médicaux et aux médicaments, ou vous en serez privé. Votre hospitalisation ira grossir les chiffres. Dans un premier temps, vous entrerez dans les statistiques du nombre de personnes qui engorgent le système médical. Mieux, vous entrerez dans le nombre des cas graves ou critiques. Encore mieux, votre trépas – que D. vous en préserve – servira au pouvoir qui brandit l'étendard de la terreur, et qui se servira de vous pour augmenter la pression sur les brebis galeuses qui résistent encore et refusent que nous servions de cobayes à une vaste expérimentation médicale en cours en temps réel et à grande échelle. Car il est clair que si tous ces porteurs n'étaient pas testés, ils seraient tout simplement pris en charge et les prétextes à la poursuite de l'expérience médicale et au prolongement indéfini de la privation des libertés s'effondreraient, et plus personne ne se soumettrait à cette mascarade.

 

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 11:20
  1. «Accusé, levez-vous! Les charges qui vous accablent sont très lourdes. Vous êtes un assassin coupable de délit de respiration. Qu'avez-vous à dire pour votre défense ? Reconnaissez-vous qu'en portant un masque, vous pourriez éviter de tuer des innocents? Comment pourrez-vous trouver le repos, sachant que vous avez peut-être contaminé dans la rue des gens qui ne vous avaient rien fait, des gens vraisemblablement morts par votre faute dans d'atroces souffrances?» «Je reconnais. Mais ainsi va le monde. Vous-mêmes, monsieur le faiseur de procès, avez-vous eu la grippe, mettons il y a deux ou trois ans? Vous n'ignorez pas que des gens en sont morts? Le fait que les chiffres n'aient pas été ressassés matin midi et soir n'y change rien. Peut-être avez-vous contaminé des passants ou des patients qui attendaient avec vous dans la salle d'attente ; peut-être les avez-vous tués sans même vous en rendre compte.» «Mais on ne peut pas empêcher les gens de circuler, de respirer, de vaquer à leurs affaires? C'est insensé. Ça ne va pas dans le sens de la bonne marche du monde.» «Que vos oreilles écoutent ce que prononcent vos lèvres.»

  2. «Ce n'est pas fini! Vous êtes accusé d'assassinat pour refus de vous faire vacciner. Reconnaissez-vous le bien-fondé de l'accusation?» «Absolument pas. Dans la dialectique abondant en ce sens, c'est précisément les personnes vaccinées qui sont protégées.» «Qu'importe. Vos raisonnements mettent la planète en danger.»

  3. «Vos dirigeants spirituels ont unanimement promulgué leur verdict. Le vaccin est obligatoire. Désormais, rien ne pourra plus nous arrêter. La dictature vous empêchera de circuler. Les citoyens dociles obtiendront un passeport vert d'une validité de six mois renouvelable.» «Renouvelable? Il faut se faire vacciner tous les six mois?» «Votre système immunitaire d'origine sera détruit. Il est en phase de remplacement par un système artificiel qui, comme tout système synthétique, est usable. Voyez l'inusabilité du pied nu du guerrier des steppes et la semelle élastomère la plus élaborée. Tous ceux qui auront accepté le premier vaccin développeront une dépendance. »

  4. Accusé : «Mais comment est-il possible que nos dirigeants spirituels aient accepté une chose pareille?» «Ils se remettent à l'avis des spécialistes, de la majorité des médecins.» «Comment ça, la majorité? Mais vous avez fait taire tous ceux qui, démonstrations à l'appui, ont mis en garde contre cette expérience en cours, qui doit s'achever au minimum dans deux ans?» «C'est possible. Mais vous abondez en notre sens. Car aujourd'hui, c'est la totalité des médecins qui encouragent cette démarche. Merci de nous en informer, si nos renseignements sont incomplets, et que certains médecins dissidents, non rappelés à l'ordre dans le meilleur des cas, ou non internés ou radiés en général, séviraient encore.»

  5. Accusé : «Comment nos dirigeants auraient pu valider ce remède d'un genre totalement inédit? Est-ce parce que le virus est invisible à l'œil nu? Mais dans ce cas, c'est le contraire qui est admis. Les protozoaires invisibles n'invalident pas la nourriture. Pourtant, ce sont des êtres vivants. Les dents de scie identifiées uniquement au microscope à balayage électronique sur les lames d'abattage rituel sont parfaitement aptes à l'usage, dès que l'ongle ne révèle plus d'aspérité aucune. Le tueur par inadvertance fait voler le fer d'une hache en coupant du bois, et ce fer atterrit sur la tête de la victime. Là, le microbe est invisible, et il est impossible de prouver que telle victime qui s'est déplacée pendant encore quelques jours ait été tuée par un porteur de virus identifiable quelques jours plus tôt.»

  6. «Accusé, vos propos sont dangereux et irresponsables. Vous mettez la planète en danger. Comment osez-vous encore vous opposer au pouvoir et à vos dirigeants spirituels?» «Il n'y a pas d'épidémie. Le pouvoir avait prévu que 4% de la population périrait. Ça a été filmé et enregistré. Or, le taux a été de 0.06%. Par ailleurs, il aurait été possible de les sauver, mais les remèdes mis au point par des médecins soucieux de sauver leurs patients ont été diabolisés, avec leurs auteurs.» «Quel délire, mais de quoi parlez-vous? Ces gens ne sont plus médecins. Tous les médecins actuels sont favorables à ce vaccin. Accusé, vos propos sont dangereux. Votre respiration est dangereuse. Votre existence met en danger l'humanité. Vous serez exécuté sur la place publique.»

  7. La foule : «Bravo! C'est un assassin! Et un hérétique effronté qui ose remettre en cause la parole sacrée de nos dirigeants spirituels bien aimés.» L'accusé dans un sursaut d'indignation : «Une épidémie qui autoriserait l'emploi d'un remède non encore agréé et potentiellement dévastateur, ce n'est absolument pas ce qu'on voit ici. Des médecins et des hommes de foi de renom ont dit la vérité que vous vous bornez à ne pas entendre, en bouchant hermétiquement vos cerveaux et votre entendement.» La colère gronde. La foule : «Ces médecins étaient des charlatans, heureusement écartés du métier ou internés en hôpitaux psychiatriques. Et vos soi-disant hommes de foi sont des escrocs, des criminels contre l'humanité.»

  8. L'empoisonneur par respiration abusive est traîné par une foule en liesse sur la place, attaché au pilori et lapidé. Pour être sûr que le travail a été bien fait, les bonnes consciences ajoutent quelques couches de pierres. Le coupable est méconnaissable, il l'avait bien mérité. «Laissons-le ici pour l'exemple. Il ne mérite pas une sépulture.» Mais le tribunal s'y oppose : «Impossible. Nous avons besoin de la place. Un autre dissident vient d'être retrouvé.» La foule se met à danser. Les morceaux du premier empoisonneur sont ramassés avec dégoût et ensevelis sous un monticule terreux à l'extérieur du cimetière. 

Partager cet article
Repost0
7 janvier 2021 4 07 /01 /janvier /2021 22:14

La situation générale a quelque chose d'angoissant, de paralysant pour les sens. Je suis toujours aussi effaré de cette campagne de vaccination nationale à grande échelle. J'ai réagi il y a quelques jours à un article, d'une façon plaisante, primesautière, qui soutenait sur le site en ligne d'Abraham Azoulay que le succès de la vaccination était en fait un succès de la gauche israélienne. J'ai écrit que le politicien cité avait raison. Nous sommes le seul pays à avoir couru comme des moutons pour se faire inoculer un produit génique répondant à un procédé entièrement nouveau, jamais essayé sur l'être humain, hormis depuis les essais commencés en avril dernier. Toutes les opinions se concordent pour admettre que l'expérience est menée sur un vaste laboratoire humain, où les volontaires conditionnés servent de cobayes. Même l'autorité américaine qui a autorisé le produit a publié une liste de risques dont notamment une possibilité de stérilité pour les femmes. L'Arn messager selon les explications fournies au public non professionnel de la médecine s'introduit dans le noyau de la cellule humaine et ordonne à l'Adn de produire le virus corona afin qu'il soit par la suite détruit par le système immunitaire. L'expérimentation dépasse la fiction.

Or les gens se ruent sur le produit, parce que le pouvoir le demande, parce que ce serait pour le bien du pays, pour sortir de la crise qui n'est pas ou plus due au corona dont le pic d'épidémie s'est terminé fin avril, mais bien aux restrictions imposées en dépit de la réalité sanitaire. Les chiffres sont grossis, sans mentir : au lieu de publier le nombre de victimes décédées pendant la période d'épidémie hivernale habituelle, comme cela se fait pour la grippe non moins meurtrière, décompte qui couvre les mois de novembre à avril, donc à cheval sur deux années civiles, on ajoute à celles de la période actuelle celles de l'an dernier. On ne dira pas qu'il y a eu près de trois mille décès l'an dernier et environ quatre cents à ce jour pour la nouvelle saison de grippe ou de corona, mais on allumera tous les voyants rouges : attention, nous dépassons les trois mille !

Un classement mondial met largement en tête Israël pour cette vaccination inédite. C'est en effet le travail de la gauche. Dans les années des accords d'Oslo, alors que le monde religieux et sioniste/sioniste religieux s'y opposait farouchement, un intellectuel du nom d'Adir Zik analysait les événements sociétaires et politiques tous les vendredis matin sur la radio libre ou pirate Aroutz 7. Il dénonçait les méthodes du gouvernement Rabin/Pérès qu'il qualifiait de bolchéviques. Ceux qui avaient voté pour eux, et ceux qui continuaient à les soutenir ou à accepter avec fatalisme la poursuite de leur politique, ceux qui admettaient leurs axiomes et leurs principes contre toute logique, étaient conditionnés par la propagande et la désinformation du pouvoir. Sans eux, ce seraient encore pire, pouvait-on souvent entendre. Vous avez mieux à proposer ? La droite avant eux n'a jamais mis fin aux attentats…

Ce dernier argumentaire était un déni de réalité. Les attentats étaient bien moins présents et terrifiants pendant la période allant de Begin à Chamir. Il aura fallu attendre le prise du pouvoir par les urnes de Charon pour que le préjudice soit partiellement réparé, avec l'opération Remparts (חומת מגן), mais avant que le personnage dysfonctionne et s'en prenne au pays qu'il devait défendre en favorisant la présence arabe au détriment de celle des Juifs, ce qui a conduit à un déracinement déchirant, à trois guerres à ce jour, au chantage pour la libération du soldat kidnappé Guilad Chalit, et aux bombardements tour à tour réels ou potentiels.

Aujourd'hui, le public qui fut alors critique est le plus discipliné et le plus obéissant. Il annihile toute réflexion, toute remise en question. De même que les citoyens ne tombaient pas comme des mouches aspergées de flytoxe avant la politique d'introduction des terroristes de Rabin-Pérès, de même les victimes du corona pour finir ne dépassaient pas en nombre ceux de la grippe courante des dernières années. Les chiffres sont réels, étudiés, confirmés : taux de mortalité de cinq pour dix mille, possibilité de guérir, selon des ordonnances établies par des médecins compétents et soucieux de sauver leurs patients. Rabin et Pérès étaient des bolchéviques. C'est confortant. La privation des droits constitutionnels de base et le chantage du vaccin contre la liberté le sont tout autant.

Mais les médecins comme leurs traitements ont été diabolisés. Les médicaments qu'ils prescrivaient étaient rendus mortels par le pouvoir, du moins pour la France. Les pouvoirs ne mentaient pas, ils se contentaient de considérer l'effet des médicaments en surdose. Pour les statistiques, pour le taux de létalité plus faible que les 4 ou 5% d'inefficacité du vaccin génique, ils n'avaient rien à rétorquer. Donc, ils ont démis de grands spécialistes de leurs fonctions, parce qu'ils refusaient de se taire. Ils ont grossi les chiffres des victimes du corona, ajoutant ceux qui mouraient par abandon, famine, par privation des conditions d'hygiène ou interruption de traitements vitaux pour eux. Les pays se sont alignés pour imposer des couvre-feux contre toute logique : comme le fait de ne les imposer qu'après avoir laissé le virus s'étendre sur l'ensemble des territoires nationaux, au lieu de prendre des mesures immédiates. Puis il s'est avéré que les prédicateurs apocalyptiques avaient menti, ou s'étaient trompés. Sans couvre-feux, disaient-ils, chaque pays aura cinq cent mille morts, parmi ceux dont la population avoisine les cinquante à soixante millions d'habitants. Puis, quand les pouvoirs ont voulu rendre libre cours à l'économie, les mêmes qui avaient obtenu gain de cause ont remis au goût du jour les mêmes prévisions catastrophiques. Les grandes villes ont été rouvertes à la circulation, au travail, à la vie. Les prévisions ne se sont pas réalisées.

Naïvement, j'ai pensé que l'opinion, à commencer par celle de notre village, devait être prévenue. J'ai publié des articles pour faire part de ce qui précède, en hébreu, sur les groupes. Alors que cela fait des années que j'y exprime des analyses et opinions, dans des textes souvent un peu longs (mettons dans les mille à deux mille mots), je me suis heurté en l'occurrence dans un premier temps pour la première fois à des réactions d'âmes charitables m'expliquant que je perdais mon temps. Ces forums étant réservés à des annonces courtes, il était dommage de m'évertuer à présenter des sources et des raisonnements.

Puis on a commencé à me demander ce que je voulais dire, quand je relevais la grande inconnue d'un vaccin relevant d'une technique entièrement nouvelle. J'ai répondu simplement que nous jouions le rôle de cobayes. Sur d'autres médias – groupes etc. – auxquels je ne suis pas inscrit, le ton a été bien plus virulent. Comme c'est mon épouse qui y prend part, et qu'elle me cite aussi, nous avons pour ainsi dire été traités d'assassins (plus ou moins indirectement, vous mettez les gens en danger, il devrait être interdit de sortir à ceux qui refusent de se faire vacciner etc.) La situation s'est encore aggravée quand les rabbins ont exprimé leur soutien suite à l'avis émis par une sommité du monde rabbinique et médical dont le nom semble porter en lui un mauvais présage. On m'avait déjà fait la remarque qu'il n'est pas convenable de jouer avec les patronymes. Les gens ne sont pas responsables de ce dont ils ont hérité. Il n'empêche que les rois de Sodome et Amora dans la Torah portent les noms qui expriment leur essence. Ça a rendu les gens furieux. Comment, oser se positionner contre les rabbins? On a fait de nous les pires renégats de notre société. Cette semaine, j'ai rédigé une lettre à l'intention du rabbin M., personnalité que je connais personnellement (sans faire réellement partie de ses cercles proches) depuis l'année 5746 (été 86). Mais je ne la lui ai pour l'instant pas fait parvenir. J'essaie dans le texte de le sensibiliser à la terrifiante haine des gens qui s'appuient sur leur approbation du vaccin pour fustiger avec beaucoup de violence ceux qui ne l'acceptent pas. Et pourtant, tenté-je de m'expliquer, l'avis opposé ne manque pas d'acuité.

J'ai donc tenté une autre manœuvre. Au lieu de dire au rabbin que le public se sert de l'avis rabbinique comme justificatif de leur haine fratricide, je me suis directement (aujourd'hui date courante du 7 janvier 21) adressé à ce public, pour lui rappeler que nos rabbins ont toujours prôné le dialogue, la tolérance, la compréhension, et surtout l'amour du prochain, citant par exemple le fait que, bien qu'aucun rabbin n'autorise la profanation du Chabbat, jamais ils n'ont haï ou attisé la haine contre les profanateurs du saint jour de repos. De même, s'ils préconisent la vaccination, ils n'en demandent pas pour autant au public obéissant de haïr ceux dont le bon sens ne l'accepte pas, liberté étant laissée à chacun de choisir.

Toujours aussi naïvement, j'ai pensé que, puisqu'il était impossible de convaincre globalement que le vaccin est inutile et potentiellement irréversiblement dangereux, il serait au moins possible de rappeler le principe de l'acceptation de la diversité et de la liberté des opinions.

Peine perdue. J'ai eu droit à deux réactions. Le premier intervenant revendique le droit à la haine, suite à une courte explication : les gens qui profanent Chabbat innocemment ne doivent pas être haïs. Par contre, ceux qui le font sciemment par provocation doivent l'être. Il se console en affirmant que mon opinion n'a heureusement pas d'emprise sur le public.

La deuxième réaction a été exprimée par la gérante du groupe, me demandant de me mettre en veilleuse, mon idée ayant été plus que largement exprimée.

Le constat est désespérant. Les bolchéviques ont gagné. Non seulement les idées contraires au flux de la pensée à sens unique imposée par le pouvoir ne sont plus audibles, dans le mesure où elles devraient susciter une réflexion, une prise de considération d'éléments cruciaux méconnus, mais elles fâchent, irritent, telle une parole contrariante adressée à un fou.

J'aurai au moins essayé. Bien entendu, j'espère que ce vaccin se révèlera inoffensif pour finir, malgré l'aveuglement de ceux qui le suivent comme un faux messie. Je me vois à l'époque du veau d'or, quand Moshé tardait selon un mauvais décompte des jours à revenir. L'écrasante majorité pensait que le délai des quarante jours était révolu, alors qu'il devait durer jusqu'au matin suivant. «Tu ne vois pas que le guide spirituel ne reviendra plus? Tu veux vraiment que nous finissions égarés dans le désert? Tu veux vraiment être responsable de notre mort collective?» Je me vois à l'époque de Chabtaï Zwi. Je vois la colère me tomber dessus : «Comment? Ne sais-tu pas que notre situation est désespérée? Serais-tu donc opposé à la venue du messie? Voudrais-tu que nous mourions tous de désespoir ou que les nations nous anéantissent?» Et je vois aujourd'hui la panique, l'épidémie imaginaire (bien que le virus soit dangereux comme toute autre grippe, il ne s'agit pas de déni, mais de refuser de passer d'un extrême à l'autre), et la colère qui gronde : «Sais-tu qu'untel est mort du corona? Comment pourrais-tu t'opposer à ce sauveur de l'humanité, ce vaccin tant attendu? Comment pourrais-tu refuser que la vie reprenne son cours?» Et je comprends mieux le prophète Jérémie enfermé dans la cour de garde, la prison (חצר המטרה).

Mais voilà, je ne suis pas prophète. Et après avoir tenté de réveiller les gens, et compris qu'en retour je n'aurais droit qu'à leur mépris et à leur haine, le moment est peut-être venu de me taire. Nos Sages préconisent que de même qu'il convient d'énoncer une parole qui peut être entendue, il convient de ne pas énoncer une parole qui ne peut l'être.

Et à tous ceux qui s'imaginent qu'ils savent que la terre est ronde et que je suis en train de leur dire qu'elle est plate, qu'ils sachent que ce sont eux qui la voient plate et moi qui leur annonce qu'elle est ronde. Ce sont eux qui sont retombés dans le moyen-âge.

Aujourd'hui, nous avons aussi appris que les tricheurs ont gagné aux EU, qu'un certain Spencer qui devait arbitrer suite à l'énorme fraude avérée, a confirmé la victoire des fraudeurs.

En revanche, le tribunal a décidé de contraindre Mendelblith, qui attaque en Israël le Premier Ministre avec toutes sortes d'accusations montées de toute pièce, à fournir les pièces sur lesquelles il s'est fondé pour lancer ses enquêtes. A suivre.

Partager cet article
Repost0